MONTE CARLO HISTORIQUE : J’AI MONTE LE TURINI DANS L’ALPINE AVEC…. JEAN CLAUDE ANDRUET !

 

MONTE CARLO HISTORIQUE 2013 Alpine Num 18 ANDRUET avant le depart vers Col de TURINI

 

C’EST LE GRAND JOUR!

A l’invitation de l’équipe Alpine et de mon ami Jean Claude ANDRUET, le ‘ héros ‘ de la dernière nuit du MONTE CARL’ 1973 dans le TURINI, performance qui lui permit de gagner l’épreuve prestigieuse, je vais avoir l’immense CHANCE de vivre un grand BONHEUR, ce vendredi 1er février…

En effet, je vais m’installer à la place de sa co-équipière BICHE pour effectuer cette ascension MYTHIQUE.

Émotions garanties. L’équipe Alpine, dont deux voitures ont glané, cette nuit, les deux 1éres places du MONTE CARL’HISTORIQUE, a obtenu l’autorisation exceptionnelle de fermer la route pour la circonstance.

Jeannot RAGNOTTI, Jean VINATIER et Alain SERPAGGI, les autres pilotes ALPINE, feront vivre cet évènement à d’autres journalistes.

 

INOUBLIABLE…

Et, j’imagine qu’il existe des milliers, des dizaines de milliers de fans qui auraient payé cher pour se retrouver ce vendredi 1er février 2013 … à ma place !!!

Car sur le coup de 14Heures 15′, je me suis retrouvé à l’invitation de l’équipe Alpine, en compagnie de laquelle, j’ai suivi ce XVIéme Monte Carlo Historique, installé dans le baquet de la Berlinette Alpine Renault du concurrent N°18, un certain … Jean Claude Andruet !!!

 

ANDRUET BICHE ALPINE 1973

 

RECIT

Il y a quarante ans, alors que je souhaitais devenir journaliste et surtout sportif, j’étais déjà à fond passionné fou de courses automobiles.

A l’époque, la médiatisation n’était pas celle d’aujourd’hui et les seuls moyens d’informations étaient le quotidien l’Equipe et les revues spécialisées : Sport Auto, Virage, Champion et Scratch.

Je lisais déjà le grand quotidien sportif de la rue du Faubourg Montmartre et évidemment aussi les magazines

Mes idoles avaient noms en circuit, Jean Pierre Beltoise, Jean Pierre Jaussaud et François Cevert.

En rallye, Jean François Piot, Jean Luc Thérier, Jean Vinatier et Jean Claude Andruet.

Si le 15 juin 1972, j’avais vibré après la 1ére victoire Matra aux très prestigieuses 24 Heures du Mans, il en fut de même un an plus tard avec le triomphe d’une autre voiture Française, la Berlinette Alpine qui faisait rêver tous les jeunes.

La nuit du 26 janvier 1973, je l’ai passé avec une bande de copains, tous passionnés comme moi de compétitions automobiles.

Il s’agissait de la fameuse nuit du Turini. Le monument du Monte Carlo, le seul rallye que nous connaissions avec le Safari Kenya dans la lointaine Afrique…

Le triomphe Alpine, le sensationnel triplé et la victoire de Jean Claude Andruet et de Biche Petit, nous les avions écoutés et vécus en direct, l’oreille scotchée sur le transistor, branché sur Radio Monte Carlo, à dévorer les paroles que distillait, au fil des minutes, et en direct, le journaliste Bernard Spindler.

Les années ont passé et la vie m’a donné et offert l’immense bonheur de devenir journaliste sportif, spécialisé dans les sports mécaniques.

De fréquenter sur les circuits,  Bernard Spindler et également d’avoir la chance d’approcher et Andruet et Biche, devenue Espinos.

Et de faire partie de leurs proches, jusqu’à être invité chez Jean Claude dans sa propriété Sarthoise.

Tout récemment, la chance s’est à nouveau manifestée, et ce, lorsque les responsables de l’engagement des Berlinettes Alpine au Monte Carlo Historique de 2013, afin de fêter le 40éme anniversaire de l’inoubliable succès de 1973, m’ont offert de pouvoir en toute fin d’épreuve, participer à une petite réunion en petit comité pour effectuer la montée du mythique Turini.

 

DEPART DEVANT LA MAIRIE DE LA BOLLENE

MONTE CARLO HISTORIQUE 2013 Alpine Num 18 ANDRUET depart Col de TURINI avec GG

 

Avec quelques rares confrères, également convié à s’asseoir à coté de Jean Vinatier, Alain Serpaggi voire Jeannot Ragnotti, j’ai donc pu goûter à l’immense bonheur de grimper ce Turini de légende dans le baquet de droite de la Berlinette Numéro 18, aux mains de Jean Claude Andruet.

Mon idole, mon ami.

Ce vendredi 1er février 2013 restera à jamais gravé au fond de ma mémoire.

12 Km d’ascension sous un magnifique ciel bleu et un superbe soleil.

10’18’’ de bonheur.

Il est très exactement 14Heures 15’ lorsque Jean Jacques Delaruwière et Aurélie Jegou, les deux responsables du service communication Renault et qui s’occupent du timing, me proposent de mettre mon casque et de m’installer dans le baquet.

Rapidement, un technicien de Renault Classic, m’installe le harnais.

Se pointe alors Jean Claude.

‘’ Ca va, t’es bien installé ?’’

Hugues Portron, le patron du patrimoine donne le feu vert.

Moteur.

Il est alors 14 Heures 21’

Aucune émotion particulière. Même pas peur !!!

Et c’est parti.

2 petits km au ralenti pour rejoindre le lieu de départ. Renault a bien fait les choses, ayant obtenu de la préfecture des Alpes Maritimes, la fermeture de la route jusqu’à 17Heures.

 

MONTE CARLO HISTORIQUE 2013 Panneau Col de TURINI

 

14 Heures 26. Arrivé au lieu précis, Jean Claude accélère. Il enchaîne virages sur virages. Sur cette partie basse, la route est sèche. Mais plus nous grimpons, plus elle va devenir mouillée. Et les bas cotés bien enneigés !

La 1ére impression ? Je crois me trouver sur une descente à ski. Tout à l’air simple et facile.

Jean Claude pilote à merveille. Je me sens en totale sécurité.

Pourtant, je craignais ce matin d’avoir les jetons !!! Pas du tout.

Le cœur ne fait même pas Boum-boum…

Il me vient à l’esprit que je suis un petit veinard et que je vis vraiment des moments magiques.

L’ascension continue.

Et en regardant Andruet piloter, je me dis ‘ce mec est véritablement hors-norme ‘ comme le sont d’autres illustres champions, les Zidane, Federer et autre Tony Parker !

Jean Claude, au fil des kilomètres que nous avalons avec une facilité déconcertante, me donne cette impression de facilité.

Mon ‘ chauffeur ‘ respire l’aisance… de virages en lacets. Franchement son pilotage est très fin. Chaque geste est calculé et précis comme le sont nos trajectoires.

Andruet place parfaitement notre Berlinette sur l’avant. Elle prend du vertical pas de roulis.

Mon Champion se sert de l’accélération pour bien faire pivoter notre petit bolide bleu.

C’est génial.

Et nous parvenons au sommet du Col de Turini.

C’est fini ! Cela a vite passé.

Je viens de vivre avec intensité … 10’18’’ d’un immense bonheur.

Seul inconvénient, impossible de bavarder. Trop de bruit dans le cockpit !

Je descends et remercie chaleureusement mon Top Driver.

 

MONTE CARLO HISTORIQUE 2013 Alpine Num 18 ANDRUETet GG depart Col de TURINI

 

Si l’on m’avait dit cela il y a 40ans, cette nuit du 26 janvier 1973, j’aurais parié tout ce que je possédais, c’est-à-dire ma Mini Cooper, que cela ne se produirait JAMAIS.

Monter le Turini, installé dans une Berlinette Alpine avec comme guide …. Jean Claude Andruet, c’était IMPENSABLE.

INIMAGINABLE

Et pourtant l’IMPOSSIBLE, s’est produit.

Ce que même pas en rêve, j’aurais pu imaginer ou plutôt inventer et… RÊVER !

S’est incroyablement réalisé ce vendredi 1er fevrier 2013.

Merci à tous nos amis de Renault et d’Alpine.

Ces 12 km furent un grand très GRAND moment.

 

Gilles GAIGNAULT
Photos : Bernard CANNONE-AUTONEWSINFO

 

MERCI JEAN CLAUDE. MERCI RENAULT. MERCI ALPINE.

MONTE CARLO HISTORIQUE 2013 Alpine Num 18 ANDRUET depart vers Col de TURINI

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