F1 AVANT LE GP DE CHINE. REMI TAFFIN :  » CHEZ RENAULT, NOUS SOMMES PLUS CONFIANTS « 

 

Vue d’ensemble du tracé de Shanghai 

F1 SHANGHAI 2024 Le parcours

Le circuit de Shanghai en chiffres 

(Classement effectué sur une échelle de 1 à 5, 1 étant le moins contraignant et 5 le plus exigeant)

Moteur à combustion interne : 4
MGU-K : génératrice electrique, système de récupération de l’énergie cinétique au freinage : 3
MGU-H : génératrice électrique, système de récupération de l’énergie thermique à l’échappement : 4
Batterie (ou Réserve d’Energie) : 3
Consommmation de carburant : 3
Récupération de l’énergie : 3

F1   RENAULT  REMI TAFFIN

F1 RENAULT REMI TAFFIN

 

Rémi Taffin, directeur des activités piste Renault Sport F1, explique :

« À l’approche du Grand Prix de Chine, nous sommes plus confiants. Même si nous savons que nos concurrents possèdent toujours une longueur d’avance, nous avons effectué de bon progrès lors des deux dernières épreuves, aussi bien en termes de fiabilité que de souplesse de conduite. Ceci était particulièrement visible en configuration course. Lors des essais organisés à Bahreïn la semaine dernière, nous avons testé plusieurs nouveaux modes au niveau des logiciels. Ils vont permettre de nous approcher encore plus des performances intrinsèques du groupe propulseur. Nous en étions assez loin à l’occasion des trois premières courses de la saison, mais ces améliorations devraient nous offrir la possibilité d’explorer véritablement les limites du propulseur hybride. Les pilotes devraient bénéficier d’une meilleure souplesse de conduite et chaque composant voir sa durée de vie augmenter.

Il poursuit :

«  De la même manière, nous avons étudié la gestion d’énergie sur un tour, particulièrement dans les virages lents. Nous sommes conscients de notre déficit en ligne droite mais ces nouvelles avancées nous offrent plus de traction dans les courbes, ce qui permet ensuite d’économiser les pneus et d’adopter des stratégies plus flexibles. En fait, nous avons concentré nos efforts sur les modes utilisés en course puisque c’est dans ce domaine que les gains sont les plus importants, et non en qualifications.

Et ajoute :

« Toutes ces améliorations devraient nous permettre de revenir aux avant-postes en Chine. Des quatre premiers Grands Prix, il s’agit de l’un des plus délicats. Le circuit est doté d’une très longue ligne droite – c’est d’ailleurs sa caractéristique principale – mais nos récents progrès nous donneront les arguments pour riposter. Le circuit comporte également quelques virages piégeurs qui se négocient à vitesse moyenne ou basse. C’est par exemple le cas du premier enchaînement « en escargot » qui se referme sur lui-même. Celui-ci, ainsi que les deux épingles du tracé, sont autant d’occasions pour le MGU-K de récupérer de l’énergie au freinage. Ceci dit, la majorité de la récupération d’énergie sera l’œuvre du MGU-H pendant la longue ligne droite.

Avant de conclure :

«  Au final, nous avons hâte de courir en Chine. Nous sommes certes encore légèrement en retrait mais affichons désormais le bon rythme pour effacer notre retard. 

Du côté de Total

 

Générer de l’électricité à partir des gaz d’échappement avec un dispositif sur l’axe du turbocompresseur n’est pas simple : il faut en effet passer la plus grande quantité de gaz possible à la plus grande vitesse possible sur la turbine chaude du turbo placée dans la veine des gaz d’échappement. La solution : faire fonctionner le moteur à essence à injection directe comme un diesel, avec un important excès d’air, donc à une richesse très faible. Face à ces exigences, Total formule un carburant possédant une vitesse de flamme élevée et une bonne stabilité de combustion en mélange pauvre.

Renault Energy F1-2014, le saviez-vous ?

Dans la principale ligne droite du circuit de Shanghai, longue de 1,3 km, le Renault Energy F1-2014 tournera à plein régime et à vitesse maximale pendant près de 20″. Cela représente environ 20% du tour.

En Chine, les conditions climatiques peuvent varier considérablement en très peu de temps. On a déjà vu les températures passer de 29°C à moins de 20°C en l’espace d’un week-end. Ces variations ont des répercussions sur les conditions de piste et donc sur le comportement des monoplaces.

L’emplacement du tracé de Shanghai propose un défi pour le moins original. Le circuit se situe en effet dans une zone industrielle, près de plusieurs usines, dont certaines produisent du béton. La concentration de particules de poussière dans l’air y est donc élevée. Ceci a une influence directe sur les conditions de piste ainsi que les taux d’usure des pneus.

Lors d’un tour lancé en qualifications, le pilote peut utiliser du carburant ainsi que de l’énergie stockée dans la batterie. Cependant, impossible pour lui d’effectuer deux tours lancés de suite s’il décide de consommer toute son énergie sur une boucle. Il devra en effet attendre que la batterie se recharge pour se lancer à nouveau à l’attaque du chronomètre.

 

Sam HORNETT

Photos : TEAM

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