MOTO. OU VA L’ENDURANCE ? RENCONTRE AVEC PAUL DUPARC DE LA FIM.

 

PAUL-DUPARC-DE-LA-FIM-entretien-avec-Gilles-GAIGNAULT-24-HEURES-DU-MANS-photo-Gilles-VITRY

PAUL-DUPARC-DE-LA-FIM-entretien-avec-Gilles-GAIGNAULT aux 24-HEURES-DU-MANS Moto  – 21 septembre 2013- photo-Gilles-VITRY autonewsinfo.com

  

A l’occasion des 24 Heures du Mans moto, 4éme et ultime manche du Championnat du monde d’endurance moto 2013, nous avons rencontré Paul Duparc, coordinateur au sein de la FIM (Fédération Internationale de Motocyclisme) en charge du Moto GP, du Superbike et de l’endurance.

Le but étant de faire le point, avant tout sur l’endurance.

 

PAUL-DUPARC-FIM-24-HEURES-DU-MANS-photo-Gilles-VITRY

PAUL-DUPARC-FIM-24-HEURES-DU-MANS-photo-Gilles-VITRY autonewsinfo.com

 

Alors comment se porte la discipline en 2013 ?

« Avec des haut et des bas. Car actuellement on évoque plus les bas que les hauts dans les media. »

Parlons donc d’abord de ce qui marche :

« Point positif, le parfait exemple ici aux 24 Heures : Un super plateau avec 60 machines inscrites, une course indécise jusqu’au bout et le public qui a répondu présent.  Dans ce qui va bien encore, l’attrait de plus en plus prononcé des constructeurs  avec la grande possibilité de voir arriver Ducati, en 2014. Toujours dans ce qui marche, cette année on a fait toute la saison avec un plateau de 29 équipes permanentes. »

Alors, qu’est – ce qui ne fonctionne pas ?

«  La difficulté pour la FIM actuellement est de parvenir à construire un calendrier raisonnable. L’idéal étant de rassembler six manches, il y en avait quatre en 2013 et qui sont d’ailleurs déjà reconduites pour 2014. Certains circuits montrent un intérêt certain pour nous rejoindre, je peux citer Navarra en Espagne dont le Directeur général est un franco espagnol, Michel Ligonnet. Un amoureux de l’endurance lui –même en son temps ayant participé dix fois aux 24 Heures du Mans autos. »

Et la FIM est sans doute confronté aussi à la maîtrise avec les coûts d’organisation, non ?  

« On peut effectivement expliquer notre souci de parvenir à présenter un calendrier plus étoffé en raison des spécificités de l’endurance. Et donc du nombre élevé de commissaires de pistes nécessaires, étant hors de question de sacrifier la sécurité des pilotes. A titre d’exemple ici aux 24 Heures, l’ACO mobilise un bon millier de commissaires qui se relaient en plusieurs équipes, entre jour et nuit »

Pourquoi ne pas être retourné au Qatar ?

« Le Qatar est très intéressé pour organiser à nouveau une manche l’année prochaine.  Aprés une absence d’un an, pour autant nous devons rester attentif au cout pour le transport des équipes »

Justement quid des frais des épreuves exotiques ?

« Les Teams bénéficient d’une aide financière de la FIM de 6000 €  pour chaque déplacement, hors d’Europe. Sachant que les frais d’hôtellerie et de restauration sont totalement pris en charge eux par l’organisateur local. »

Pourquoi la Grande Bretagne, terre de la moto  par excellence, avec des équipes Britanniques n’organise t-elle pas, une épreuve d’endurance ?

« La raison principale est que la FIM a été échaudé, il y a deux ans, avec l’annulation de la manche programmée et prévue à Donington. Et ce, un mois seulement avant l’épreuve. Sans raison et  motif avoués. La culture de l’endurance n’a malheureusement pas pris la bas, malgré la présence de plusieurs tops Teams, comme Honda TT Legends »

Venons-en aux pneumatiques ?

« L’endurance, reste un formidable laboratoire d’essai permanent car c’est la dernière grande catégorie à réunir tous les manufacturiers (Michelin-Dunlop-Pirelli-Bridgestone) et qui équipent tous une équipe de premier plan. Au Mans cette semaine, on les a réunis  pour leur proposer de diminuer le nombre de pneus par course et ce à partir de 2014. Et, ils sont tous d’accord à l’unanimité pour aller dans ce sens. Actuellement, aux 24 Heures ou au Bol et pour toute épreuve de 24 Heures, pour les Teams de pointe, il n’y a pas de limite et ils consomment  jusqu’à 52 pneus pour la course uniquement. L’idée est donc de parvenir à 45 en 2014 et 30 en 2015. »

En conclusion, l’endurance continue visiblement d’intéresser, la preuve en Asie, de nombreux pays et circuits sont demandeurs, n’est-ce-pas ?

« C’est exact mais actuellement, la FIM ne peut pas satisfaire ce type de demandes, ne pouvant réunir un plateau suffisant, vu le coût de tels déplacements.»

Alors que faire ?

« Il est certain que l’avenir de l’endurance moto, comme c’est déjà le cas de bien des disciplines de sports mécaniques, se déplacera tôt ou tard vers l’Asie et l’Amérique du Sud. »

En conclusion, Paul Duparc se veut optimiste et estime que le Championnat du monde d’endurance moto, a encore de beaux jours devant lui.

La France offrant deux belles épreuves avec les 24 Heures du Mans et le Bol d’Or

 

Gilles GAIGNAULT

Photos : Gilles VITRY – autonewsinfo

 

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24-HEURES-DU-MANS-Il se fait tard au cœur de la nuit mais Paul DUPARC suit l’évolution de la course -photo-Gilles-VITRY autonewsinfo.com

 

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