ENDURANCE MOTO: A MAGNY-COURS, LES 20 ET 21 AVRIL, UN BOL D’OR TRÈS ATTENDU

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Ils sont arrivés à Magny-Cours.

Ils vont procéder aux vérifications administratives. Les 51 équipages sélectionnés, avec  parmi eux 21 teams permanents, piaffent d’impatience pour disputer le 77ème Bol d’or en ouverture d’une saison d’endurance qui comporte, on le rappelle, seulement 4 épreuves.

Les candidats au titre de champion du monde savent tous combien il est important de ne pas rater la marche d’une course de 24 heures et, sont forcément partagés entre la soif de victoire et la sagesse conduisant à se contenter de quelques gros points. Malgré tout, chacun connait le tempérament des pilotes toujours prompts à vouloir affirmer leur pointe de vitesse et à marquer ainsi leur territoire, faisant fi parfois, des consignes de teams managers et, comme à l’habitude, on assistera encore, notamment lors du premier relais, à un véritable Grand Prix, dont l’intensité ne baissera pas avant les trois ou quatre premières heures de course.

Nous avons vu lors des essais du Pré Bol que de nombreuses écuries privées s’étaient engagées pour cette course mythique, avec souvent pour seul objectif de terminer la ronde des 24 heures. C’est donc cette alchimie particulière, composée par des pilotes officiels et des privés dont les ambitions diffèrent quelque peu, qui apporte aux yeux de nombreux motards, le sel du spectacle. En effet, l’identification aux champions ou aux pilotes amateurs se hissant dans la cour des grands apporte une véritable excitation pour la foule qui est venue, pour la plupart, à moto.

Bol 2012 National Moto 55 et GMT 94 Photo Michel Picard Automotonewsinfo

Belle bagarre au Bol 2012 National Motos et GMT 94

Comme chaque année avant l’épreuve, les supputations concernant les performances des motos vont bon train. On n’échappera donc pas à une revue de détail avec les YAMAHA, KAWASAKI, HONDA, SUZUKI et BMW en lice pour la victoire. Bien évidemment, KAWASAKI avec ses deux triomphes sur 24 heures l’an dernier peut apparaitre comme l’ogre à battre. Gilles STAFLER, le manager de la N° 11 qui roule sa bosse en endurance depuis 1987 et défend les couleurs vertes de Kawa depuis 1993, nous confesse :
« Avoir passé un hiver bien normal, avec un travail classique d’intersaison avec en plus, des essais spécifiques pour passer en 17 pouces avec les Pirelli. »
Nicolas DUSSEAUGE pilote d’expérience reconverti dans le management chez l’ogre BMW, se réjouit quant à lui de repartir pour une seconde saison avec un dispositif humain totalement identique à celui de l’an dernier et pense que bien des automatismes de fonctionnement commun vont pouvoir éviter certains petits cafouillages ou pertes de temps lors des ravitaillements.

La BMW, une machine aboutie

La moto est similaire à celle de l’an dernier (sans doute la plus puissante du plateau) et les performances ne sont plus à démontrer.
Chez nos amis anglais de la HONDA N°77, les essais du Pré Bol n’ont pas été, semble-t-il, une partie de plaisir. De nombreux passages au stand avec de longues séances de mécanique se sont doublés d’une chute, si bien que l’on espère une fiabilisation du système ABS intégré, qui correspond au contrôle de traction électronique monté sur d’autres machines.

La HONDA TT Legends capable de surprises

Pour YAMAHA, deux motos défendront les couleurs du trident japonais. La N° 9 pour le YART bénéficie d’un soutien officiel de l’usine et, le team voudra redresser la tête après une saison 2012 un peu calamiteuse pour une équipe qui fut championne du monde en 2009.
L’autre YAMAHA, celle du GMT 94 est soutenue par YAMAHA France et poursuit méthodiquement une préparation sans faille, comme nous avons pu le remarquer lors des essais privés Michelin et des séances du Pré bol. Christophe GUYOT, modestement nous déclare :
« Oui notre hiver a été studieux. Nous avons travaillé sur tout : le carénage, les nouveaux freins BREMBO, le moteur et les arbres à cames, l’évolution de la gestion électronique et le poids… »
Chez SUZUKI, Dominique MELIAND s’est montré voici quelques semaines un peu grognon, avec les modifications du règlement concernant l’obligation des numéros électroluminescents. Cette « nouveauté », conjuguée à une intention de la FIM de faire alimenter les transpondeurs en 12 volts au lieu d’un alimentation autonome (à laquelle on est finalement revenu) aurait entrainé la réfection du faisceau électrique déjà bien complexe. Plus récemment, le « chef » a retrouvé sa jovialité pour nous parler de la préparation de cette nouvelle saison et de la première épreuve à courir.
« Notre période hivernale fut très studieuse. Avec notre moto dont le modèle date un peu, nous avons cherché, dans le cadre des règlements, à la rendre plus compétitive et, pour vérifier si nos recherches hivernales nous avaient permis de trouver un mieux au niveau mécanique, il nous a fallu faire des essais.

La N° 1  avec une roue 16 pouces à l’avant

Sans une confiance exagérée, je crois pouvoir dire que le boulot semble payer. Avec notre troisième pilote qui revient à la maison (Julien DA COSTA), nos trois équipiers sont en confiance, maintenant il n’y a plus qu’à concrétiser tout ça en course. »
Vous l’aurez compris chers lecteurs, le manager qui a derrière lui 32 années de compétition, n’oublie pas que sa moto portera encore cette saison le N° 1 et entend bien vendre chèrement sa peau.
La KAWASAKI BOLLIGER N°8 et la HONDA N° 55 de National Motos joueront sans doute aux avant-postes, comme ce sera également l’ambition en catégorie EWC pour la YAMAHA N° 14 du Maco Racing, la KAWASAKI (rouge) N° 18 des Sapeurs Pompiers, la HONDA N° 20 de FMA Assurances, ou encore la SUZUKI N° 2 du team R2CL qui après des performances encourageantes en Superstock a décidé de monter d’un cran, pour rouler en EWC avec notamment deux pilotes deux pilotes expérimentés : Guillaume DIETRICH et Gwenn GIABBANI.
Avant d’aller jeter un œil sur la lutte qui sera elle aussi sans merci dans la catégorie Superstock, nous voulons évaluer les chances de chacun de ces prétendants à la victoire en abordant certes quelques points techniques, mais en s’interrogeant également sur le niveau d’homogénéité des équipages.

Au Bol 2012 le YART et Le GMT tombent sur un attardé

LA TECHNIQUE…

 Pour la technique, sans vouloir entrer dans le détail des puissances (gardées comme des secrets d’état, mais tournant autour des 200 cv), nous isolerons deux paramètres : le TCS (traction control système) et les dimensions des roues.

Il faut savoir qu’au niveau de ce qu’il est convenu d’appeler les tops teams, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne, notamment pour ce qui concerne l’électronique embarquée.
Pour la KAWASAKI N° 11, le système traction control usine est bien connu puisque le team travaille avec depuis 2011 et, a acquis, tant en endurance que championnat Superbike, un paquet d’expérience.
La YAMAHA du YART est dotée, elle aussi, du dispositif usine, alors qu’au GMT on a développé le système à partir d’un boitier électronique MOTEC qui semble parfaitement appréhendé maintenant.

La HONDA N° 77 parie sur un ABS usine pour obtenir des effets identiques au TCS.
Chez BMW, c’est l’usine en direct qui fournit le système, dont a vu par le passé qu’il générait parfois, quelques effets parasites au plan électrique global, avec des difficultés en termes de maintenance en course.
Et l’on en arrive à SUZUKI. La moto N°1 ne disposera pas de ce système qui, aux dires du chef MELIAND : « peut éviter de perdre une course mais n’est qu’un élément au milieu d’autres choses. » Pilotes et mécaniciens semblent bien sur cette même ligne de pensée que le boss qui clôt le chapitre par ces mots : « On fera encore sans pour le Bol, et quand nous l’aurons, ça sera un plus. »
Fermez le ban. Passons donc à la question des dimensions des roues, pour lesquelles chez SUZUKI encore on ne semble pas pressé de s’aligner sur les 17 pouces. En effet, toute la panoplie (16, 16,5 et 17 pouces) est disponible alors que les teams de pointe équipés MICHELIN ou PIRELLI (par exemple GMT 94 ou KAWASAKI N°11) sont uniformisés en 17 pouces.
Aux dires de Jean-Paul VOISIN chef mécanicien sur la Suzuki N°1, avec des 16 pouces à l’avant il est possible de rentrer plus fort avec plus de sécurité dans les virages et avec des bases connues par cœur cela accroit la sécurité.

Des essais méthodiques pour la Suzuki N°1

Il faut préciser que la complicité avec DUNLOP permet au SERT de développer les pneumatiques qui lui conviennent le mieux, mais il faut bien savoir que l’uniformisation est en marche pour passer en 17 pouces et, comme nous le précise Roland WOZNIACK responsable France Compétition DUNLOP :
« La FIM trouvera bien une justification pour que tout le monde soit obligé de rouler en 17 pouces. Pour l’heure, nous allons équiper une trentaine de motos qui seront toutes en 17 pouces et seules les N° 77 (HONDA TT Legends) N°14 (YAMAHA Maco Racing) et N° 1 (SUZUKI SERT) panacheront les dimensions en fonction des résultats des essais et des conditions de course. »
Ce panachage justement, est un véritable casse tête pour les responsables pneumatiques de chaque team et dans la pratique, cela nécessite une grande expérience- acquise lors des essais- pour fournir à tout moment le bon choix par rapport à l’état de la piste.
On peut se poser une question concernant ces trois teams qui semblent faire de la résistance face au passage en 17 pouces. Un renouvellement complet des jantes n’était-il pas trop gourmand en budget, pour le réaliser à une période de vaches maigres ?
En tout cas, il faut souligner que les compétitions d’endurance ne sont pas tombées dans le piège du monomarque. Pour combien de temps ? L’émulation est source de progrès. MICHELIN, présent pour les 3 teams EWC: BMW, YART et GMT 94  et une dizaine d’équipes en Superstock, en fait une condition sine qua none de son engagement. C’est tout à fait louable. On peut juste regretter au passage, que BRIGESTONE ne soit plus dans la course… d’endurance !
Pour en terminer avec la question des pneumatiques, signalons que la réduction du nombre de pneus souhaitée par la FIM, notamment pour les qualifications ne sera pas effective encore cette saison. La diminution du temps d’essais libres ou de qualif est censée aller dans ce sens là, mais aucun manufacturier n’a, semble-t-il, renoncé à proposer à ses équipes des gommes pour réaliser « une perf », sur 3 tours.

… ET LES HOMMES

A nos yeux, l’endurance garde cette vertu essentielle, celle d’être, avant toute chose, une formidable aventure humaine. Bien sûr, il faut que les ingrédients techniques soit d’un certain niveau, que la fiabilité soit également au rendez-vous -ce qui est généralement le cas pour les écuries de pointe-, mais lors des courses de 24 heures, le paramètre humain est tout à fait essentiel. Bien évidemment, l’organisation des stands et l’efficacité des opérations de ravitaillement ou de maintenance fait la part belle à la cohésion des mécaniciens et à l’autorité du manager. L’expérience tient une grande place certes, mais ce sont au final les pilotes qui détiennent les clés du succès. L’équation est d’une simplicité biblique. Premièrement : rester sur les roues, deuxièmement : être plus rapide que la concurrence et cela à l’addition des performances des trois pilotes. C’est là que la notion d’homogénéité de l’équipage, voire de sa complémentarité, prend toute son importance. Une petite revue des effectifs passés au crible de ces critères, doit pouvoir nous apporter des éléments d’appréciation intéressants quant à l’esquisse du portrait robot d’un team favori.

EN EWC

A ce petit jeu, la permanence de l’équipage de la YAMAHA du GMT 94 avec Matthieu LAGRIVE, David CHECA et Kenny FORAY présente toutes les garanties combinant vitesse et expérience commune (ils roulent ensemble depuis 3 ans). On sait pourtant qu’en fin de saison dernière Matthieu LAGRIVE s’était montré très critique à propos de son équipe et l’on peut craindre, que le rapide Maxime BERGER, engagé au titre de remplaçant, ne fasse tout lors des essais pour faire tenter d’imposer sa titularisation. Nous avons trouvé effectivement Matthieu LAGRIVE assez désabusé dans ses propos concernant la saison à venir.

La KAWA toujours rapide

Chez KAWASAKI, faire le pari de la jeunesse et de la vitesse pour gagner en endurance, ne manque pas de panache, ni de risques. Loris BAZ et Jérémy GARNONI appelés à épauler l’expérimenté Grégory LEBLANC, devront, malgré lors expérience en Supertsock, apprendre vite ce que veut dire prendre un relais et garder lucidité, calme et sang froid lorsqu’on est en passe de jouer la victoire en entamant au petit matin un nième relais. L’adaptation à la moto a pu débuter lors des essais du pré Bol .On se doute bien que Gilles STAFLER a réfléchi à la difficulté de la chose, mais avec une moto aussi performante et éprouvée que la KAWA, la spirale du succès peut sans doute se poursuivre.

BARRIER, DUSSAUGE,GIMBERT et FOUR au stand BMW_

Chez BMW qui tourne autour du pot pour le titre mondial avec une certaine frustration, l’équipage est nouveau, puisque le pilier de l’équipe, Sébastien GIMBERT a été rejoint par le vainqueur de la dernière coupe du monde Superstock : Sylvain BARRIER et le Suisse Patrick MUFF. Nous ne voyons pas comment la mayonnaise pourra prendre avec la même efficacité que celle élaborée avec les Erwan NIGON et Damian CUDLIN, qui sont privés de Bol d’or pour cause de dates communes entre l’endurance et le championnat allemand Superbike, qu’ils disputent pour BMW.
Sur la YAMAHA N° 7 du YART le solide Igor JERMAN reste l’homme de base d’une équipe qui parie, là aussi, sur la pointe de vitesse des deux australiens Broc PARKES et Josh WATERS. Mais on sait bien qu’il faut découvrir l’endurance avant d’y briller… sur 24 heures. Le YART devrait jouer sans doute le rôle de lièvre, que personne ne voudra laisser partir… alors combien de temps ce jeu durera t-il ?
Pour la HONDA TT Legends N° 77, il semble que l’apprentissage de l’endurance se fasse progressivement, mais l’équipage n’est pas rodé à courir ensemble et John Mac GUINESS, plus tout jeune pour des épreuves aussi exigeantes, est associé à Simon ANDREWS et Mikael DUNLOP.

Pas mal de mécanique sur la HONDA lors des essais du Pré Bol

Pour terminer ce petit panorama du hit parade des pilotes, on se tourne forcément vers le SERT qui entend bien plus que jamais miser sur l’homogénéité d’un équipage rapide, pour compenser les rides de la vieillissante SUZUKI. La rapidité de ces trois là : Vincent PHILIPPE, Anthony DELHALLE et Julien DA COSTA est incontestable mais comme l’on dit parfois n’y a-t’il pas trop de coqs dans la basse-cour ?
Nous avons posé cette question de manière plus policée à Vincent PHILIPPE qui répond sans détour :
« Avant les essais hivernaux, j’avais des doutes sur les intentions de Julien. Lui, Anthony et moi ça fait trois fortes têtes. Pourtant, nous avons bien travaillé ensemble. Julien se sent bien, comme à la maison. Il est certes exigeant, mais il apprécie les pneus et on est bien dans le partage pour ce qui concerne les réglages. L’ambiance est vraiment bonne entre nous, il n’y a ni coup de gueule, ni incompréhension. Le travail est serein et avec une forte émulation, on est tous les trois dans le même dixième (avec des temps meilleurs que ceux de l’an dernier) et loin de nous l’idée de se tirer dans les pattes. Il faut aussi souligner le bon retour de blessure d’Anthony qui a du travailler dur pour se sentir à nouveau à l’aise au guidon. »
On a pu voir lors de la récente première course de Superbike que Julien DA COSTA était bien affûté, pour ce qui concerne Vincent PHILIPPE, un programme d’entrainement avec des pratiques sportives diversifiées, lui a permis semble-t-il d’arriver au bon moment au top d’une forme exceptionnelle, lui permettant même de décrocher tout dernièrement une victoire dans la course cycliste de deuxième catégorie nationale « La Saône jolie ».
Après une présence au marché moto de son club de SELONCOURT samedi dernier, le champion du monde en titre a veillé à conserver intact son influx nerveux et se sachant au top de sa condition physique, il débarquera mardi après midi à Magny-cours en pleine confiance, non seulement pour lui, mais pour ses équipiers et son team avec lequel il se sent encore et toujours en parfaite osmose.

4 Pilotes bien décidés à garder le titre mondial

Comme on peut le constater, le choix des pilotes SUZUKI  ( avec en plus Alex CUDLIN remplaçant) a été délibérément orienté vers la performance équivalente des trois pilotes, pour éviter de retomber dans certains errements antérieurs qui valait au SERT de devoir composer avec un troisième pilote, maillon faible de cette écurie prestigieuse.

EN SUPERSTOCK

Dans la catégorie Superstock, les équipages sont souvent plus fluctuants et ce sont également les structures et les managers que l’on peut étalonner pour se faire une idée du plateau. Les performances globales, c’est-à-dire celles qui intègrent les temps au tour certes mais aussi les interventions au stand, peuvent varier dans des proportions assez grandes selon que l’équipe de stand a ou non acquis un certain nombre d’automatismes lui permettant d’approcher les temps d’intervention des teams officiels.

Beaucoup de concurrence en Superstock

Comme un minimum d’expérience est nécessaire pour briller lors d’une course de 24 heures, nous allons évoquer quelques équipes que nous avons vu évoluer ces dernières saisons et dont nous avons pu noter leur approche pragmatique et efficace de l’endurance.
Le Team Suzuki Atomic Motorsport N° 68, est engagé au titre des teams permanents et court en endurance depuis 2008. 3ème au championnat en 2011, 4ème en 2012, c’et clairement le titre qui est visé cette année, par une équipe alsacienne emmenée par Jean BALTHAZAR. Deux pilotes engagés par ailleurs en championnat 600 Supersport : Cédric TANGRE et Robin CAMUS sont associés à Fred JOND qui ne se consacre qu’à l’endurance. Toute l’équipe des stands est bénévole mais a démontré son savoir faire avec une belle maîtrise des opérations de ravitaillement.

La N°68 en pleine préparation

C’est de Strasbourg que le SUZUKI Star team nous revient avec son Numéro 67.Après la victoire aux 24 h du Mans l’an dernier, Sébastien DUDT manager remet le couvert mais avec de nouveaux pilotes : Sébastien PRULHIERE (Superbike en Espagne), Kevin LONGAERT et Axel MAURIN (championnat de France Supersport 600). Là aussi toute l’équipe technique est composée d’amateurs éclairés : 25 membres du moto club local.
Le tenant du titre 2012 qui s’était déjà bien fait remarquer en 2011, le team BMW Penz N°13 a toujours, à juste titre, les dents longues. Là aussi l’équipage a été modifié Pedro VALLCANERAS accueillant les petits nouveaux, Jason PRIMORE et Hayato TAKADA.

Pour Hervé MOINEAU, » les pilotes devront se parler »

On ne peut pas dire que Hervé MOINEAU, manager du team SUZUKI MOTORS EVENTS N° 50, fut satisfait de la saison 2012. Un temps envisagée, la montée en catégorie EWC a été abandonnée pour des questions budgétaires. Au niveau des pilotes, Mikael SAVARY demeure en place, Gregory FASTRE arrive en provenance du BMW Penz et Claude LUCAS quitte la N° 67 pour la N°50. Hervé tirant sans doute les enseignements de la saison dernière nous confie :
« Sur trois courses, on ne peut pas rater les gros événements comme le Bol ou les 24 heures du Mans. Nous allons faire le moins mal possible pour au final, espérer faire quelque chose de bien, genre version 2011 (le titre mondial en Superstock). En tout cas les pilotes doivent échanger… »
On l’aura compris ce grand nom de l’endurance, entend bien driver au plus près son équipe qui possède incontestablement de gros atouts.
La KAWASAKI N° 24 du team 3D Endurance n’aborde pas le Bol d’or sans quelques bonnes cartes en main. Une victoire dans la catégorie au Bol 2012, une seconde place en coupe du monde et pour la 16ème fois en championnat, l’équipe nivernaise managée par Emmanuel LABUSSIERE, lui même ancien pilote et dessinateur de profession chez RENAULT F1, pourra compter sur Stéphane EGEA et Fabrice HOLUB déjà habitués aux courses de 24 heures et sur le rapide Romain LANUSSE qui va disputer la coupe du monde Superstock 1000 chez Morillas.

Pour terminer ce petit panorama de la catégorie Superstock, nous n’aurions garde d’oublier deux challengers importants.
La KAWASAKI N°33 du team LOUIT MOTO 33 avait l’an dernier ayant fait forte impression la saison dernière et l’on peut penser que malgré la montée de deux de ses pilotes vers la Kawa officielle (BAZ et GUARNONI) les ambitions de l’équipe seront tout aussi bien servies par Emeric JONCHIERE rapide et très expérimenté en Endurance, qui sera associé à Florian MORINO en provenance du Mondial 600 Supersport et à Nicolas SALCHAUD issu des Coupes Promosport et ayant disputé les 24 h du Mans 2012. Gilles CABALLO à la baguette d’une équipe super motivée, on devrait trouver la N° 33 aux avant postes de la course Superstock.

Les jeunes du LMS

Tout comme d’ailleurs la SUZUKI N° 72 du Lycée Le Mans Sud, qui aura à cœur de se repositionner comme une sorte de leader naturel de cette catégorie après quelques galères connues les saisons dernières. Damien SAULNIER le professeur-manager de cette équipe renouvelée chaque année au niveau des mécaniciens, se veut positif quand il nous parle de la préparation :
« Nous avons un groupe homogène de jeunes mécanos qui veulent bien faire. Nos essais en Espagne se sont bien déroulés. Nous travaillons dans une bonne ambiance et nous espérons être un peu épargnés par la malchance en course. »
Au niveau des pilotes, Baptiste GUITTET, qui a fait au pied levé ses armes au sein du SERT, saura sans aucun doute conseiller au mieux ses copains d’écurie : Etienne MASSON et Nans CHEVAUX.

La 72 du LMS toujours une valeur sûre

UN PROGRAMME ATTRACTIF

On l’aura constaté la grande bagarre va bien avoir lieu à tous les étages, à savoir pour la gagne absolue, pour la victoire en Superstock, ou encore pour marquer des points quand on est team permanent et que l’on vise une performance globale significative sur la saison.
Chacune des équipes engagées a en plus, hâte de savoir comment elle se positionne face à la concurrence et souhaite de pas s’être trompée sur le choix des pilotes. A cela ajoutez la question des pneumatiques, de la météo et vous comprendrez pourquoi les teams managers vont avoir les nerfs soumis à rude épreuve dès les premiers essais de mercredi.
Le public quant à lui, ne peut que se réjouir de pouvoir assister à cette première course de la saison très prometteuse. En plus du Bol d’or, dès le vendredi, se disputera le Bol d’argent, alors que de nombreuses animations sont programmées, tant des roulages de nuit, qu’une soirée rock ou un grand concert sur la place du village ou encore un spectacle Monster Energy.
Le Bol d’or ouvre donc de la manière la plus attractive qui soit une saison d’endurance qui va se dessiner à grands traits, puisqu’avec seulement quatre courses au calendrier, un résultat blanc dans une des deux courses de 24 heures hypothèque fortement les chances de titre en fin de saison !
Ne rien lâcher ou parfois temporiser sera plus que jamais une équation difficile à résoudre. A ce jeu là les stratèges que sont les teams managers se marqueront aussi à la culotte. Oui, on vous l’assure ce Bol d’or sera palpitant et nous le suivrons pour vous. Espérons que la course se déroulera dans les meilleures conditions possibles, sans drapeau rouge !

On espère ne pas voir ce drapeau en course

Alain MONNOT
Photos : Alain MONNOT et Michel PICARD

LES HORAIRES
Mercredi 17 avril 2013
09h à 13h et de 14h à 18h : Vérifications administratives et techniques
Jeudi 18 avril 2013
10:40 11:10 BOL D’ARGENT (Essais libres)
11:30 12:30 BOL D’OR (essais libres)
14:00 14:20 Challenge des Monos (Essais qualificatifs 1)
14:30 14:50 Challenge Protwin (Essais qualificatifs 1)
15:00 15:20 Promotion Cup 600 Dunlop (Essais qualificatifs 1)
15:30 15:50 Promotion Cup 1000 Dunlop (Essais qualificatifs 1)
16:00 16:20 BOL D’ARGENT PILOTES ARGENT (Essais qualificatifs 1)
16:30 16:50 BOL D’ARGENT PILOTES JAUNE (Essais qualificatifs 1)
17:10 17:30 BOL D’OR Brassards bleus (essais qualificatifs)
17:40 18:00 BOL D’OR Brassards blancs (essais qualificatifs)
18:10 18:30 BOL D’OR Brassards rouges (essais qualificatifs)
18:40 19:00 BOL D’OR Brassards verts (essais qualificatifs)
21:00 22:00 Essais de nuit BOL D’OR
Vendredi 19 avril 2013
9:00 9:20 Challenge des Monos (Essais qualificatifs 2)
9:30 9:50 Challenge Protwin (Essais qualificatifs 2)
10:00 10:20 BOL D’ARGENT PILOTES ARGENT (essais qualificatifs 2)
10:30 10:50 BOL D’ARGENT PILOTES JAUNE (essais qualificatifs 2)
11:00 11:20 Promotion Cup 600 Dunlop (Essais qualificatifs 2)
11:30 11:50 Promotion Cup 1000 Dunlop (Essais qualificatifs 2)
12:20 12:40 BOL D’OR Brassards bleus (essais qualificatifs)
12:50 13:10 BOL D’OR Brassards blancs (essais qualificatifs)
13:20 13:40 BOL D’OR Brassards rouges (essais qualificatifs)
13:50 14:10 BOL D’OR Brassards verts (essais qualificatifs)
15:30 18:30 DEPART DU 10ème BOL D’ARGENT
18:50 21:00 VISITE DES STANDS
Samedi 20 avril 2013
9:00 9:30 Challenge des Monos 10 tours
9:40 10:10 Challenge Protwin 10 tours
10:30 11:15 WARM UP BOL D’OR
11:25 11:55 Promotion Cup 600 Dunlop 10 tours
12:05 12:35 Promotion Cup 1000 Dunlop 10 tours
15:00 DEPART DU 77ème BOL D’OR

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