AFRICA RACE 2014, JOUR DEUX: RHAPSODY IN BLUE…

MAGNIFIQUE SCHLESSER,LEADER ET BON PASTEUR

MAGNIFIQUE SCHLESSER,LEADER ET BON PASTEUR

 

J’avais envie d’offrir à Jean Louis Schlesser ce très beau titre de Gershwin, mélodie phénoménale qui est un remerciement pour une journée de grand pro, et qui évoque la couleur de son buggy. Non seulement il gagne la spéciale, non seulement il prend la tête du classement général, mais en plus il a servi de bon pasteur aux motos qui le suivaient!

Avec le motard corse Mikael Pisano et le motard marocain Harite Gabari,   ils ont été dignes de la légende de cette course mythique qu’est devenue l’Africa Race.

Mais ça, c’est en fin de spéciale.

Gros coup de chapeau aux camions qui ont fait un tir groupé, Tomecek, Jacinto, Kovaks et dont le leader entre dans le top ten au général!

 

NUIT D’ENFER!

 

D’abord, hier soir, au bivouac, le réveillon a été sublime.

En plein milieu du désert, regardez la photo d’Alain Rossignol, c’est infiniment plus chic que tous les palaces du monde, Vatanen disait que quand il dormait ici, c’était un hôtel 40 000 étoiles, le ciel d’hiver du désert est en effet d’une pureté démentielle, on a l’impression de pouvoir toucher la voûte céleste des mains.

Bref, des instants magiques.

Le vrai esprit du vrai Dakar est totalement là…

Bon, j’ai écrit une connerie hier… La honte soit sur moi !

J’ai annoncé, tout en pointant la perfection de l’organisation et son tracé sublissime,  que tout le monde est parti en retard d’une heure, ce qui n’était qu’une goutte d’eau dans ce grand fleuve qu’est l’Africa Race qui traverse l’Afrique du Nord au Sud, de Nador à Dakar.

Et c’était oublier l’heure de décalage entre France et Maroc!

 

 

Donc motos et autos/camions sont partis pile  à l’heure.

Ce qui est encore le cas au matin de ce mardi premier janvier, quand Norbert Dubois, vainqueur la veille de la catégorie moto, est lâché sur la spéciale, suivi de Mikael Pisano, qui a réussi le tour de force, le premier jour, de terminer second alors qu’il ouvrait, avec tous les cadors affamés derrière lui…

Cette deuxième étape va de Boudnib à Foum Zguid, au Maroc, avec 611 km au total, 173 km pour aller au départde spéciale  le long de la fameuse dune de Merzouga, le Pila marocain, sauf que cette énorme dune est rose-orangé selon les heures, puis 431 km de spéciale et encore 7 petits km de liaison jusqu’au bivouac.

 

RENE METGE

RENE METGE

 

René Metge nous présente cette nouvelle spéciale :

« Une longue spéciale pour commencer l’année ! Après une liaison qui les mènera à Erfoud, les concurrents du Sonangol Africa Eco Race attaqueront cette première spéciale de l’année 2014 par les dunes de Merzouga. Un exercice qui peut parfois s’avérer compliqué. Une fois sortis de l’erg, ils emprunteront une piste entièrement nouvelle sillonnant dans de très belles vallées avant de traverser l’oued Rheris et de retrouver de petites dunes aux environs de Mhamid. Les participants rejoindront l’erg de Chegaga par de nouvelles pistes. Cette année, Chegaga sera traversé d’Est en Ouest. Cela signifie que l’exercice ne devrait pas trop poser de problème. Le Lac Iriki permettra de lâcher les chevaux une dernière fois avant de passer la ligne et de rejoindre le bivouac de Foum Zguid après une journée marquée par la variété des terrains. Une longue spéciale donc sur des pistes bonnes en général, hormis un passage très cassant d’une dizaine de kilomètres. »

Voici le profil et la carte de ce deuxième jour, ainsi que la carte générale du Rallye.

PROFIL DU DEUXIEME JOUR

CARTE JOUR DEUX
CARTE JOUR DEUX

 

 

AFRICA RACE 2014 LE PARCOURS EN ENTIER

AFRICA RACE 2014 LE PARCOURS EN ENTIER

 

 

RUDE JOURNEE MAIS TOTALEMENT GRANDIOSE…

JULIA SCHRENCKE,JOLI COUP DE GUIDON...

JULIA SCHRENCKE, JOLI COUP DE GUIDON…

 

On est ici dans la crème du Rallye Raid au Maroc, des noms comme Merzouga, Erfoud, Mhamid, le lac Iriki, Foum Zguid vont flanquer un p… de fisson à ceux qui y ont déjà posé les roues.

Alain Rossignol, le photographe d’autonewsinfo, pour son premier shooting de la journée, s’est positionné dans la rocaille, ça changera du sable d’hier et surtout, après, du sable, dans la même journée, il ya en aura par milliards de tonnes !

Pisano a rejoint Dubois, facile en début de spéciale suffit de suivre la trace et de regarder la fumée au loin.

Gabari, parti troisième, a fait un petit extra en allant virer la première boucle du tracé un peu large, il reprendra les pilotes de tête plus tard.

C’est par moments très roulant, on dépasse les 120 km/h.

Pisano est un homme heureux, le jeune pilote corse retrouve le rallye raid après une absence prolongée et ce pilote bonheur a retrouvé la veille toutes ses sensations exceptionnelles de raid à moto, la liberté la plus totale qui existe au monde, quand ça marche bien sûr…

Gabari a rejoint le duo de tête mais pas sûr qu’il n’ait pas raté de ces way points qui jalonnent les tracés, qui sont indiqués sur les road books et qu’il faut trouver, faute de quoi les pénalités sont importantes.

En tous cas sa trajectoire si j’ose dire, tire un peu droit là où les autres ont dû slalomer.

Mais s’il n’y avait pas de way point obligatoire, c’est un très joli coup de navigation!

La reine de l’épreuve, Julia Schrencke s’amuse bien, bon évidemment qu’elle en bave comme une russe mais  c’est le casd e tout le monde, des premiers aux dernier.

 

JULIA SCHRENKE

JULIA SCHRENCKE

Elle est justement parti dernière et… n’est plus dernière.

L’Afrique commence à rentrer…

Devant, par moments, ça s’éparpille sévère, il est vrai que pour des non pros du truc, regarder le piste est prioritaire et le système de navigation au guidon devient un cockpit d’Airbus.

Quand il courait chez KTM, Cyril Despres lui-même, le plus grand des plus grands, disait qu’il n’utilise pas tout ce qu’il a au guidon.

Alors forcément, on se perd, le mot des raiders est « on jardine ».

11h39, les motos sont parties depuis un peu plus d’une heure quand on lâche la première auto, le Bugg Afrique de Jean Antoine Sabatier.

Le trio de motards de tête attaque une zone sablonneuse qui va se poursuivre jusqu’au très célèbre Lac Iriki.

 

LE LAC IRIKI

LE LAC IRIKI

 

C’est une zone de voyage en 4X4 qui figure au menu de toutes les agences de Zagora et Ouarzazate, qui, selon la direction dans le quel on le prend, c’est un lac asséché, permet de prendre des vitesses absolument infréquentables…

 

AUTOS/CAMIONS/MOTOS :TOUT LE MONDE SE MELANGE A QUI MIEUX MIEUX …

 

SABATIER, VAINQUEUR DU PREMIER JOUR

SABATIER, VAINQUEUR DU PREMIER JOUR

 

Jean Antoine Sabatier, dont le buggy est équipé d’une très puissant V8 a eu cette phrase hier à l’arrivée, après avoir appris qu’il était vainqueur de l’étape.

« Un jour, il faudra bien que l’on décide de battre Schlesser. Et autant que ce soit nous… »

Ce familier des courses d’endurance 4X4, en particulier les évènements organisés par notre ami jean Louis Dronne, 24 Heures de Paris, 24 heures du Maroc, auxquels viendront s’ajouter les 24 heures SSV cette année, co-organsiées avec Jean Louis Schlesser, ce garçon bref n’y va pas par quatre chemins et il est évident que le rêve de tout le monde ici est de battre le buggy bleu de Schlesser et Magnaldi.

L’ennui est que le Schlesser en question  est un dur à cuire, au cuir solide qui plus est et surtout adorant la vitesse.

On n’est pas multiple Champion du Monde de Rallye Raid pour rien…

En début de spéciale on roule vite, fréquemment au dessus de 130 km/h.

On rappelle qu’on est sur de la terre et des cailloux…

 

 

Alors qu’elle doit commencer à entendre le bruit sourd des moteurs des autos qui arrivent, la courageuse Julia Schrenck avait doublé plusieurs motards et s’apprêtait à eh bouffer un autre parti jardiner à pétaouchnok, mais elle s’arrête, panne ou chute, et repart.

Retour aux autos, qui en effet commencent à se mélanger avec les dernières motos.

Le Hongrois Szalay a du encaisser le choc d’avoir été vainqueur au classement général la veille, un bon bout de temps, avant que Jean Antoine Sabatier lui pique le ponpon.

 

BALASZ SZALAY

Alors au volant de son Opel Mokka très impressionnante, il attaque Sabatier comme un malade.

Le tout avec un Schlesser qui sait qu’aujourd’hui, il ya peut-être de quoi faire de gros écarts, et le fait est que ces trois autos ont un peu lâché Porcheron et Loomans.

Petit point sur l’avant de la course, chez les motards, à l’entrée d’une grosse zone sableuse, Dubois s’est arrêté, petite chute probable, et maintenant les deux pilotes e tête roulent à donf, Pisano et Gabari dépassent 140 km/h !

 

MICHAEL PISANO

MICHAEL PISANO

Chaud les motos !

Chaud aussi les autos.

Alors que Sabatier maintient un cap au cm près sur le raid book, Szalay et Schlesser se laissent emmener un eu au nord du tracé, sur une piste parallèle euh… vraiment très parallèle.

Julia Schrenck les a suivi, trop bon d’avoir ls meilleurs voitures comme guide.

Un peu de poussière dans la gueule mais cette poussière, l’odeur très caractéristique qu’elle a en Afrique, une poussière millénaire, est une des dopes du raider.

On arrive dans le sable, en bordure de petits cols de roche, les trois autos sont regroupés sut moins d’un km.

Ambiance GP à bord !

 

LE TATRA DE TOMECEK

LE TATRA DE TOMECEK

En arrière, les trois camions de Tomecek, Kovacs et Jacinto sont aussi en groupe, façon GP.

Là le spectacle doit être grandiose !

Devant, tout devant, Pisano, le motard corse, a pris la tête, en compagnie de Gabari, pas loin devant Dubois, le voilà qui recommence à ouvrir.

Il aimerait ça notre ami corse ?

En tout cas ça marche, avec Gabari,  ils ont près de cinq kilomètres d’avance sur Dubois.

 

HARITE GABARI,LEADER AU GENERAL

HARITE GABARI, LEADER AU GENERAL

Les trois autos qui mènent leur catégorie sont totalement regroupées.

On continue à jouer comme des fous, en peloton serré, dans ce paysage magnifique de l’Est de Zagora, que l’on contournera par le sud.

En camions, le trio se sépare, Tomecek lâche Jacinto, qui est à pas loin de 5 km derrière maintenant.

 

ELISABETE JACINTO,AUTRE RHAPSODY IN BLUE

ELISABETE JACINTO,AUTRE RHAPSODY IN BLUE

 

Ce qui n’est pas grave sauf pour le moral, on n’est pas encore à la moitié de la spéciale !

Devant la catégorie auto, Szalay a pris les choses en main devant Schlesser et Sabatier.

Un km et demi du premier au troisième, la poussière est une dope certes, mais l’overdose est toujours aussi désagréable !

Chez les motards, Pisano et Gabari mènent toujours largement, ils entrent dans une zone étonnante, on est à moins d’un km et demi de la frontière algérienne, que l’on longe un bon moment.

En bout de course des motards, Julia Schrencke, qui est loin d’être dernière, commence à entendre les bruits des camions.

Même si ces pilotes de titans pilotent comme des bijoutiers, se faire passer par un gros cul et son nuage de poussière doit être un vilain moment à passer sur une moto…

Donc, on se bat partout.

Devant, chez les motards, Dubois a repris  le lead.

En autos, Schlesser a pris la tête du groupe et déboule sur le sable à plus de 170 km/h !

En camions, Jacinto essaie de grapiller sur Tomecek mais elle lui reprend peu et le sable arrive.

Son moteur 2014 est pus puissant que les années précédentes mais cela suffira t’il à tenir le rythme, avec des pneus pas trop dégonflés, qui ne risquent pas de déchaper…

Les motos qui mènent devant ont fait les deux tiers de la spéciale.

Mais ça va rouler extrêmement vite, on sera au bivouac largement de jour…

Devant, dans l’Erg Chegaga, Pisano, Gabari et Dubois ne se lâchent pas d’une tétine et roulent comme des fous dans cet erg de sable qui annonce le Sahara, tout proche, au sud.

 

L'ERG,BEAU ET ANGOISSANT

L’ERG, BEAU ET ANGOISSANT

Schlesser est vingt kilomètres derrière eux, quand il va attraper l’Erg (désert de sable) sa vitesse sera impressionnante…

Six km derrière lui, Szalay et Sabatier continuent de se battre comme des chiffonniers.

Un truc hallucinant… devant le camion de Tomecek, je ne compte plus que neuf autos…

TOMECEK PHENOMENAL

TOMECEK PHENOMENAL

On verra bien au général, mais ça devrait remonter sévère.

Douze km derrière, Jacinto envoie du gaz, déchaînée.

Mais à ce stade de la spéciale, Tomecek est sur une autre planète !

 

LE COUP DE MAITRE DE SCHLESSER , GABARI ET PISANO

 

A 80 km De l’arrivée, escadre triple Schlesser et les deux motos de tête.

Le buggy s’apprêtait à doubler Pisano et Gabari et l’on va chercher un passage au sud,  on se retrouve dans bout d’erg » in ze middle of nowhere… »

Dubois, lui, est parti se perdre au nord de la piste.

Pendant ce temps, sur le tracé de la piste,   la moto de Robin et l’auto de Szalay enquillent joyeusement.

C’est effectivement un coin à la con, pas de traces devant et donc la nav se complique terriblement.

Une loterie qui a des gagnants et donc des perdants…

Dubois a bien joué mais s’arrête.

Paumé, il prend les traces de Shlesser, Pisano et Gabari !

Szalay prend le même chemin, forcément, là, il y a des traces, mais s’arrête, perplexe.

 

PORCHERON

PORCHERON

Porcheron s’arrête aussi, pour la même raison.

Pisano et Ganari s’accrochent au cul de l’auto de Schlesser qui remonte doucement vers la bonne trace.

S’ils arrivent à s’y repérer, la loterie est pour eux, car derrière, c’est la Berezina, on part dans tous les sens, on s’arrête…

Avec un peu de chance, ils trouveront les traces de la voiture ouvreuse passée la veille, mais c’est comme trouver un bouchon de champagne au milieu du Pacifique !

Et là, c’est Schlesser qui s’arrête.

Il est à trois cent mètres du tracé….

Il repart, Pisano et Gabari avec lui…

 

LE TRIO INFERNAL!

LE TRIO INFERNAL!

 

Le seul qui, derrière, s’en soit finalement bien sorti est Robin, le motard.

La moto de Dubois et l’auto de Salay font aussi cause commune.

Quand Schlesser a enfin retrouvé la bonne voie (il n’y a pas de piste), il envoie par endroits à plus de 200 km/h !

Il y a au moins une trouée entre deux montagnes qui sert de guide.

C’est bien joué, y compris pour les deux motards qui le suivent, il ya des endroits où Schlesser prend 200 km/h, et ils mettent du lourd comme des malades pour le garder en vue!

Derrière, le grand chambardement, tout le monde tire des bords, avance en zigzag, comme il ya des traces partout, ce n’est pas simple…

Schlesser, Pisano et Gabari passent enfin, en trombe, la ligne d’arrivée…

 

LE REPOS DU GUERRIER MAGNIFIQUE

LE REPOS DU GUERRIER MAGNIFIQUE

 

Jean Louis Schlesser après le check point: « Dis donc le dernier erg, rien pour se repérer, et ça faisait trente km de long… Au début, on a servi de lièvres à plein de motards, puis seuls deux ont suivi, je ne sais pas pourquoi les autres sont restés scotchés. Au début de la journée, c’était cassant, il a fallu faire gaffe, je roulais avec Balasz Szalay, puis un moment il s’est fait un coup de jardinage et je l’ai passé. L’étape en général était dure et très compliquée en navigation. Surtout quand on s’est retrouvés devant tout le monde, à ouvrir la piste! Bon, cela dit, dans l’auto, super ambiance, moi je suis aussi navigateur que pilote, et Magnaldi fait un super boulot, la preuve aujourd’hui, on l’a trouvé ce passage dans l’erg! Et chapeau à  Gabari, je pense qu’il gagne la spéciale. Encore un petit mot, tu as vu le dîner de gala hier soir pour le nouvel an, dans le désert? Magnifique…  » 

 En effet, Harite Gabari gagne cette spéciale, trois minutes devant Michael Pisano, huit minutes devant Martin Fontyn dont je n’ai pas pu beaucoup parler parce que comme Gabari, son mouchard GPS est tombé en carafe.  Gabari, Schlesser m’en parlé, Fontyn était dans le coup, il a finement roula cette journée difficile, bravo… 

Il est vainqueur de l’édition 2013 et comme Norbert Dubois a un peu fait gouffre, il est septième à 24 minutes du vainqueur, il reste largement dans le coup!

Dominique Robin est quatre à neuf minutes, le Belge Joris Van Dyck cinq à treize minutes.

Au classement général, la Yamaha de Gabari est en tête, la Honda de Pisano est à deux minutes, puis viennent huit KTM avant la onzième place de Willy Jobard.

Celle de Fontyn est trois à onze minutes, Dominique Robin quatre à douze minutes, Van Dyck vient ensuite à seize minutes et Dubois est sept à vingt deux minutes.

En autos camions, Schlesser prend la spéciale et la première place au classement général, Szalay est deux mais à déjà à seize minutes, Loomans trois à vingt six minutes.

 

LE HILUX DE LOOMANS

LE HILUX DE LOOMANS

 

Viennent ensuite au général Porcheron (à 31 minutes), Sabatier (à 32 minutes).

Comme prévu, les camions ont  fait très fort, Tomecek neuf en spéciale, Jacinto dix, Kovacs onze, et du coup au général, Tomecek est neuvième, neuf minutes devant Jacinto.

 

JACINTO DIXIEME AU GENERAL

JACINTO DIXIEME AU GENERAL

 

Bravo les pachydermes du désert!

Demain, on part en spéciale directement depuis le bivouac de Foum Zguid, 387 km, ensuite petite liaison de 17 km pour arriver à Assa.

Voici la carte de demain.

 

 JEAN LOUIS BERNARDELLI

PHOTOS ALAIN ROSSIGNOL/DESERT RUN ET JORGE CUNHA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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