MOTOGP: MENACES SUR MISANO, SAINT MARIN NE VEUT PLUS PAYER

900 000 euros, c’est ce que dépense chaque année  la République de Saint Marin pour donner son nom au GP disputé à Misano. Comme les affaires vont mal, les institutions qui se préoccupent du tourisme en république de San Marino pensent que cet argent là serait plus utile ailleurs… C’est ce que révèle la gazette locale Romagna Noi…

 

LE PARADOXE DE SAN MARINO…

 

 

San Marino est un territoire souverain en plein milieu de l’Italie.

Bien sûr, impossible d’y disputer un GP, San Marino c’est un rocher, un peu comme le Mont Saint Michel…

Alors, pour se faire connaître et reconnaître, San Marino paie pour qu’un GP porte son nom tout en se déroulant ailleurs…

Problème, le rocher en question n’en reçoit aucune retombée touristique, ou très peu, car le public qui se rend au circuit de Misano va plutôt sur les plages de Rimini que sur le rocher.

Et bien sûr, les hôtels, restaus et commerces de San Marino assistent au truc les bras croisés avec des rues désertes.

 

Saint Marin pendant le GP, désert!

 

Qui plus est, San Marino n’a plus aujourd’hui besoin de se faire connaître dans le monde, en revanche, de nouvelles infrastructures sur place seraient les bienvenues, comme des parkings, des musées, des expos, des aires de jeux etc…

Mais si San Marino cesse de payer que se passera t’il?

 

LE MOTOGP SANS MISANO, C’EST POSSIBLE?

 

Au Qatar, on n’a pas de public mais on a des dollars!

 

Simple, il y a des tas de pays exotiques qui n’ont aucune culture ou aucune légitimité dans les sports mécaniques  mais des milliards à dépenser pour se faire connaître… et eux reprendront le flambeau…

Et Misano alors, qui vient de prendre le nom officiel du pilote Simoncelli?

Et bien « SIC »,  alias Marco Simoncelli, va disparaître une deuxième fois…

Bon, a vrai dire, ce qui est le plus dur à croire c’est que San Marino soit en difficulté car c’est aussi une place financière mais on l’a dit, ce qui est en baisse c’est le tourisme.

Et en effet, le vrai problème du tourisme à San Marino est d’une part l’impossibilité d’accéder, et d’autre part le manque d’endroits pour accueillir les visiteurs.

Bon, on ira courir des GP en Inde, en Chine, comme la F1 n’importe où…

 

 

Zéro public mais on s’en fout…

 

On les regardera à la TV à quatre heures du mat, il y aura douze spectateurs payants, une ambiance à ch… dans les stands mais  la Dorna touchera ses petites commissions.

Et ça c’est le plus important…

Il y a évidemment des pays d’Asie où la moto a une légitimité.

Le GP du Japon au hasard.

Mais pas beaucoup…

Il  y a d’autres solutions…

Prenons le cas de Claude Michy.

Quand il a pris en mains le GP de France Moto, il y  avait 30 000 spectateurs dont une moité invités.

Aujourd’hui, avec plus de 100. 000 spectateurs, il en a fait un bijou.

Alors, pourquoi ne pas organiser le GP de San Marino ou d’un autre pays au Bugatti ou ailleurs avec Claude Michy?

On aurait deux GP en France?

Et alors, il y en a trois aux USA et quatre en Espagne!

Au lieu de se retrouver dans les bidonvilles indiens ou coréens, ça aurait nettement plus de gueule!

 

JEAN LOUIS BERNARDELLI

PHOTOS TOURISME SAN MARINO

 

 

 

 

 

 

 

 

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