NISSAN e-NV200: UN UTILITAIRE BIEN PRATIQUE AU COEUR DES VILLES

 

 

NISSAN-Présentation-e-NV200-à-Barcelone-où-il-est-fabriqué

NISSAN-Présentation-e-NV200-à-Barcelone-où-il-est-fabriqué -Photo Patrick MARTINOLI

 

L’e-NV200 Nissan : Une solution pour le dernier kilomètre…

Une solution pour le dernier kilomètre pour les marchandises, c’est ce que recherchent les urbanistes de la terre entière.
En effet, on ne peut plus comme autrefois lorsque la circulation était moindre, faire rentrer sans dommage pour la ville, de gros transporteurs semi-remorques de 38 tonnes et plus (bruit, pollution, fatigue des routes, encombrements, accès aux ruelles étroites…)

Même les camions plus petits (7 à 15 tonnes) commencent à être rejeté des grandes métropoles comme des petites villes de provinces !

Pourtant, il faut bien amener les marchandises au plus près du consommateur.

 

Il y a donc deux solutions. La première solution a été de reporter les zones commerciales en dehors des villes, la ou les camions peuvent livrer. Mais du coup ce sont les consommateurs qui prennent leur voiture pour accéder à ces zones.
Le bilan écologique, consommation – carbone, en prend forcément un mauvais coup.

 

  NISSAN-La-face-avant-de-e-NV200-Photos-Patrick-Martinoli


NISSAN-La-face-avant-de-e-NV200-Photo-Patrick-Martinoli

 

Autre solution, permettre à des véhicules plus petits et moins polluant, de parcourir les derniers kilomètres en ville, depuis une plateforme de transit, pour livrer les marchandises. On maintient ainsi le coté commerçant dans les villes, tout en évitant les problèmes des gros porteurs dans les centres.

C’est pour cela qu’il existe de petits véhicules de transports, de capacité de 3,5 tonnes maximum, à l’encombrement réduit et à la maniabilité optimisée.

En France, les années 60, nous ont apporté les fameuses Estafettes Renault, les HY Citroen ou les J7 Peugeot.

Dès les années 70, pour assurer leur développement à l’international, les Japonais ont été les pionniers des véhicules de transport urbains en particulier destinés aux citées asiatiques et africaines.

On se souvient notamment de la Nissan Vanette dont un certain nombre sont arrivées jusqu’en France pour le plus grand plaisir des livreurs, mais pas seulement. Car ces véhicules savaient déjà être polyvalents et des versions cinq places, voire sept places ont transporté des millions de voyageurs, en tant que transport en commun, taxi ou véhicule familial.

Le NV-200, lancé en international durant l’année 2009 est l’héritier de ces lignées de véhicules de transports urbains. Il a été élu utilitaire de l’année en 2010. Mais tous restaient équipés de motorisation thermique, essence ou diesel.

 

 NISSAN-e-NV200-en-version-fourgonnette-sur-le-port-de-Barcelone


NISSAN-e-NV200-en-version-fourgonnette-sur-le-port-de-Barcelone

 

Nissan, champion de la mobilité décarbonée et leader mondial et en numéro 1 en Europe des véhicules électriques, ne pouvait donc pas se contenter d’une version thermique. Et il additionné Leaf et NV200 pour en faire l’e-NV200, et ce en deux versions, van, c’est-à-dire fourgonnette, ou Evalia, version 5 places ‘ ludospace’, sans concurrence connue sur ce marché pour ce dernier.

Et si, il y a eu pas moins de 5 ans entre les deux versions, c’est parce que depuis trois ans, des e-NV200 première génération, tournent entre les mains de pas mal d’entreprises (DHL, Fedex, aéroports, postes, shuttle d’hôtels, taxis) pour valider les concepts et les performances de cette véritable révolution à roulette du domaine du transport.
Toutes les remarques et suggestions ont été prises en compte pour aboutir à cette version commercialisée maintenant.

 

Des caractéristiques intéressantes

 NISSAN-Le-NV200-version-diesel.


NISSAN-Le-NV200-version-diesel.

 

L’e-NV200 est donc fort similaire au NV200. Son gabarit est le même, sa capacité quasi identique. La structure du véhicule ont été revu pour accueillir sa motorisation est électrique, dérivée de la Leaf, et les batteries Lithium Ion, qui sont placées sous le plancher.

La face avant a également été revue pour avoir un dessin de la trappe à prise de recharge rappelant celle de la Leaf.
Ces batteries ont une capacité suffisante pour assurer à l’e-NV200, une autonomie de 170 km (cycle NEDC peu significatif) ce qui garantit une autonomie réelle de plus de 120 km.

Et comme 97% des trajets quotidiens de ce type de véhicule ne parcoure pas plus de 100 km en zone périurbaine, il ne reste pas loin de 20% de capacité de réserve.

D’autre part, les couts d’exploitation de ce type de véhicule sont sérieusement revus à la baisse par rapport à son équivalant thermique. En effet, grâce à un nombre de composants réduit, un moteur électrique simple, un réducteur-différentiel d’une pièce, pas de boite de vitesse, un système de refroidissement sur des éléments statiques -les batteries-, les coûts de maintenance sont inférieurs de 40 % à ceux du thermique

Pour en terminer avec le coté électrique, le e-NV200 se charge sur tout type de prise, de la PC- Confort, en huit heures, à la borne normale, qui peut être installée à domicile ou sur le lieu de travail, en quatre heures, jusqu’au chargeur rapide type CHAdeMO en option qui assure 80% de la charge en 30′.

 

NISSAN-Concept-dune-version-Taxi-pour-Barcelone-Photos-Patrick-Martinoli.

NISSAN-Concept-dune-version-Taxi-pour-Barcelone-Photos-Patrick-Martinoli.

 

Deux types de carrosserie sont immédiatement disponibles. Le fourgon, tôlé ou vitré, avec une ou deux portes latérales coulissantes et un hayon ou deux portes battantes à l’arrière pour satisfaire tout le monde.
Une séparation assure la non intrusion du chargement dans l’espace conducteur.

Long de 4,56 m, il offre un volume de chargement de 4,2 m3 et une longueur de chargement de 2,04 m. Deux euro-palettes rentrent ainsi sans problème dans le volume de chargement, dont le seuil est à seulement 52 cm de haut.

Le deuxième type de carrosserie, 5 places, propose une version vitrée à deux portes coulissantes et une large banquette arrière offrant un espace important en longueur et en hauteur, mais peut-être un peu limité en largeur lorsque trois bons gabarits veulent s’installer.

 

 NISSAN-e-NV200-version-Evalia-pour-les-familles-Photos-Patrick-Martinol


NISSAN-e-NV200-version-Evalia-pour-les-familles-Photos-Patrick-Martinol

 

Il est alors traité comme un ludospace, type Renault Kangoo, et si l’aspect du tableau de bord peut laisser à penser que l’on se trouve dans une berline, aux places arrière demeure informé par la finition et les tôles apparentes, que l’on est bien à bord d’un dérivé d’utilitaire.

En revanche, on dispose d’un volume de coffre immense de près de 2700 litres peu commun sur le marché actuel. Une version 7 places est à l’étude et pourrait être prochainement proposé.

 

NISSAN - Coffre immense de 2700 litres sur la version Evalia - Photos Patrick Martinoli.

NISSAN – Coffre immense de 2700 litres sur la version Evalia – Photos Patrick Martinoli.

 

 

Si les suspensions arrière? sont tout naturellement celles du NV-200 thermique, au tarage près, pour tenir compte du poids des batteries, le train, lui, avant est dérivé de celui de la Leaf.

Le positionnement des batteries sous le plancher a permis d’abaisser notablement le centre de gravité du e-NV200, assurant une bonne tenue de route dans toutes les conditions de charge.

La sécurité n’a pas été oubliée puisque e-NV200 dispose de l’ESP et de l’aide au démarrage en cote de série, facile à réaliser avec une motorisation électrique).

En option, le client pourra disposer du contrôle de pression des pneumatiques et du régulateur de vitesse.

 

 NISSAN-Implantation-des-batteries-dans-le-plancher-Photos-Patrick-Martinoli


NISSAN-Implantation-des-batteries-dans-le-plancher-Photos-Patrick-Martinoli

 

Coté confort, e-NV200 propose pèle-mêle, en série ou en option les feux et les essuie-glaces automatiques, le démarrage sans clef, la caméra de recul, bien utile sur un utilitaire, les sièges chauffants, le GPS et les connexions USB et bluetooth offrant ainsi des possibilités de bureau mobile.

Enfin, la fonction Carwings, disponible sur les véhicules particuliers, est là aussi disponible. Elle permet notamment via son smartphone de pré-conditionner son véhicule, pour par exemple mettre en route la climatisation ou le chauffage pour amener la température intérieure à 21° tant que le véhicule est branché sur une prise, et éviter de dépenser cette énergie en roulant ce qui réduirait l’autonomie.

Elle donne en outre à distance des indications sur l’état du véhicule, sur la recharge en cours et sur les paramètres d’éco-conduite des derniers trajets.

 

 NISSAN-Espace-avant-en-version-haut-de-gamme-Photos-Patrick-Martinoli


NISSAN-Espace-avant-en-version-haut-de-gamme-Photos-Patrick-Martinoli

 

Au volant de l’e-NV-200 dans les rues de Barcelone, Nissan nous avait concocté dans les rues de la cité catalane, deux trajets, l’un que l’on parcourait avec la version Ludospace Evalia, l’autre avec la version fourgon.

La position de conduite est bien celle d’un utilitaire, avec un volant très plat sur le tableau de bord.

Ce dernier est plutôt complet, toutes les versions essayées disposaient du GPS sur un écran tactile.

Lors de la mise en route du véhicule, les anciens conducteurs de Leaf ne seront pas dépaysés. La marche avant dispose de deux mode, le D normal et le mode B, qui renforce la régénération d’énergie à la décélération. Ce mode peut apparaitre déroutant au début, mais en fait, il est plutôt agréable à utiliser à tel point que l’on ne se sert quasiment plus de la pédale de frein dans la circulation.

Les trajets commençaient par un bout d’autoroute, assez ondulant et bosselé. Dans l’Evalia, la version 5 places, une sensation de pompage de la suspension se faisait sentir. Un peu la sensation que l’on dans les véhicules où l’on est assis sur ou en avant des roues avant. Dans la version fourgonnette, chargée avec 150 kg de matériaux, cette sensation se trouvait fortement amenuisée.

Les suspensions se comportent mieux lorsque l’on roule bien chargé…

La conduite, comme dans tout véhicule électrique, est apaisée, silencieuse, presque reposante. On subit plus facilement les inévitables embouteillages. A la reprise, sans être un foudre de guerre, le e-NV200 ne s’en laisse pas conter et bien des automobilistes étaient surpris de voir ce véhicule s’élancer aussi vite qu’eux aux feux verts.

Dans les petites rues du vieux Barcelone, derrière la Rambla, nous avons été séduits par la maniabilité de l’engin, dont le gabarit est plutôt rassurant et dont la maniabilité est tout à fait remarquable. Le rayon de braquage en particulier permet de manœuvrer dans un mouchoir de poche, bien aidé par la rétro vision par caméra.

Le Nissan e-NV200 a été lancé commercialement le 7 juillet dernier.

Le fourgon est proposé à des prix variant de 14310 €, avec formule Flex de location de batteries à 73 € par mois, à 22630 €, formule tout compris batteries incluses, bonus de 6300 € de l’état français déduit.

Ce qui met la version Flex 1700€ moins cher que la version diesel.

La version Evalia destinées aux taxis, aux hôtels ou aux familles est disponible entre 24570 €, formule Flex, à 30470 € pour un achat complet, bonus déduit bien entendu.

 

Texte et photos : Patrick MARTINOLI

 

 

NISSAN-espace-de-chargement-du-e-NV200-permet-de-placer-deux-euros-palettes

NISSAN-espace-de-chargement-du-e-NV200-permet-de-placer-deux-euros-palettes

 NISSAN-De-l-espace-aux-jambes-et-en-hauteur-aux-...-arrières-Photos-Patrick-Martinoli


NISSAN-De-l’espace-aux-jambes-et-en-hauteur-aux-…places-arrières-Photos-Patrick-Martinoli

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NISSAN-La-caméra-de-recul-est-placée-au-dessus-de-la-plaque-numéro – Photo Patrick MARTINOLI

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NISSAN-ensemble-motopropulseur.Photo Patrick MARTINOLI

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