MOTO : APRES UNE DOUZIEME COURONNE MONDIALE POUR LE SERT QU’EST-CE QUI MOTIVE ENCORE DOMINIQUE MELIAND

 24h du Mans 2012. Équipe SERT

APRÈS UNE DOUZIÈME COURONNE MONDIALE POUR LE SERT QU’EST-CE QUI MOTIVE ENCORE DOMINIQUE MELIAND. ICI AU BOL D’OR EN 2005

 

Nous avons rédigé  ce papier juste après les 24 heures du Mans et avons un peu attendu pour le publier  afin d’être certains que le SERT repartait effectivement en endurance pour la saison 2013.

Aujourd’hui, l’équipe mancelle procède sur la piste de Mireval, anciennement dénommée Karland et située prés de Sète dans le sud de la France à des essais concernant de nouveaux bras arrière livrés par l’usine japonaise. Dans les jours qui viennent  Dominique Méliand va s’employer à choisir le troisième pilote pour les 4 courses programmées pour 2013.

Nous avons donc toute légitimité à se poser la question de savoir qu’est ce qui fait encore courir le « chef ». Nous publions donc le sujet tel que nous l’avions traité en septembre, sans aucune modification.

Dans le petit cercle de l’endurance moto tout le monde connait Dominique MELIAND. Le public apprécie ses déclarations toniques, de nature à intensifier l’intérêt de la course. Ses concurrents redoutent ses coups de poker stratégiques. Son équipe est habituée à ses coups de gueule. Ses pilotes savent tous que si les temps ne sont pas dans l’épure fixée, ils seront vite rappelés au stand, pour être relayés, sans un mot d’explication.

Après un douzième titre mondial décroché à l’issue d’une course palpitante lors des 24 heures du Mans, nous avons pensé qu’il était intéressant que les lecteurs d’autonewsinfo connaissent un peu mieux, le personnage attachant et secret qui préside aux destinées du SERT depuis un « paquet d’années », dit-il.

 

24 h du Mans 2012. Pierre FILLON et Dominique MELIAND au départ

 

A partir de la question : Qu’est ce qui fait donc courir Dominique MELIAND. Et ce après 32 ans de carrière comme Team manager, nous avons, avec l’intéressé et des membres de l’équipe, jalonné  un parcours hors du commun et tenté de répondre à cette question.

Un petit condensé historique est nécessaire pour comprendre cette trajectoire originale à plus d’un titre.

En 1974, Dominique MELIAND est plombier au Gaz de France et déjà, il est passionné de moto et courre pour se faire plaisir. A Gaz de France, il bosse énormément pour récupérer des heures afin de pouvoir dégager du temps, pour aider son pote,  » NONO  » alias Jean Bernard PEYRE, à préparer ses motos de course.

Ses bons résultats sportifs lui permettent de jouir « officiellement-officieusement » d’un statut de sportif de haut niveau. Il en profite pour devenir mécanicien -avec Jean Marc BONNAY, alias SNOOPY, lui – du Team JPM, constitué en 1975 par JUDENNE, PEYRE et Motul.

 

 1976 HERVE MOINEAU et MAURICE MAINGRET avec DOMINIqUE MELIAND

 

C’est en 1976 que j’ai le plaisir de découvrir Dominique, quand Jean-Bernard PEYRE devient pilote et préparateur de l’Écurie CASSEGRAIN avec laquelle je collabore comme manager sportif depuis 1973.

Après trois saisons avec l’Écurie PIPART (1977-1979), la structure de Jean Bernard PEYRE, monte d’un cran avec des machines usine –SUZUKI- et des résultats plus que flatteurs, puisque la paire PEYRE-SAMIN, est en tête du Championnat du monde, à l’été 1980. Dominique est toujours à GDF.

 

24 HEURES DU MANS 2012 PIERRE- ÉTIENNE SAMIN ET SON PÈRE


Le 25 août 1980, Jean Bernard PEYRE se tue sur un bout d’autoroute du côté de Velizy qu’il ne connaît que trop bien, à deux pas de son atelier qui se trouve à Jouy en Josas, sauf que des travaux y ont été entrepris… Et ….

C’est sans doute dans ce premier drame qu’il faut chercher une partie de la réponse à notre question : qu’est ce qui fait donc courir…

Écoutons Dominique :

«  Pour moi après ce drame, c’était fini. La famille de Jean-Bernard nous demande de faire le Bol. Tant qu’à faire, on va mettre deux motos : celle de course et le mulet. On retrouve des pilotes, on fait des essais, on se débrouille… et au final on termine 1 et 2.

 

1980 : DOUBLE AU BOL D’OR. MONNIN ET GREEN,P1. GROSS ET SAMIN, P2. DOM AU CENTRE AVEC SNOOPY

 

Dom, poursuit :

Après ce résultat exceptionnel et inattendu, ITOH, le grand patron Suzuki, me propose de devenir Directeur de l’Écurie officielle SUZUKI. J’ai dit non spontanément. Cette fonction n’était pas dans mes gènes, mais il s’agissait de l’Usine… ! En fait, je passe 2 ou 3 nuits sans dormir. Devais-je tout quitter à GDF pour quelque chose d’aléatoire dans la course ? J’étais justement en passe de prendre du galon, en partant en Russie comme responsable d’une centrale thermique au gaz.

Et, il nous explique :

Finalement, je voulais bien tenter l’aventure mais en me garantissant un minimum. Je souhaitais avoir 15 années à GDF pour ne pas me retrouver sans biscuit. Au bout de mes tergiversations nocturnes, j’ai demandé un mois de délai, pour voir comment pouvoir tout mettre en place, éventuellement. En un mois, il m’a fallu trouver, des pilotes, de l’argent, des locaux, des mécaniciens et des véhicules. Là aussi je t’assure, j’ai peu dormi. Et que dire de mon patron à GDF, qui m’a accueilli en me disant : « vous êtes con ou quoi ? En tout cas je suis encore pour trois ans en poste, si vous voulez revenir, ce sera possible ».

 

 

  1980 CHRISTIAN LÉON FÉLICITANT JEAN BERNARD PEYRE APRES SA VICTOIRE AVEC SAMIN, AUX 1000 KILOMÈTRES DE ZELTWEG EN AUTRICHE

 

Dom, nous précise alors :

Convaincre Christian LEON, mon voisin de palier ne fut pas trop difficile et quand, avec Hervé MOINEAU et Christian nous allons au Japon, les dirigeants de Suzuki déroulent le tapis rouge. Nous court-circuitons la campagne publicitaire Minolta- Honda, en piquant à Honda son pilote. Je peux te dire que ça ouvrait en grand ! »

Mais, le 8 novembre 1980, Christian LEON se tue en essais privés sur la piste de tests de Riyuho au Japon, sur la Suzuki en développement….

Dominique MELIAND, a alors bien envie de tout larguer ! Après le drame de Peyre en aout, cette nouvelle disparition est de trop !!!

Pourtant, dans l’avion qui ramène la dépouille de Christian, avec deux ingénieurs, ils refont, dans la tête, la moto saison 81 et les choses démarrent vraiment, sans jamais plus s’arrêter.

Oui, comment après ces deux décès, affectivement très douloureux, Dominique MELIAND a trouvé le ressort suffisant pour poursuivre en compétition ?

 

24 HEURES DU MANS 2012. DOMINIQUE MELIAND

Pour répondre à ma question, Dominique prend son temps et démarre ainsi :

« Qu’est ce qui me fait courir, 32 ans après mes débuts, et bien je vais te dire d’abord ce n’est ni un virus, ni une drogue, c’est pleinement un boulot. Pourtant à 6 ans je disais je ferai les 24 h du Mans (auto), peut être était-ce un signe ? Non, quand j’ai monté le SERT, il fallait que ça marche. Monter une structure ça n’est pas évident dans ce monde de la course. La Presse- mais oui- ne disait-elle pas à l’époque qu’il était impensable de confier des motos d’usine à un team aussi incompétent ? Et puis, en 1981 lorsque nous collections toutes les pôles positions, le choc fut violent avec les écuries HONDA ou KAWASAKI. Il fallait se positionner, souvent durement face à des Serge ROSSET (Kawa), François GUITER (Elf) ou Jean-Louis GUILLOU (Honda). Cette situation, je t’assure, t’apporte une motivation supplémentaire. J’étais un peu le petit mec qui se heurte à des puissants et, c’est sans doute de cette période que date ma réputation de grande gueule. Je me suis souvent dit l’endurance ça sera aussi avec moi, il a fallu s’imposer. Malgré tout  cela ne m’a jamais traversé l’esprit de tout quitter. Tout le monde sait que si l’on m’agace un peu, je démarre violemment. »

Effectivement, mais tu as inscrit le SERT dans le Paysage de la compétition d’endurance ?

« Ce fut un peu difficile à vivre, mais j’ai toujours essayé  de rendre le SERT incontournable dans ce paysage comme tu dis. Au niveau image, on a essayé  de dessiner des contours de proximité avec le public. L’endurance est un sport populaire et, avec Suzuki nous avons travaillé de manière que cette image soit collective. Quand on parle de nous on ne parle pas de MELIAND mais d’un collectif : le SERT. Quand on parle de l’équipe, on parle de SUZUKI. Nous avons réussi à établir une adéquation positive en termes d’image entre Suzuki et les résultats et cela nous garantit, maintenant, une certaine sérénité. Pourtant titre ou pas titre, je vis chaque fin de saison une période d’inquiétude énorme et je me dois de continuer pour mes gars. Avec notre nouveau titre, je vais connaitre les mêmes, problèmes cet hiver, j’en suis certain, mais la vie d’un team ça crée des liens, ça engendre des devoirs envers mes bonshommes. »

 

  1984 :BOL D’OR. LES ADIEUX POUR HERVE MOINEAU

La course, la victoire, les titres, constituent ton adrénaline ?

« Non il n’y pas d’adrénaline, ni drogue là dedans. Alors pourquoi l’endurance me diras-tu ? Et bien pour moi, l’endurance c’est d’abord la vie d’une équipe, vie prenante et passionnante. Je peux assouvir ma passion de la course au travers du SERT. La finalité de cette passion c’est bien que tout le monde aille dans le même sens, dans la plus grande cohésion. On ne peut pas après 32 ans se forcer, la preuve ce sont toujours les mêmes larmes à l’arrivée quand la victoire ou le titre sont là. C’est sans doute d’abord là  qu’il faut aussi chercher le moteur de l’action. »

 

BOL D’OR 2012 A MAGNY COURS. DOMINIQUE MELIAND AVEC GILLES GAIGNAULT, SON POTE DE 40 ANS

 

Si tu arrêtais avec le SERT, te verrais-tu prendre un rôle de conseiller, de consultant ?

« Non, tu rigoles, à 65 ans, si j’arrête la moto, il n’y aura rien d’autre. Je ne me vois pas prendre un job. »

Après ces propos très clairs quant aux intentions du « chef », nous avons posé la même question –qu’est ce qui fait encore courir Dominique 32 ans après les débuts du SERT – à des membres de l’équipe présents dans le stand. Pour la rigolade et sous couvert d’anonymat, j’ai cru entendre fuser des réponses du genre :

Pour les filles, pour le fric, pour la gloire…, plus sérieusement nous avons tenté de réaliser un petit panel de sondage avec des membres de l’équipe.

Il faut rappeler qu’au SERT, à partir d’un noyau réduit de salariés, vient se greffer toute une équipe de bénévoles et que tous connaissent bien Dominique. Ils vivent comme dans un vieux couple, faisant la tête parfois quand le chef énervé « a pris des tours », mais oubliant vite l’incident, pour ne pas perdre l’objectif de la victoire.

Des victoires, le SERT en a collectionné un paquet au point que Dominique ne sait plus exactement où il en est de la comptabilité, me conseillant de demander à Mimi de faire le point avec moi là-dessus.

MICHEL PICARD. AMI, PHOTOGRAPHE, CHRONOMÉTREUR, STATISTICIEN !!!

 

Mimi c’est Michel PICARD connu comme photographe attitré d’autonewsinfo, mais aussi membre du SERT depuis son origine, ayant démarré avec nous, aux côtés de Jean-Bernard PEYRE en 1973 !

Effectivement, la réponse quant au nombre de victoires est directe : 64.

Michel n’a pas besoin de consulter ni ses archives ni ses petits carnets de course si précieux, où sont notés les temps du SERT, des adversaires, les relais, les arrêts et le classement de chaque course.

Michel est sans doute celui qui connait le mieux Dominique qu’il a toujours côtoyé et accompagné depuis 1974. Pour le SERT, notre ami est le photographe officiel et le chronométreur infaillible, sa réponse à la question présente donc un intérêt tout particulier.

« Pour Dominique, la course c’était d’abord une bande de copains et puis Jean-Bernard est parti, alors il a voulu continuer son œuvre. Se retrouver pour les courses, reconstituer l’ambiance du groupe, certes avec de nouveaux acteurs mais toujours avec la même base, c’est sans doute là le vrai moteur de Dom. Je pense que Dominique va tout faire pour perdurer jusqu’au départ en retraite des Paulo. (voir plus loin).Ce qui anime vraiment le chef c’est l’amitié et la fidélité. »

 

JEAN PAUL  VOISIN : MÉCANICIEN DEPUIS…. 1982 !

 

Jean Paul VOISIN dit Petit Paulo travaillait chez EYQUEM dans la division «  bougies protos ».

La première course qu’il dispute avec le SERT se solde par une victoire aux 24 h du Mans avec SAMIN-PERNET en 1982. Depuis, il officie comme responsable châssis.

Voici, quant à lui sa réponse :

« Dominique aime bien gagner. Sa passion du sport mécanique le fait vivre, ça le motive toujours et je ne le vois pas faire autre chose. 2 semaines de vacances c’est déjà vite trop long pour lui…Il a vraiment les sports mécaniques dans l’âme. »

L’autre Paulo, le grand, Jean-Paul BOISGONTIER chef motoriste, est arrivé en 1983 en provenance d’une concession Suzuki à Chilly-Mazarin.

Toujours discret en mesuré dans ses propos, nous devons le solliciter plusieurs fois pour obtenir la réponse laconique  suivante :

« Vu les difficultés financières rencontrées à chaque intersaison, on ne va pas vous dire que c’est le fric, c’est bien la PASSION. »

Mathieu LAGRIVE qui passait par là et qui repasserait bien un jour, qui sait- sous les couleurs Suzuki, tant on le sait à l’aise au SERT, nous lance toujours à la déconnade :

«  Ce qui fait courir encore Dominique, c’est qu’il a contracté une maladie honteuse ! » LA PASSION  !!! Tout simplement.

Serge VIVIEN dit Sergio est mécanicien automobile au Ministère de l’Intérieur. Du temps où il s’essayait à être pilote moto il connaissait avec ses potes versaillais la famille PEYRE. Quand Dominique, en 1984 cherchait un mécanicien a temps partiel, il est venu comme bénévole et n’est pas reparti. Il est responsable de la gestion  des pneumatiques.

Pour lui, « Dominique à une telle envie de gagner, qu’il n’est pas prêt à lâcher le morceau !

 

24 HEURES DU MANS. DOMINIQUE MELIAND ET VINCENT PHILIPPE A 30 » DU DÉPART

 

Vincent PHILIPPE Pilote de référence du SERT depuis un paquet d’années, est en fait arrivé en 2003. En effet l’endurance lui plaisait et sur les conseils d’Hervé MOINEAU il insista pour ne pas être seulement pilote remplaçant. On sait ce qu’il est advenu depuis de celui qui a succédé à Christian LAVIELLE au SERT.

 

 2002 : LES ADIEUX DE CHRISTIAN LAVIEILLE

CHRI

Vincent nous déclare :

« Je pense que c’est la passion de la course qui anime le chef. Il a toujours cette forte envie de gagner et de montrer aux adversaires que même avec une moto moins aboutie que la concurrence parfois, nous sommes toujours là et le plus souvent devant. Dominique est très proche de ses gars, il ne veut pas les abandonner en cours de route et il continue d’y croire. »

 

YVES BARBE. AMI DE LA PREMIÈRE HEURE

 

Yves BARBE dit Yvon,  a connu Jean-Bernard PEYRE par un copain qui faisait régler ses motos par celui-ci. Quand par suite d’un accident ce copain demanda des leviers de frein pour  pouvoir rouler malgré son handicap, Yvon spécialiste de pièces spéciales par profession, mit en quelque sorte le doigt dans l’engrenage en 1976. Il fait partie de la garde prétorienne du chef avec Michel Picard. Sobre et mesuré Yvon nous confie :

«  Pour Dominique ça me parait simple, la passion et une forme de dépendance le conduisent à toujours regarder devant… pour gagner. »

Daniel LENCINA, ex conducteur de TGV est un peu un bleu, puisqu’il est arrivé au SERT en 2001. Il s’occupait d’un Team Suzuki privé depuis 1983. Il débuta pour régler des question de radio et maintenant il est devenu le grand responsable des calculs de consommation. Son point de vue est convergent avec les autres interlocuteurs :

« Oh Dominique ne court que pour être devant. Il ne vit bien qu’avec son équipe dont la base est toujours la même. Je suis persuadé qu’il ne lâchera que le plus tard possible. On a encore des titres en vue ! »

 

1998 : NOUVEAU DOUBLE DU SERT AU BOL D’OR

 

Nous aussi, connaissons bien le personnage. Il maitrisait très bien le pilotage lorsqu’il prit en mains les destinées du SERT. Il n’avait aucune leçon à recevoir de quiconque pour ce qui concerne la mécanique. A ces deux atouts maîtres déjà dans son jeu, il sut y ajouter un art consommé de la négociation, notamment avec les japonais, et un sens aigu de la communication. Populaire, voire populiste dans ses déclarations,

Dominique à partir des performances du SERT, sut toujours apporter un peu de piment dans ses propos, pour faire monter les enjeux entre les écuries. Au fond, il est le meilleur défenseur de l’endurance et comme les titres et les victoires accumulés forcent le respect de tous, organisateurs, concurrents,  et fédération  sont soucieux de tenir compte de l’avis de Monsieur MELIAND.

Suffisamment rusé pour manier l’intox avec la plus grande apparence de bonne foi, le stratège est redoutable en course. Ses qualités de chef  indéniables, son autorité parfois un peu cassante avec également des décisions non expliquées aux intéressés, sa résistance physique étonnante, contrastent avec ce que donnent à voir d’autres managers plus timorés. Au fond de son « bunker » où il suit minute par minute le déroulement de la course, ou en bord de piste, à la manœuvre pour les relais, Dominique Meliand est quasi théâtral et présente toujours de grands numéros lors des courses de 24 heures.

 

 24 HEURES DU MANS 2012. RELAIS DE NUIT

 

Depuis des années nous avons repéré des spectateurs qui se placent des heures durant face au stand du SERT pour profiter des ballets réglés au métronome, et orchestrés par un Dominique un peu théâtral, pour des résultats chronométriques étonnants. Lors des dernières 24 heures c’est encore le SERT qui s’est arrêté le moins longtemps : 18’48″ pour la Suzuki N°1; 20’14 » pour la Kawasaki N° 11; 21’08 » pour la Honda N° 77; 23’23 » pour la BMW N°99 et 26’48 » pour la Yamaha N° 94.

Pour ma part, même si Dominique s’en défend et nous dit « pouvoir tout arrêter et ne pas être en manque de moto », je pense sincèrement que la course est devenue tellement partie intégrante de sa vie qu’il serait bien incapable de vivre sereinement, sans cette maitresse à la fois exigeante et généreuse.
Alain MONNOT
Photos : Michel PICARD et Alain MONNOT

 » LE CHEF » du SERT

QUELQUES SOUVENIRS ….

CHAMPIONS DU MONDE 2012

 

AVEC FUJIO YOSHIMURA

AVEC UYKIO KAGAYAMA

AVEC NONO

 

 

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