ENDURANCE WEC : AVANT LES 6 HEURES DU FUJI. TRELUYER ‘’BIENVENUE CHEZ MOI ‘’ !!!

 BENOIT TRELUYER ‘’BIENVENUE CHEZ MOI ‘’ !!!

 

 

‘’ Bienvenue chez moi ! ’’

Plus de dix années passées au pays du soleil levant, neuf victoires sur le seul tracé du Mont Fuji, ce week-end Benoit Tréluyer, ne sera pas un pilote parmi d’autres au pied de la Montagne sacré.

Voyage sur les terres de Benoît-san, japonais de cœur !

Dix mois que Benoît ne s’était plus rendu au Japon !

D’ailleurs, il peine à se remémorer la dernière fois qu’un tel laps de temps s’est écoulé entre deux visites.

« Douze ans, peut-être ! » murmure-t-il avec un brin de scepticisme.

 

 

Au début des années 2000, le Français n’était encore pas la gloire qu’il allait bientôt devenir au Pays du Soleil Levant et ce grâce aux innombrables victoires glanées sur les tracés de l’archipel et aux nombreux titres décrochés en Formule 3 (2001), Formule Nippon (2006) et Super GT (2008).

Aujourd’hui, les années ont passées et si le natif d’Alençon vit désormais dans le Lubéron dans le sud de la France, il n’a pas oublié pour autant ce pays qui lui a donné sa chance, et ces fans qui l’ont adopté.

« Je suis arrivé lundi matin à Tokyo. Dans l’avion,  je n’ai pas pu dormir, à cause de l’excitation. Je n’étais plus revenu depuis décembre, et je dois dire que le Japon me manquait. A Narita, cela m’a fait un peu drôle d’aller à un comptoir de location de voitures. Avant, je passais un coup de fil et la fille du parking m’amenait la mienne. J’avais mes petites habitudes. J’ai eu l’impression de ne plus être chez moi en ayant tout de même la sensation d’y être. »

 

 

Dans la capitale Japonaise, Benoît passait la journée à visiter ses amis, ceux n’appartenant pas au milieu du sport automobile et qu’il n’aurait sans doute pas la chance de voir à Fuji, puis il a pris la direction de la ville de Gotemba, située au pied du Mont Fuji, la montagne sacrée du Japon.

« J’ai vécu plus de deux ans à Gotemba. J’y avais une maison, mes repères. Mardi soir, je suis allé dîner dans le restaurant où j’avais mes habitudes, à deux cents mètres de mon ancien domicile. Un restaurant de type « teppanyaki » appelé Mizuki. Le patron qui n’a jamais été un bavard a quitté ses baguettes, fait très rare, pour venir me saluer et me demander des nouvelles de mon épouse Mélanie et de mon fils Jules. Un honneur que j’ai accueilli à sa juste valeur. J’étais accompagné d’André (Lotterer), de mon amie journaliste Yumiko et son mari Iga’chan qui n’est autre que mon ancien mécanicien. »

 

 

Si une vieille amitié lie le pilote allemand à Benoît, les deux compères ont rarement fait cause commune lors des épreuves nipponnes.

« Venir à Fuji avec André, ça change aussi beaucoup de choses, s’amuse-t-il. Quand je courrais au Japon,  nous étions dans des écuries différentes et ne fréquentions pas les mêmes hôtels. Aujourd’hui, on se déplace ensemble et comme on a chacun nos petites astuces, nos petits raccourcis secrets, on se chamaille gentiment sous l’œil médusé de Marcel (Fässler) ! »

Le troisième membre de l’équipage leader du Championnat du monde n’a, pour sa part, jamais couru au Japon et découvre les lieux. Une aubaine pour ses deux partenaires transformés en guides très spéciaux.
 
« Nous lui faisons découvrir notre Japon à nous, et ça nous fait drôlement plaisir, confesse encore Benoît. Moi, j’ai laissé une telle part de moi-même dans ce pays que je me sens chez moi. Je crois que c’est la même chose pour André ! »
 
D’où l’impatience qui est la sienne de partager sa visite avec les fans qui ne l’ont pas oublié.

« Pour l’instant, c’est encore assez calme, mais il va y avoir beaucoup de monde ce week-end. Les organisateurs parlent de 20.000 personnes, mais je sais qu’il y en aura plus. Évidemment, avec le GP F1 à Suzuka la semaine passée et la moto GP à Motegi ce même week-end, les amateurs de sport mécanique sont très sollicités en ce mois d’octobre, mais ils vont venir en masse. Moi, je suis impatient de ces retrouvailles. »

 

 

En attendant ce moment fort du week-end, Benoît a redécouvert au volant de son Audi e-tron n°1, le tracé qui l’a vu triompher pas moins de … neuf fois en Formule Nippon et Super GT.

« J’ai remporté la dernière course sur l’ancien tracé et la première sur le nouveau. J’ai un bon palmarès ici, même si ce n’est pas mon circuit préféré de l’archipel. Cela étant dit, il est assez technique avec sa ligne droite super longue qui se termine par une épingle, avant d’enchaîner trois virages rapides et une partie très lente. Avec l’Audi, le freinage du virage 1, c’est fantastique ! Je n’avais encore jamais freiné si tard à cet endroit. D’ailleurs, il n’a fallu plusieurs tentatives pour définitivement oublier mes vieux repères. Côté travail, cette séance de découverte s’est bien passée. Nous nous sommes tous les trois relayés au volant et nous sommes allés au bout du programme défini. Nous avons toute la journée de demain jeudi pour bien éplucher les datas et bien nous préparer pour le week-end ! »

Un week-end évidemment très important pour Benoît et ses équipiers qui sont en tête du Championnat du monde avec 13,5 points d’avance sur leurs partenaires chez Audi, le duo McNish-Kristensen, alors qu’il ne reste plus que deux manches à disputer.

Ce week-end, Fuji puis ensuite l’ultime épreuve prévue à Shanghai

 

Christian COLINET
Photos : Patrick MARTINOLI –  Thierry COULIBALY – Teams

 

SOUVENIRS NIPPONS DE BENOIT-SAN TRELUYER

 

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