GOODWOOD REVIVAL 2014. KEVIN SCHWANTZ LE BUFFALO BILL DES TEMPS MODERNES !

 

GOODWOOD REVIVAL 2014- LOGO

 

 

Kevin Schwantz… Goodwood Revival 2014… le Buffalo Bill des temps modernes !

Décidément, c’est encore une riche et séduisante page d’histoire que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître ! Succédant à Wayne Gardner dans le rôle de l’invité vedette du ‘Barry Sheene Memorial Trophy’ de Goodwood, le Texan Kevin Schwantz découvre la magie du… retour vers le passé!

Il partage le guidon de la Norton Manx ‘Featherbed’ ex-Rex McCandless avec Rodney O’Connor !

 

 

GOODWOOD-REVIVAL-2014-Changement-de-pilote-Rodney-O-Connor-passe-le-guidon-a-Kevin-Schwantz

GOODWOOD-REVIVAL-2014-Changement-de-pilote-Rodney-O-Connor-passe-le-guidon-a-Kevin-Schwantz

 

Toujours par monts et par vaux…l’inoubliable cow boy ancien Champion du monde en 500cc.

Partie de pêche aux brochets alligators à Victoria (Texas), escapades aux quatre coins de la planète, course avec les Huit heures de Suzuka ou il épaulait Aoki et Tsujimoto sur la Suzuki GSX-R 1000 du Legend of Yoshimura Shell Advance puis retour en Europe pour le Classic Motorcycle Festival de Donington-Park…

Bref, il est de nouveau partout Kevin car il conserve une immense aura !

 

 KEVIN-SCHWANTZ-le-célèbre-numéro-fétiche-34-est-définitivement-figé-et-retiré-par-la-FIM


KEVIN-SCHWANTZ-le-célèbre-numéro-fétiche-34-est-définitivement-figé-et-retiré-par-la-FIM

 

Hormis quelques brèves rencontres sur des salons ou des démonstrations commerciales, et depuis deux ans l’épreuve d’endurance estivale de Suzuka, Schwantz n’était pratiquement plus apparu sur la scène de la compétition moto.

C’est donc un pur plaisir de le revoir.

 

GOODWOOD-REVIVAL-2014-quelques-rides-en-plus-le-regard-de-rapace-toujours-aussi-perçant

GOODWOOD-REVIVAL-2014-quelques-rides-en-plus-le-regard-de-rapace-toujours-aussi-perçant

 

Il nous confie :

« Plusieurs raisons de stopper brutalement les Grands-Prix. Primo, de graves et lourdes blessures toujours et encore douloureuses et handicapantes aujourd’hui (poignet gauche), et surtout quand j’ai réalisé l’énorme et irréversible prise de risque avec l’accident de Wayne et ses conséquences ! Un ensemble de facteurs qui au fil des mois deviendra une évidence !»

Explications.

Alors en bagarre avec Schwantz, Rainey est victime d’un «high-side» lors du Grand Prix d’Italie à Misano en 1993, Wayne Rainey, en restera paralysé, condamné à vie à se déplacer en chaise-roulante.

Kevin explique:

« Quand je revois le film de ma vie en Grands-Prix 500cc, cela a été une période tellement intense et souvent stressante que certains souvenirs demeurent totalement flous… et d’autres, par contre, très précis… des images, des flashes, des têtes, des noms, peu de dates… un sprint de trois-cent-soixante-cinq jours par an… sept jours par semaine, pratiquement vingt-quatre heures sur vingt-quatre… des vols, des escales, toujours ailleurs, des circuits, des paddocks, mon motor-home, les stands, la piste… des hôtels, des avions, et encore et encore… Heureusement ma famille est présente et c’est pour moi la pierre angulaire de l’édifice. Mon papa, Jim est depuis toujours mon manager en qui j’ai une confiance aveugle, et ma maman Sherley, suit aussi le grand cirque et est bien là pour me rappeler l’essentiel des valeurs propres aux américains ! Cette recette m’a toujours orienté dans un principe de fidélité… fidélité à Suzuki… fidélité à mes sponsors… respect de tous mes partenaires… reconnaissance de tous les artisans qui forgèrent mes victoires et sans lesquels je ne serais sûrement jamais arrivé aux sommets que j’ai atteints. Et c’est pour moi un rendu légitime de faire perdurer cette fidélité.»

 

 GOODWOOD-REVIVAL-2014-Kevin-Schwantz-en-bagarre-avec-les-55cv-de-la-500cc-de-1950


GOODWOOD-REVIVAL-2014-Kevin-Schwantz-en-bagarre-avec-les-55cv-de-la-500cc-de-1950

 

Il poursuit:

« D’ailleurs, j’accepte toutes les opérations promotionnelles qui me sont proposées… c’est aussi ma façon de continuer le rêve… Jamais, et particulièrement à l’époque de mon adolescence, à laquelle ma détermination de devenir pilote professionnel s’affirmait, je n’aurais imaginé l’environnement du monde dans lequel j’allais me projeter ! Je viens d’avoir cinquante ans, je suis en pleine forme, mon papa et ma maman sont toujours avec moi, proches… je peux résumer ma vie en des successions de moments de chances et de bonheurs en cascades qui durent et perdurent. Jamais je ne remercierai assez tout ce qui a construit ma vie.»

Kevin enchaîne:

« Tout d’abord, mes parents qui par amour ont eu l’intelligence de savoir cultiver les talents intrinsèques en me donnant confiance en moi, en faisant grandir aussi l’estime de mon potentiel. Ensuite, il y a toutes les opportunités qui se présentent. Certaines sont à éloigner… d’autres à tenter… et c’est là que le rôle de mes parents intervient ! Que diable voulez-vous qu’un gamin de vingt ans puisse résonner, sans être attiré par certains champs de sirènes ou autres verroteries trop rutilantes ? J’avais de bases prometteuses, une soif démesurée de vaincre, et deux anges gardiens qui savaient contenir et flatter mes ambitions !»

 

KEVIN-SCHWANTZ-au-guidon-a-GOODWOOD-REVIVAL-2014

KEVIN-SCHWANTZ-au-guidon-a-GOODWOOD-REVIVAL-2014

 

Schwantz, tout comme bien d’autres pilotes de MotoGP, est un personnages attachant avec une forme de fragilité émotionnelle profonde, et dès lors que certaines portes s’entrouvrent, il devient sensible, voire touchant…

Kevin reprend :

« Bien sûr que j’ai toujours énormément de plaisir à suivre encore les courses… ma passion est pratiquement intacte, d’ailleurs, en suivant les Grands Prix, je trouve qu’il serait assez compliqué d’arriver à vaincre le phénomène lié à la nostalgie, sans pourtant écarter l’irrésistible besoin de se projeter mentalement à la place d’un Rossi ou d’un Marquez… avec sûrement une légère forme de jalousie ! Le monde change et c’est très bien ainsi.»

Kevin précise alors :

« De mon temps, même si excessivement complexe, tout était beaucoup plus simple techniquement parlant, pas d’électronique, pas de computer, des solutions jugées rustiques aujourd’hui, et la place du pilotage me semblerait alors plus fondamentale, plus spontané, plus essentielle. Maintenant, arbitrer et vouloir faire des comparaisons est quasiment impossible et ce parce que la compétition moderne, avec le recul et le regard d’un pilote des années 1980-90, est devenue la logique même d’une évolution qui va dans le bon sens de la performance, de la sécurité et des tendances propres à l’environnement et à tous les trucs durables qui sont à la mode et politiquement corrects… Et si les aides et autres intelligences artificielles sont des éléments qui théoriquement devraient faciliter la vie du pilote et gommer quelques difficultés dans le pilotage pur, je rappelle qu’à ce jour, tous les pilotes en bénéficient avec plus ou moins de bonheur… pour être au dessus du lot, c’est ailleurs qu’il faut chercher les subtilités et les audaces qui font gagner les petits centièmes… et c’est là que le rôle de pilote prend toute sa place…»

 

 GOODWOOD-REViVAL-2014-Kevin-Schwant-très-sollicité-par-la-presse-britannique


GOODWOOD-REViVAL-2014-Kevin-Schwant-très-sollicité-par-la-presse-britannique

 

Décidément Schwantz est un garçon naturellement lucide et qui explique avec ses mots, des réflexions mûries et rationnelles, afin de continuer à mener sa barque dans le monde qu’il affectionne depuis toujours, sachant, est-il utile de le rappeler, qu’il avait tout juste quatre ans pour ses premières expériences au guidon d’une Bonanza mini-bike, sous l’œil expert et attentionné de son papa Jim, alors patron d’une concession moto. Un gamin formaté dès le berceau pour devenir un jour, un champion !

 

GOODWOOD REVIVAL 2014- Kevin SCHWANTZ genou presque au sol… angle fort honorable nonobstant des puissancdes ridicules les 500 des années 50 restent délicates à exploiter.j

GOODWOOD REVIVAL 2014- Kevin SCHWANTZ genou presque au sol… angle fort honorable nonobstant des puissancdes ridicules les 500 des années 50 restent délicates à exploiter.j

 

Qu’importe les résultats de l’épreuve de ce Goodwood Revival 2014, la course n’étant qu’un pur et simple prétexte, pour revoir ses vieux complices, communier avec un public véritablement éclairé, voire érudit, et profiter de toutes les occasions, pour rappeler haut et fort, que l’histoire s’écrit avec les ingrédients indispensables suivants :

De la passion, du talent, de la chance et par dessus tout, de la pugnacité!

Kevin conclut:

« Lorsque j’ai brutalement et définitivement arrêté les Grands Prix moto, en 1995 lors du troisième Grand Prix de la saison au Japon, j’ai eu une avalanche de propositions pour demeurer dans la moto… Mais pour moi, il était vital de fuir cet environnement, tout en restant néanmoins actif dans les sports mécaniques. L’opportunité de piloter en Nascar et voiture de tourisme et supertourisme en Australie et au Japon restait cependant une forme de palier de décompression et un truc en même temps très marrant pour tenter un impossible sevrage. J’ai dû disputer plus d’une trentaine de courses… j’ai même piloté une Peugeot 405 Mi16 et une Ford Mondeo Ghia… mais seule la presse moto parlait des mes exploits… sourire espiègle ! Pour le plaisir je dispute quelques vintages et plus sérieusement même les 8 heures de Suzuka… Merci la vie… merci papa et maman… je suis un garçon comblé !»

 

 GOODWOOD-REVIVAL-2014-Schwantz-toujours-combatif-et-spectaculaire


GOODWOOD-REVIVAL-2014-Schwantz-toujours-combatif-et-spectaculaire

 

Fort d’un palmarès de vingt-cinq victoires en Grands Prix 500cc, Kevin Schwantz continue à suivre sa bonne étoile, tant côté scène que côté coulisses, il est l’exemple vivant du principe optimiste et positif décrit dans «L’audace d’espérer» si cher au Président, Barack Obama…

 noter enfin, qu’en raison de cette forte personnalité et en tant qu’ambassadeur au service de la moto, le célèbre numéro fétiche « 34 », est définitivement figé et retiré par la FIM (Fédération internationale de motocyclisme).

 

Texte et propos recueillis par Jacques SamAlens (StrategiesAutoMotive Communications)
Images : Thierry Thomassin, Fabien Sarrailh, Benjamin Piot (© StrategiesAutoMotive Communications)

KEVIN SCHWANTZ DIGEST 

GOODWOOD-REVIVAL-2014-Kevin-SCHWANTZ-saluer-son-public-ils-étaient-la-pour-lui

GOODWOOD-REVIVAL-2014-Kevin-SCHWANTZ-saluer-son-public-ils-étaient-la-pour-lui

 

Né le 19 juin 1964. Débute dans par le motocross, poursuit en Superbike aux Etats-Unis, face à son futur grand rival, Wayne Rainey. Il participe à son premier GP500 en 1986, puis rejoint l’Europe en 1988.

Première saison complète en 500 cm³ chez Suzuki. Il remporte son premier GP dès la première course de la saison au Japon. Wayne Rainey, rejoint ensuite le Team de Kenny Roberts chez Yamaha.

Les années suivantes, la catégorie reine connaît sa période la plus riche de son histoire avec des pilotes exceptionnels tels que Wayne Gardner, Michael Doohan, Eddie Lawson, Randy Mamola, Wayne Rainey et Kevin Schwantz qui offrent des courses disputées.
Schwantz compense le manque de puissance de sa Suzuki, vis-à-vis des Yamaha et Honda, par un pilotage extrême qui le conduit souvent à la chute, mais lui apporte une grande popularité pour ses dépassements et sa combativité.

Il atteint enfin, le sommet de sa carrière en 1993 en remportant le titre 500cc, avec quatre victoires en GP.
L’accumulation des blessures et l’accident qui laisse son ami Wayne Rainey, le conduisent à mettre un terme à sa carrière, dès le début de la saison 1995.

Brève carrière en sport automobile, en NASCAR et en Championnat de voitures de tourisme, avant de disputer le Bol d’Or 2004, puis les 8 heures de Suzuka en 2013 et 2014.

Il fait son retour dans le paddock en 2007, pour conseiller le Team Suzuki MotoGP.

Palmarès GP 500cc:

8éme en 1988 (1 victoire), 4éme en 1989 (6 victoires), 2éme en 1990 (5 victoires), 3éme en 1991 (5 victoires), 4éme en 1992, Champion du monde en 1993 (4 victoires), 4éme en 1994 (2 victoires), 15éme en 500 en 1995.
25 victoires en GP 500cc.

 

Jacques SamAlens

 

INOUBLIABLE CHAMPION, LE TEXAN KEVIN SCHWANTZ

 MOTO-GP-KEVIN-SCHWANZ-CHAMPION-DU-MONDE-1993-EN-500


MOTO-GP-KEVIN-SCHWANZ-CHAMPION-DU-MONDE-1993-EN-500

 

Sport

About Author

gilles