SUPERCROSS DE GENEVE: LE PLUS ABSOLU…

 

30 000 spectateurs sur deux soirs, une ambiance unique au monde, des courses d’un niveau sportif inouï ET équilibré, et donc des bagarres de folie, Genève a une fois de plus été fidèle à son image, celle d’un évènement où il se passe plus de choses qu’ailleurs, celle d’un éclair inoubliable dans une vie.

Justin Brayton, Marvin Musquin, qui est venu ici disputer son seul Supercross européen de l’année, Gautier Paulin, les pilotes Suisses Killian Auberson et Julien Bill, les six filles venues du monde entier disputer un SX au féminin, les Fuel Girls, encore une sorte d’exclusivité genevoise, l’univers du délire était prêt et comme d’hab, ce fut encore plus beau qu’un rêve!

 

GENÈVE OU LE SUPPLÉMENT D’ÂME

Dans le monde entier, un Supercross c’est d’abord un truc moche, de la terre étalée sur des ponts faits de bric et de broc et le tout éclairé par des néons façon Ex Allemagne de l’Est…

J’oublie la petite musique lancinante des moteurs de bulldozers et des coups de klaxon quand ils reculent… Peu poétique en fait…

Et puis, petit à petit, ce truc devient un circuit, la magie opère, des gens le découvrent à pieds, puis montent dans les gradins, pour leur voir sauter à la gueule l’arène des jeux antiques, et la chair de poule arrive…

Lumières, lasers, speakers plus ou moins gueulards (euh… souvent plus que moins mais enfin c’est leur partie de la légende!)  et surtout la foule qui vient ici avec une seule envie, s’éclater.

Jusqu’ici, c’est la description d’un Supercross réussi, il y en a plein, en France, en Europe, aux USA…

 

LES FUEL GIRLS

 

Et puis il ya Genève…

La seule ambiance, quasi unique au monde que cela me rappelle, c’est le grand rodéo de Denver…

Pourquoi ici,  au milieu de 15 à 16 000 personnes, à-t’on tout de suite envie de hurler des « Yahoooo! » dès que l’on s’est assis?

C’est que Genève, c’est un Supercross avec autre chose, une âme…

 

 UN PROGRAMME SPORTIF DÉMENTIEL:

JUSTIN BRAYTON

 

Plateau formidable, pas d’autre mot, pour réaliser un sportif phénoménal de bout en bout, quelle que soit la catégorie…

A Genève, il faut venir avec une légende, et … en rester digne!

Justin Brayton par exemple, est arrivé en ayant gagné les cinq dernières finales disputées ici d’affilée, en a remporté deux de plus  et passe donc à sept, et surtout décroche pour la troisième fois d’affilée le titre de « King of Geneva », une première mondiale.

Marvin Musquin, le meilleur pilote français, Champion du Monde et roulant aujourd’hui, aux USA, a donc choisi Genève comme seule épreuve européenne à son programme 2012.

Il ya quelques années, Yannig Kervella me parlant du jeune Musquin, me disait « Tu vas voir, c’est Jean Michel Bayle »…

 

MARVIN MUSQUIN

 

J’ai revu Jean Michel en effet, au summum de son art…

Marvin n’a pas encore son palmarès, c’est évident, mais il a sa rage, son envie de gagner, et un talent fou.

Un ratage de grille au départ l’a empêché d’aller finir avec Brayton mais la foule a trouvé un nouveau dieu.

Un de plus!

Qui de plus, roulait sur sa 250 KTM, sa moto de course, avec les SX1, c’est à dire des 450 cc!

 

PAULIN,BRAYTON,MUSQUIN, LE TRIO INFERNAL

 

Gautier Paulin est aussi une nouveauté à Genève, et il a été, comme les autres, scotché par le public, au point de demander aux organisateurs de le réinviter l’an prochain!

Le SX  n’est pas sa spécialité, il a donc eu un début d’épreuve compliqué mais il finit siur le podium, et donc lui aussi devient un dieu de Genève, un très petit club mondial…

 

KILLIAN AUBERSON

 

Bien entendu, les Suisses ont été  totalement à la hauteur…

Killian Auberson est « Prince of Geneva » et Julien Bill a dit sur le podium qu’il avait réalisé son rêve de gosse, gagner à Genève!

Inutile de dire qu’il faut féliciter le constructeur des gradins qui ont résisté à un tsunami de bonheur dans le public!

 

JULIEN BILL

 

Des déesses aussi.

Car à Genève, on fait danser les filles, sur la piste, pour les pom-pom girls et les fuel girls, on les fait danser aussi en dehors de la piste  avec la création d’un « after » éphémère jusqu’à 6 heures du matin sur les lieux mêmes du Supercoss, « DJ Chris » est à la fois un dieu des platines et un membre éminent de l’organisation du SX de Genève.

Mais ici,  on les fait aussi rouler sur la piste, encore une exclu genevoise, un SX au féminin!

 

VICKI GOLDEN,MEGAN RUTHLEDGE,LIVIA LANCELOT

 

Gagné par l »Australienne Megan Ruthledge, « Queen of Geneva », il faut dire que pour s’entraîner dans son bush natal, elle roule avec les garçons, mais avec une foule surtout conquise par la très belle et très talentueuse Livia lancelot, Championne du Monde, qui a gagné une finale devant un public totalement sous le charme, et à Genève, quand on est enthousiaste, cela s’entend jusque dans le Jura voisin!

 

LIVIA LANCELOT

 

Enfin bien sûr, incontournables dans les soirées de Supercross, les Free Stylers  ont mis le feu, sautant d’ailleurs au-dessus de fuel girls crachant le feu…

 

MATT REBEAUD

 

Matt Rebeaud, premier Champion du Monde de l’histoire de ce sport très récent, et d’origine helvète, a été l’un des dieux de la soirée, avec un Tom Pagès très en forme, qui a repassé sa figure dite « volte » consistant à tourner sur lui-même à quinze mètres du sol…

Bref, Genève est l’endroit où il faut être…

La prochaine édition est déjà fixée aux  6 et 7 décembre 2013.

Gardez la date sur votre agenda…

Jean Louis BERNARDELLI

Photos :  SERGE HONTHAAS

 

 

 

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