F1 : CHAMPION DU MONDE VETTEL LÂCHE : ‘’ C’EST IRRÉEL… ‘’

 

Il est très exactement 15 Heures 46 à Sao Paulo. Soit 19 H46 en France.

En franchissant  en sixième position, la ligne d’arrivée à Interlagos du Grand Prix du Brésil, vingtième et ultime manche du Championnat du monde de Formule 1, millésime 2012, Sebastian Vettel vient de décrocher le titre mondial, sa troisième couronne consécutive après celles de 2010 et 2011, son seul rival, le pilote de la Scuderia Ferrari, n’ayant pu faire mieux que second.

Et ce grâce à la manœuvre d’un équipier modèle, le Brésilien Félipe Massa qui alors titulaire de ce rang, s’est volontairement effacé à neuf tours du drapeau à damiers pour offrir trois points supplémentaires à son leader. Une seconde place attribuant 18 points contre 15 à la 3éme.

Hélas ce geste sportif n’a malheureusement pas suffit car en se classant sixième, Vettel en a empoché lui huit. Lesquels ajoutés à ses 273, lui permettait avec un score de 281 points de conserver la tête et de devancer finalement Alonso de trois petits points, le pilote de la Scuderia en totalisant lui, 278 pts !

Certes, le jeune Allemand de l’équipe Red Bull-Renault conserve pour la 3éme année d’affilée le titre mais il s’en est fallu de peu qu’il ne frôle la correctionnelle…

Et ce après avoir été percuté peu après le départ par la Williams-Renault du jeune Bruno Senna !!!

Comme nous l’avons déjà écrit, Vettel et le Team Autrichien Red Bull-Renault sont ce dimanche des ‘’ miraculés ‘’ !!!!

 

Car si dans l’accrochage, Seb a été victime d’un tête à queue au cœur du peloton mais encore une fois par … miracle, aucune autre monoplace ne l’a violemment harponné et mis à part la légère touchette avec la Williams-Renault qui n’a véritablement occasionné aucun souci majeur à sa Red Bull – Renault, l’Allemand a pu repartir certes en dernière position mais poursuivre sa course.

Et se lancer dans une folle et insensée remontée sur une piste détrempée, piégeuse et par conséquent pleine de risques à chaque tour !
Finalement, en fin de course, averti par radio que sa sixième place lui suffisait, Sebastian Vettel a sagement fini ce GP du Brésil, se contenant de ce rang modeste pour lui mais suffisant pour lui assurer son 3éme sacre.

 

 

Alors qu’il effectuait son tour de décélération, le staff Red Bull-Renault avec en tête Chris Horner mais aussi Adrian Newey et son ingénieur motoriste Renault, le Français Guillaume Rocquelin, lui lançait à la radio:

’’ Seb, c’est toi qui es le champion. Tu es triple champion du monde.’’

Il n’y avait eu aucun écho à cette annonce !!!

Et pour cause, la radio de bord du champion ne fonctionnait pas !

 

 

Une fois destressé de cette épreuve folle, folle, folle ou tour à tour Alonso puis Vettel puis de nouveau Alonso et enfin Vettel ont flirté avec le titre, l’heureux lauréat revenu au milieu des siens lâchait enfin :

‘’ Ma radio ne marchait plus, donc vous ne m’avez pas entendu pleurer et j’en suis très satisfait.’’

Et du coup, il racontait comment il avait lui vécut de l’intérieur de son cockpit son Grand Prix :

‘’ Je suis tellement bourré d’adrénaline que si vous me pinciez, je ne le sentirais même pas. Pour nous tous dans l’équipe Red Bull, et pour moi, ce résultat est irréel. Et, je remporte ce troisième titre ici, dans la ville natale d’une de mes plus grandes idoles, Ayrton Senna, et pas loin de là où il est enterré (le cimetière de Morumbi). C’est très difficile de me dire que je le rejoins au palmarès, avec trois titres mondiaux  qu’ont remportés tant d’autres grands noms de la F1.’’

Les Stewart, Piquet, Lauda et donc Senna sans oublier l’Australien Jack Brabham.

Et, n’oublions pas non plus Alain Priost et ses quatre titres, Juan-Manuel Fangio et ses cinq et bien évidemment Michael Schumacher et ses sept couronnes.

 

 

Un Schumi dont la Mercedes curieusement se retrouvait garé juste à côté de la Red Bull-Renault dans le parc fermé, à l’entrée de la ligne droite des stands.

Et qui fut donc le tout 1er à venir faire l’accolade à son jeune compatriote et successeur sur les tablettes de la FIA et à le féliciter longuement.
Avant qu’une meute de photographes ne se précipite et immortalise les premiers gestes du Champion– au diable le protocole – avant que le délégué photo de la FIA, Pat Behar, n’intervienne…

 

 

Mais revenons aux propos de Vettel, lequel poursuivait ses explications :

‘’ Il m’est difficile de trouver les mots, spécialement après cette course. Tout ce qui pouvait mal tourner a mal tourné. Le fait essentiel est que nous y avons toujours cru, au lieu d’être en colère et frustrés par la situation. Au virage 4, Je me suis subitement retrouvé à contre-sens, incroyablement dans le mauvais sens et avec des monoplaces qui me contournaient de partout. J’ai eu beaucoup de chance qu’aucun pilote ne me percute, mais ma voiture était abîmée. J’ai regardé le fond plat, et ce n’était pas beau à voir ! Nous avons vu ensuite que le rythme était là sur piste sèche. Mais j’étais vraiment très lent dans la ligne droite et les autres me passaient facilement. Et, je rencontrais bien des difficultés moi pour tenter de doubler. Heureusement, il s’est remis à pleuvoir et je me suis subitement senti beaucoup mieux. »

Survient une nouvelle angoisse avec ses deux arrêts aux 53éme puis au 55éme tour ou le stop s’éternise à cause d’une roue préparée mais brutalement mal identifiée. En réalité, Vettel s’est arrêté à quatre reprises ce dimanche !!!

Seb raconte :

‘’ J’ai eu un problème de radio et c’est pour cette raison que je me suis arrêté deux fois coup sur coup, car la première fois le stand n’était pas prêt. Deux tours avant, on m’avait dit que c’était bon.’’

 

En fait, son staff (photo avec Adrian Newey et Chris Horner) lui avait effectivement indiqué cette information mais cela signifiait que c’était bon pour le titre de champion !

Seb enchaine :

‘’ Ensuite, il y a eu l’accrochage des leaders, entre Nico Hülkenberg et Lewis Hamilton, qui lui a été contraint à l’abandon. A ce moment-là, je savais que Fernando était devant. Là, tout à coup  je ne savais plus rien et au stand, ils n’ont pas entendu ma question car il y avait de la friture sur la ligne…’’

Grosse angoisse et montée d’adrénaline !

Enfin pour corser sa fin de course, il y a eu la passe d’armes avec la Sauber de Kobayashi. Un Kamui qui en mal de volant pour la saison 2013 volait absolument se mettre en valeur. Se rappelant que c’est sur ce même tracé d’Interlagos qu’il y a

Vettel qui concluait :

‘’ Ce fut une course incroyable. Pas mal de mes rivaux et l’histoire ont essayé de me rendre la vie encore plus dure comme les circonstances de course, la voiture légèrement endommagée, la perte de la radio, alors que les communications sont tellement capitales. Mais je n’ai jamais baissé les bras et avec le Team nous nous sommes battus jusqu’au bout.’’

 

L’histoire et comme le rappelait Kimi Raikkonen, ne retient que le nom du Champion du monde :

‘’ Qui dans trois ou quatre ans se souviendra de l’identité du Vice-champion 2012 ‘’

Une réalité malheureusement pour Fernando Aoso qui perd le titre avec les honneurs et ce après une incroyable et formidable saison, avec une Ferrari pas toujours performante et surtout constante…

 

La saison est enfin terminée. Elle avait débutée le 26 mars à Melbourne.

Elle se termine avec trois pilotes déjà Champions du monde, aux trois 1éres places. Le podium Final 2012, récompensant Vettel, Alonso et Raikkonen.

Le TOP 5, étant également complété par deux autres anciens Champions du monde, les deux Britanniques de l’écurie McLaren, Lewis Hamilton qui totalise 190 points devant Jenson Button qui en compte lui, 188.

 

Gilles GAIGNAULT
Photos : Bernard ASSET – Red Bull – Pirelli

 

SEB VETTEL  FÉLICITÉ PAR  BERNIE ECCLESTONE

UNE ÉQUIPE RED BULL-RENAULT EN LIESSE

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