F1. AU GP DE MONACO, MIXITÉ DES CONDITIONS DE PISTE LORS DES 1ers ESSAIS LIBRES.

 

 

F1-2014-MONACO-LEWIS-HAMILTON-MERCEDES

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F1-2014-MONACO-Fernando-ALONSO-et-sa-FERRARI-photo-PIRELLI

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Ce jeudi à l’occasion des tous premiers essais, les deux séances libres, le pneu intermédiaire prouve de nouveau de nouveau sa polyvalence.

Trois mélanges Pirelli ont pris la piste hier jeudi au cours des deux sessions des Essais Libres du Grand Prix de Monaco, 6éme manche du Championnat du monde de F1, millésime 2014.

Pour la seule et unique fois de la saison – c’est une tradition en Principauté – ces tests se sont déroulés le jeudi.

L’ensemble des pilotes ont bouclé les Libres 1, chaussés des enveloppes P Zero Jaune « tendres », nominées ce week-end aux côtés des P Zero Rouge « super tendres ».

En Libres 2, les équipes ont cette fois utilisé les Cinturato Vert intermédiaires, ainsi que les Soft et Supersoft.

Le déluge qui s’est abattu – entre les deux séances à la pause – sur le circuit, peu avant que ne débute la deuxième séance, a rendu la piste particulièrement glissante et piégeuse, forçant la majorité des Teams à s’abstenir de prendre le moindre risque durant la première partie de cette session.

D’après les prévisions météorologiques, le reste du meeting – samedi et dimanche – doit rester sec et cela n’offrait en effet que peu d’intérêt de s’aventurer en piste!

Le pneumatique Cinturato Vert intermédiaire, a cependant couvert le plus grand nombre de tours et démontré comme toujours sa polyvalence, en étant toujours aussi performant lorsque l’asphalte s’est peu à peu asséché.

Les écuries ont ensuite basculé sur les pneus slicks, et en particulier sur les Supersoft, dans les dix dernières minutes de la session.
Le pilote de la Scuderia Ferrari, Fernando Alonso a alors décroché le chrono de référence de ces Libres 2, avec le mélange le plus tendre.

Lors de la séance précédente, Lewis Hamilton s’était, lui, montré le plus rapide avec les Soft.

 

F1-GP-MONACO-1988-AYRTON-SENNA-sortie-de-piste-de-sa-McLaren-au-virage-du-portier

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Ces performances signées par le Britannique et l’Espagnol, ont été les meilleures jamais réalisées avec un moteur turbo à Monaco!
La dernière fois qu’une monoplace de F1, dotée de cette technologie, s’était attaquée au circuit urbain le plus célèbre au monde, c’était en… 1988 !

Cette année-là, l’inoubliable Champion Brésilien Ayrton Senna, avait produit sa meilleure prestation en qualifications, avec un chrono de 1’23″998, devançant son équipier, Alain Prost – le futur vainqueur – deuxième sur la grille, de 1″4!

En course le dimanche 15 mai, Senna avait été contraint à l’abandon, mais il avait signé le meilleur tour en 1’26″321 au 59éme des 78 tours.

Cette course est d’ailleurs restée célèbre avec la sortie de piste d’Ayrton Senna au soixante-septième tour alors qu’il était en tête de l’épreuve.

Son directeur d’écurie Ron Dennis, lui demandant de ralentir la cadence au vu de son avance confortable, Senna l’écoute et diminue son rythme, ce qui le déconcentre et provoque son accident contre le rail à hauteur du virage du Portier peu avant le tunnel !

Mais revenons à ce GP 2014

 

PIRELLI-PAUL-HEMBERY-Photo-PIRELLI.

PIRELLI-PAUL-HEMBERY

 

 

Paul Hembery, Directeur de Pirelli Motorsport explique:

« Comme il est de coutume, le tracé était encore ‘vert’ et la piste glissante. Qui plus est, la gomme déposée lors des Essais Libres 1, a disparu après une pluie diluvienne avant les Libres 2, rendant les conditions de piste, déjà difficiles, particulièrement complexes.»

Il poursuit :

« La conséquence est qu’il n’y a eu que peu de roulage avec les Supersoft qui selon nos prévisions, devraient être privilégiés en qualifications ce samedi. La séance la plus importante du week-end monégasque. Cela signifie également que les équipes devront mettre les bouchées doubles samedi matin, lors des Libres 3. Leur mission consistera à collecter le maximum de données avec les deux mélanges et avec diverses charges de carburant, afin de définir la meilleure stratégie pour la course. »

Paul enchaîne:

« La longévité et la dégradation des pneus sont des paramètres mineurs à Monaco, d’autant que tous les mélanges proposés cette année sont plus durs que les précédents. Aujourd’hui, notre enveloppe intermédiaire a prouvé une nouvelle fois sa polyvalence sur une piste relativement sèche.»

Avant de conclure :

« Contrairement aux autres épreuves, les teams vont désormais bénéficier d’une journée complète pour décortiquer leurs datas. Une belle opportunité pour peaufiner les stratégies. »

 

Essais Libres 1:

Hamilton : 1’18’’271 en Soft Neuf

Rosberg : 1’18’’303 en Soft Usé

Ricciardo : 1’18’’506 en Soft Neuf

 

Essais Libres 2:

Alonso : 1’18’’482 en Supersoft Neuf

Hamilton : 1’18’’901 en Supersoft Neuf

Vettel : 1’19’’017 en Supersoft Neuf

 

Le fait Pirelli du jour 

 

En 1950, les pneus Pirelli ont monopolisé le podium de la toute première édition du Grand Prix de Monaco en tant que manche du Championnat du Monde. Le manufacturier italien était alors opposé à deux firmes.

Depuis la pole position, Juan Manuel Fangio s’était imposé au volant de son Alfa Roméo, devant la Ferrari d’Alberto Ascari et la Maserati de Louis Chiron.

En fin de saison, Giuseppe Farina, chaussé par Pirelli, avait remporté le championnat pour le compte d’Alfa Roméo.

 

Gilles GAIGNAULT
Photos : PIRELLI et DR

 

 

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