NISSAN QASHQAI II : LE PIONNIER DES CROSSOVER SE RENOUVELLE !

 

 

 

 

 Nissan-Qashqai-II-Deux-finitions-et-trois-moteurs-réunis-Photo-Patrick-Martinoli.


Nissan-Qashqai-II-Deux-finitions-et-trois-moteurs-réunis-Photo-Patrick-Martinoli.

 

Nissan Qashqai II : le pionnier des « crossover » se renouvelle

Vedette du stand Nissan lors du salon de Genève, le tout nouveau Qashqai II était proposé aux essayeurs de la presse française ces derniers jours.

Autonewsinfo, naturellement y était.

 

Nissan-Qasquai-II-ici-en-finition-Connect-une-certaine-élegence-des-lignes-typées-SUV-Photo-Patrick-Martinoli

Nissan-Qasquai-II-ici-en-finition-Connect-une-certaine-élegence-des-lignes-typées-SUV-Photo-Patrick-Martinoli

 

Ce nouveau Qashqai marque une réelle évolution par rapport à la version précédente.

Que ce soit à deux ou quatre roues motrices, la première version a littéralement inventé son segment lors de son arrivée sur le marché en 2007. Il a remplacé chez Nissan durant des années une berline du segment C, en proposant aux clients un véhicule plus valorisant et polyvalent, bien dans l’air du temps des loisirs.

Et cela a plus que bien marché puisque deux millions de Qashqai, ont été écoulés dans le monde, dont 1,5 million en Europe et 170.000 en France.

Et si ce SUV est autant apprécié en Europe et en France, c’est qu’il a été étudié par les antennes européennes du constructeur japonais et fabriqué en Europe, au Royaume Uni.

 

Un nouveau modèle à cinq places exclusivement.

NISSAN-Qashqai-II-de-trois-quart-arrière-photo-Patrick-Martinoli

NISSAN-Qashqai-II-de-trois-quart-arrière-photo-Patrick-Martinoli

 

Si le nouveau Qashqai ne dispose pas d’une version « +2 » comme c’était le cas dans l’ancienne version, c’est en raison de la sortie dès le milieu de l’année du nouveau XTrail, qui sera basé sur la même plateforme, mais qui pourra disposer, lui, des 7 places possibles.

Donc le nouveau Qashqai est le premier véhicule à sortir sur la plateforme modulaire CMF (Common Module Family) de l’Alliance (Alliance Renault Nissan).

Il est à la fois plus long, plus bas et plus spacieux : 10 mm de gagné en garde au toit, 15 mm de gagné en espace aux genoux à l’arrière, + 20 l de capacité du coffre. La longueur hors tout, a, elle, progressé de 47mm.

Par contre, il a perdu en hauteur 15mm. Cela combiné à une étude aérodynamique particulièrement soignée (on note la présence de déflecteurs sous le bouclier avant et d’un becquet de hayon important) permet au nouveau Nissan de revendiquer un coefficient de trainée identique à une Ferrari 458, soit 0,32.

Si le style ne semble pas inédit, il présente néanmoins un aspect plus dynamique et soigné, avec de bonnes surfaces vitrées. L’avant se pare de feux de jours à LED en forme de boomerang autour de la calandre en V. Les passages de roue bien soulignés permettent de monter des jantes de 17 et même de 19 pouces. Les feux arrières ont un dessin élégant et la vitre affleurant sur le hayon arrière sous un large becquet est bien intégrée.

 

Motorisation et transmission 

 Nissan-Qashqai-II-enfin-un-moteur-que-lamateur-peut-admirer-Photo-Patrick-Martinoli


Nissan-Qashqai-II-enfin-un-moteur-que-l’amateur-peut-admirer-Photo-Patrick-Martinoli

 

De tous nouveaux moteurs de l’Alliance sont installés sur les Qashqai II. Deux moteurs diesel, un 1,5 l dCI de de 110 et un 1,6 l dCI de 130 ch (99 et 115 g de CO2) et un moteur essence de 1,2 l DIG-T turbo de 115 ch (129 g/km de CO2) en attendant en milieu d’année un 1,6 DIG-T, essence donc, de 150 ch..
Tous ces moteurs permettent une diminution des consommations et des émissions par rapport aux modèles similaires de la version I.

Coté transmission, toutes les boites de vitesse sont à six vitesses de base, et deux roues motrices avant. Mais le client peut choisir sur les modèles dCI 130 ch une transmission automatique Xtronic ou une transmission 4×4 (qui ne représentent que 10% de ventes seulement).

Un véhicule bourré de technologies à tous les niveaux

 NISSAN-Qashqai-II-photo-Patrick-Martinoli.j


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Un nouveau châssis ne suffisait pas à Nissan. Il ont complété la panoplie permettant d’améliorer la dynamique véhicule par un certain nombre d’apports basés sur une électronique inédite.

C’est le cas en particulier du « Body Motion Control » ou contrôle actif de suspension, qui permet littéralement d’effacer les bosses. Et de fait, lors des essais, les divers gendarmes couchés qui fleurissent à foison sur nos routes sont particulièrement bien encaissés et le confort des passagers est réellement bien préservé.

L’ « Active Trace Control » va lui surveiller le comportement et les trajectoire et va agir sur les freins du véhicule pour le contrôler. Ce système est particulièrement efficace, qui agit beaucoup plus tôt et beaucoup plus finement qu’un ESP traditionnel.
Lorsque l’on brusque le véhicule (baïonnettes ou coups de volant par exemples ou encore accélérations violentes en virages serrés) le système se comporte alors comme un différentiel autobloquant et stabilise le véhicule. On arrive même à obtenir grâce à lui, un tempérament joueur du Qashqai avec un effet mobile du train arrière parfaitement contrôlé le rendant particulièrement plaisant.

 

Nissan-Qashqai-II-lecran-de-paramétrage-entre-le-compte-tours-et-le-compteur-de-vitesse-Photo-Patrick-Martinoli

Nissan-Qashqai-II-lecran-de-paramétrage-entre-le-compte-tours-et-le-compteur-de-vitesse-Photo-Patrick-Martinoli

 

En fait c’est une véritable voiture à la carte que peut se configurer le conducteur.

A l’aide de menus déroulants s’affichant entre le compteur de vitesse et le compte tout, ledit conducteur peut paramétrer toutes les aides qu’il peut souhaiter, et il y en a.

Citons pêle-mêle donc le BMC vu ci-dessus, la fermeté de la direction, les alarmes de franchissement de files, alerte de baisse de vigilance du conducteur, signalisation des panneaux routiers au tableau de bord (vision par caméra), détection des angles morts, détection des objets en mouvement lors des manœuvres (sur la version Tekna uniquement). Cette ensemble de fonctions a été regroupé sous le vocable « Nissan Safty Shield » ou bouclier de sécurité.

S’ajoute à cela les feux de route intelligents, à l’image de ce que font les modèles des marques prémium, et l’affichage de la pression des pneumatiques au tableau de bord (alors que seule l’alarme de pression est obligatoire à partir de 2015)…

L’utilisation de toutes ces aides se paramètre donc au volant, de même que l’affichage que l’on souhaite avoir en permanence sous les yeux. Un poil complexe quand on s’installe à bord, mais les manipulations avec les commandes au volant sont vite maitrisées et deviennent rapidement naturelles en quelques kilomètres…

 

Confort et tenue de route

Nissan-Qashqai-II-lecran-central-qui-affiche-les-fonctions-de-navigation-et-multimédia-Photo-Patrick-Martinoli.

Nissan-Qashqai-II-lecran-central-qui-affiche-les-fonctions-de-navigation-et-multimédia-Photo-Patrick-Martinoli.

 

C’est avec ces termes que l’on peut qualifier le Qashqai II. Au cours des quelques dizaine de kilomètres d’essais sur les petites routes au nord de Roissy, l’équilibre entre la tenue de route et le confort saute aux yeux. Nissan se rapproche réellement d’un 3008 Peugeot dont on connait l’excellence sur ce point.

Les irrégularités de la route sont parfaitement absorbées, sans écarts de trajectoire et les immondes casse-vitesse implantés par des mairies terrorisées sont parfaitement effacés. Les sièges maintiennent bien et disposent de multiples réglages, dont le soutien lombaire dont on déplore la trop fréquente disparition sur bien des modèles.

L’équilibre en courbe est un régal , surtout avec le système « Active Trace Control » activé. Les réactions du véhicule sont réellement vivantes, et donc aussi agréables pour le ‘pilote’ que pour le ‘passager’

Enfin un constructeur nous propose une électronique de comportement qui n’abrutit pas le véhicule et fait la part belle au plaisir. De son coté, le roulis est parfaitement maîtrisé…

Les moteurs sont plutôt enlevés. Le dCI 110 s’acquitte de sa tâche sans problème mais sans exubérance non plus. Il est relativement souple : il ne ‘démarre’ qu’à partir de 1800 tr/mn et monte ensuite régulièrement en charge jusqu’à 4500 tr/mn. Inutile d’aller au-delà. Mais ses émissions de 99 g/km de CO2 lui permettent d’être ‘sélectionnable’ par les flottes d’entreprise.
D’ailleurs Nissan ne s’y est pas trompé en proposant une version Business spécifiquement dédiée à cette clientèle.

Le dCI 130 n’est pas beaucoup plus disponible sous 1800 tr/mn, mais ses montées en régime sont très efficaces et les 5000 tr/mn s’atteignent sans problème, permettant ainsi d’oublier qu’il s’agit d’un diesel. C’est sans doute le moteur le plus homogène sur le Qashqai II.

Enfin le 1,2 DIG-T semble un peu plus à la peine. Il faut toujours judicieusement choisir son rapport de boîte pour pouvoir le faire réagir au moment de doubler. Néanmoins il est agréable en utilisation routière dans le trafic. Et ses consommations (que nous n’avons pas pu vérifier) se rapprochent de ses frères diesel.

A noter que, contrairement à la mode actuelle, aucun moteur n’est masqué par aucun ‘enjoliveur’ (ou cache) en plastique noir… On peut donc voir sa mécanique vivre une fois le capot ouvert (l’amateur s’y retrouvera…), capot qui se maintient hélas par une tringle peu pratique alors que deux vérins auraient été tellement plus agréables.

 

Une version II en progrès notable

 Nissan-Qashqai-II-les-barres-de-toits-napparaissent-que-sur-les-versions-Tekna-avec-les-grandes-jantes-Photo-Patrick-Martinoli.


Nissan-Qashqai-II-les-barres-de-toits-n’apparaissent-que-sur-les-versions-Tekna-avec-les-grandes-jantes-Photo-Patrick-Martinoli.

 

Au bilan, on retrouve ce qui a fait le succès du Qashqai, mais en mieux dans tous les domaines.

L’habitacle est plus confortable, avec un tableau de bord moussé et un éclairage d’ambiance sympathique. Ces dames, lors de leur séances de maquillage, pesteront néanmoins sur l’absence d’éclairage du miroir de courtoisie dans les pare-soleils.

L’espace à bord est aussi plus important, tant à l’avant qu’à l’arrière avec des fenêtres de tailles suffisantes et qui se baissent totalement à l’arrière. Les enfants apprécieront.

 

 

Nissan-Qashqai-II-un-coffre-plutôt-vaste-dont-la-partie-inférieur-peut-être-compartimentée-en-deux-Photo-Patrick-Martinoli.

Nissan-Qashqai-II-un-coffre-plutôt-vaste-dont-la-partie-inférieure-peut-être-compartimentée-en-deux-Photo-Patrick-Martinoli.

 

Le coffre est généreux (430 dm3) et sa partie inférieure est modulable en deux compartiments. Et de plus le hayon s’ouvre largement et évitera aux grands de fracasser le crane (ce qui n’était pas le cas sur la précédente version d’après des témoins, nous avons des noms…).

Grâce à un comportement plus vivant et sûr, à une électronique embarquée agissant judicieusement, un paramétrage possible des fonctions activables ou non, un affichage performant des ordinateurs de bord, une caméra de recul disponible sur les versions Business, Connect Edition et Tekna, à laquelle s’ajoute sur cette dernière, une vision 360° pour aider aux manœuvres ainsi qu’une fonction de parking automatique en épi ou en créneau.

le Qashqai II semble bien armé pour s’inscrire dans le succès initié par son aîné…

 

Texte et photos : Patrick MARTINOLI

 

Nissan-Qashqai-II-éclairage-de-jour-en-forme-de-boomerang-et-phares-autoadaptatifs-sur-version-Tekna-Photo-Patrick-Martinoli

Nissan-Qashqai-II-éclairage-de-jour-en-forme-de-boomerang-et-phares-autoadaptatifs-sur-version-Tekna-Photo-Patrick-Martinoli

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