MICHAEL SCHUMACHER. UN AN DEJA CE LUNDI. PHILIPPE STREIFF TEMOIGNE DANS LE PARISIEN

MICHAEL SCHUMACHER et PHILIPPE STREIFF

MICHAEL SCHUMACHER et PHILIPPE STREIFF

 

 

Ce lundi 29 décembre 2014, il y a aura trés exactement un an que l’infortuné pilote Allemand, Micharel Schumacher a été victime du terrible accident de ski survenu dans la station savoyarde de Méribel-les-Allues, en France !

Un an déja…

Ce dimanche, notre ami Philippe Streiff que j’ai et à titre de coach, mené vers la Formule 1, parvenant à dénicher l’indispensable sponsoring- déjà à l’époque – un financement  familial obtenu grace au soutien de mon beau-père, Pierre Blanchet, Président du Groupe BLANCHET LOCATOP-HP et pour entamer après un 1er galop d’essai lors de l’ultime GP de la saison 1984 avec une 3ème Renault au GP du Portugal, sa jeune carrière chez LIGIER et ce en remplacement de l’Italien Andréa de CESARIS, tout récemment disparu à la suite d’un accident de moto, ce dimanche donc, Phjilippe a accordé un interview émouvant au quotidien ‘ LE PARISIEN » dont voici les principaux sujets évoqués.

 

Gilles GAIGNAULT

 

 GREGORY-BAKIAN-Concert-du-14-octobre-2014-au-Résevoir-à-PARIS-Jacques-VILLENEUVE-Philippe-STREIFF-et-Patrick-LEMARIE


Concert-du jeune chanteur Gregory BAKIAN le 14 octobre-2014-au-Résevoir-à-PARIS-Jacques-VILLENEUVE-Philippe-STREIFF-et-Patrick-LEMARIE – Photo Bernard BAKALIAN

 

Plus de six mois après sa sortie du coma, comment va Michael Schumacher ?

 » Il va mieux, même si les séquelles sont très lourdes. Il a quitté l’hôpital début septembre pour retourner chez lui à son domicile de Gland en Suisse et il est conscient. Mais il n’a toujours pas retrouvé l’usage de la parole, et communique avec les yeux. Il commence tout de même à reconnaître les siens, sa femme et ses enfants, mais il a de gros problèmes de mémoire. »

 

Dans quelles conditions parvenez-vous à obtenir des informations sur son état de santé ?

 » En grande partie grâce au professeur Saillant. Il s’est occupé de moi au moment de mon accident et il est aujourd’hui mon ami. D’ailleurs en 2010, Michael Schumacher avait fondé avec lui l’Institut de cerveau et de la moelle épinière (ICM), un centre de recherche sur le site de la Pitié-Salpêtrière, avec lequel je travaille aussi. C’était presque prémonitoire. Je suis aussi en contact avec Corinna, la femme de Michael. Et j’habite à Grenoble, juste à côté du CHU où il a été hospitalisé. Au moment de l’accident, j’étais donc sur place. »

 

Peut-on imaginer qu’il recouvre, un jour, certaines de ses facultés ?

 » Pour la mémoire, peut-être. Au début, c’est très difficile. A mon réveil après un mois et demi de coma, je n’avais souvenir de rien et j’ai immédiatement demandé à l’infirmière si je pouvais disputer le Grand Prix du Brésil, qui se déroulait quelques jours après mon accident. Mais je me suis réveillé le jour du Grand Prix de Saint-Marin, et en voyant à la télévision ma voiture conduite par un autre pilote j’ai compris. Dans un hôpital, dans une chambre informelle avec des infirmières que l’on ne connaît pas, c’est très difficile de retrouver des repères. C’est en partie pour ça qu’il a été transporté chez lui, afin de pouvoir être dans un environnement familier et essayer de retrouver la mémoire beaucoup plus rapidement. »

 

Et pour la motricité ?

« Pour l’instant, il est très limité. Le passage du lit à la chaise roulante est déjà très difficile, il faut que le corps se réhabitue à la position assise, moi ça m’a pris plus d’un an. Michael commence à travailler là dessus. A long terme et dans l’idéal, il pourra peut-être espérer un jour marcher avec des béquilles car sa moelle épinière n’a pas été endommagée. Mais on ne peut rien dire, rien prévoir. Pour l’usage des membres comme de la voix, beaucoup de choses dépendront de la rééducation. Chaque cas est tellement particulier. »

 

Avez-vous des nouvelles de Jules Bianchi ?

 » J’en ai un petit peu grâce à Gérard Saillant, mais elles sont bien plus inquiétantes. Le choc a été beaucoup plus violent que pour Michael Schumacher, et on a constaté des lésions axonales diffuses dans son cerveau. C’est un traumatisme crânien extrêmement grave. L’espoir de rétablissement est bien moins important que pour Schumacher. »

 

Qu’ajouter ?

Que deux grands blessés qui furent deux grands pilotes, l’un accompli et multiple fois sacré CHAMPION du Monde, l’autre fabuleux espoir avec un formidable avenir en Grand Prix, luttent pour leurs vies…

 

Gilles GAIGNAULT

Photos :  Bernard BAKALIAN – Jean François THIRY et DR

 

 F1-2014-MONACO-JULES-BIANCHI-Cockptit-MARUSSIA-Photo-Jean-Francois-THIRY


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