24 HEURES DU MANS. LA VOIX ANGLAISE DU MANS DAVID WALDRON FETAIT SES 37émes 24 HEURES

  

DAVID-WALDRON-Photo-autonewsinfo

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David Waldron fêtait cette semaine ses 37émes 24 Heures.

David Waldron ?

Le speaker depuis plus de deux décennies en langue anglaise des 24 Heures du Mans !

David est né le 15 décembre 1942 à Dublin. C’est un vrai ‘Irish man’ mais qui parle un français remarquable

La toute 1ére fois où il a assisté à l’épreuve Sarthoise remonte à l’édition 1967 !

Et il se souvient de tout !!!

Parfaitement

 «  C’était l’année de la seconde victoire FORD avec la MK4 de Gurney-Foyt qui est le seul succès 100 % Américain : voiture, moteur, pilotes. »

David  nous explique :

«  J’étais venu d’Angleterre de Londres pour être précis ou je m’étais installé, travaillant dans une agence de publicité avec un tour-opérator, souhaitant découvrir les 24 Heures état un fan. »

A l’époque, David, avait-t-il des idoles autos ?

«  Absolument, à commencer par Tarzio Nuvolari, et Sir Stirling Moss et bien sur l’inoubliable Argentin, Juan Manuel Fangio. »

Mais, revenons sur l’origine de la naissance de sa folle passion pour la course.

Sa passion débute tout jeune car son père, John Waldron, a été lui-même été acteur, disputant des compétitions en Irlande. Ainsi, David nous confie que le pater, avait gagné en 1932 la course ‘ Junior 100’ au volant d’une MG 750cc dans le Phoenix  Park, dans les environs de Dublin.

Toute sa jeunesse, il entendra son père évoquer les courses automobiles

Avant de venir pour la toute 1ére fois en Sarthe, David avait naturellement déjà assisté à des épreuves automobiles.

Il se souvient :

« Ma toute 1ere course en 1950, je l’ai suivi sur le Curagh, site situé a une soixantaine de km, à Naas au nord de Dublin, ou se déroulaient des compets style handicap les plus rapides étaient pénalises par rapport aux plus lentes. »

Ensuite, il a assisté souvent au Tourist Trophy a Dundrod, le grand événement de l’époque en Irlande car cette épreuve comptait pour le championnat des voitures de sport – devenu endurance – Laquelle disparaitra fin 1955 et ce car trois pilotes, Bill Smith, Jim Mayer et Richard Mainwaring  y trouvèrent la mort

Il attendra de nombreuses années et le BRITISH GP a Brands Hatch, en 1966, pour découvrir l’univers de la F1 avec la victoire de Jack Brabham

Avant on l’a dit de venir au Mans, l’année suivante en 1967

Il faudra ensuite attendre et patienter jusqu’à … 1978 pour le revoir en Sarthe !

Entre –temps, le jeune Waldron avait quitté la Grande Bretagne, pour venir s’installer en France, ayant trouvé un job à Paris, à la FISA (Fédération Internationale du Sport Automobile) comme interprète.

 

DAVID-WALDRON-dans-sa-cabine-de-speakers-avec-Bruno-Vandestick-Photo-Patrick-MARTINOLI

DAVID-WALDRON-dans-sa-cabine-de-speakers-avec-Bruno-Vandestick-Photo-Patrick-MARTINOLI

 

David nous explique :

« J’ai répondu à une petite annonce dans l’Herald Tribune  et on m’a embauché. »

Et, de quand, datessa collaboration avec l’ACO et le job de speaker en langue Anglaise ?

« Cela a démarré en 1988. En fait, en ce temps là, le boulot était confié au journaliste Anglais Bob Constanduros. Alain Bertaut, Président du Collège des Commissaires qui me connaissait par la FISA, m’avait déjà offert et proposé de prendre ce poste, auparavant en 1882.  Mais Jean-Marie Balestre, le tout puissant Président de la FISA, me l’avait interdit formellement.

Estimant qu’un employé de la FISA ne pouvait collaborer avec l’ACO (Automobile Club de l’Ouest)

Il lui faudra donc attendre et patienter jusqu’en 1988 que ce poste soit de nouveau disponible. En effet, entre-temps, David avait quitté la FISA, fin 1985 !

Donc, il était libre.

Son job ?

 

 DAVID-WALDRON-dans-sa-cabine-de-speakers-Photo-Patrick-MARTINOLI.


DAVID-WALDRON-dans-sa-cabine-de-speakers-Photo-Patrick-MARTINOLI.

 

David confie :

« Une semaine durant, depuis le pesage, tu traduis et interviewe les pilotes et Teams-manager »

Et œuvre-t-il a nuit ?

« Je dors au maximum 3-4 heures au cœur de la nuit.»

A propos, comment a-t-il vécu cette 90éme édition des 24 Heures ?

«  Malheureusement, elle a en partie été gâchée par l’accident mortel d’Allan Simonsen. La course a été complètement avec les interventions permanentes  des safety car (12). Mais inévitables pour reconstruite les rails. »

Que retient-t-il de la course ?

 «  Je suis franchement étonné de la performance des Toyota car on attendait tous une nouvelle démonstration des Audi après leur sensationnelle début de saison. Je retiens aussi la belle et passionnante bagarre en GT et notamment ce dimanche matin, au lever du jour après la longue nuit où trois GT se trouvaient en… 4 secondes, la Porsche  92  et les deux Aston, la 97 et la  99. » 

Avec le tandem Bruno Vandestick – Vincent Cerutti et l’aide efficace de l’équipe d’Infos-course, véritable bible des courses d’endurance, David Waldron, est devenu au fil des ans, un élément indispensable,tant les 24 Heures, ne cessent d’attirer nos amis Britanniques qu’on estime, bon an, mal an, à prés de 40.000 !

D’où la présence d’un des leurs, David Waldron, au micro

 

Gilles GAIGNAULT

Photos : Patrick MARTINOLI- Thierry COULIBALY

 

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