ERIC OFFENSTADT PRESENTE SA MOTO GECO AU SALON DE PARIS !

 

 

 

 

Enfin, elle est construite !

Eric Offenstadt me dit au téléphone que grâce à son réseau d’amis, aux cotisations facebook et surtout l’aide de boîtes qui lui ont laissé le matériel pour rien, d’autres qui ont usiné plus de cent pièces à fabriquer, la GECO existe et va être présentée la semaine prochaine au Salon de la Moto à Paris, à côté du stand Yamaha, sur celui de la Mutuelle des Motards, et il y organise une tombola destinée à financer les essais à partir de mars 2014…

 

REVOLUTION FRANÇAISE ! 

 

Eric raconte…

« Depuis 75 ans on fait rouler des fourches télescopiques que l’on améliore à coups de millièmes de seconde à chaque essai, on a en fait avancé au pas à pas, autrement dit au pifomètre… Notre suspension  homocinétique est calculée au départ, il s’agit d’une conception scientifique, dont l’objectif chiffré est de freiner 10% plus tard que sur une moto de GP classique. Nous sommes en train d’appliquer à la moto la même révolution que Chapman dans l’auto de course il y a cinquante ans !  »… 

Il faut reconnaître un certain sens de l’histoire à Eric, cette année, Lorenzo et Marquez ses sont battus sur ce point, Lorenzo réclamant sans cesse à son équipe technique l’amélioration de la partie freinage-réaccélération. Parce que bien sûr, freiner plus tard et ne pas en profiter serait absurde.

Si vous multipliez ce gain de 10% à chaque virage sur la longueur d’un GP, en effet, c’est énorme. Mais bien sûr, on n’en est pas encore là.

 

 

En fait me dit Eric,

« Tu te souviens, pour mettre la moto en travers et la contrôler, à l’époque des moteurs deux temps, certains pilotes procédaient par petits coups de gaz ou de frein, c’est toujours ce qui se passe aujourd’hui sur les bosses, et cela maintenant sans que le pilote fasse quoi que ce soit sur les gaz ! On l’entend d’ailleurs, sur une piste un peu bosselée, alors que ce bruit-là ne s’entend pas en auto,  en fait les roues ne sont quasiment jamais à la vitesse de la moto, d’où les pertes d’adhérence ! Le principe de la suspension homocinétique, qui se dit « constant velocity » en anglais, c’est justement que les roues aillent toujours à la même vitesse que la moto. »   

Bon, je lui parle argent… Il m’explique que le projet GECO aurait dû coûter au bas mot 600 000 euro et qu’en fait, il a été réalisé avec 30 00 euros.

Yamaha prête le moteur, Michelin fournit les pneus, des boîtes ont fabriqué les pièces à usiner à l’œil, et les fans sur facebook ont donné les sous nécessaires à faire construire la moto.

Eric me dit que c’était vraiment un pari démentiel, il ya quelques semaines, il n’avait pas encore toutes les pièces usinées et le salon de Paris approchait à grands pas.

Mais c’est fait, la moto existe.

 

 

Sur le stand de la Mutuelle des Motards, Eric organise une tombola pour financer les essais qui commenceront en mars.

« Il faudra d’abord déverniner, avec toutes ces pièces jamais usinées avant, je n’ai pas la prétention que tout va fonctionner au petit poil dès le premier jour ! Toutes les écuries font d’ailleurs la même chose en début de saison. Ensuite on roule vraiment. Et question pilotes, pas de problème, tous les pilotes français m’ont demandé de la faire rouler ! » 

La tombola permettra de gagner un scooter Yamaha, et aussi des lots de vin offerts par un vigneron voisin.

C’est que le projet a vu le jour dans  un coin incroyable mais bien français, Lezignan-sur-Cèbe, la capitale française de l’oignon doux.

Cela ne s’invente pas, toute légende a besoin d’un beau décor !

Bon, vous avez compris chers lecteurs. Pas question qu’un seul d’entre vous ne passe pas par ce stand, et ne file pas son blé pour participer à la tombola.

Si en plus vous gagnez tant mieux mais là vous allez faire avancer l’histoire, rien de moins !

 

JEAN LOUIS BERNARDELLI

Photos et vidéo : CONSTRUCTEUR

 

 

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