24 HEURES DU MANS: FORZA AF CORSE !

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Amato FERRARI _Photo Thierry COUILIBALY autonewsinfo

 

AF CORSE, voilà un nom qui fleure bon l’Italie. En effet, c’est l’écurie fondée par l’ancien pilote Amato FERRARI installée à PIACENZA qui après avoir développé et engagé des MASERATI en compétition s’est tourné vers FERRARI en portant en 2006 une F 430 dans le championnat GT FIA. Depuis cette date, la collaboration est plus qu’étroite avec la firme de MARANELLO, au point que l’on peut considérer cette structure performante, comme le bras armé de FERRARI. Par ailleurs, cette entité aux couleurs italiennes assiste le team argentin PECOM Racing et dans le parc de ces 24 heures, on ne peut pas rater les installations imposantes qui abritent pas moins de 6 voitures avec la distribution suivante:

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La N° 51 fer de lance de l’écurie Photo Gilles VITRY autonewsinfo

Sous les couleurs directes de l’AF CORSE nous trouvons en catégorie GT Pro la Ferrari 458 Italia N° 51 de G. BRUNI; G. FISICHELLA; L.MALUCCI puis la Ferrari 458 Italia N° 71 de O. BERRETTA; K. KOBAYASHI; T. VILANDER.
En Catégorie GT Am sont alignées les 458 Italia N° 54 et 55 pour les équipages: Y. MALLEGOL; J.M. BACHELIER; H. BLANK et P.PERAZZINI;L.CASE;D . O’YOUNG.
Egalement présente dans le giron AF CORSE, la Ferrari Italia 458 N°81 de l’écurie 8 Star Motorsports avec V. POTOLICCHIO; R. AGUAS et J. BRIGHT et la LMP2 du PECOM RACING N° 49 confiée à L. PEREZ-COMPANC;P.KAFFER et N. MINASSIAN.

 

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Batti PREGLIASCO Photo Gilles VITRY autonewsinfo

Nous avons pu longuement converser avec Batti PREGLIASCO manager de l’équipe italienne et grâce à lui, nous allons pouvoir vous faire pénétrer dans cette écurie aux ambitions non dissimulées.
Batti est le neveu d’un certain Mauro PREGLIASCO pilote, champion d’Italie en 1976. Lui même pilote de 1987 à 2007 a connu bien des voitures: Formule Ford, Ford Fiesta, Escort Cosworth, Porsche Konrad BPR, FERRARI 99 et même la Ferrari 360 pour son développement.
La fonction de team manager lui fut confiée pour du NASCAR SPEEDCAR à DUBAI avant d’arriver chez AF CORSE en 2007.

Le MANS, Batti PRESGLIASCO aime beaucoup . Aide manager pour cette course en 1998, il repartira avec sa femme, une irlandaise qui travaillait chez ELF ! Plus sérieusement, nous évoquons les résultats plus qu’enviables obtenus sur le circuit de la Sarthe ces trois dernières années: 4ème et 5è en 2010; 2ème en 2011 et 1er en 2012.

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Des collaborateurs soudés et efficaces  _ photo Gilles VITRY autonewsinfo

L’organisation, sur laquelle nous reviendrons, permet au manager général de disposer de deux aides pour suivre les voitures satellites quant à lui, on a pu juger qu’il était tout à fait omniprésent, avec le sourire mais aussi beaucoup d’efficacité.
Avant le départ des premiers essais mercredi, notre homme orchestre parle spontanément de la course à venir tout en évaluant positivement les chances de l’AF CORSE de très bien figurer, encore une fois, au palmarès des 24 heures du Mans. Ecoutons le:

« Nous n’avons aucun doute sur les performances de nos pilotes, car nos avons les top du marché et même nos gentlemen : Jack GERBER sur la N° 61 et Vicente POTOLICCHIO sur la N° 81 (1 pilote par équipage en catégorie GT Am) ont un très bon niveau . »
Pour ce qui concerne les voitures, le manager est assez critique par rapport aux fameuses ou « fumeuses » équivalences qui pour faire venir ASTON MARTIN et PORSHE. A ce propos Batti PRESGLIASCO n’hésite pas à déclarer:

 » Il y a des règles mais elles ne sont pas du tout suivies. On peut parler de hauteur de caisse, de largeur de carrosserie, ou encore la hauteur minimale du flap de la lame arrière, autant d’entorses au règlement peu acceptables. Ajoutez à cela des allocations d’essence dégressives : 95 litres pour ASTON, 90 litres pour Porsche et 85 litres pour nous, comprendrez que c’est un peu dur à avaler. Certes, je comprends bien l’esprit dans lequel ces mesures sont prises, mais là je trouve que l’on est allé un peu loin ! »

Le Mans 2013 Ferrari 55 Chicane Michelin Patrick Martinoli

Le Mans 2013 Ferrari 55 Chicane Michelin Patrick Martinoli

Malgré tout, notre ami nous détaille les atouts de ses voitures et l’on sent bien qu’il ne se place pas dans la peau d’un perdant.

 » Nos voitures sont fiables, la stratégie est bien et le team est capable de gérer une course de 24 heures sans erreur. Alors en GT Pro, nous ne mettrons pas tous nos œufs dans le même panier. Nous aurons un lièvre et une voiture plus modérée en consommation, car il faut savoir qu’avec un ou deux tours en plus ou en moins pour les ravitaillements, on peut aboutir à un ou deux pits stop en moins sur toute la course et, cela fait un paquet de minutes. »

Pour les voitures engagées en GT Am, la stratégie sera identique pour les deux voitures avec pour objectif de bien passer la nuit, notamment en utilisant au mieux le pilote le plus rapide et le plus fiable, et d’être toujours bien là à l’arrivée.

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La 55 en action Photo Gilles VITRY autonewsinfo

Au plan organisationnel, deux ingénieurs sont dévolus sur chaque auto et, l’ami Batti, écoute d’une oreille le réseau radio interne GT Pro et de l’autre, le réseau Gt Am.
Le team manager détaille ainsi le mode de fonctionnement de son équipe:

 » Les ingénieurs gèrent en direct leur auto en fonction de la télémétrie. Nous déchargeons les datas à chaque passage. Tout ce qui correspond à des interventions de routine sont assurées par les ingénieurs, pour ce qui sort de ce schéma, il me consultent. Pour ma part, je suis en charge des liaisons, avec la Direction de course, mais ne je suis pas la course du muret, où je me rends de temps à autre. »

Avec une quinzaine de personnes par voiture, plus les pilotes, plus les personnels du catering on mesure combien la colonie italienne est bien présente dans le paddock.

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Olivier BERETTA _ Photo Claude MOLINIER _autonewsinfo

Pourtant, c’est avec un français que nous avons choisi d’éclairer cette participation FERRARI à ces 24 heures. Olivier BERETTA a disputé 18 fois les 24 heures. Sa carrière l’a amené à piloter pour CHRYSLER -ORECA, DODGE VIPER, PANOZ et durant 8 années des CORVETTE.

Le Mans il connait bien et pourtant il en parle humblement:

 » On ne connait jamais assez bien les 24 heures, et quand on commence à comprendre un peu comment ça marche, on découvre tout autant que l’on ne sait pas tout. »

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Aligné cette année sur le N° 71 avec Toni VILANDER et Kamui KOBAYASHI, Olivier regrette de n’avoir pas pu dérouler le programme d’essais en raison de la pluie et des drapeaux rouges, toutefois il précise:
« Malgré les perturbations rencontrées les trois pilotes pensent la même chose du comportement et des réglages de la voiture. On voudrait cependant bien rouler un peu plus sur le sec. Ici, chez AF CORSE ce qui est très agréable c’est que l’on peut demander des choses, on aura toujours des réponses. »

On sent que notre français est très motivé par l’enjeu de la course et un peu agacé par les performances des ASTON .

Il tient à nous dire:
 » Le châssis de notre 458 est exceptionnel, mais on nous accorde moins d’essence, moins d’aileron, moins de moteur. Alors vous pouvez penser que ça va être très compliqué. Malgré cela, comme je suis un grand optimiste, comme j’ai déjà gagné 6 fois en GT, je sais que l’on doit prendre un rythme, le maintenir. Avec notre équipe super professionnelle, qui ne laisse rien au hasard, on a tout ce qu’il faut pour faire un bon résultat. On sait que la météo s’impose à tous et que les événements de course peuvent avoir des incidences non négligeables, à nous de passer à travers les gouttes au propre comme au figuré. »

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Une très forte motivation chez toute l’équipe_ Photo Thierry COULIBALY autonewsinfo

Avant de se lancer dans les deux dernières manches qualificatives, le manager général Batti PREGLIASCO soulignait, devoir encore valider les tours de nuit pour certains pilotes empêchés de remplir cette formalité la veille à cause d’une durée d’essais amputée. Pour ce qui concerne les temps, il est évident que l’AF CORSE ne voudra pas se contenter de rester en seconde position. En effet BRUNI parti en chasse pour la pôle a été dans l’obligation de lever un peu derrière une TOYOTA. Alors, si les cieux veulent bien rester cléments nous devrions assister aux essais et en course à des bagarres d’anthologie. N’oublions pas que derrière toutes les marques engagées en GT se sont les usines qui se profilent en second rideau et que, la victoire au Mans est rien de moins que colossale,… même en GT.

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Le manager à g et le patron semblent optimistes Photo Gilles VITRY autonewsinfo

Alain MONNOT

Photos: Gilles VITRY, Patrick MARTINOLI, Thierry COULIBALY autonewsinfo.

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