MOTOGP: VALENTINO ROSSI FLINGUE STONER ET DUCATI…

 

Décidément,ce « dottore » là fait toujours mal, qu’il soit en piste ou devant un micro. Pour son ami journaliste de Rolling Stone, Michele Lupi, qui lui est, c’est vrai, rentré fort dans le lard en lui rappelant que Rossi n’avait rien gagné sur Ducati alors que  Stoner a gagné 23 GP et un titre mondial…  Le flingage s’est fait en deux parties. D’abord Stoner et un peu Ducati, puis carrément dans la gueule du constructeur italien, en tous cas de son service course, il Reparto Corse. Mais, c’est là le signe des grands, Rossi se donne aussi des coups à lui-même, pêché d’orgueil entre autres…

On commence par Stoner…

 

SANS STONER,CELA VA BEAUCOUP MIEUX ENTRE NOUS LES PILOTES…

ROSSI ENPLAFONNE STONER

ROSSI EMPLAFONNE STONER

Premier missile. 

Attention, c’est du lourd.

Mais toujours, comme dans le Barbier de Séville, des arguments « di qualità, di qualità… »

 

Rossi:  « Casey a fait un travail incroyable avec la Ducati et si je regarde sa télémétrie, je ne comprends pas comment il a fait. Les gens pensent que Stoner était très rapide, mais pas très intelligent, et c’est pourquoi à la fin, il a fait un bug. Mais la réalité est que avec la Ducati, il a toujours dû piloter à la limite, aller plus fort que possible. Et si tu pilotes comme cela, tu finis par avoir un accident. Nos deux histoires sont différentes. Lui, quand il a déménagé chez Ducati, il avait piloté une seule moto, la Honda de Lucio Cecchinello, et durant une seule année. Je crois qu’il a pensé: cette moto est bonne, je dois gagner. Moi, au lieu de cela, je venais après des années avec Honda et Yamaha et je me suis vite rendu compte que la moto n’était pas bonne. Je suis sûr que si vous mettez, demain, Stoner sur la Ducati de Dovizioso, il arrivera sixième. Quoi qu’il en soit, il a piloté d’une manière incroyable. Il est unique. S’il me manque? Sur la piste, oui. C’était un grand talent, difficile à battre. En dehors de la piste, non. Sans lui, entre nous les pilotes, cela va beaucoup mieux. Nous sommes rivaux et ennemis, mais la situation est normale: quand la course est terminée, nous ne sommes pas amis, mais l’ambiance est ok. »

Audiard aurait écrit… » Incroyable ce mec, i’ m’file un bourre-pif, en pleine paix... »

J’aime beaucoup cette façon qu’a Rossi d’amener le truc.

Stoner super mec à moto mais un peu merde humaine quand même…

 

DUCATI: DES LE TROISIEME TOUR SUR LA MOTO, J’AI PENSE « NOUS SOMMES DANS LA MERDE… « 

 

Puis c’est le tour de Ducati, du Reparto Corse…

Pas triste non plus…

Valentino Rossi: « La première fois que j’ai roulé sur la Ducati, j’ai été choqué. Après trois tours, j’ai pensé: Nous sommes dans la merde ici! C’est tout le temps dont j’ai eu besoin pour réaliser que j’avais fait une erreur. Je n’avais pas eu l’occasion de tester la moto avant de signer le contrat, mais j’ai néanmoins signé.
 Les problèmes étaient évidents dès le début. J’ai juste pensé: OK. Essayons d’améliorer cette moto. Nous avons travaillé sur elle pendant toute la première moitié de la saison, mais après 10 courses, j’ai commencé à réaliser que je n’allais jamais remporter une course avec elle. Les rumeurs me concernant, disant que je voulais annuler mon contrat étaient vraies. Mais je ne pouvais pas le faire. Il n’y avait absolument aucun moyen de le faire. Et c’était effectivement une bonne chose. Cela aurait été une grosse erreur. Il aurait été beaucoup trop facile de dire: Je vais rester à la maison quand les choses n’allaient pas bien. Vous ne devez jamais abandonner. »

Bon, un petit bourre pif dans ce monde si brutal, ça fait du bien de temps en temps, ça relance comme on dit dans les courses de vélo!

JEAN LOUIS BERNARDELLI

PHOTOSMOTOGP 

 

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