F1. POUR LES ENQUÊTEURS DE LA FIA, ‘JULES BIANCHI N’AURAIT PAS ASSEZ RALENTI’ ! …

 

 

 F1-2014-MONACO-JULES-BIANCHI-MARUSSIA-Photo-Jean-Francois-THIRY


F1-2014-MONACO-JULES-BIANCHI-MARUSSIA-Photo-Jean-François-THIRY

 

 

Alors que l’infortuné pilote Français de la défunte équipe Marussia, dont le matériel et les actifs vont être dispersés aux enchères dans dix jours, se trouve toujours dans un état, certes stable, mais critique – qui laisse craindre le pire pour la suite de sa vie – à l’hôpital St Roch de Nice, où il a été rapatrié depuis l’hôpital de Yokkaichi au Japon, le 19 novembre 2014, le Conseil Mondial de la FIA, actuellement réuni à Doha au Qatar, pour sa traditionnelle réunion de fin d’année avec ensuite vendredi, la cérémonie de remise des Prix, a fait part des résultats de l’enquête sur le drame de Suzuka du dimanche 5 octobre dernier.

 

FIA 2014 Conseil Mondial DOHA QATAR - Mercredi 3 decembre.

FIA 2014 Conseil Mondial réuni à DOHA au QATAR – Mercredi 3 décembre 2014.

 

En effet, le rapport du groupe d’enquête chargé de faire toute la lumière sur le dramatique accident de la monoplace de Jules Bianchi, spécialement créé par la FIA, a été rendu public, à l’occasion de ce Conseil Mondial de Doha.

Et l’on y découvre et apprend que ‘’ la responsabilité du jeune pilote Français y est mis en cause.’’

 

F1-2014-SUZUKA-Les-SECOURISTES-autour-de-Jules-BIANCHI.

F1-2014-SUZUKA-Les-SECOURISTES-autour-de-Jules-BIANCHI.

 

Dans ce rapport que la FIA a diffusé sur les conclusions du groupe d’enquête qu’elle a spécialement créé dans le but, et vu l’impact mondial de ce terrible drame, de faire au plus vite, toute la lumière sur l’accident de Jules Bianchi survenu lors du 43ème tour du GP du Japon à Suzuka, le dimanche 5 octobre 2014.

Rapport détaillé sur 396 pages et présenté au Conseil Mondial, aujourd’hui à Doha.

Et les conclusions des enquêteurs, un groupe composé de dix personnes (Ross Brawn, Stefano Domenicali, Gerd Ennser, Emerson Fittipaldi, Eduardo de Freitas,Roger Peart, Antonio Rigozzi, Gérard Saillant et Alex Wurz)*, pointent plusieurs causes à l’origine du drame.

 

Voici les principaux extraits publiés dans le communiqué de la FIA :

1. La trajectoire dans le virage n°7 était rétrécie à cause de l’eau drainée sur la piste. Sutil, et Bianchi un tour plus tard, ont perdu le contrôle à cet endroit.

2. La voiture de Sutil était en train d’être récupérée par une grue mobile lorsque Bianchi s’approche des secteurs 7 et 8, qui ont été soumis à des drapeaux jaunes.

3. Bianchi n’a pas suffisamment ralenti pour éviter la perte de contrôle à cet endroit comme auparavant Sutil.

4. Si les pilotes respectent correctement les indications du double drapeau jaune agité comme le stipule dans le règlement, Appendice H, Art. 2.4.5.1.b, aucun compétiteur ou commissaire, ne devrait se retrouver en danger immédiat ou physique.

5. Les actions entreprises suite à l’accident de Sutil sont conformes au règlement et aux interprétations des 384 accidents précédents qui se sont produits ces huit dernières années. Avec le bénéfice du recul, il n’y avait aucune raison apparente de faire rentrer la voiture de sécurité et ce que ce soit avant, ou après l’accident de Sutil.

5. Bianchi a sur contrôlé le survirage de sa voiture, ce qui l’a fait quitter la piste plus tôt que Sutil, se dirigeant vers un point « en amont » le long de la barrière. Malheureusement, la grue mobile était en face de cette partie de la barrière, et il l’a frappé à l’arrière de celle-ci et à grande vitesse.

6. Durant les deux secondes où la voiture de Bianchi a traversé la zone de dégagement, il a appuyé simultanément sur les pédales de freins et d’accélérateur en utilisant ses deux pieds. L’algorithme « FailSafe » est conçu pour couper le moteur, mais il a été bloqué par le coordinateur de couple qui contrôle le système de freinage arrière « Brake-by-Wire ». La Marussia de Bianchi avait une conception particulière du Brake-by-Wire qui était incompatible avec les réglages FailSafe.

7. Le fait que le FailSafe n’ait pas coupé le moteur comme demandé par le pilote peut avoir influé sur la vitesse de l’impact mais il n’est pas possible de quantifier de façon fiable, cette donnée. Cependant, il se pourrait que Bianchi ait été distrait par ce qui se déroulait et par le blocage des roues avant, incapable de diriger sa monoplace, ne se trouvant plus en mesure d’éviter la grue.

8. Le casque de Bianchi a heurté la partie basse de la grue. L’ampleur et la force de la décélération et l’angle de l’impact, lui ont causé de graves et sévères blessures. Toutes les procédures médicales de son sauvetage ont été suivies et la rapidité du personnel de secours doit être pris en compte de manière significative dans la survie de Bianchi.
9. Il n’y avait aucun moyen d’atténuer les blessures de Bianchi, même en fermant le cockpit ou en installant des protections sur la grue. Aucune de ces solutions ne peut faire face à un accident où une voiture de 700kg heurte une grue de 6500kg à 126km/h. Il n’existe tout simplement pas à ce jour de structure capable d’absorber une telle énergie pouvant être installée sur une F1, sans que la cellule de survie du pilote ne soit détruite, ou sans générer des forces de décélération mortelles.

A la fin de ces longues explications, on peut encore lire :

Il est considéré comme fondamentalement mauvais de vivre un choc entre une voiture de course et un grand et lourd véhicule de dépannage. Il est impératif d’éviter qu’une voiture frappe la grue et les dépanneurs qui travaillent !

A noter enfin que le rapport conclut avec plusieurs suggestions dans le but d’améliorer la sécurité :

– Revoir la règle des doubles drapeaux jaunes, en imposant une vitesse limite.

– Améliorer le drainage des pistes

– Interdiction de débuter une course moins de quatre heures avant le coucher du soleil, sauf pour les courses nocturnes.

– Modifier le calendrier afin d’éviter, si possible, que des courses aient lieu durant la saison des pluies.

– Mise en place de tests pour apprendre les procédures avant d’obtenir la Superlicence.

– Développer et tester des pneus pluie plus efficaces

Mais le rapport précise toutefois que les pneumatiques Pirelli ne sont en aucun cas responsables de l’accident de Jules Bianchi.
JULES BIANCHI Sticker TOUS AVEC JULES

 

 

 

Que penser ?

Que dire de ce rapport et de ces conclusions ?

Franchement, on reste perplexe mais vu les explications et la qualité et l’expérience aussi des dix membres qui composaient le groupe d’enquête, il parait difficile de remettre en cause leur travail et le résultat de cette enquête !

La seule chose capitale qui parait gênante est que la FIA attribue la responsabilité de l’accident au pilote, et aussi à son écurie, en nous expliquant que visiblement la monoplace Marussia, n’aurait pas été conforme aux critères de sécurité du règlement.

Ce qui nous interpellera toujours et restera à tout jamais gravé dans notre mémoire est d’essayer de comprendre, d’une part, pourquoi cette grue tractopelle se trouvait à l’intérieur de la piste.

Et, d’autre part, pourquoi les dirigeants de la F1 qui se veut la discipline REINE du sport automobile et générant autant d’argent, n’imposent pas comme c’est le cas au GP de Monaco, l’utilisation de grues géantes et télescopiques !

Qu’ajouter ?

Qu’Hélas Jules Bianchi lutte toujours pour sa vie…

La seule certitude étant que malheureusement, on ne le reverra jamais derrière un volant d’une monoplace de GP…

C’est terrible tant ce garçon avait de talent et était promis à une formidable carrières en F1

 

 

Gilles GAIGNAULT
Photos : Max MALKAJean François THIRY

 

 

LA COMPOSITION DU GROUPE ENQUÊTE*

 

Président
Peter Wright, Président de la Commission de la sécurité

Membres
. Ross Brawn, ancien Directeur de l’équipe de Mercedes F1 Team, du Team Brawn Grand Prix et ancien Directeur technique de la Scuderia Ferrari
. Stefano Domenicali, ancien Directeur Sportif de l’équipe de la Scuderia Ferrari
. Gerd Ennser, Représentant des commissaires Sportifs
. Emerson Fittipaldi, Président de la Commission des Pilotes FIA, F1 Steward et ancien double Champion du monde de F1 en 1972 et 1974
. Eduardo de Freitas, directeur de course du Championnat du monde d’endurance WEC
. Roger Peart, Président de la Commission des Circuits, Président de la Fédération Automobile du Canada, F1 Steward
. Antonio Rigozzi, Avocat, Juge à la Cour d’Appel Internationale de la FIA, coopté par les équipes de F1
. Gérard Saillant, Président de l’Institut FIA et Président de la commission médicale. Fondateur de l’ICM (Institut du cerveau et de la moelle épiniére)
. Alex Wurz, Président de la GPDA (Association des pilotes de GP) et représentant des pilotes

 

LE SOUVENIR QU’ON GARDERA TOUJOURS

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F1-MONACO-2014-LE-TEAM-MARUSSIA-FETE-LA-9éme-place-de-Jules-BIANCHI-et-ses tous-premiers-points-au-CHAMPIONNAT-DU-MONDE de F1 -Photo-Jean-Francois-THIRY

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