MOTO: V QUATTRO, DES GANTS CHAUFFANTS AUTONOMES POUR VOIR L’HIVER EN ROSE…

 

C’est tout con et c’est génial. Pour rouler en hiver et éviter ce genre de torture si bien connue des motards qu’est l’onglée (amical salut à nos frères de douleur les montagnards et les marins…) il faut que les mains soient au chaud. Il existait déjà des solutions, comme les poignées chauffantes ou les manchons, ces derniers pouvant être chauffants aussi mais les solutions en question étaient soit chères, soit compliquées soit les deux. Les gants chauffants V Quattro sont autonomes, fonctionnent sur une pile logée dans le haut du gant et c’est tout bonnement génial…

 

POURQUOI ?

 

Lecteur… je vais d’abord partir dans un couplet scientifico-passionné sur le bonheur ou le malheur de rouler quand il fait froid, si tu fais partie de ceux, c’est toléré, qui n’aiment que le fait brutal, tu sautes un paragraphe et tu vas directement au chapitre « La solution V Quattro ».

Pour les autres, bienvenue dans un monde sans froid aux mains.

Il y a des motos qui sortent en série avec des poignées chauffantes, solution connue depuis longtemps par les pratiquants du skidoo au Quebec.

EXEMPLE SUR UNE BMW 1200

EXEMPLE SUR UNE BMW 1200

 

Mais ces motos sont du très haut de gamme et si nos lecteurs ont des milliards de rêves, il n’en est pas forcément de même de leurs billets de 500 euro…

Alors il y a les manchons.

Pardon lecteur, je trouve ça totalement disgracieux, quand ça colle aux poignets à grande vitesse c’est insupportable et ça ballotte dans le vent comme une toile déchirée…

Qui plus est c’est ch… à installer.

Il existe aussi des systèmes de chauffage embarqués, des gants et des manchons,  qu’il faut installer et brancher sur la batterie.

Là, avec l’installation qui nécessite un outillage de garage et un diplôme d’ingénieur, le truc c’est que si tu oublies de débrancher les gants au moment de descendre de moto, tu arraches tout et si ça ne s’arrache pas parce que t’as fait du costaud, y’a tout qui vient avec et tu prends la moto sur les genoux…

D’où cette solution toute simple du gant chauffant autonome, on l’a vu aux JPMS et j’ai déjà présenté le produit.

 

 

Restait à le tester.

J’ai cru un moment que je ferais ce test sans en avoir besoin ou envie, le printemps faisait un délicieux clin d’oeil début mars, puis, le thermomètre est tombé plus vite que Felix Baumagartner sautant de sa capsule…

Alors, l’essai s’est fait avec des températures, humides de surcroît, variant de deux à moins quatre sous abri, ce qui est exactement le plan « onglée immédiate » !

J’explique : Moins deux degrés sous abri, cela signifie que le ressenti est entre cinq et sept degrés plus bas.

S’il y a un chouia de vent, on descend encore de cinq degrés.

On ajoute le vent dû à la vitesse de la moto et du scooter, et la température ressentie tombe encore. Cela s’appelle le wind-chill, un truc développé par les amerlos en Antarctique.

Pour faire simple sachez que s’il fait zéro, le fait de rouler à 50km/h fait tomber la température de huit degrés.

A 100km/h, on perd plus de dix degrés.

Donc, on part du zéro scientifique, sous abri, on arrive à moins quatre ressenti, encore quatre degrés en moins à cause du vent naturel, on enlève encore  les huit degrés dus à la vitesse et les didis sont à moins seize…

Enfin en théorie, car à moins seize, ils sont tombés en morceaux depuis longtemps.

Il existe des gants d’hiver, il y en a d’excellents, mais ce ne sont que des protections, là on parle de confort, de bien-être…

Pour le bien-être, du genre « tellement même pas mal que le froid on s’en contrefout », la voici.

Les gants chauffants V Quattro autonomes.

 

LA SOLUTION V QUATTRO :  

 

D’abord le V Quattro est un beau gant, un vrai gant, avec des protections en cas de chute comme les coques de protection des phalanges ou la surépaisseur sous l’extérieur des paumes et sous le petit doigt, avec un gel pad qui amortit les vibrations,  le cuir (de chèvre) est là où il faut, le reste, ce qui doit pouvoir être froissé et qui n’est pas protecteur,  est en tissu softshell.

 

 

C’est un vrai gant d’hiver, avec une doublure intérieure en  Priamaloft, c’est doudou et c’est étanche et ça ne se recroqueville pas si d’adventure, on les enfile avec les mains mouillées.

Ce sont quand même des gants d’hiver et c’est sûr qu’avec ça sur les mains, vous ne serez pas aussi agiles qu’avec des gants de golf mais bon, entre l’élégance du geste et les engelures, y’a pas photo…

Bref, de la belle ouvrage.

 

Chaque gant est équipé d’une petite poche, en haut sur le dessus, qui permet de loger une batterie du genre téléphone portable (50 grammes).

Pas gênant pour deux ronds, un poids certes, mais que l’on ne sent pas.

C’est bien vu.

Un bouton sur chaque gant, on peut pousser dessus avec les gants enfilés, il faut insister un peu, c’est normal, sinon ça pourrait s’allumer ou s’éteindre tout seul, et ça s’allume en rouge. Une pression de plus, c’est jaune. Une autre, c’est vert. Une autre encore on revient au rouge.

Il est évident que le code couleur correspond à la température voulue.

Car le dessus du gant, sous le cuir bien sûr, est entièrement recouvert de filaments microscopiques, (technologie dite Smartheat) ce qui sera plus homogène qu’une poignée chauffante.

Chose géniale, ça chauffe vraiment tout de suite.

 

 

Le mieux, c’est de les mettre en marche chez soi, quand vous les enfilerez, ce sera du nanan.

Le rouge assure une température (ressentie…) de 55 degrés, le jaune 46 degrés, le vert 38 degrés.

En rouge, vous tenez deux heures trente, deux heures quarante huit en jaune, trois heures douze en vert.

« Mais 55 °ça brûle! » dit le lecteur qui ne veut pas lire les préambules…

On était à 50 km heures avec les didis à moins seize.

Mais pour être confortables, les mains doivent être à 37 degrés, la température du corps en situation normale. 36,5 exactement.

On fait le calcul, moins seize plus trente sept… Cinquante trois degrés, voilà le gap qu’il faut rattraper…

CQFD !

 

Bon, si vous roulez à 130 sur l’autoroute, vous arriverez avec les mains frisquettes, mais pas gelées, et l’onglée, vous ne saurez plus jamais ce que c’est… .

A 50-60 en ville, vous êtes comme à la maison.

J’ajoute que comme les filaments sont sur le dessus, les quatre phalanges sont hyper confort, mais le pouce, qui fait le tour de la poignée, expose aussi son dessous au vent.

D’où une légère sensation de « un peu moins confort » sur le pouce mais on ne va jamais jusqu’au désagréable.

 

LE PRIX AUSSI EST CHAUD !

a a a a a a a a a a a a a a v quattro prix

 

Bon, c’est pas donné, c’est la mauvaise nouvelle du truc.

Les Squadra 2, c’est-à-dire ceux qui font la part belle au cuir, 289 euro.

Les Quantum, qui sont en textile-cuir, coûtent 269 euro.

Mais.

Il y a un certain nombre de trucs comme ça, pas toujours donnés, dont l’automobiliste ou le motard se demandent bien comment avant, ils ont pu vivre sans.

En auto, la boîte automatique, les fermetures électriques des portes, euh… le Coyote et aussi les vitres électriques etc…

A moto, le premier truc auquel je pense est le Pin Lock, une visière tellement absorbante d’humidité que l’on peut garder son casque intégral fermé aux feux rouges ou en circulation lente sans la moindre trace de cette saloperie de buée.

Et bien, les gants chauffants, c’est du même ordre.

Entre moins dix et plus cinq, vous ne pourrez plus vous en passer.

Autrement dit, latitude Paris, hiver et demi-saison, ça fait facile du quatre-cinq mois par an.

Cinq mois de bonheur pour trois cent neuneus, c’est donné…

Pour indication, un bon gant d’hiver coûte environ la moitié mais en cas de grand froid humide, l’onglée va se repointer à l’horizon…

 

Liste des revendeurs :

http://vquattro.fr/fr/nos-magasins

JEAN LOUIS BERNARDELLI

Photos :  CONSTRUCTEUR, TOURISME D’AUVERGNE

 

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