ESSAIS: XENTER ET D’ELIGHT : LES « IT’S A SMALL WORLD » DE YAMAHA

AUX GRANDS HOMMES LA PATRIE  RECONNAISSANTE...AUX PETITS AUSSI§

AUX GRANDS HOMMES LA PATRIE RECONNAISSANTE…AUX PETITS AUSSI!

 

Même sur un marché loin d’être fringant, il faut innover. Pour  booster les ventes, il faut des prix et de la nouveauté. C’est clairement ce que propose Yamaha dans ces deux modèles de scooters, des 125, c’est le créneau de marché le plus vendeur, avec des personnalités marquées et, au moins pour le D’elight, un prix très tendu. Mais que l’on ne s’y trompe pas, on n’est pas du tout dans le low cost que l’on voit fleurir sur les salons, souvent décevant et en trompe l’œil (mais pas celui du pratiquant…), on est toujours dans le domaine favori de la marque Yamaha, le plaisir, le bon goût, l’originalité, la technologie de pointe. Et des idées assez bien vues qui en même temps, font tomber les prix et facilitent la vie du proprio. Les deux scooters sont présentés en version Yamaha ou made in France MBK, la marque appartient maintenant à Yamaha. Une précision : pour ceux que ma prose exaspère, il y a au bas de chaque essai une fiche des caractéristiques de chaque engin.

 

DE LA CLASSE, DE LA RECHERCHE, DES ENGINS JOUEURS, DES PRIX EN BAISSE ET  DES IDEES EN HAUSSE… 

 

 

Il s’agit évidemment de scooters très urbains, l’essai a donc eu lieu dans des coins encombrés voire maudits de la circulation à Paris, et ça ne manque pas !

Nous sommes aussi allés dans des endroits cachés encore paradisiaques qui sont un enfer pour y accéder en auto, mais un délice en scooter.

Bref, ces engins  sont une solution  idéale,  que ce soit dans la guerre civile du trafic matin et soir en semaine, ou dans la course épuisante à la place de stationnement payante  (plus la prune, car on a oublié de rajouter du blé…) du week end, quand on cherche le petit coin de paradis.

 

XENTER YAMAHA/ OCEO MBK/ BUSINESS :   GRAND LUXE AU PRIX DE CRISE… 

 

Le Xenter est donc présenté dans sa version business.

Business ?

Réservé aux hommes d’affaire ?

C’est surtout un gros clin d’œil.

Vous savez, le vieux fantasme, en avion, quand on est les uns sur les autres, en « classe bagages » à l’arrière du zinc, il fait cinquante degrés, et si vous n’êtes pas du côté de l’allée, il faut être acrobate pour arriver à aller pisser !

Lire l’Equipe tient du prodige, écrire un truc sur l’ordi c’est du jonglage, et à côté il y a évidemment le mec énorme qui prend tout le bras du fauteuil…

A l’avant de l’appareil, on a vu en entrant la classe business, sièges plus larges, chacun ses bras de fauteuil pour poser les coudes, liberté de se lever absolue sans devoir escalader des gens qui pioncent cassés en quatre, plateaux repas qui ne tiennent pas du Rubicube, on en rêve vite mais c’est plus cher.

Et justement, ce scooter Xenter vous offre plein de trucs en plus et… c’est moins cher.

Bien vu !

La classe business pour le confort, mais pour le prix, c’est le contraire, c’est le plongeon.

Confort?

Le top-case grand modèle, vendu en série, et non en option, on peut y mettre un casque intégral, idem pour le pare-brise, plus grand sur le modèle Yamaha que sur le MBK et enfin  un plancher plat gigantesque.

 

PLANCHER PLAT IMMENSE… 

 

Ce plancher plat me fait penser à la situation la pire du scooteriste parisien, qui va devenir un détail sur ce Xenter Business.

Il s’agit de loger le sac de voyage quand on part à la gare.

Ce n’est pas un exemple à la con, allez voir les alentours de certaines gares parisiennes en week-end, une chatte n’y retrouverait pas ses petits entre les milliers d’engins motorisés.

S’il n’y a pas de plancher plat, tu es bon pour le taxi que tu ne trouves pas, qui te fait payer plus cher que si tu achetais sa bagnole, qui râle tout le temps parce que ça n’avance pas, d’ailleurs ça n’avance pas, t’as envie de le tuer tellement il est mauvais dans le trafic.

Et tu frises l’arrêt cardiaque quand tu vois avancer  l’heure du départ du train alors que tu a s fait cent mètres en dix minutes…

Il y a aussi le bus, beaucoup moins cher, on te regarde de travers parce que ton sac de voyage prend la place de trois poussettes et deux mémés, tu perds un temps dingue parce que le trajet du bus passe par le Kenya pour aller à la gare de Lyon, bref faut partir trois heures avant le train qui met trois heures pour t’emmener à Avignon…

Bon, autre solution, ta copine t’emmène en bagnole, elle est à la bourre parce que ça ne roule pas et arrivé à la gare, t’as raté ton train et en plus t’as perdu ta copine qui en avait marre de se faire traiter de conne.

Bref, le scooter, génial.

Sauf que quand le plancher n’est pas plat, ça ne marche pas et s’il est plat mais  petit, il faut le rentrer aux forceps et prendre large dans les virages car il bloque le guidon.

Donc vive la classe business pour aller prendre le train!

Ou pour aller chercher un four à micro-ondes chez Confo ou tout autre transport de truc improbable sans auto…

Il y a une autre raison plus sérieuse qui me fait adorer le fond plat.

Un jour, c’est la seule fois que ça m’est arrivé en trente ans de moto et de scooter, à un carrefour, une bagnole a brûlé un feu est m’est rentée dedans par le côté.

Je ne sais même pas si je l’ai fait exprès, j’ai passé les deux pieds de l’autre côté du choc et j’ai sauté , laissant le scooter se casser la gueule sans moi dessus.

J’ai juste mis un genou à terre, même pas allongé, même pas roulé boulé.

Le mec était persuadé de m’avoir écrabouillé une guibole, il n’a toujours pas compris ce con.

Et quand je la regarde intacte, ma guibole, j’ai une petite larme de remerciement pour le plancher plat de mon scoot.

 

TOP CASE EN SERIE… 

 

Le top case, ça fait partie des trucs dont je ne peux plus me passer.

J’y mets les courses du marché quand je n’ai pas le temps d’y aller à pieds, le casque intégral quand je ne veux pas l’avoir dans les pattes au cinoche, au restau, ou à mon bureau où forcément je vais l’oublier une fois sur deux et devoir remonter le prendre.

On y met un ordinateur, un sac à dos, un blouson de pluie si la météo menace etc…

Particularité, il s’ouvre avec la clé du contacteur.

Bon, si tu perds la clé, t’es mal, si on te la pique, le mec il a tout, l’engin et le casque en même temps.

Mais comme de toutes façons si c’est un trousseau tout est dessus aussi, une seule clé c’est bien.

 

PARE-BRISE DE SERIE, POURQUOI PAS?

Le pare-brise, ce n’est pas ma culture.

J’aime bien avoir le vent dans la gueule.

Je suppose que quand il pleut à seaux, ça protège, mais que voit on à travers ?

Quand il fait un froid de canard, ça évite de rouler transformé en bibendum et quand un hanneton, une abeille, un gravillon ont envie de vous viser la gueule, ils se foutent dans le pare brise…

 

 

Bon, ce n’est pas moche façon coursier qui a accroche ses listes de clients dessus, j’ai juste noté qu’il existe en bulle, façon GP, c’est joli mais purement décoratif, parce que piloter la tête dans la bulle sur un scoot, tu dois vraiment avoir l’air d’un con…

Il existe aussi en grande taille, ça me paraît plus intelligent mais encore une fois, je n’ai pas de compétence pour en juger.

Comme c’est vendu avec, autant essayer.

En tous cas ce n’est pas gênant.

 

TABLEAU DE BORD, CHECK LIST OK…  

 

Le tableau de bord  est bien fichu, jauge, vitesse, kilométrage, impec’, l’heure est très lisible, c’est très important en conduite urbaine où le fait de regarder sa montre est quasi suicidaire.

On voit aussi la température extérieure, ça permet de râler contre le froid, le chaud, l’humidité, ces cons de la météo qui se sont encore planté et râler ça fait du BIEN !

Tout est archi-visible, je n’ai pas vérifié par temps ensoleillé, il faisait gris sur Paris.

Mais globalement bien fichu.

 

VROUM… 

-

 

Bon le pilotage du truc.

Je n’ai pas non plus l’habitude du scooter grandes roues, mais on en pige vite l’intérêt, j’ai testé la montée de gros trottoir, c’est top !

Le débattement de suspensions sur les rues en pavés dégradés, c’est top !

A ce sujet, on nous a dit pendant la présentation que ce type de modèle plaisait beaucoup en Italie où les rues sont défoncées.

Et là me vient un  souvenir.

Le film « Vacances romaines » avec Gregory Peck et Audrey Hepburn qui donne envie d’être amoureux dans les rues de Rome, à deux sur un scooter.

 

D'ACCORD MAIS AVEC LES GRANDES ROUES MY LOVE...

D’ACCORD MAIS AVEC LES GRANDES ROUES MY LOVE…

 

La merde c’est qu’aujourd’hui, les rues de  Rome sont en plus mauvais état que le Forum de Trajan et qu’une nouvelle Audrey Hepburn devrait être médaille d’or olympique de saut d’obstacles à cheval et le néo Gregory Peck sera pour sa part Champion du Monde de motocross !

Donc les grandes roues c’est carrément bien, surtout que pratiquant le deux roues à Paris depuis un milliard d’années, je vois les rues se remplir de trous béants qui te cassent les bras et te secouent comme un shaker quand tu es un peu pressé.

A propos, j’ai d’abord trouvé la suspension avant un peu ferme, puis je me suis souvenu que je suis tout-terraineux d’origine, que je m’accroche à mes guidons comme si je faisais du ski nautique, et que sur ce modèle, il suffit d’alléger la pression sur les bras, la suspension se débrouille très bien toute seule.

 

 

 

C’est même génial, ça avale un max, tranquille.

A l’arrière, la suspension est à mono-amortisseur progressif.

Un petit pas s’occupe des petits chocs, un grand pas se charge des trous de bombe.

Non seulement ça le fait bien, mais en duo, le passager arrière est à peine perceptible.

Le moteur (injection électronique) est carrément vif, il est bourré de systèmes anti-vibrations (cylindres enduits de céramique),  pas à hurler de joie mais confort, y compris à l’accélération brutale quand un connard vous fonce dessus dans un endroit pourave genre Place de l’Etoile.

Le freinage est dit intégral, le levier droit agit toujours sur le frein avant (disque), le gauche agit sur l’arrière et l’avant en même temps.

Ce qui ne vaut pas un système électronique qui coûterait à lui seul trois fois le prix du scooter mais ça le fait bien, y compris sur le mouillé.

Le mouillé…

La plaie du scooter!  Avec mes réflexes TT, plus les grandes roues, plus le freinage intégral, ça permet de s’arrêter un peu fort même  sur des pavés gras comme des rillettes.

La conduite à deux est impeccable, le passager s’appuie sur le top case,  s’accroche les mains sous la selle, il y a tout ce qu’il faut.

Bon, comme toujours sur un scooter, ce n’est pas spécifique à celui-là, les semelles des godasses du passager sont plus larges que les repose-pieds et en cas de frottage avec le taxi (celui qui va à la gare ?) j’ai toujours un peu peur pour les arpions de mes amis à l’arrière.

 

CLASSE BUSINESS AU PRIX  REDUIT … 

 

Le Xenter en version business vaut 2999 euro au lieu de 3299 avant.

Pas possible ?

Là aussi, on nous a expliqué.

Par exemple, que l’on utilise un seul contacteur pour plusieurs fonctions, le démarrage, l’ouverture du réservoir, l’ouverture de la selle.

Du coup, avec une seule clé, tu fais tout ça et même, tu ouvres le top case.

Ce qui coûte infiniment moins cher  à fabriquer et évite au proprio d’avoir un tas de clés différentes.

C’est un exemple, un contacteur ne vaut pas trois cent balles, mais il est bien connu que les petites gouttes d’eau font les grandes marres d’eau. (Mon dabe a entendu un jour à Strasbourg que « les petits couteaux font les grands marteaux », salut amical à mes amis alsaciens.)

Alors tout est bien ?

 

ON COGNE CHEF ?

BEQUILLE CENTRALE SEULEMENT

BEQUILLE CENTRALE SEULEMENT

 

Allez, on passe à ce qui fâche.

Pas de béquille latérale !

C’est en option !

Pas cher la pièce,  mais ça va coûter une blinde en main d’œuvre.

Pas de vide-poche devant.

Certes, il y a un gros crochet pour le cartable, l’ordi, le sac de shopping, c’est vachement bien, c’est même un crochet qui se referme, on ne peut donc pas te piquer l’ordi !

Mais le vide-poches, niet.

Rien pour le Sopalin pour essuyer la selle quand il a plu, ou quand on s’est sali les doigts sur le U, les gants quand on fait le plein et qu’on ne veut pas les pourrir, et oui, c’est mon côté rital, les pompes et les gants, on touche pas !

Un vide-poche ça sert à rien et à tout mais c’est rassurant. Y a pas !

 

SOUS LA SELLE,RIEN!

SOUS LA SELLE,RIEN!

 

Problème aussi dû aux grandes roues avec grand débattement, au dessus, il n’y a plus de place.

Quand tu ouvres la selle, il y a un emplacement où tu peux royalement mettre une botte de radis, et encore, éparpillés!

Peut-être une chaîne d’antivol mais une petite alors.

Donc, le U de ton antivol, tes fringues de pluie, la bombe aérosol anti-crevaison ou anti-rouille pour le U en question, macache !

Dans le top case, bien sûr, sauf que tu as déjà un sac à dos ou un ordi.

Il va falloir faire des choix, et c’est agaçant parce que forcément, on peut faire le mauvais choix et on va se traiter de con toute la journée !

Voilà, la plaidoirie et l’accusation sont terminées, la parole est au client, dont on sait qu’il est toujours le roi.

 

CARACTERISTIQUES XENTER/ OCEO

 

Chose promise chose due, pour ceux qui n’ont pas le temps d’être curieux, voilà le résumé…

– Scooter à grandes roues polyvalent

–  Moteur simple à arbre à cames en tête 4 temps de 125 cm³ à refroidissement liquide

–  Grandes roues 16 pouces munies de nouveaux pneus pour une grande adhérence et durabilité

–  Suspension arrière à mono amortisseur progressif

–  Système de freinage intégral

–  Frein à disque avant de 267 mm et frein à tambour arrière de 150 mm

– Repose-pieds plat – le plus grand de sa catégorie

–  Fourche avant rigide avec suspension à grand débattement

–  Design épuré

–  Tableau de bord LCD complet

– Phare à double optique avant

– Feu arrière à LEDs

–  Porte-bagages arrière intégré au chassis

–  Top case de 39 L

–  Pare-brise medium avec protège-mains

Coloris et disponibilité :

Oceo Business : Noir et blanc

Xenter Business : bleu ciel, blanc, noir

 Prix: 2999 euro.

D’ELIGHT YAMAHA/ FLIPPER MBK,   LE PETIT PASSE-PARTOUT GENIAL…

 

Au début, on se dit que c’est un truc de gonzesse.

Et oui dans la moto, on parle comme ça, quand on est entre mecs.

Sinon, on dit que c’est un design délicat ciblant clairement la clientèle féminine.

Et pourtant non, il est  sûrement bien pour les nanas mais pour les mecs, il est surtout un passe-partout absolu.

Il est tout petit rikiki !

Mais c’était là clairement le but de Yamaha!

En fait, c’est un 125 qui fait la taille d’un 50, on en reparlera.

 

Pour rouler en ville, on peut utiliser un truc long comme un bus et qui fait un bruit moche à ch…. (je cite pas de noms, je suis pour la paix civile) ou un tout petit engin qui va se transformer en redoutable passe-partout dans la guerre civile qu’est devenu le trafic urbain dans la capitale.

(On aura à ce point du récit une pensée émue pour ceux de nos élus qui se lèvent chaque jour avec une idée nouvelle pour emmerder les parisiens).

 

 

Bon, on en revient au D’elight.

Le 125 c’est 60% des ventes en France, et à l’heure où l’essence vaut le prix du caviar, un petit moteur représente une économie colossale en fin d’année, il doit bien y avoir parmi les lecteurs d’autonewsinfo des gens qui doivent s’y prendre à deux fois pour refaire les plâtres, et proposer des économies n’est pas forcément un gros mot.

Seulement, il faut que le petit engin en question soit d’abord plein d’astuces pour compenser sa taille, il faut qu’il soit peu cher pour justifier sa taille, il faut qu’il soit plein de qualités, toujours pour justifier sa taille.

C’est le cas.

 

 

D’abord, j’en ai expliqué quelques raisons ci-dessus, il y a un plancher plat, ce qui est TOUJOURS un avantage.

Puis, c’est essentiel, c’est même incroyable à quel point cela simplifie la vie (et les visites chez le kiné pour ceux qui comme moi ont laissé une partie de leur dos sur les terrains de motocross et de rugby), il y a une béquille latérale !

Pour les jeunes filles, ça permet aussi, je constate que c’est fréquent dans Paris, de rouler en escarpins de luxe.

Suite des bonnes surprises.

 

 

Il y a un crochet à l’avant pour le sac, le cartable ou l’ordi, crochet refermable, pas de vol à l’arraché.

Il y a un vide-poches sur le tablier, et quand on soulève la selle, c’est la grosse surprise (et l’avantage des petites roues !) c’est Versailles !

Les filles journalistes ont tenté d’y mettre le fameux sac (celui qui contient toute leur vie, et dans lequel d’ailleurs, c’est tellement vaste et bordelique qu’elles ne retrouvent jamais rien, du coup les objets utiles doivent y être en dix exemplaires, d’où la taille…).

 

Le sac, il rentre !

Et du coup, à la place du sac, on peut mettre aussi un casque demi-jet, ou les fringues de pluie, et puis le U de l’antivol.

Il manque UN truc, le top case et c’est prévu paraît-il, mais sinon à première et deuxième vue, ce petit D’elight est un délice (ouaf !).

On l’a dit, il fait la taille d’un 50, et bien entendu, les encombrements, ça N’EXISTE PLUS !

 

Il est aussi léger, donc pour arriver à le glisser dans les parkings pour motos où tout le monde est dans tous les sens, ça le fait, les manoeuvres se font d’une main.

Le rayon de braquage est génial, je me suis amusé à tourner sur place.

 

 

En cas de slalom forcené entre les bagnoles arrêtées sur des km au feu rouge, ça va le faire grave.

La selle est hyper-basse, on n’a donc plus besoin d’avoir les guiboles d’Adriana ex Karembeu pour poser les pieds à terre.

La position de conduite est hyper confort et là encore, pas besoin d’appuyer comme des forcenés sur les bras, la suspension avant avale un peu tout.

 

 

Bon, dans les trous de bombe, faudra peut-être faire gaffe, j’ai en tous cas essayé le trottoir kolossal, celui qu’il faut grimper dans la rue à une seule voie le matin, quand t’es à la bourre et que devant il y a le camion poubelle.

Et ça passe.

J’ai fait du trial dans ma vie, ça aide, mais ça passe.

Bon le  moteur.

C’est un refroidissement par air, on économise la place du radiateur…

Bien vu, quand on veut réduire la taille de l’engin. .

Il  est  équipé du système YMJET-FI, ça veut dire Yamaha Mixture Jet-Fuel Injection et c’est moins vorace à la pompe.

Quand l’essence sera à 200 euro le litre, autrement dit la semaine prochaine, ce scooter sera un coffre fort !

En revanche, côté accélération fulgurante, c’est assez « smooth », on ne sera pas ridicule dans Paris et il ya ce qu’il faut pour éviter les connards.

La vitesse est limitée en ville mais l’accélération est une sécurité…

 

A DEUX,AUCUN ¨PROBLEME DE PLACE, C'EST CONFORT.

A DEUX, AUCUN PROBLEME DE PLACE, C’EST CONFORT.

 

En revanche,  j’ai quand même peur que sur le périph, à deux (car même en duo ce petit engin est parfait), on ait du mal à garder les 80 km/h.

 

IMPECCABLE POUR LE DUO, LE PASSAGER A DE QUOI S’ACCROCHER

 

Le prix, 1999 euro, bref 2000.

C’est assez réussi aussi, parce que  si tu regarde sur le marché ce que tu as à ce prix, c’est moins bien.

Donc sur ce point encore, bravo.

Et maintenant les choses qui fâchent…

 

ON  RECOGNE CHEF ?

 

Et oui, la perfection n’est pas de ce monde, mais parfois on peut essayer de s’en approcher et sur ce coup-là, les ingés de Yamaha ont raté au moins deux trucs.

Un tableau de bord de scooter urbain, cela doit donner l’heure.

Sur le D’Elight, le tableau est mignon tout plein, mais pas de montre.

Pendant au moins six à sept mois de l’année, et à vrai dire douze mois sur douze si l’on est sérieux, on conduit un scooter avec un blouson sur le dos.

Pour savoir si on est en retard, faute de montre au tableau de bord,  il faut donc s’arrêter n’importe où et relever sa manche de l’autre main, et du coup, plus une seule main pour se protéger, faire le geste qui sauve alors qu’un connard vous arrive dessus !

Kif kif si on doit regarder son portable pour connaître l’heure.

Bien sûr, je pousse le raisonnement à l’extrême et en plus, justement grâce au sccoter, on n’est jamais en retard.

Mais ça manque, disons que c’est gênant.

Par ailleurs, et cela touche encore la sécurité, je n’ai jamais réussi à trouver la bonne position des rétros, qu’en vieux tarmo de ville j’utilise de façon permanente, j’ai du coup dû me retourner plein de fois.

Tourner la tête pour vérifier que le rétro n’a pas manqué un quarante tonnes qui entre dans le paysage est une bonne chose.

Devoir se retourner avant de tourner n’est pas conseillé.

Ce sont deux détails, je les exagère à l’envi pour que la démo soit complète, ce scooter n’est pas dangereux en soi, loin de là mais j’ai dit tout le bien qu’il faut penser de l‘engin et de son concept, ces manques sont un peu comme une fausse note dans une sonate de Mozart, inconcevables…

Par ailleurs,  ce n’est pas un reproche mais une attente, le top case sera quand même le gros, le très gros plus, même si l’on dépasse alors ce seuil de 2000 euro qui semble être un tabou en matière de marketing…

 

 

CARACTERISTIQUES D’ELIGHT/FLIPPER :

–         Modèle adapté aux trajets urbains

–         De sign rétro et technologie moderne

–         Excellent rapport qualité/prix

–         Compact, faible encombrement

–         Hauteur de selle de moins de 755 mm

–         Performances d’un 125 cm3 avec la maniabilité d’un 50 cm3

–         Faible consommation de carburant

–         Seulement 98 kg – le plus léger du segment 125cm3 Yamaha

–         Moteur monocylindre 4 temps refroidi par air de 114 cm3

–         Rangement sous la selle pour un casque de type demi-jet

–         Frein avant à disque de 180 mm

–         Roues en alliage à 3 branches de 12 pouces

–         Selle biplace confortable et surpiquée

–         Clignotants intégrés.

Prix

1999 €

Coloris

WM6 – Milky White

SMX – Midnight Black

VDOM1 – Magnetic Bronze

 

ESSAI : JEAN LOUIS BERNARDELLI

PHOTOS YAMAHA/LAURENT BENCHANA 

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