LE TEAM SEBASTIEN LOEB RACING FETE VICTORIEUSEMENT SA 1 ére ANNEE D’EXISTENCE

APRES LOEB-ELENA,  HEINTZ-LOEB, l’AUTRE SACRE TANDEM !

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Débriefing à cœur ouvert avec Dominique Heintz…

Dimanche 28 octobre, le Sébastien Loeb Racing a achevé sa première saison en compétition.

Une année riche de succès avec les titres Pilotes, Gentlemen Drivers et Teams en Porsche Matmut Carrera Cup, mais aussi la troisième position du Championnat de France GT FFSA, sans oublier un podium aux 6 Heures du Castellet avec l’ORECA 03 et une apparition remarquée à la Journée Test des 24 Heures du Mans.

 

 

Bref, en ce dimanche d’automne sur le plateau du Castellet, un an jour pour jour après avoir annoncé la naissance de leur écurie en ce même lieu sur le circuit Paul Ricard, Sébastien Loeb et son associé, Dominique Heitz pouvaient avoir le sourire…

Quelques jours après le damier abaissé sur 2012, Dominique Heintz, co-fondateur du Team SLR, avec Sébastien Loeb, livre ses sentiments sur l’année écoulée.

 

Dominique, comment as-tu vécu cette finale du GT Tour ?

« Le dimanche a été une journée très particulière, notamment lors de la dernière course de la Porsche Matmut Carrera Cup. Nous espérions avoir les titres samedi soir, mais le classement a été rectifié. Du coup, il fallait vraiment finir le travail et ce n’était pas si simple. Nous n’avions pas le droit à l’erreur, il y avait encore un départ à gérer. Départ qui n’est pas évident avec ce premier virage à droite. D’ailleurs, ça a encore été chaud et heureusement que Jean-Karl était parti depuis la première ligne. 40 minutes, c’est long et la tension était forte. Nous étions tous très tendus, notamment Jean-Pierre Béchu (ingénieur). Et puis il y a eu cette récompense, pour Jean-Karl, champion, pour Vincent Beltoise, 3éme, et pour Christophe Lapierre qui était déjà assuré de remporter le Championnat en classement B. Sascha Bottemane, a été malchanceux et nous sommes tous déçus pour lui, mais si nous avons le titre Teams, c’est aussi grâce à lui. Tout le monde a participé à l’obtention de ces trois titres. »

 

Le Team était ambitieux, mais espériez-vous franchement sincèrement décrocher ces trois sacres ?

« Honnêtement non. Avec un titre, nous aurions déjà été satisfaits. Avec la présence et l’implication de Sébastien dans le team, nous ne pouvions pas nous cacher. Avec un pilote comme Jean-Karl, qui était officiel Peugeot Sport, avec un ingénieur comme Jean-Pierre Béchu, nous avons rapidement montré que nous nous donnions les moyens de briller. De là à décrocher trois titres, c’est une toute autre histoire. Je pense qu’il y eu un vrai déclic à la mi- saison. Nous n’étions pas dans le rythme de nos objectifs et nous nous sommes tous remis en cause. Nous avons ensuite eu un véritable coup de boost et nous avons montré autre chose sur les trois derniers meetings, qui étaient davantage en accord avec notre ambition. »

 

En Championnat de France GT, il n’y a pas eu de titre, mais la troisième place aux classements Teams et Pilotes pour Gilles Vannelet. Cette position était difficile à obtenir avant la finale, pourtant l’équipe est allée la chercher. C’est une belle preuve de détermination…

« Je crois que le Team est à l’image de Sébastien. Je me souviens de son premier rallye. A l’époque, il n’y avait déjà que la première place qui l’intéressait. Au sein de l’équipe, l’état d’esprit est clair. On ne lâche pas. Tant qu’on peut jouer quelque chose, on y va à fond ! Nous sommes des passionnés de sport automobile, mais aussi des passionnés de la performance… et on veut aller le plus haut possible ! Il ne faut pas griller les étapes pour autant. »

Et Dominique poursuit :

« Pour revenir à ce troisième rang au classement, c’est un beau résultat après un passage compliqué durant l’été. On a mis tous les atouts de notre côté avec la présence de Sébastien sur la finale et Gilles a encore fait des remontées dont il a le secret. Je veux également remercier Fred Gabillon, qui a compris et accepté les choix faits. C’est un gars bien et il a lui aussi apporté une grande pierre à l’édifice. »

As-tu des regrets à l’issue de cette saison 2012 ?

« … (Après réflexion) Non, je n’ai pas de regret. Je suis vraiment content parce que dimanche soir, tout le monde était heureux et il y avait une vraie complicité entre les membres du team. Cela fait douze mois que nous avons annoncé la création de l’équipe et neuf mois que nous sommes opérationnels. Quand on regarde le chemin parcouru, nous n’avons rien à regretter. »

 


Avec Sébastien, vous avez toujours insisté sur l’aspect humain et tu as beaucoup insisté sur le titre Teams. Créer une équipe en partant d’une feuille blanche et avoir cette cohésion, n’est-ce pas l’une des plus belles victoires ?

« C’est ce qui me fait le plus plaisir, c’est certain. L’ambiance, le plaisir que tout le monde prend à travailler ensemble… Pour un patron d’équipe, quand les gars viennent te dire « on a envie de repartir, l’ambiance est géniale et unique », c’est juste… Il n’y a pas de mot pour décrire ça. Ça donne les frissons tout simplement parce qu’on a réussi à faire cohabiter les aspects sportif et humain. Je me remémore la veille de la première course. On avait dit qu’on aurait des résultats avec la volonté et l’ambiance. Nous avions terminé deuxième des 6 Heures du Castellet et je pense que tout cela est resté dans un coin de notre esprit. Cette « victoire » extra-sportive, elle a au moins autant de valeur que les succès acquis sur la piste. »
On parle beaucoup du nouveau rôle de Sébastien, mais comment vis-tu ta nouvelle vie ?

« Il s’agit de ma troisième carrière professionnelle. J’ai été vingt ans dans l’armée et dix ans chef d’entreprise. C’est un nouveau métier, dans ma passion. Je réalise un rêve, mon rêve ultime : Me lever le matin en me disant que je vais travailler dans ce que j’aime. Pour vivre tout cela, je ne compte pas mes heures et j’ai la chance d’avoir un entourage qui le comprend. J’ai beaucoup de chance. L’énergie que j’ai pour le team, je l’ai aussi grâce à mes proches et je les en remercie. »

Tu as vécu beaucoup de choses avec Sébastien, dont les titres de Champion du Monde des Rallyes. Est-ce qu’il t’a encore surpris cette année avec Sébastien Loeb Racing ?

« Il ne m’a pas surpris. Il a confirmé ce que je pensais. Il est très exigeant dans son sport et c’est ce qui a fait l’une de ses forces. Il est aussi exigeant avec le team et c’est très positif, pour moi comme pour le team. On se doit tous de faire du bon boulot et cette exigence nous tire vers le haut. Sébastien est un patron qui tire la quintessence de son équipe.»

 

 

Et Dominique de préciser :

« En tant que pilote, il m’a surpris au Grand Prix de Pau. Ce qu’il a réalisé avec la Cup – dominer les essais, les qualifs et les courses – c’était juste énorme. Renaud Dufour, son ingénieur à Pau, m’avait envoyé un sms en me disant « ce qui m’impressionne chez Seb, c’est sa maitrise de la performance. » Je crois que Renaud a tout dit : Il a une telle maitrise ! »

 

Trois titres en Porsche Matmut Carrera Cup, six podiums en Championnat de France GT et une deuxième place aux 6 Heures du Castellet… Quelles seront les ambitions pour 2013 ?

« Tous ces résultats ne vont pas nous faciliter 2013 (sourire) ! Nous aurons davantage de pression. Il s’agissait de notre première saison, mais nous étions déjà attendus. On le sera encore plus. Nous n’avons pas le droit de décevoir. On reste donc sur la même trajectoire : « le plus haut possible, le plus vite possible ! » Nous réfléchissons donc à comment bien les mettre
les choses en place pour la saison à venir. Nous avons réalisé une belle année, mais nous avons encore beaucoup du travail. Nous avons des points faibles, nous le savons et nous en avons fait l’inventaire. Nous allons essayer d’optimiser nos qualités et de réduire les autres points. Les prochaines semaines sont importantes. »

 

 

Une chose est sure.

En une seule saison, cette équipe SLR s’est rapidement hissée au niveau des meilleures équipes Françaises en circuit.

Et au vu des résultats obtenus en 2012, on peut logiquement penser que 2013, sera de nouveau une belle année pour les hommes du Sébastien Loeb Racing.

Car l’équipe placée sous la responsabilité permanente de Dominique Heintz, respire la bonne humeur, le bon équilibre, la motivation, la joie de vivre et l’envie de briller et de gagner.

Ce que nos amis British appellent le ‘’ Fighting Spirit ‘’ que l’on peut traduire par « La rage de vaincre… »

 

Gilles GAIGNAULT
Photos : Gilles VITRY – Raymond PAPANTI – CBA – Jean Pierre CROUIN – autonewsinfo

 

Porsche Cup Sport

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