F1. LE PRESIDENT DE FERRARI CRITIQUE LES SIMULATEURS

 

 

 

Luca-di-Montezemolo-Photo-Bernard-BAKALIAN

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Le Président de Ferrari, Luca Cordero di Montezemolo, considère qu’il fait revoir le système concernant les essais privés en Formule 1. Et qu’au lieu d’installer  les pilotes en permanence dans les simulateurs, on devrait au contraire organiser plus de roulage et donner plus d’importance aux séances d’essais privés en cours de saison plutôt que de faire la part belle aux essais virtuels !

« C’est une blague. Nous avons été forcés d’investir d’énormes sommes d’argent dans ces machines, qui sont artificielles, au lieu d’effectuer des essais ici à Fiorano et au Mugello. »

Et, il précise :

« Si une équipe n’a pas suffisamment d’argent pour procéder à des essais, alors il est préférable qu’elle aille courir en GP2, en karts ou jouer au basketball. Je veux qu’il soit possible de réaliser des essais privés avant tout pour donner à de nouveaux pilotes la possibilité de piloter des monoplaces de Formule 1 et d’acquérir de l’expérience. »

Et d’ajouter :

«  Je souhaite aussi offrir davantage d’opportunités au public car il ne se passe pas grand-chose entre deux week-ends de course. Il n’y a rien, strictement rien. Effectuer des essais est également une bonne opportunité pour les sponsors, pour inviter le public. Et les essais sont moins coûteux que de construire et développer chaque mois un simulateur… C’est quelque chose dont nous allons devoir discuter dans le futur. »

Probablement l’un des principaux sujets qu’il abordera prochainement à Maranello, ou le Président de la Scuderia a convié tous les patrons d’équipes pour discuter du devenir de la F1

Di Montezemolo, concluant :

« Je trouve ridicule qu’en Formule 1, d’un côté, nous ne puissions pas réaliser des essais privés, et que de l’autre nous soyons obligés de dépenser énormément d’argent dans une soufflerie pour l’aérodynamique, un domaine qui n’est d’aucune utilité pour nos voitures de série. »

Et de préciser :

« Je ne veux pas paraître pour un conservateur. Mais je pense que si nous pouvions réaliser des essais privés, alors le scandale des essais pneumatiques de cette année ne se serait jamais produit, car même pour Pirelli c’est très difficile qu’ils ne puissent pas organiser beaucoup d’essais. »

Précision, pour la saison 2014, quatre séances de deux journées d’essais privés seront autorisées au cours de la saison après certains Grands Prix.

 

Gianpietro CERVONIA

Photo : Bernard BAKALIAN

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