ENDURANCE 2013. NICOLAS PROST RESTE CHEZ REBELLION !

 

Pour la 5éme saison consécutive, Nicolas Prost, fils de l’ancien quadruple Champion du monde de F1, pilotera  la Lola B12/60 Coupé-Toyota, de l’écurie Suisse Rebellion.

L’information a été confirmée ce mardi par le Team-manager, Bart Hayden.

Au programme de Rebellion, pour l’instant, le Championnat d’endurance Américain ALMS, dont l’épreuve d’ouverture se déroulera des le 16 mars, à l’occasion des  très réputées 12 Heures de Sebring.

Et le WEC, en tous cas en grande partie…

 

UN PROGRAMME PAS TOTALEMENT DEFINI… 

 

Sebring  ne compte plus malheureusement pour la seconde édition du Championnat du monde d’endurance WEC mais qui au vu de son immense prestige, la course mythique a attiré deux des meilleures équipes Européennes de la discipline et  les pilotes Rebellion retrouveront donc, les deux Audi e-tron Hybrid.

Nicolas Prost, joint ce jour au téléphone, ne nous a pas caché que le programme de l’écurie est compliqué à décider, compte tenu en plus du fait que les règlements vont imposer de nouvelles autos en 2014.

 

Nicolas Prost au 24 heures du Mans 2012.

 

Donc oui à l’ALMS, qui selon lui a trouvé la bonne formule.

Le WEC, avec deux autos  et seulement à Silverstone, Spa et Le Mans en WEC.

Pour le reste, ce sera probablement une seule auto.

Côté pilotes, c’est aussi encore un peu le flou, ses équipiers habituels Neel Jani et Andrea Belicchi ont déjà été conformés par voie de presse, tout comme Mathias Béche et Nicolas y ajoute Nick Heidfeld.

On rappelle au passage qu’avec Jani et Belicchi, Nicolas Prost  a remporté  l’automne dernier la course très réputée de Petit Le Mans sur le circuit de Braselton à Atlanta.

 

Nicolas Prost au 24 heures du Mans 2012.

 

Nico, joint ce mardi chez lui à Fechi, prés de Rolle entre Genève et Lausanne, nous confie :

«  La confirmation de ma présence vient d’être officialisée mais j’avais signé un contrat de deux ans, fin 2011 avec l’équipe Rebellion, basée dans les anciens ateliers de Lister à Dorking au sud de Londres prés de Gatwick.»

Visiblement le Team utilise à merveille les effets d’annonces de ses pilotes, les distillant semaine après semaine. Béche, le petit nouveau  étant le premier annoncé de la liste.

Belicchi étant le premier confirmé, suivi ensuite de Neel Jani.

Et, maintenant, c’est au tour de Nico Prost !

Finement joué. En ces temps où les annonceurs recherchent le maximum de retombées.

Concernant le WEC et comme bien des observateurs, Nico, précise :

«On a l’impression qu’ils ne veulent plus que des grands constructeurs.   Actuellement l’endurance vis-à-vis des écuries privées ne va nulle part. Tout est fait pour les usines. C’est un gros souci. L’ACO et la FIA font fausse route. C’est la raison pour laquelle, les Teams privés s’interrogent sur leur participation au WEC »

 

 

Vu le coût d’une saison et des déplacements aux quatre coins du monde, on peut parfaitement les comprendre !

A ce sujet, il se murmure effectivement que le plateau LMP1 en 2013, officiellement annoncé le 1er février à Paris,  se réduira comme une peau de chagrin avec les deux Audi, une seule  Toyota « usine »‘,  une HPD Honda, celle du Team Strakha et la Lola Rebellion.

C’est maigre…

A quoi bon dépenser des fortunes pour traverser la terre et pour rouler à cinq  en LMP1 étant entendu que les Audi et la Toyota sont intouchables ! Alors, se battre entre privés, a deux avec la Strakha, le jeu en vaut-t’il la chandelle ?

En LMP2, le constat n’est guère plus reluisant, ni réjouissant.

Ainsi l’équipe Française Signatech, n’alignerait plus qu’une seule de ses deux Oreca-Nissan.

Difficile d’attirer des partenaires et des sponsors avec des épreuves inconnues au bout du monde, comme celle d’Austin au Texas ou de Bahreïn !

Avec des retombées médiatiques quasi nulles !

L’endurance était censée revivre avec la création du Championnat du monde WEC. Pas sûr que la FIA et l’ACO  ne fassent pas fausse route…

Gilles Gaignault, qui suit la discipline depuis plus de 30 ans, qui a également été longtemps acteur en engageant des bolides aux 24 Heures à Monza et à Spa, comme Nico, comme bien des Teams-manager, comme nous, s’interroge.

 

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Selon lui, la plus grave erreur est de se passer des épreuves Américaines, les mythiques Daytona, Sebring et Petit Le Mans.

Et il ne cesse de répéter :

«  Quel annonceur va vibrer pour se rendre à Austin voire à Bahreïn ? Deux circuits artificiels qui n’ont aucun lien avec l’histoire de la discipline »

C’est assurément une question de bon sens !

Voilà, ce que nous nous disions avec Nicolas au téléphone, c’est que Pescarolo, qui hurle depuis des années sur le fait que la disparition des constructeurs privés est programmée mais avec elle, on verra aussi la disparition de l’endurance, Henri donc a terriblement raison, une fois de plus.

L’avenir n’est pas franchement marrant… dans le milieu de l’endurance

 

JEAN LOUIS BERNARDELLI avec GILLES GAIGNAULT

Photos: TEAM

 

 

 

 

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