TRIAL CLASSIC HORS SERIE : LA ZONE EST UN PARADIS !

 

C’était il ya un peu plus de trente ans, Charles Coutard était multiple Champion de France, puis vinrent ses fils naturels  Burgat et Michaud pour gagner Championnat du Monde et Six Jours d’Ecosse, le trial est alors à son apogée. C’est cette glorieuse époque que relatent les numéros spéciaux de Trial Classic. Un bonheur ! Le No 5 est paru, on y voit défiler les très grands pilotes de l’époque, les motos mythiques, et encore plein de bonnes idées de reportage, ça se lit comme du bon pain… Même si vous n’êtes pas trialiste de cœur, c’est inratable, car les lecteurs d’autonewsinfo sont à la fois amateurs de « Dolce Vita » et de bruit et de fureur. Cette histoire du trial mêle un peu les deux, la violence et l’élégance…

 

VESTY, CHARLY, BURG’, SAMMY ET LES AUTRES …

VESTERINEN EDITORIALISTE

VESTERINEN EDITORIALISTE

 

C’est carrément Yrjö Vesterinen qui signe l’édito.

Ykka, (on prononce uka) alias Vesty, star absolue de l’époque espagnole du trial, quand Barcelone et les usines Bultaco, Montesa et Ossa étaient le centre du monde.

Vesterinen a été le premier non-anglais à devenir Champion du Monde et vainqueur des Six Jours d’Ecosse.

Une déflagration dans le monde de ce sport inventé au Royaume-Uni…

Car il y a eu plusieurs centres mondiaux du trial.

D’abord l’Angleterre et ses motos quatre temps, AJS, Greeves,Triumph, Ariel, Matchless.

Il y a en Angleterre un monsieur, Sammy Miller, qui aura été en tout onze fois « British Champion » qui un jour prend l’avion pour Barcelone, abandonne ses quatre-temps et sort la première Bultaco deux temps de trial…

Une révolution !

 

MANUEL SOLER SUR UNE BULTACO 199a

MANUEL SOLER SUR UNE BULTACO 199a

 

Montesa et Ossa feront elles aussi appel à de grands champions pour faire des machines à la hauteur…

Et la bagarre sera démentielle.

Avec des talents arrivant chaque année dans une discipline pourtant incroyablement élitiste.

Moto universelle que cette Bultaco, qui emmènera les plus grands vers les sommets. Coutard, Vesterinen seront de ceux-là, ainsi que Manuel Soler, un des pilotes les plus talentueux de l’époque, auquel Trial Classic consacre un très beau portrait.

 

MANUEL SOLER

MANUEL SOLER

 

Chaque samedi en Angleterre, chaque dimanche en Europe, les compétitions de trial voient passer des centaines d’engagés, le trial devient un marché colossal.

Et il ya avait des dizaines de milliers de spectateurs, une ambiance incroyable en plein milieu de nulle part, mais dans des coins beaux comme le paradis.

Le journal phare de l’époque, Moto Verte, en a fait un sport vedette.

Mais toute l’Europe dépêche ses envoyés spéciaux sur ces championnats.

Du coup, des tas de sociétés s’y intéressent…

 

L'ETOL'ETONNANTE GUZZI DE TRIAL

 

En particulier en Italie, avec une flopée de marques toutes plus performantes les unes que les autres, SWM, Fantic, Italjet, Guzzi, Aprilia, tout le monde s’y met et ces marques décrochent aussi des titres nationaux et mondiaux.

Parallèlement, Yamaha sort une TY qui se vendra à des dizaines de milliers d’exemplaires, et Honda une petite TL 125 qui sera la moto d’initiation par excellence, y compris pour de très belles ballades en tout-terrain…

Un chasseur que je craignais d’avoir dérangé m’a dit un jour au-dessus de Grasse « Vous savez, moi je viens surtout ici pour tuer le temps »…

C’était le temps de la ballade, la ballade des gens heureux…

Mick Andrews donnera à la TY ses lettres de noblesse sportive, ainsi qu’en France Christian Rayer.

Puis, Sammy Miller prend un autre avion, pour Tokyo.

Honda met en place toute sa technologie, ses ingénieurs, son pognon et le meilleur metteur au point qui soit (avec Charles Coutard, qui développe magnifiquement la SWM) Sammy Miller relance le quatre temps, avec des Honda officielles qui seront des merveilles…

 

PARADISE NOW…

CHARLES COUTARD COURT TOUJOURS!

 

Ce numéro spécial retrace aussi cette histoire.

Jean Claude Comméat, dit « Claudio » dans le milieu, a commis plusieurs papiers de haute volée dans ce numéro.

Charles Coutard revient sur son parcours, brillantissime, Jean Pierre Goy, entre deux cascades pour les James Bond, a repris le guidon de son Fantic qu’il utilisait alors dans ses démos d’acrobatie à moto, on trouve des essais de motos assez incroyables, la Guzzi par exemple, excellente au demeurant, même si elle s’est vendue au compte gouttes, des portraits magnifiques, qui m’ont arraché des larmes,   bref, tout le grand frisson qu’ a été le trial de cette période de près de trente ans  vous parcourt l’échine au long de ce canard.

C’est bien fait, c’est bien écrit et il y a de ces idées que l’on adore, par exemple un entretien croisé avec les épouses de trois pilotes français,  Corinne Michaud, Catherine Coutard et Catherine Berlatier, avec qui on passe un moment délicieux.

 

JEAN PIERRE GOY

JEAN PIERRE GOY

 

Bon lecteur, cela a un peu atténué ma peine de voir disparaître un autre immense talent de cette époque, dans le domaine de la musique.

Le plus grand des plus grands, JJ Cale, celui que des mecs comme Eric Clapton ou Keith Richards ont eu comme maître à gratter, a pris un aller simple pour un monde où l‘on n’a plus besoin de dormir…

Sérieusement, Trial Classic et JJ cale, c’est la même époque. Le même trip.

Cale, maintenant c’est seulement sur disques (ne me parlez pas de ces horreurs de musiques comprimées…).

Trial Classic est vivant, et pour encore plein d’années…

Profitez-en !

Faites gaffe, le maquettiste a inversé les titres, on lit donc Classic Trial, c’était pour faire de la place pour la photo de couv’…

Page facebook : https://www.facebook.com/pages/Photos-Vid%C3%A9os-by-Claudio-Trial-Classic/131103153675655

7,90 euro. Vendu en kiosques.

On peut aussi le commander:

http://www.boutiquecppresse.com/classic/475-trial-classic-n5.html

 

JEAN LOUIS BERNARDELLI

PHOTOS JEAN CLAUDE COMMEAT

 

 

Moto Motocross Sport

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