PANAMERICAINE 2014. ERIK COMAS RACONTE SA FOLLE SEMAINE SUR LES ROUTES MEXICAINES

 

 

 PANAMERICAINE-2014-Erik-Comas-à-l-arrivée-dune-spéciale


PANAMERICAINE-2014-Erik-Comas-à-l’arrivée-dune-spéciale

 

 

Venu pour la toute première fois disputer cette course complètement folle, a très célèbre CARRERA PANAMERICANA, course que l’on nomme chez nous en Europe, la PANAMÉRICAINE, l’ancien pilote de Formule 1, brillamment reconverti depuis plusieurs années dans les compétitions Historiques en tous genres, le Drômois Erik Comas, est pourtant finalement sorti une semaine plus tard, Grand vainqueur de l’édition 2014 de cette épreuve hors norme, cvar elle ne ressemble à aucune autre, ce qui en fait son charme et aussi naturellement son attrait !

Au lendemain de sa sensationnelle victoire décrochée sur le fil lors de la dernière étape, entre Zacarecas et Durango, nous avons retrouvé le Héros de cette édition 2014 de la PANAMÉRICAINE.

 

 PANAMERICAINE-2014-Les-vainquaurs-a-l-arrivee-a-DURANGO


PANAMÉRICAINE-2014-Les vainqueurs à l’arrivée a DURANGO avec José CAPARROS, le reporter d’AUTONEWSINFO sur la course, à droite sur la photo

 

Après cette semaine de course quel est ton point de vue sur la Panamericana?

La Carrera Panamericana est une course a part, « The last real road race » n’est pas une appellation usurpée car les vitesses élevées sont plus proches de celles d’un circuit que d’un rallye et pourtant l’environnement lui est bien celui des rallyes: ravins, falaises, bois, ponts…Tout ce qu’on passe en Europe en 2 ou en 3, là c’est en 4 ou en 5 !! Heureusement il y a aussi des spéciales type Européennes et je les ai adoré. Ayant disputé de nombreuses épreuves historiques depuis 2000, je suis très impressionné par l’organisation et les moyens mis en oeuvre. Quel travail de mettre en place 700 kms de spéciales sur une semaine et plus de 3000 kms au total. L’accueil de l’organisateur, de son épouse et de toute son équipe est incroyable. Les Mexicains sont un peuple d’une générosité époustouflante, ce dont je ne m’étais pas rendu compte lors de ma dernière visite en 1992 pour disputer le GP de Mexico. La Carrera Panamericana est autant une aventure qu’un rallye, certainement comme peut l’être un Dakar. Le rythme est intense, avec très peu de sommeil, des départs toutes les 30 secondes sur les spéciales, des liaisons rarement a moins de 180km/h !! Un stress permanent est bien présent pour l’équipage et je n’ai pas le souvenir d’avoir déjà perdu 3 kgs sur un rallye…

Peux tu nous donner des détails sur le rythme de la course?

Le petit déjeuner est souvent inexistant compte tenu de l’heure de départ et du fait qu’il faut ajouter le transit depuis l’hôtel de l’assistance (il n’y a pas de parc fermé la nuit mais assistance libre) jusqu’au départ, dans des villes ou le GPS peut être inutile compte tenu du nombre de tunnels ou de sous terrains (Guanajuato).Ajoutez à cela une première liaison ou l’arrêt a la station service doit se faire au plus vite (oubliez la pause café…) sous peine de prendre déjà des pénalités en début de journée, des spéciales qui s’enchaînent ensuite laissant à peine le temps de prendre les pressions des pneus et surtout pas le temps d’enlever son casque et vous aurez compris le rythme imposé…. Assistance interdite sur le parcours donc mieux vaut avoir quelques outils, un peu d’huile une voiture fiable et un minimum de savoir-faire! Enfin le seul moment de détente de la journée sont les 50 minutes de service ou une fois fait le tour de la voiture avec les mécaniciens il vous reste 30 minutes pour grignoter et souffler… et c’est reparti !! Même programme pour l’après midi, dans un environnement de V8 américain qui ronronne à merveille, mais un vacarme tel que sans radio il n’est pas possible d’échanger le moindre message. Les retours de gaz d’échappement sont aussi la pour entretenir votre migraine, si jamais vous commenciez a vous sentir mieux! Cette année fût très pluvieuse ce qui nous a permis de garder le contact les premiers jours quand la voiture était perfectible, mais par contre comme ces voitures souffrent d’un manque de ventilation évident, une bonne raclette récuperée à la station service était nécessaire pour enlever la buée à l’intérieur entre chaque étape et très souvent en spéciale, entre deux changements de vitesses, ce qui n’était pas de tout repos.

Cela correspondait à ce que tu attendais?

La Carrera Panamericana a été au delà de mes espérances! Je m’attendais juste a un long rallye et ce fût bien plus: une semaine de camaraderie ponctuée d’états émotionnels variés compte tenu de tous les imprévus et incidents, bien dans l’esprit des courses Américaines. Enfin, une dernière journée comme un dernier « green flag » a Indy où on a attaqué a outrance pour faire mettre un genou a terre a notre dernier rival, Velasquez, leader de l’épreuve depuis le premier jour.

Que penses tu de « l’environnement » de la course paysages, contact avec les gens, ambiance entre pilotes, circulation hors course et attitude de la Police…?

Les paysages traversés sont surréalistes, mais je dois avouer que c’est seulement pendant les cinq jours de reconnaissances qu’on a pu en profiter. L’ambiance entre pilotes était aussi forte, trés chaleureuse car malgré mon expérience, nous étions des bleus sur la Carrera Panamericana et tous les copilotes étaient a la disposition d’Isabelle pour l’aider a surmonter les nombreuses difficultés en plus des pace notes qu’elle découvrait pour la toute première fois! Une adaptation éclair je dois dire avec des notes qui tombaient pile poil, les deux derniers jours, chapeau! La présence policière est impressionnante le long du parcours, un service d’ordre sans reproches et tous des passionnés.

Quelle comparaison peux tu faire avec d’autres rallyes disputés? La Panamericana te paraît plus ou moins intéressante à courir?

Rien n’est comparable a cette course et je comprends désormais tous le sens de cette légende et surtout l’engagement avec nous de TAG Heuer, dont l’histoire est si liée à cette course depuis que Jack Heuer a dessiné la montre Carrera en 1963, en hommage à la Carrera Panamericana, alors que je voyais à peine le jour…

Veux tu défendre ton titre désormais et y retourner? Si oui avec quelle voiture?

Le danger est bien présent, surtout si l’on aborde la Panamericana sans reconnaissances, ce que je me refusais à faire, mais les frissons et les émotions sont a la hauteur du mythe et l’ecrin juste somptueux. Il sera difficile de ne pas y retourner avec peut être un autre challenge après l’avoir remporté avec une Studebaker déjà si souvent victorieuse.

 

TOUR DE CORSE HISTORIQUE 2012 La LANCIA STRATOS d' ERIC COM

TOUR DE CORSE HISTORIQUE 2012 La LANCIA STRATOS d’ ERIC COMAS – Photo François HAASE

 

Voilà pour l’interview du vainqueur de la Panamericana 2014, Erik Comas, que je remercie une fois de plus pour la gentillesse et disponibilité de tous les instants.. chaque jour malgré en début de course ses soucis de mises au point à l’arrivée des étapes.

Sans vouloir trahir un secret, je lui ai soumis l’idée de participer à la Carrera en 2015 avec sa Lancia Stratos, celle avec laquelle il roule au Tour de Corse Historique ou dans des courses en Italie.

Et, Erik m’a semble intéressé par le challenge!

Reste maintenant à voir avec l’organisateur si cette voiture atypique peut être admise et naturellement à boucler le projet, mais avouez que ça aurait de la gueule !!

 

José CAPARROS
Photos : GURRU 4 –  Rene Castillejos, Walter Mondragón et Esli Hernández

 

PANAMERICANA 2014 -  Jose-Hernandez-Padilla-auteur-dun-livre-sur-la-PANAMRICANA-des-années-50-avec-Carlos-SLIM-le-fils-du-patron-de-TEMEX-le-sponsor-de-la-CARRERA-et-Carlos-Cordero Directeur de course

PANAMERICANA 2014 –
Jose-Hernandez-Padilla-auteur-d’un livre sur la PANAMRICANA des années 50 avec Carlos-SLIM Junior, le fils-du patron de TELMEX, le sponsor de la CARRERA et Carlos Cordero Directeur de course – Photo José CAPARROS

 PANAMERICAINE-2014-Erik-COMAS-et-Hilaire-DAMIRON-Echange entre-Français.


PANAMERICAINE-2014-Erik-COMAS-et-Hilaire-DAMIRON-Echange entre Français.

 PANAMERICAINE-2014-Erik-Comas-et-Isabelle-de-Sadeleer-a-DURANGO-avec-des-fans


PANAMERICAINE-2014-Erik-Comas-et-Isabelle-de-Sadeleer-a-DURANGO-avec-des-fans

PANAMERICAINE-2014-Jose-Alfredo-Hernandez-Padilla-dédicace-son-livre-sur-la-Panamericana-à-Isabelle-de-Sadeleer

PANAMERICAINE-2014-Jose-Alfredo-Hernandez-Padilla-dédicace-son-livre-sur-la-Panamericana-à-Isabelle-de-Sadeleer

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