TÉLÉPHONE AU VOLANT : COMMENT SÉCURISER UN PHÉNOMÈNE DE SOCIÉTÉ ?

 

 

 

TELEPHONER-AU-VOLANT.

TÉLÉPHONER-AU-VOLANT.

 
Hier, lundi 28 avril 2014, Axa Prévention publiait son baromètre annuel. Selon ce baromètre, 34% des automobilistes reconnaissent téléphoner au volant. L’association « 40 millions d’automobilistes » réagit à ce chiffre.

Pour « 40 millions d’automobilistes », il est bien évidemment dangereux d’utiliser son téléphone lorsque que les automobilistes n’utilisent pas de kit mains libres. C’est pourquoi il serait opportun de lancer une véritable campagne de communication visant à favoriser l’usage des véritables kits mains libres, éradiquant de fait l’usage dangereux du téléphone tenu en main.

Pour Pierre Chasseray, Délégué Général,

« il est illusoire de penser que l’on peut aller contre le progrès. Le besoin de communication est omniprésent dans notre société. Au lieu de se battre contre des moulins à vent, cherchons plutôt à encadrer cette pratique afin de sécuriser au maximum son usage ».

De nombreux travaux scientifiques ont démontré l’intérêt des kits mains libres à reconnaissance vocale qui ne requièrent aucune manipulation du conducteur. On constate en effet une amélioration des temps de réponse des conducteurs qui utilisent cette technologie lors des phases de numérotation, en comparaison à une numérotation manuelle.

Le bénéfice en matière de dynamique du véhicule est lui aussi largement mis en évidence par les experts, qui constatent une réduction des sorties de voies des utilisateurs de ce type de kits « mains-libres ».

Quant à Daniel Quéro, Président de l’association, lui, il conclut:

« Il faut bien entendu lutter contre les abus et sanctionner tout com­por­te­ment mani­fes­te­ment incompatible avec la conduite d’un véhicule. Cependant, en dépit du bon sens, l’on cherche à mettre dans le même panier toutes les formes de communication téléphonique. Il est pourtant évident qu’un outil qui permet de garder les mains sur le volant et les yeux sur la route présente un intérêt certain en matière de sécurité routière. La règlementation française est à la traine sur ce point puisque certains de nos voisins européens comme l’Espagne ou l’Angleterre ont pris en compte ces spécificités et n’autorisent que les véritables « mains-libres » »

 

En conclusion? qu’il nous soit permis d’apporter quelques précisions.

Pourquoi, ne pénaliser que les utilisateurs de téléphones?

En effet, pour la sécurité, est-t-il plus dangereux de téléphoner en voiture que de fumer, écouter la radio, voire manger ou boire  et ce tout en roulant…

Comme cela se produit massivement et quotidiennement!

Deux poids, deux mesures.

Comprenne qui pourra !

Dans tous les cas, l’attention peut-être perturbée.

 

AurélIe ELBAZ
Photo : DR

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