LA NISSAN PULSAR

 

 Essai-Nissan-Pulsar-les-Pulsar-à-la-parade-Photo-Patrick-Martinoli.


Essai-Nissan-Pulsar-les-Pulsar-à-la-parade-Photo-Patrick-Martinoli.

 

Nissan Pulsar, ou le retour de Nissan sur le segment C !

Le segment C c’est celui des berlines compactes. Le deuxième marché en Europe et en France avec un peu plus de 30% du total des ventes d’automobiles. Il est dominé actuellement par deux modèles emblématiques, un allemand, la Golf et un français, la 308.

Nissan avait déserté ce segment lors de l’arrêt de la production de l’Almera en 2007 qui plafonnait à 4000 véhicules par an. La marque nippone avait alors décidé de créer de toutes pièces un nouveau segment, celui des crossover avec le premier Qashqai. Et avec le succès que l’on sait.

On en est maintenant à la deuxième génération de Qashqai et l’on se dit à l’état-major qu’il serait dommage de ne pas être présent sur l’un des plus gros marchés européens. Aussi a-t-on conçu , dans les centres d’études de la marque sur le vieux continent ,un nouveau modèle, la Pulsar, pour occuper le créneau, avec un objectif somme toute raisonnable de 4% du marché. C’est également sur le vieux continent, en Espagne, qu’il sera produit.

 

 Essai-Nissan-Pulsar-La-Pulsar-doit-trouver-sa-place-dans-le-segment-C-Photo-Patrick-Martinoli


Essai-Nissan-Pulsar-La-Pulsar-doit-trouver-sa-place-dans-le-segment-C-Photo-Patrick-Martinoli

 

Rendre attrayant le modèle

 

Sur ce marché encombré du segment C, il faut se démarquer pour se faire… remarquer. Aussi le dessin de la voiture doit être séduisant et dynamique, tandis que technologie et confort doivent faire bon ménage pour un plus grand plaisir du client à un coût maitrisé. C’est ce cercle vertueux que Nissan a essayé de tracer tout autour de sa pulsar

 

 Essai Nissan Pulsar - ligne dynamique et agréable - Photo Patrick Martinoli.


Essai Nissan Pulsar – ligne dynamique et agréable – Photo Patrick Martinoli.

 

Design marqué et volumes habitables

 

Nissan a voulu une voiture doté d’un large espace intérieur pour satisfaire les familles. Mais elle l’a faite enveloppée d’une robe bien étudiée.

Si le dessin rappelle sans aucun doute à l’avant les autres produits de la marque Qashqai ou nouveau Trail, pour développer une identité distinctive Nissan, il possède néanmoins sa propre personnalité de profil ou en vue arrière. D’aucuns le jugerons sans doute un peu trop consensuel, ne voulant déplaire à personne. Il est effectivement moins marquant que le museau effilé de la Golf ou le postérieur bien campé aux hanches larges d’une 308 II. La Pulsar saura sans aucun doute par ses volumes importants séduire les clients cherchant à se positionner dans la moyenne nettement supérieure de la catégorie, notamment grâce à son empattement long qui lui confère une stature de profil qui peut manquer à certaines de ses concurrentes.

D’ailleurs, l’habitabilité de la Pulsar ne peut être prise en défaut. L’espace à bord à l’avant est généreux, mais que dire de l’espace aux jambes arrières (692 mm) : tout bonnement gigantesque et même plus favorable que certaines allemandes du segment supérieur. Et cela ne se fait pas au détriment du coffre dont le volume varie de 385 l à 1395 l et qui reste dans la moyenne.

 

 Essai Nissan Pulsar - ligne dynamique et agréable - Photo Patrick Martinoli.


Essai Nissan Pulsar – ligne dynamique et agréable – Photo Patrick Martinoli.

 

Tableau de bord… Nissan

 

En passant du Qashqai au Pulsar, de même qu’au X Trail, on est pas dépaysé dans une Nissan : agencement du tableau de bord, ergonomie, feeling à bord, on sent bien la même patte dans la conception de l’aménagement intérieur. Et ce n’est en rien une critique, car tout est bien à sa place, boutons et affichage. Le déroulement des menus des différents écrans sont naturels et ne perturbent pas le conducteur. Dès lors pourquoi vouloir changer à tout prix. Nous avons bien à faire à une génération cohérente de véhicules et le client peut choisir le type de carrosserie sans avoir à sacrifier des éléments de confort de l’un à l’autre de ces véhicules.

D’ailleurs se tableaux de bord regorge de petits plus comme le double affichage, devant le conducteur et sur la console centrale. Ce dernier de 5,8 pouces de diagonale affiche les vues avant, arrière et 360° lors des manœuvres (sur les versions haut de gamme). Des éléments particulièrement pratiques, nous y reviendrons.

 

 Nissan-Pulsar-On-est-pas-dépaysé-l-ambiance-est-tres-Nissan


Nissan-Pulsar-On-est-pas-dépaysé-l-ambiance-est-tres-Nissan

Une débauche d’accessoires

 

On l’avait particulièrement apprécié sur le Qashqai, on le retrouve sur Pulsar. Le Nissan Active Shield, ou bouclier de sécurité actif, regroupe un ensemble de contrôles du véhicules, paramétrables et affichables sur l’écran central et permettant d’offrir un excellent niveau de sécurité dynamique et une protection renforcée à bord. A cela s’ajoutent pêle-mêle un grand nombre d’éléments complémentaires de sécurité : la vision à 360° lors des manœuvres ; la détection des objets ou personnes en mouvement autour de la voiture ; la surveillance des angles morts; l’alerte au franchissement de lignes blanches qui s’associe à un contrôle de trajectoires actif; un radar déclenchant un freinage autonome d’urgence.

La connectivité n’a pas été oubliée puisque la Pulsar dispose comme les autre gammes , de Nissan Connect, qui fournit bien entendu les services de GPS, Bluetooth et système audio, mais qui donne aussi accès à des applications telles Google, Facebook, Tripadvisor ou encore Eurosport.

Enfin, la version Tekna (en option sur Connect Edition) dispose de projecteurs à full LED apportant un réel plus dans la vision de nuit.

 

 Essai-Nissan-Pulsar-Une-excellente-voiture-au-quotidien-Photo-Patrick-Martinol


Essai-Nissan-Pulsar-Une-excellente-voiture-au-quotidien-Photo-Patrick-Martinol

Au volant

 

Mais il est temps maintenant de s’installer au volant de la version essence de la Pulsar. Elle dispose d’un moteur 4 cylindres, passé sous les mains expertes des spécialistes du downsizing de l’Alliance Renault Nissan. Il cube 1197 cm3, dispose d’un turbocompresseur et fournit 115 ch et 190 Nm de couple. Il est accouplé à une boite 6 vitesses.

Dès le départ, on sent que la voiture s’insère sans difficulté dans la circulation, réagit correctement lorsqu’elle est sollicitée, mais sans brio particulier. Le moteur est en effet très linéaire et la montée en régime se passe sans sensations particulières…

L’ensemble de la voiture, du reste, présente les mêmes caractéristiques. C’est un engin parfait à rouler dans la circulation actuelle, mais ne remontant pas assez de sensations au volant : une direction précise mais un peu molle, des freins sans faille mais sans attaque franche, des suspensions confortables, mais provoquant un peu trop de roulis dans « les ronds-points serrés en mode attaque » ou de plongée dans les freinages appuyés ou d’urgence, une boite douce mais peu utilisable à la volée…

Bref, la Pulsar essence est parfaitement faite pour des utilisateurs demandant à une voiture de les emmener d’un point à un autre dans un confort certain, sans y penser et en se noyant dans le flot des autres voitures. Mais les amateurs de sensations devront attendre la future version de 190 ch ou mieux encore la version Nismo pour trouver le plaisir de l’arsouille avec la Pulsar

Le passage à la version diesel nous fait découvrir la Pulsar sous un autre angle. L’augmentation de poids de 80 kg sur le train avant dû au bloc 4 cylindres 1461 cm3 turbo de 110 ch et 260 Nm, semble transformer la voiture. La direction devient ferme à souhait, les plongées sont limitées, les reprises et remises en régimes plus dynamiques, la boite plus agile et mieux guidée dans les passages rapides de vitesse. Bref on a l’impression de se retrouver dans une voiture plus vivante et finalement bien plus agréable à mener.

Les ayatollahs anti-diesel vont encore râler, mais il faut bien reconnaitre une plus grande homogénéité à cette version. Mais il est dommage à notre sens de ne pouvoir disposer de l’excellent moteur 130 ch disponible sur Qashqai et X Trail, et qui apporterai encore plus d’efficacité à la version diesel.

 

 NISSAN-PULSAR-Mondial-de-lAutomobile-2014-Blind-test-avec-la-Nissan-Pulsar-Photo-Patrick-Martinoli.


NISSAN-PULSAR-Mondial-de-lAutomobile-2014-Blind-test-avec-la-Nissan-Pulsar-Photo-Patrick-Martinoli.

Blind Test

 

Pour finir, et le grand public a pu le tester lors du Mondial, Nissan fait une probante démonstration de manœuvres à l’aveugle avec sa Pulsar.

Dans une voiture aux vitres recouvertes de stickers laissant passer de la lumière mais interdisant au regard de discerner quoique ce soit, il était proposé de faire une manœuvre de créneau, puis un mini gymkhana à vitesse réduite en utilisant exclusivement les caméras de bord. Le résultat est stupéfiant.

Effectuer ces diverses manouvres devient un jeu d’enfant. Seule ombre au tableau, l’estomac des passager et même celui du conducteur pâtissent durablement de l’exercice en raison de la perte d’un de la vue, l’un des sens repère de l ‘être humain…

 

Texte et photos : Patrick MARTINOLI

 

 Nissan-Pulsar-La-Pulsar-en-version-tekna-essence-Photo-Patrick-Martinoli.


Nissan-Pulsar-La-Pulsar-en-version-tekna-essence-Photo-Patrick-Martinoli.

 

 Essai-Nissan-Pulsar-Cest-le-moteur-110-CV-diesel-dans-la-Pulsar-Photo-Patrick-Martinoli


Essai-Nissan-Pulsar-Cest-le-moteur-110-CV-diesel-dans-la-Pulsar-Photo-Patrick-Martinoli

 Essai-Nissan-Pulsar-Coffre-suffisant-et-d-un-volume-correct-Photo-Patrick-Martinoli


Essai-Nissan-Pulsar-Coffre-suffisant-et-d-un-volume-correct-Photo-Patrick-Martinoli

 Essai-Nissan-Pulsar-beaucoup-de-place-pour-les-jambes-a-larrière-Photo-Patrick-Martinoli


Essai-Nissan-Pulsar-beaucoup-de-place-pour-les-jambes-a-larrière-Photo-Patrick-Martinoli

 Essai-Nissan-Pulsar-Optiques-à-LED-sur-les-hauts-de-gamme-Photo-Patrick-Martinoli.


Essai-Nissan-Pulsar-Optiques-à-LED-sur-les-hauts-de-gamme-Photo-Patrick-Martinoli.

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