ENDURANCE WEC : LE BILAN DE SIGNATECH AVEC PHILIPPE SINAULT

 

 

Rencontré à l’occasion de la finale du VOLANT EURO FORMULA, ce jeudi sur le circuit de La Chatre, Philippe Sinault, le patron de l’équipe Signatech, nous a donné son analyse sur la saison de ses deux LMP2 Oreca-Nissan, cette année, dans le Championnat du monde d’endurance WEC

Alors Philippe, quel bilan, dresses-tu de la saison pour ton Team ?

« Décevant. Décevant parce qu’en gagnant en 2011, on se devait de beaucoup mieux figurer en 2012. La meilleure de mes deux voitures, la N°23, ne terminant que 6éme. Quant à la seconde, la N°26 qui n’a débuté que lors de la seconde des huit manches en mai à Spa , elle ne figure pas dans le classement, suite au refus des dirigeants du WEC qui ont appliqué le règlement, cette seconde Signatech, ayant été inscrite trop tard au Championnat »

 

 

Quelles sont les causes de ces résultats moyens ?

«  Je pense tout d’abord à un vrai manque de réussite. Commençons par décortiquer les résultats de la N°23. A Sebring, sortie de route d’Olive – Lombard – lequel part sur une flaque d’huile non signalée tout comme l’une des Ferrari du Team Luxury. A  Spa, Jordan – Tresson – sort de la piste alors qu’il rentrait au stand aprés un bon double relais car il a désactivé malencontreusement, le traction control. Au Mans, nouvelle sortie d’Olive cette fois de sa faute à Mulsanne qui ruine la course. A Silverstone, in termine 5éme LMP2. A Sao Paulo, une erreur d’un mécanicien qui a mal serré la roue arrière droite, en voulant trop bien faire pour aller vite.  A  Bahreïn, on finit second. Au Fuji, problème de démarreur alors qu’on était en 3éme position et enfin à Shanghai, on conclut la saison par une 5éme place. Au classement final du mondial, Signatech se classe 6éme. Donc, c’est une évidence, je suis déçu. »

Et Philippe de nous expliquer :

« En toute objectivité, il y a deux erreurs qu’on peut incomber au team. Celles de  Sao Paulo et de Fuji. Pourtant le démarreur était révisé neuf comme d’hab »

 

 

 

Venons-en à la seconde Signatech, la N°26.

«  A Spa, une fusée sur une roue qui casse. Aux 24 Heures du Mans, on termine à une belle 4éme place. C’était bien et il n’y rien à regretter. Car sur l’équipage  deux des trois pilotes Nelson Panciatici et Roman Rusinov, débutaient et ne connaissaient pas Le Mans. Ou seul Pierre Ragues avait déjà couru. A Silverstone, l’auto finit 3. Puis à  Sao Paulo, Nelson est percuté par Liuzzi avec la Lotus lors du tour de chauffe, ruinant ainsi sa course avant qu’elle n’ait véritablement commencée. A Bahreïn, on rencontre un problème éclairage sur le numéro sur la portière. Et ce à cause de la trop grosse chaleur. Les commissaires  stoppent la 26 tout comme Toyota. On perd 7’, alors qu’on roulait en seconde position. On se classe finalement au 6éme rang. A titre d’info, je tiens tout de même  préciser que la PECOM qui gagne a rencontré le même type d’ennui d’éclairage sur son numéro qui s’allumait et s’éteignait  par intermittence avec photos a l’appui. Je me suis adressé  à la direction  de course à Eduordo Freitas. Lequel m’a répondu ‘On est désolé’ !!! A Fuji, problème de démarreur comme pour la la 23. Aprés enquête notre fournisseur nous a livré un mauvais lot qui avait un défaut de fabrication. Enfin à Shanghai,  on était deux et il restait 2 H 30 de course. Nelson –Panciatici – monte  dans l’auto. Cela sentait  un bon classement. Et on casse alors le disque de frein avant gauche tout neuf tout juste monté avant le départ de la course. L’analyse de cette casse est en investigation. Et la N° 26  finit 7éme. J’ajouterais que cette N°26 toute la saison avant cette cascade de pépins figurait toujours à chaque course dans le Top 3 en LMP2. Cette suite de petits pépins coutent cher, vu la quantité de voitures du plateau LMP2 et la qualité des équipes et équipages

Quelle analyse dresses-tu, de tes six pilotes ?

« Globalement je suis satisfait, oui. Sur la N° 23, Jordan –Tresson – a un peu peiné car il s’agissait du moins expérimenté  du lot. Olive – Lombard – a eu du mal à s’adapter au pilotage de l’auto au début mais à partir du milieu de saison il est devenu performant.  Franck – Mailleux –  était à son bon niveau. Et sur la N°26, il n’y a rien de particulier à dire. Le trio  Panciatici-Rusinov-Ragues, s’est montré à la hauteur et homogène. »

 

 

Quel avenir pour l’équipe Signatech ?

« A ce jour – 8 novembre 2012 – j’ai déjà sécurisé une auto mais l’objectif est bel et bien de poursuivre avec deux. Mon souhait étant de repartir avec les mêmes équipages »

 

 

Et le partenaire financier, G DRIVE ?

«  Mon vœu est de repartir avec la 26  avec le même trio. Et leur soutien qui est quasiment acquis. »

Et qui du Championnat du monde WEC ?

« Comme tu l’as écrit, c’est un peu ‘ un colosse  aux pieds d’argile ‘ . Mais c’est un championnat indispensable qui mérite quelques aménagements. Dommage qu’aucune grande épreuve Américaine  (Sebring – Daytona- Atlanta Petit Le Mans) ne figure au calendrier 2013. »

Quel est le cout de ta saison 2012 ?

«  Il n’y a pas de secret. Plus de 2 millions d’€ par auto. Nos partenaires se disent contents. Nos relations sont excellentes et  cela se présente bien pour poursuivre.

 

Venons-en à la F3, puisqu’il se murmure que l’équipe Signature effectuerait son retour en 2013 dans cette discipline ?

«  C’est exact. J’ envisage très sérieusement de revenir en 2013 dans le tout nouveau Championnat Européen que va lancer la FIA. »

 

 

Dans quelles conditions et avec qui ?

«  L’objectif étant de présenter deux autos. Je discute actuellement plusieurs pilotes. 4 à 5. Je suis en négociations plus qu’avancées avec notamment deux pilotes Français. Les monoplaces seront des Dallara à moteur VW. »

Voilà.

Vous savez tout sur 2012 et sur ce que prépare Signatech pour 2013

 

Gilles GAIGNAULT
Photos : Patrick MARTINOLI – Thierry COULIBALY – Gilles VITRY – autonewsinfo

 

 

 

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