AFRICA RACE : DU THIERRY SABINE A L’ETAT PUR…

 

Une journée démentielle, bien dans la tradition des marathons de Thierry Sabine, où un seul concurrent arrive de jour…

Et avec du vent de sable et une visibilité parfois réduite…

Une journée sublime dans ses décors façon « Oued Blueberry », expression géniale trouvée par mon ami Yves Belleville, rappelant le canyon qui est dessiné en page de garde des albums…

Et des histoires de héros et d’héroïnes dont on parlera longtemps!

Schlesser en auto, Jacinto en camion, Martens à moto sont les scratcheurs du jour…

 

 

LE MENU DU JOUR…

 

Voici donc  ce qu’a concocté le chef René Metge pour ses amis aujourd’hui.

« C’est la plus belle étape en Mauritanie, avec 152 km de liaison pour commencer, sur du goudron, puis 320 km de spéciale, avec donc un total de 472 km. Comme toujours sur le rallye, une étape sous forme de boucle permet aux assistances et à l’équipe d’organisation de se poser et de récupérer. Ce ne sera pas le cas pour les participants qui vont participer à la plus belle étape de sable de Mauritanie. La journée commence par le plus beau canyon du pays avec une belle partie de trial et de dunes. Ensuite, la spéciale est composée d’une succession d’oueds ensablés composés de petites dunes très molles qui engendreront une consommation de carburant particulièrement importante. Les concurrents sortent de l’oued au kilomètre 50 pour retrouver une piste en tôle ondulée sur une quinzaine de kilomètres avant de replonger au cœur d’oueds composés de dunettes, de pierres et même de végétation parfois intense qui ne facilite pas la navigation. Après la magnifique passe d’El Hnouk, le tracé sera plus tranquille sur une quarantaine de kilomètres. Après environ 200 kilomètres, les concurrents seront alors au CP 2. C’est à partir de là que les choses se gâtent. Plus particulièrement après un petit hors piste jusqu’au rocher percé au km 218 où cinq franchissements, plus ou moins difficiles, s’enchaînent jusqu’au CP 3. Un bon moment de pilotage dans le sable où de gros écarts pourraient s’opérer. Une fois le CP, les 70 derniers kilomètres vers l’arrivée au bivouac ne sont qu’une formalité sur une bonne piste rapide. »

LES CANYONS D'ATAR

LES CANYONS D’ATAR

Il faut donc comprendre que l’on traverse les plus beaux spots du pays mais qu’il va falloir les mériter!

Sut la carte de la Mautitanie, cela représente un tout petit morceau, c’est juste une indication de là où l’on est dans le pays.

J’ajoute d’ailleurs que ces canyons magnifiques décrits par René sont à côté d’Atar et que l’on peut y aller en visiteur de façon confortable, il ya à Atar aérodrome et hôtels.

On peut donc y aller mais pendant la liaison du matin, j’ai le temps de vous raconter une jolie histoire… en photo!

UNE PHOTO? UNE HISTOIRE…

 

 

On a déjà dit ici et vous avez massivement aimé ça, qu’Alain Rossignol a cette touche de génie qui consiste à raconter une histoire avec une photo…

Celle-ci représente donc un ravitaillement des motos dans le désert mauritanien.

On est au milieu de nulle part, vraiment, dans un site énorme, et au milieu, un vieux pick-up qui ne s’ensable jamais avec des fûts d’essence qui ont dû connaître le Taxi pour Tobrouk!

Et pourtant, cette image désuète est une richesse phénoménale car elle permet à quelques motards qui en ont quand même bien bavé pour arriver jusque là, de connaître quelques minutes de repos, de papotage et de pouvoir repartir le réservoir plein.

Un vrai bonheur!

La caverne d’Ali Baba , l’Île aux Trésors, l’oasis perdue, tous ces symboles du voyage, de la découverte, du mystère qui protège sont là…

Cette image est immense : elle montre la différence entre un vrai rallye-raid et un barnum…

 

 MOTOS: FONTYN BIEN AU-DELA DE L’HUMAIN…

C’est parti…

Martin Fontyn, vainqueur de la spéciale et leader au général depuis samedi, ouvre la piste.

Dubois, qui a mené toute la journée mais s’est raté dans la dernière grosse difficulté, a fini second et part second. Derrière lui, Frauwallner, Palacios et Martens, le grand perdant d’hier, 30 minutes dans la vue et qui lâche  la première place au général!

Et on part tout doucement, la pierraille ça secoue un max!

On est à royalement 30 km/h!

Quand on descend au fond du canyon, cela s’améliore un peu, Fontyn, Frauwallener et Dubois roulent à vue.

Evidemment l’avantage du Canyon mauritanien sur ses camarades américains genre Colorado, c’est que l’oued est à sec et on peut rouler au fond!

On remonte pour voir le canyon de haut, sur les berges en somme, Fontyn est légèrement devant les autres, on sait que Dubois ne démarre ses chevauchées fantastiques que plus tard dans les spéciales…

Car Norbert Dubois sait bien que c’est aujourd’hui qu’il faut aller chercher la tête au classement général.

Dans ce genre d’étape, si l’on ne fait pas de fautes, on arrive royalement et triomphalement au bout!

Et l’on attaque le sable, bien mou, bien salopard comme annoncé.

Une série d’oueds au fond des vallées, très « western » mais le film risque d’être long!

On en a pour un bout de temps, on vous montre donc une série de quatre belles  photos   « shootées » samedi par Alain Rossignol…

 

ARNOULT... JE POUSSE!

ARNOULT… JE POUSSE!

FRAUWALLNER,JE VOLE!

FRAUWALLNER,JE VOLE!

KINIGADNER: JE SUIS PASSE LA MOI? ZALOBERIE TE TUNEU!

J'AI VU LE PHOTOGRAPHE,JE LUI FAIS UN BEAU NUAGE!

 

Au fond des canyons, on longe parfois des parcelles cultivées.

Ici, au milieu de nulle part, dès qu’il ya un peu d’humidité, les palmiers poussent et en dessous, les légumes…

La survie des populations du désert est un truc qui me fascine.

Et c’est devant une de ces plantations que Fontyn dévie à droite du tracé du road book…

Pas de conséquences mais une sorte d’avertissement!

Comme cela roule lentement, Joseph Palacios est revenu sur le petit groupe de tête.

 

JOSEPH PALACIOS

JOSEPH PALACIOS

 

 

Joseph, l’artisan devenu le héros depuis que le journal « Le Monde » a consacré quatre pages au rallye héritier du vrai Paris-Dakar en racontant son histoire, un artisan qui a juste dit à ses clients que pendant quinze jours ils se dem… seuls, lui est parti à la recherche de lui-même au fin fond de la Mauritanie…

On est sorti des zones cultivées, restent quelques arbustes durs comme l’acier et la fameuse herbe à chameaux, dure comme le béton…

Frauwallner s’arrête.

Dubois et Fontyn le larguent donc un peu mais dans ce sable mou, ils laissent leurs traces… Ils seront donc faciles à rattraper, ce qui est le cas.

Fontyn emmène le groupe à droite de la piste, dans une zone de merdasse où il finit par s’arrêter, Dubois même chose.

Et en voulant retourner sur la bonne piste, les quatre pilotes de tête se plantent tous…

Et malheureusement pour eux, Pelzmann et Martens, qui arrivent derrière, suivent les traces du groupe.

Tankés aussi!

 

PATRICK ARNOULT

 

 

Ce qui fait bien l’affaire d’Arnoult et Martens qui sont restés sur la bonne trajectoire, la vallée est large d’un kilomètre et demi, ils roulent donc sur du sable mou mais plus régulier.

Fontyn, lui, est dans une sorte de dépression de sable, un piège infernal.

Il revient sur ses pas et se replante, il est parti pour prendre une valise à l’arrivée même si devant et sur la bonne piste, c’est aussi la déroute.

De plantage en plantage, la caravane de tête devient une meute d’escargots.

A un petit 12 km/h, Dubois avance quand même vers un way-point qui permettra de repartir vers la sorte de cette vacherie d’oued…

Et il prend le large, Martens s’est lui aussi mis dans une dépression de sable et de rocher, Dubois est sorti le premier et largement en tête de ce premier très gros piège de la journée…

Le second à sortir du piège est Joseph Palacios, bravo l’artisan!

Le suivent Martens, Arnoult, puis les Autrichiens Horwath, Kinigadner et Bloeb, voilà le résultat de la grande loterie du matin…

 

 

DUBOIS Y A CRU...

DUBOIS Y A CRU…

 

 

Dubois est à peu près huit kilomètres devant mais après quelques km de piste sur le dur, revoilà le sable et il se plante, tout le monde lui revient dessus, Martens, Arnoult, Palacios.

Cette fois  Martens semble se sortir du pétrin mieux que les autres… Il est en bagarre avec Frauwallner, l’Autrichien qui se sent pousser des ailes!

Avec les motards à ce moment, Schlesser ralentit, il  ouvre la piste, dans une sorte de plaine géante de sable sans repères,  les motards de tête roulent à une minute derrière lui, en suivant ses traces.

On roule en fait très lentement depuis le départ, on est à mi course en trois heures! On a fait genre 150 bornes, c’est dire…

Et devant Martens qui s’est éloigné de la piste du road book, est arrêté et Frauwallner prend le lead.

Derrière ces deux là, Dubois emmene les motards à dache sur une fausse piste, ce qui conforte évidemment en tête, la position de Frauwallner et Martens.

Malheureusement, les deux de tête s’arrêtent, c’est la curée entre Bloeb, Kinigadner et Fontyn revenu de l’enfer qui mène la chasse aux Autrichiens avec Arnoult.

 

GUILLAUME MARTENS

GUILLAUME MARTENS

 

 

Martens garde le lead, Frauwallner n’est pas reparti, Fontyn n’est pas loin, il est peut-être en train de réaliser la belle histoire de la journée, après avoir vécu l’enfer du matin et être passé, à force de volonté, du statut du pilote désespéré à celui qui va peut-être garder la tête au général!

Quand tombe la nuit, Martens et Fontyn ralentissent, bien entendu… Fontyn jardine un tout petit peu à deux km de l’arrivée, peut-être tire-t-il simplement tout droit vers la lumière…

On attendra les chronos pour savoir qui est le chef après cette journée de guerre…

En fait, le scratch est à Martens, le général reste à Fontyn.

Arraché à force de volonté solitaire…

Il fallait être indestructible, Martin Fontyn m’a été…

Au classement officiel, qui peut changer, le scratch va à Martens, qui arrive 11 minutes avant Fontyn. Arnoult est à 22 minutes, Bloeb à 35, Sauer à 40, Moretti à 41, Kinigadner à 41’18, et derrière les quatre autrichiens c’est Joseph Palacios, à 1h06 de Martens.

Classement général au huitième jour (21h27, suceptible de changements…)

1. FONTYN Martin, B KTM .2 . MARTENS Guillaume, NL,  KTM  à 18:05. 3 . ARNOULT Patrick, F,  HONDA à 01:06:01.4 .PALACIOS Joseph, F,  KTM à 3:H 38:52. 5 . LESAGE Pierre, KTM , F, à  04 H :43:12.6 . KINIGADNER Klaus, AUT,  KTM à 05:H18:50.  BLOEB Gregor, AUT,  KTM à 05:H24:30.8. CONREAU Christophe, F,  HONDA à 05:H57:09 .9. HORWATH Christian, AUT,  YAMAHA à 08:H39:01.10 . MORETTI Tobias, AUT,  KTM à 12:H48:49. 11. SAUER Joachim, KTM .

 

 AUTOS/CAMIONS: SCHLESSER IMPERIAL, JACINTO GEANTE

 

 

 

Un mot d’abord pour les très malheureux de la veille, en tous cas dans les ténors.

Jérôme Pélichet, qui a perdu près de deux heures et demi en s’ensablant à quatre reprises.

Elisabete Jacinto, même chose, scotchée au sable pendant trois heures…

Un mot sur les héros, à part Schlesser et Shabilov déjà mis sur un piedestal dans notre récit de samedi, auquel il faut ajouter un autre élément non négligeable: le buggy de Schlesser, s’il heurte une grosse herbe à chameau, explose, hier il a perdu son capot.

Le camion de Shabilov lui, fonce dans le tas pied au plancher…

Bon, héros du jour: Grigorov qui ne se fait prendre que 17 minutes.

Tomecek et son camion Tatra, à 16 minutes du vainqueur…

 

 

LE TATRA DE TOMECEK

LE TATRA DE TOMECEK

 

 

9H50, les deux fauves de tête, les géants de l’Africa Race sont lâchés, Schlesser deux minutes devant le camion de Shabilov.

On sait que devant, les motos sont toutes tombées dans un piège démentiel de petites dunes molles comme de la m…, il faudra que le buggy soit très rapide pour ne pas se laisser piéger par un camion russe qui trace tout droit, les suspensions, la puissance et le poids aidant…

Derrière le Kamaz russe, un autre camion très performant dans le sable, le Tatra de Tomecek, même s’il est, au classement général, à deux heures du Russe et à quatre heures de Schlesser.

Le Kamaz a exactement le rythme de progression du buggy bleu de Schlesser mais on a expliqué pourquoi.

Un peu plus loin, trois km devant Schlesser, se trouve le troupeau des motards en déroute…

Mais heureusement, l’endroit est dégagé quand le buggy arrive, petite vitesse, ça secoue diaboliquement mais il ne s’enlise pas.

En revanche Shibalov est allé se mettre dans le merdier où Fontyn a perdu l’espoir…

Mais lui s’en sort, à 3 km/h mais il passe.

 

 

 

 

Schlesser est passé, lui, comme une lettre à la poste (un jour sans grève tsss…tsss…) grâce à une navigation impeccable d’Esquirol et un sens de l’analyse du terrain superbe du pilote.

Il laisse loin derrière Shibalov et Tomecek englués dans leur erreur de navigation.

Une seule auto arrive à le suivre, celle de Patrick Martin, qui finira loin après un nombre considérable de bloquages.

Et cette fois, Schlesser arrive sur la terrine de gelée de motards coincés dans le sable, ce qui risque d’être coton…

Il passe pourtant sans problème ne s’enlise toujours pas, roule un moment avec Dubois qui est repassé en tête des motards.

 

 

ELISABETE JACINTO

ELISABETE JACINTO

 

 

Loin derrière, Shibalov est resté scotché pas loin d’une heure dans son trou, et Jacinto passe au contraire dans les bonnes traces, après une hésitation, elle est maintenant derrière Tomecek, qui a lui aussi passé un peu de temps dans le décor mais a réussi à s’extirper à temps pour repartir devant le MAN portugais parti quarante minutes derrière lui.

Un petit mot pour Morin, dont le SSV avec peu de débattement n’est pas forcément un avantage, il a magnifiquement piloté jusque là et est troisième auto derrière Martin, il a tenu quatre heures devant les camions…

 

 

LE SSV DE MORIN

LE SSV DE MORIN

 

 

Devant, Schlesser sort des vallées de sable (et de larmes pour beaucoup de concurrents, et pas des moindres!) vallées par définition  encaissées, et entre dans une zone très large de sable, aucun repère, le pilote a l’engin bien en main, c’est sur le navigateur Esquirol que repose l’avenir du buggy bleu.

Quant aux camions, si Shibalov est enfin sorti de son merdier, devant, Tomecek, Kovacs et Jacinto roulent dans un mouchoir de camion, un km…

Le Russe d’ailleurs, n’est pas si loin, une vingtaine de km derrière.

L’atmosphère à bord doit être tendue, hier on chantait « Kalinka », aujourd’hui on entonne  « Les bateliers de la Volga »… ceux qui rament!

Et c’est simple, on va revenir à la russe, les contre-attaques, depuis Napoléon  sur la Berezina et plus tard Von Paulus à Stalingrad, c’est la spécialité locale…

 

LA CAVALERIE RUSSE...

LA CAVALERIE RUSSE…

 

 

Tout devant, Schlesser s’arrête, c’est probablement un des franchissements annoncés par Metge au briefing et très peu de temps après le voilà à 140 km/h… ce qui n’a pas dû lui arriver très souvent depuis le départ!

Alternance de vitesses lentes horriblement longues et de moments rapides tellement brefs qu’ils en sont frustrants, la fin de cette étape est interminable.

On est définitivement sur les traces de Thierry Sabine et de ces rallyes-raids où les amateurs sont parfois en train de se demander ce qu’ils foutent là mais tombent dans les bras des traceurs à l’arrivée, quand ils sont devenus leurs propres héros.

Derrière, Shibalov finit par ramarrer les trois autres camions, faut pas énerver la cavalerie russe,  mais il faut rappeler que Jacinto est partie plus de quarante minutes après le Kamaz…

 

 

 

 

16h17, Schlesser et Esquirol coupent la ligne d’arrivée, une heure avant la nuit, il est possible que cet équipage soit le seul à voir le soleil couchant sur le bivouac, les camions qui passeront les prochains la banderole d’arrivée sont encore à plus de 80km..

Ce que Schless’ raconte à sa sortie de l’auto..

 

. » Incroyable, je me suis arrêté une seule fois, en haut d’une dune. Il y avait au moins vingt cinq motards qui ne savaient plus où aller, qui ne trouvaient pas de passage… On s’est arrêtés on leur a fait signe de nous suivre et on a donc fait le guide pour les remettre en route! Sinon, aujourd’hui, en navigation c’était épouvantable, par moments le vent était si dense, chargé de sable, que l’on avançait au cap pur! Cyril a été génial il ne s’est pas trompé une fois. En début de spéciale, là où les camions et les motos sont allés au trou, il fallait absolument rester sur les indications du road book, ce qu’on a fait, et tu me dis que sur l’Iritrak tu as vu Jacinto suivre nos traces.  On a été vraiment les guides alors? Question pilotage c’était incroyablement ardu aussi. Sur une portion du trajet, on a fait 35 km en une heure tu te rends compte.? Avec le sable qui soufflait parfois en tempête, il ya eu tout le temps une superbe entente dans l’auto avec Cyril. Un grand moment! »  

A l’arrivée , c’est un camion qui passera la banderole derrière Schlesser.

Jacinto ose tout, elle repasse Shibalov à vingt bornes du finish. !

 

 

C’est elle qui passe la ligne d’arrivée devant et qui bien entendu est premier camion, grâce à une nav’ super bien faite et à une volonté de ne pas se planter dans la saloperie de terrain que l’on traversé ce dimanche.

Bravo petite reine!

Les chronos officiels donnent donc le scratch à Jean Louis Schlesser, devant quatre camions, dans l’ordre Jacinto à 16 minutes, Tomecek à 49, Shibalov à 49’34, Kovacs à 51 minutes.

Beaucoup de gens vontpeut-être  passer la nuit dans la spéciale…

De là à imaginer que l’étape de lundi, théoriquement la plus difficile du rallye, soit modifiée, le temps de récupérer tout le monde!

Classement général à 22h01, susceptible de changer…

1. SCHLESSER Jean Louis ESQUIROL Cyril SCHLESSER .2 .SHIBALOV AntonYAKOVLEV Evgeny SOTNIKOV Dmitry KAMAZ à02:H55:08. 3. TOMECEK Tomas, MORAVEK Vojtech TATRA à 05 H:05:57.4. GRIGOROV Anton MISHIN Sergey OSC, à 05:H06:57.5 . FROMONT Yves FROMONT Jean BUGGY à 05:H51:06. 6 . VAN CAUWENBERGE Joost CASTELEIN Jacques TOYOTA à  06H:00:04.7 . MARTIN Patrick,METZ Jean VOLKSWAGEN à 06 H:21:53. 8. JACINTO Elisabete MARQUES Jose COCHINHO Marco MAN à 06:H40:31. 9 . KOVACS Miklos CZEGLEDI Peter TOTH Tamas SCANIA à 07:H34:43. 10.  JORDA Guillaume LORMAND Xavier PROTO à  08:H 25:03. 11. GE Gaetan HAQUETTE Didier QT.12. SHAGIROV Kanat MOROZ Alexandr TOYOTA.13 . ESSERS Noel LAUWERS Marc BOERBOOM Ulrich MAN.14. AIVAZIAN Marc LUANS Eric TOYOTA premier  T2 à 16:H26:31. 15 . DE PAEPE Bart DE DONCKER Frank TOYOTA.16 . CHAPOT Remy PAGET Michael POLARIS, premier SSV à  19 H:37:56.17. BUNEL GOURDY Thierry BUNEL GOURDY Sophie PROTO.18. DELABY Rene TABURIAUX Colette POLARIS.19 . SAZONOV Yuriy SAKHIMOV Arslan BOWLER.20 . PITOUT Frederic ANTONIOLLI Patrick PREDATOR OP.21. AURIOL Hubert FORTHOMME Jean paul PROTO.22. GOEMINNE Rudy VAN HOOREBEKE Rik BUGGY.

JEAN LOUIS BERNARDELLI

PHOTOS ALAIN ROSSIGNOL

 

 

 

 

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