LA CARRERA PANAMERICANA 2014. AU MEXIQUE, ERIC COMAS FAIT UN NUMERO

 

PANAMERICAINE 2014 Le Logo

 

 

Erik Comas impérial triomphe à Mexico malgré l’adversité…

Aujourd’hui, les concurrents s’élançaient de Oaxaca en direction de la ville de Mexico pour une étape de 526 kms, dont 114 kms de spéciales au programme…

En fait non, puisque comme pour la dernière spéciale d’hier, la pluie venait semer le trouble et la première partie de la journée était également amputée de quelques kilomètres du fait de la pluie qui continuait de s’abattresur cette partie du Mexique et donbc sur le parcours qu’emprunte la Panaméricaine!

Pour être honnête et vu de l’extérieur après l’annulation de pas moins de quatre spéciales, on se demandait si la journée allait se transformer en un ‘ p’tit tour’ de la région, sans aucun intérêt sportif…

De toute évidence, le Mexique n’étant pas l’Angleterre ou l’Europe, ce type de climat est moins habituel, mais était-ce une raison suffisante, pour annuler ces spéciales ?

Le mieux était de poser a question à l’arrivée, à l’un des principaux intéressés, Hilaire Damiron, lequel nous déclarait :

« Le problème est double car tout d’abord les routes ne sont pas adaptées à ces intempéries et l’eau a tendance à y stagner, créant de gros risques d’aquaplaning et ensuite les voitures d’antan pour la plupart datant des années 50 et 60, non plus, n’ayant pas de système de désembuage efficace pour la plupart… Aussi pour pouvoir essuyer le pare-brise tu dois te détacher, alors tu as le choix, soit rouler détaché ou bien alors, ne rien voir ? »

Cruel dilemme…

Il posait d’ailleurs lui-même la question à Erik Comas qui lui avait fait le choix sans se poser davantage de questions :

« Moi je préfère voir, sans hésitation… »

C’est de toute évidence ce qu’il a fait, mais pour le coup c’est nous qui avons vu !

 

 PANAMERICAINE-2014-QUIELQUES-VOITURES-PARTENT-A-LA-FAUTE


PANAMERICAINE-2014-QUIELQUES-VOITURES-PARTENT-A-LA-FAUTE

 

En effet, dès les premiers tours de roue, plusieurs voitures partaient déjà à la faute, soit parce leurs pilotes avaient fait le premier choix, de ne rien voir, soit peut-être aussi parce que tout le monde n’a pas l’habileté d’Eric Comas !

Eric qui d’ailleurs enchaînait ainsi les meilleurs temps signant les chronos de référence, devançant Damiron, Velasquez et Hladky… excusez du peu !

Tous des habitués de la ‘Carrera’…

A son talent, s’ajoute le fait que ses mécaniciens ont travaillé dur hier soir et une partie de la nuit sur sa Studebaker, pour résoudre les gros problèmes rencontrés la veille, avec succès semble-t-il…

D’ailleurs Erik avait été clair la veille déclarant :

« Si la voiture continue d’être aussi dangereuse à piloter, j’arrête »

 

PANAMERICAINE-2014-La-STUDEBAKER-DE-COMAS.

PANAMERICAINE-2014-La-STUDEBAKER-DE-COMAS.

Bien loin d’en reste-là; il semble que sa monture étant désormais plus performante, Eric ait pu enfin exprimer tout son talent !

Quel dommage qu’il ait accumulé un retard qu’il faudra rattraper maintenant pour l’emporter…

 

Derrière lui, Damiron était également plus heureux qu’hier, malgré des problèmes d’alternateur qui comme la veille, étaient sur le point de le stopper une nouvelle fois sur le bord de la route…

Décidément la malchance s’abat sur lui cette année, puisque après avoir été à court de carburant, il a failli être à court …d’électricité !

La voiture électrique n’est pas la solution pour lui semble-t-il…

Heureusement, cette fois-ci, il rallait l’arrivée de justesse, terminant juste derrière Comas au cumul de la journée, qu’il a même réussi à devancer dans une des spéciales.

Lui aussi victime de la suprématie de Comas, l’américain Hladky parvenait quand même à terminer de justesse devant lui dans deux spéciales et complétait le podium, en finissant 3ème

 

PANAMERICAINE-2014-CERVANTES-LE-MEXICAIN.

PANAMERICAINE-2014-CERVANTES-LE-MEXICAIN.

 

Vélasquez pour sa part se montrait plus prudent en terminant 4éme, laissant quand même échapper de précieuses secondes.

Derrière ces 4 hommes qui semblent se positionner comme candidats à la victoire finale, même si Damiron est fortement handicapé par les pénalités infligées au soir du premier jour de course, suite à ses ennuis mécaniques, il ne faut pas oublier le mexicain Luis Alfonso Cervantes, ni le sympathique Belge Van der Straten, qui restent tous deux, en embuscade et à distance « raisonnable »…

Même, s’ils sont un peu moins rapides que leurs rivaux, il démontrent cependant une certaine régularité et un rythme suffisant pour leur ravir la place en cas de défaillance.

Une seule chose est certaine : Comme d’hab, c’est bien à nouvrau, une Studebaker qui va gagner !

En effet, tous ces pilotes sont au volant d’une voiture de la marque et la seule à pouvoir disputer cette suprématie, l’Oldsmobile de Mockett, était largement dominée, perdant près d’une demi-heure, ce qui la condamne au classement général.

A l’heure où je termine d’écrire ces lignes, ce dimanche matin à 6 heures au Mexique, je suis aussi pour ma part en train de me livrer à un exercice de haute voltige, même s’il est moins dangereux que celui des pilotes…

En effet, nous ne disposons pas encore du classement officiel… du 1er jour, ce qui rend difficile jour de course !
Mais bon un examen des feuilles de temps, qui malheureusement peuvent contenir des erreurs et ne tiennent pas compte d’éventuelles pénalités, c’est encore Velasquez qui est en tête, devant Hladky, devançant de très peu Eric Comas, puis Cervantes et Van der Straten.

Pour Damiron ne disposant pas encore du total des pénalités de la veille il est impossible de donner son classement…

c’est aussi une des particularités du Mexique et de la Panamericana !

Alors rendez-vous demain pour une étape qui tournera autour de Mexico pour terminer dans sa banlieue à Toluca, avec peut-être cette fois-ci un classement officiel…du premier jour !

 

José CAPARROS
Photos ; GUURU 4

Carrera Panamericana Panamericana

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