BOL D’OR:UNE PISTE DIFFICILE, BMW OUT, SUZUKI HANDICAPE, UNE LUTTE INDÉCISE OPPOSE KAWASAKI ET YAMAHA

La BMW,avec S. BARRIER

 

Le temps était fort gris et le vent soufflait bien ce matin pour le warm-up disputé par une petite température de 8 degrés. Le public n’était pas arrivé en force, mais les spectateurs assez peu nombreux -des connaisseurs bravant la bise- s’étaient massés face aux stands où régnait une fébrilité certaine. En effet, en raison des temps d’essais diminués de 1heure et demie sur l’ensemble de la semaine, il importait pour certaines équipes de donner du roulage à des pilotes encore assez peu aguerris, alors que pour les teams en lice pour un résultat significatif la validation des options course s’avérait indispensable notamment au niveau des pneumatiques .

Leblanc Kawasaki 11

Une fois de plus, nous avons constaté que le team KAWASAKI déroulait sa partition sans aucune fausse note et sans temps mort, à l’instar de la YAMAHA du GMT 94 sous l’œil aiguisé de Christophe GUYOT et de Michel le chef mécanicien « échappé » de l’hôpital après un souci médical qui aurait du le tenir écarté des pistes pour un plus long moment.
Pour la Suzuki N°1 les grands gestes échangés par Vincent PHILIPPE avec les techniciens Dunlop laissaient à penser que tout n’était pas encore calé au millimètre. La mine renfrognée de Dominique MELIAND semblait confirmer qu’il y a avait encore un petit quelque chose à trouver pour garantir une bonne sécurité d’exploitation en course.
Chez BMW on profitait de la séance pour faire rouler l’australien MUGGERIDGE afin qu’il s’habitue un peu plus à la moto alors que sur YAMAHA Monster où l’équipage n’était pas apparu très performant aux essais on tentait sans doute également d’optimiser la donne.
En fait les 51 équipages tentaient tous de finaliser tout le travail d’un long hiver pour se donner toutes les chances -à des degrés divers selon le degré de professionnalisme- de tenir leur rang dans la longue course à venir.
A ce petit jeu la KAWASAKI N° 60 du Team Racing Oui FM s’en sortait un peu chiffonnée d’une chute mais ne perdait absolument pas l’espoir de disputer « son Bol ».
Avant un départ donné à 15 heures, le public avait garni quelque peu les tribunes et le ciel ne s’étant pas éclairci, les teams prudemment avaient préparé des gommes rainurées, au cas où!

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Le début de course fut marqué par une belle empoignade entre la KAWASAKI favorite N° 11 et la SUZUKI N°1. Gregory LEBLANC et Vincent PHILIPPE enchantaient le public par de très belles trajectoires. rapidement ils revenaient d’ailleurs sur les premiers attardés et Vincent PHILIPPE sans doute avec une certaine lucidité esquissa un petit geste qui semblait vouloir dire à LEBLANC passe si tu veux, mais moi je n’insiste pas.

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V. PHILIPPE SUR LA SUZUKI N°1

Le premier bal des ravitaillements s’ouvrait après 42 minutes de course. La YAM GMT 94 et la Suzuki SERT passaient « au puits » avant la KAWASAKI N° 11. Ensuite La Bolliger N°8 heurtait la rapide KAWA Superstock de Louit Moto N° 33, sans trop de dégâts. BARRIER sur la BMW allait aussi à terre sans dommage pour la moto et les places de tête semblaient vouloir s’raccrocher à la KAWA 11 et à la YAM 94. Suzuki peu sûr dans ses choix tentait des pneus retaillés avec une petite pluie qui semblait venir. Le pari ne paraissait pas opportun ….
Anthony DELHALLE chutait à 18h20 à la chicane d’Imola et à 18 h46 c ‘était au tour de Vincent Philippe de chuter à 18 h46. La voiture de sécurité entrait en lice. Sonné pendant un bon moment, le grand champion se redressa au moment d’être embarqué dans l’ambulance et ramena sa moto au stand où en moins de 10 minutes la Suzuki fut remise en état pour repartir avec Julien DA COSTA au guidon.
On venait de vivre là un grand tournant de la course et on voyait se dessiner la saison à venir. Comme nous l’avons déjà écrit un résultat blanc dans une course de 24 heures peut fortement hypothéquer une saison. Alors au SERT on va tout tenter pour remonter de la 33 ème place, le plus haut possible… en fonction de l’état de santé des deux pilotes sans doute assez marqués dans leur chair.
Anthony DELHALLE blessé en fin de saison dernière à la clavicule pourrait bien être handicapé si sa plaque a bougé! Quant à Vincent Philippe , son fort mal au dos risque bien d’augmenter avec le froid de la nuit et alors Julien DA COSTA aurait bien du mal à faire le boulot pour ses deux autres copains.
Karl l’australien de chez BMW avait effectivement besoin de roulage et tombait à 20h 29. Il ramenait la moto en athlète après un bon footing . La moto réparée en quelques 20 minutes, repartait avec Sylvain BARRIER. Celui ci rentrait à nouveau stand. Le moteur fumait. On regarde les choses, on repart puis on rentre au stand pour un abandon après 21 heures au motif d’un cadre cassé.

La chutes de la National Motos N° 55 tombait peu après 22 heures perdant d’un coup les fruits d’une b elle prestation qui l’avait conduite à la troisième place.
En fait on ne dénombrait pas toutes les chutes, mais les pompiers sur la KAWASDAKI N° 18 touchaient terre par deux fois et au milieu de cette hécatombe deux motos semblaient se jouer des éléments en alternant au gré des ravitaillements l’occupation de la première place.

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LEBLANC de nuit en tête sur la KAWASAKI

 

La KAWASAKI N° 11 et la YAMAHA N° 94 surclassaient à l’évidence les HONDA N° 55 et 77 ainsi que l’autre YAMAHA N°7.
A 23 heures 3 abandons étaient enregistrés seulement ce qui démontre combien toutes les équipes réalisent des prouesses mécaniques et humaines pour continuer la course presque quoiqu’il arrive.
La BMW 99, la KAWASAKI N° 96 et la SUZUKI N° 65 avaient donc baissé le rideau.
Si toutes les attentions se focalisaient sur les motos engagées en EWC, il ne faut pas négliger les performances tout aussi exceptionnelles sinon plus réalisées par les motos de la catégorie Superstock.
Les SUZUKI N° 72 et N° 3, respectivement du Junior team LMS et d’AM Moto Racing se marquent à la culotte suivies de très près par la BMW N° 13 du Penz Racing et la YAMAHA N° 14 du Maco Racing très bien remontée après une place sur la grille peu avantageuse.
Après les belles empoignades du départ où l’on se battait avec des temps au tour dépassant à peine les 1’40 » les choses sont revenues plus raisonnables avec des 1’47″/1’50 ».
L’équation posée semble bien tenir dans les termes suivants: la grande expérience des pilotes du GMT suffira -telle à faire trébucher les jeunots de Kawasaki?
En tout cas le spectacle demeure grandiose, même si le froid et la nuit risquent bien de mettre à mal les organismes pourtant bien préparés .

 

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LA YAMHA du GMT 94 ne lâche rien

Alain MONNOT
Photos: Alain MONNOT, Michel PICARD  et Good-Shoot.com/FIM

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