LA TWIN’CUP : LE GRAND PIED, LE PETIT BUDGET, LA REUSSITE DE L’IMPOSSIBLE EQUATION !

 

 

 

C’est la dernière création de Marc Pachot, que je connais depuis très longtemps, plus passionné de course auto dans tous les domaines que lui, tu peux pas !

Plus convaincant, plus enthousiaste, plus fourmillant de bonnes idées, tu peux pas non plus.

Plus doué dans la mécanique tu peux toujours pas.

Le sport auto a définitivement besoin de mecs comme lui, parce qu’en plus, son obsession est de concilier grandes sensations et petits budgets. Il est donc venu me parler de son dernier bébé, la Twin’Cup.

Qui marche au-delà de toute espérance, même la plus folle !

Les plus initiés d’entre vous connaissent bien cette Cup, mais il fallait l’entrée dans le grand public de cette superbe idée et de son créateur…

autonewsinfo est fier d’accueillir Marc et sa Twin’Cup parmi ses protégés…

 

SAINT MARC…

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COMME TOUT SAINT QUI SE RESPECTE,MARC A EU PLUSIEURS VIES…

 

Juste quelques remarques pour situer le personnage qu’est Marc  Pachot, il n’est vraiment pas né avec une cuillère de diamant dans la bouche, je l’ai appris lors de cet entretien, il a vécu longtemps dans un quartier de banlieue où j’ai passé mon enfance, je connais le coin…

Quand on n’a pas un centime et qu’on a une passion, il faut avoir des idées et être convaincant, et avoir aussi un peu de chance de tomber sur les interlocuteurs qui ont envie que les choses bougent et ont le pouvoir de mettre l’étincelle initiale au feu d’artifice.

Dans les années 90, Marc a commencé par le tout terrain, ce qui est logique, les budgets y sont moins élevés qu’en vitesse pure.

 

MARC PACHOT

MARC PACHOT

 

Il a créé entre autres les Six Heures TT de Paris, le début d’une grande histoire aujourd’hui pérennisée par Jean Louis Dronne et l’énorme succès de ses 24 Heures TT de Paris.

Chose importante dans ce monde des sports mécaniques qui se la pète tellement, Marc n’a jamais oublié d’où il vient, aujourd’hui sa structure fait bosser douze jeunes encadrés par des anciens magiciens de la mécanique de sport, jeunes venant souvent de milieux où ils avaient plus de chances de finir dealers que mécanos de haute précision.

Un de ses mécanos-pilotes époque Cross Cars, Thierry Martinez, est devenu aujourd’hui patron de la piste de kart de Thiais que nous évoquerons ci-dessous et roule en compète au plus haut niveau.

 

L'EPOQUE DU CROSS CAR

L’EPOQUE DU CROSS CAR

 

Bref, je ne le dirai qu’une fois, Marc a concilié la passion des moteurs de compète avec l’envie de sortir de la gangue sociale par le haut. Ce qui ne fait pas mieux marcher ses bagnoles, ne rend pas plus beau ses spectacles, mais donne à l’histoire un goût délicat et pimenté…

Au fait il ne fait pas qu’organiser, il court aussi !

Et pas seulement en auto, il a gagné la très prestigieuse épreuve des 24 heures motonautiques de Rouen, un truc taré et vrillé sévère mais incroyablement spectaculaire.

Quelques souvenirs donc, en 1990, il rencontre Joël Lainé, alors adjoint des sports à la mairie de Paris, et il lui propose le Trophée de Paris sur Glace, on ne se rend pas compte aujourd’hui du pari colossal consistant à construire une piste en glace à partir de pains de 25 kg, sur la pelouse de Reuilly, vous la connaissez probablement, s’y déroule la Foire du Trône entre autres…

Et ça marche, Eric Marchin, qui s’occupe à l’époque du sponsoring chez Camel, le suit, lui amène de l’argent, des pilotes de renom, des journalistes de ses amis…

Voilà comment le petit gars de banlieue est entré dans le grand monde des sports mécaniques, par la très grande porte !

Une bande de fous qui a réussi l’un des coups de génie de cette période bénie, mariant le talent, les idées, l’enthousiasme et les gros moyens d’une ville et d’un sponsor qui voulaient créer de grands moments.  

Bon, il a aussi donné dans le Cross Car en collaboration avec des lycées professionnels du 92, il s’est installé à Thiais où il a ses ateliers et il fait construire une piste de kart, véritable électro-aimant pour jeunes en recherche de sensations, et c’est autour de cette piste que se créent ses projets.

Marc me dit à plusieurs reprises que le maire de Thiais, Richard dell’ Agnola l’a toujours aidé et ne l’a jamais lâché.

Je l’ai dit, il faut aussi un peu de chance pour trouver les édiles qui veulent que ça bouge, il ya en a, la preuve !

Marc  a participé avec des équipes jeunes de son coin au 4L Trophy.

Il s’est lancé dans la Fun Cup en Belgique.

Et en 2010, les budgets de la Fun Cup devenant trop importants, il a voulu créer sa propre « Cup ».

 

VROOM TWIN’ !

 

Avec quelques potes, ils ont donc mis sur le papier plusieurs autos autour desquelles ils pourraient créer un évènement…

La Golf, la 205, la 4L, la Twingo, la 205.

L’idée étant bien sûr d’en faire des engins de course, bourrés de chevaux.

Très vite, la Twingo est gagnante, elle est légère, c’est indispensable pour une future auto de course,  elle n’a pas de porte à faux ce qui est excellent et… elle n’a pas de moteur, et ça on s’en fout puisque de toutes façons, on ne court pas avec les moteurs d’origine !

Donc Marc et sa bande commencent la transformation…

Suspensions, arceau, disques ventilés à l’avant, et on intègre le moteur K4M, un Renault 1600 16 soupapes qui est un des plus vendus au monde, qui coûte dans les 400 euro d’occase, qui sort 130cv, Marc me dit qu’alors, ils sont en train de recréer la Golf GTI, mais à un tarif sans concurrence.

Essais à La Ferté Gaucher, la voiture est magnifiquement joueuse, Marc lance donc la fabrication en petite série de kits qu’il vendra à de futurs pilotes un peu bricoleurs ou ayant des potes doués en mécanique et en préparation, un kit sécurité, arceau, harnais, volant, suspensions, disques ventilés , filet, extincteur, un kit carrosserie avec bas de caisse et pare-chocs avant et arrière, un collecteur 4 en1, des supports moteur, un système de démarrage qui ne soit plus l’usine à gaz qu’est un démarreur électronique.

 

 

Le tout pour 2500€ !

Il faut encore acheter une caisse et un moteur, il y en aura pour 500 à 1000 neuneus.

Il y a des chiffres effarants, le train de  pneus… coûte 196 euro, moins cher qu’un seul slick…

Bon les débuts ont été lents, on sait que le sport auto est assez peu révolutionnaire, mais la piste de kart est aussi un aimant à pilotes, on présente quatre autos à Ledenon, on est en 2011.

En 2012, 16 autos sont engagées, elles courent avec d’autres voitures…

En 2013, il ya assez de monde pour courir entre soi, donc pour  créer la coupe, la Twin’ Cup existe enfin !

 

 

Joël do Valle, président de la commission de la Coupe de France des circuits à la FFSA, leur propose de coller à son programme, cinq courses.

En 2013, au début de l’année, il ya 23 autos inscrites, 45 à la fin de la saison !

Pour 2014, 80 kits ont été commandés, une cinquantaine va rouler, l’atelier de Thiais reste artisanal et ne peut pas produire en série…

 

Et l’âge des pilotes évolue, aujourd’hui le plus jeune a 16 ans, le plus vieux 67.

Le programme 2014, Dijon, Pau, Albi en mai, Ledenon en juin, Val de Vienne en octobre, Haute Saintonge en novembre.

Bref, ça roule…

Deux pilotes par auto, quatre courses par meeting…

L’inscription pour la saison est à 3350€, la Twin’Cup est évidemment agréé FFSA.

Il a été testé récemment une version « glace », Marc revient à ses premières amours, et l’auto a fait des envieux vu ses chronos…

Parce qu’effectivement là il y aura juste les pneus à changer, bref, le grand pied low cost, l’idée était folle dans ce monde fou qu’est la course auto, mais elle était bonne.

Aujourd’hui, le fils de Marc, Franck, dirige Promo Events, qui organise les courses, le « dabe » s’occupe de la fabrication chez Promo Loisirs.

Vous avez envie de courir, de connaître le putain de grand frisson du circuit et vous avez peu de ronds ?

Laissez vous aller….

Infos :

twincup.net

twincup@laposte.net

Promo Events, 50 avenue de la République, 94320 Thiais,

Tel : 06 03 07 30 25

 

JEAN LOUIS BERNARDELLI

Photos :  ORGANISATION

 

 

Sport Twin Cup

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