YAMAHA D’ELIGHT : L’INTELLIGENCE ET LE PLAISIR PRENNENT LA RUE !

 

L’intelligence et le plaisir au pouvoir ?

Il aura fallu la moto pour cela, communauté d’élite certes mais qui n’a pas toujours été à la pointe dans les deux domaines sus-cités…

Le D’elight de Yamaha est une preuve supplémentaire de cette avancée technico-humaniste, avec un scooter compact, maniable, léger, bref intelligent et qui ne se la pète pas, qui consomme et coûte peu, bref qui ne ruine pas, qui est dessiné façon retro, et donc qui finalement se la pète quand même mais pas de façon arrogante mais à la Vinci, par petites touches…

 

AVANCER, DIFFICILE DANS UN MONDE QUI RECULE…

 

Le marché du scooter est important, même si ces engins ne sont guère excitants pour les amateurs de sensations fortes que sont les motards, ils sont un moyen très intelligent de circuler en ville.

Ils résolvent ce problème urbain fondamental qu’est aujourd’hui le blocage de la rue, alias le bouchon, l’immobilité, la lenteur, ceci  dû aux conneries à la Delanoë d’une part, à la crétinerie collective de la gent automobilisto-camionesque (au hasard, je sais que je vais bloquer le carrefour mais j’avance quand même…) et aussi par l’abandon total de politiques de mobilité urbaine et péri-urbaine depuis des décennies, obligeant les malheureux banlieusards à des heures de transport inconfortable et les habitants des villes possédant une auto à choisir entre le racket des parkings et celui des PV de stationnement…

 

 

Le scooter est en effet une réponse à toute cette merde.

Deux options alors, ces gros scooters qui coûtent une fortune, qui font un bruit extrêmement moche, un vroaaar rauque de phoque en rut, et dont les proprios roulent souvent comme des mecs qui viennent de faire une banque… ou le petit, 125 ou 50, discret, si possible bien équipé pour laisser le casque sous la selle, sorte de passe-partout se faufilant comme une couleuvre dans un trafic bordélique à souhait avec des bagnoles dans tous les sens.

Le D’elight Yamaha est de cette race intelligente de scooters, faits pour vous faciliter vraiment la vie, être à l’heure à vos rendez-vous, passer même dans ces conneries de rues réduites à une voie parce qu’en sens unique et avec des autos garées des deux côtés.

 

 

Il fait la taille d’un 50, il est léger, mais c’est un 125. Il est dessiné façon un peu rétro, donc dans l’air du temps, ce temps féru de soi-disant nouvelles technologies et qui est incapable de créer du beau, et en est donc réduit à revenir aux critères esthétiques de l’époque bénie où les comptables n’avaient pas encore pris le pouvoir  dans les boîtes.

Pardonne-moi lecteur, la haine des comptables est probablement le seul point commun que j’aie avec l’immense talent qu’était Albert Londres, lui devait juste se battre avec eux, le veinard, nous on les a nommés dictateurs de l’économie…

Avec le résultat que l’on connaît, des millions de chômeurs et une économie en rade faute de consommateurs…

Mais voilà, parfois, dans la moto, on voit passer des trucs intelligents, beaux et plaisants… Heureusement, les comptables tombent parfois dans les escaliers…

C’est le cas de ce D’elight 125.

 

L’INTELLIGENCE PAR LES CHIFFRES…

 

98 kg, rayon de braquage d’un mètre quatre-vingt, faible hauteur de selle, 755mm, moteur quatre temps deux soupapes refroidi par air, voilà pour la maniabilité et la simplicité.

Pour le moteur, je laisse parler ceux qui savent…

« Ce scooter est équipé d’un moteur monocylindre refroidi par air de 114 cm3 silencieux et économique qui bénéficie de la technologie YMJET-FI (Yamaha Mixture Jet-Fuel Injection).

Ce système utilise une entrée d’admission d’air auxiliaire située à côté de l’entrée d’admission d’air principale afin d’améliorer la vaporisation du mélange carburant/air et ainsi favoriser

l’efficacité de la combustion. L’avantage de ce système réside dans la réduction de la consommation de carburant et des émissions. » 

Bon, ce que je comprends moi, c’est que Total va cesser de me coûter les trois-quarts de mes revenus. Je vais faire un peu le vieux con mais il y a pas mal d’années, avec des potes, on avait une deux CV, et le super venait de passer à 2,30 francs le litre.

C’était une époque où personne n’avait d’angoisse sur l’avenir, tu quittais un boulot et le lendemain il y avait trente tauliers qui te suppliaient de venir chez eux.

L’un d’entre nous a  dit « tu te rends compte, si ça se trouve, un jour, le super va coûter cinq balles le litre !

On l’a traité de con et on s’est marrés comme des crocodiles (ben oui, on verse des larmes de crocodile donc on peut aussi se marrer comme eux…) Euh, 5 balles… aujourd’hui ça ferait moins d’un euro !

Bon, on continue…

 

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Le moteur est super-carré (alésage/course 50,0 mm x 57,9 mm), c’est donc un « course courte » qui offre un couple relativement élevé de bas à mi-régime. 7,7 Nm à 5 500 tr/min. Bref, quand, selon le mot d’un de mes anciens patrons, « quand chaque feu rouge de ta vie se transforme en départ de Grand prix », au guidon de ce D’elight, peinard… Par ailleurs, le système de refroidissement par air pulsé a permis de construire un bloc moteur compact qui rentre dans un châssis de 50cc !

Le look est résolument années sixties, autrement dit le premier disque de Johnny, puis les transistors, Le Chaussettes Noires (Eddie Mitchell), les Chats Sauvages (Dick Rivers), le Golf Drouot… et à partir de 1962 le Yéyé, Hardy, Vartan, Cloclo…  Puis Salut les Copains et bref l’Eldorado des trente glorieuses…

$En 1960, Johnny chante « souvenirs, souvenirs »… Ce scooter là raconte décidément bien de jolies choses…

Au fait il coûte 1999 euro, ce qui ne se trouve pas sous le sabot d’un cheval mais ça permet de rouler avec plaisir et sans stress sans devoir menacer son banquier de mort !

Existe en blanc, noir et bronze…

 

Jean Louis BERNARDELLI

Photos : CONSTRUCTEUR 

 

 

 

 

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