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TOUR DE CORSE HISTORIQUE : VICTOIRE POUR LA PORSCHE DE GACHE DEVANT ANDRUET ET REDELE

CORSE HISTO 2012 Podium ILE ROUSSE les 3 premiers  autonewsinfo

 

TOUR DE CORSE HISTORIQUE.

Déjà victorieux l’an dernier, Philippe Gache navigué par Nicolas Rivière, a récidivé et remporté ce samedi soir à l’Ile Rousse, la 12éme édition de cette épreuve mythique.

Au volant de sa Porsche SMG, en 3Heures 36’07 »9, il triomphe et devance une autre Porsche, celle du tandem légendaire que forme depuis plus de 40 ans, la paire composé de Jean Claude Andruet et de Biche Espinos et qui termine à 2’02 »4.

Le podium étant complété par la Berlinette Alpine A110, de Jean-Charles Rèdèlè, épaulé par Éric Desseix et qui finit 3éme à 8’10 »1.

La R5 Turbo du duo Puren-Mizael et la Porsche du tandem Bonnardel -Cecarrelli, se classent dans le Top 5, seulement séparés de… SIX petits dixièmes : 8’42 »2 contre 8’42 »8 !

Cette dernière journée de compétition qui ramenait les équipages vers le podium d’arrivée à Île-Rousse aura, une fois encore riche en rebondissement, en coup d’éclat, en coup du sort, également.

La victoire est logiquement revenue à Phillipe Gache, associé fidèlement à Nicolas Rivière. Après avoir été mené le premier jour par Erik Comas et sa Lancia Stratos, Philippe a su réagir, corriger les réglages de sa voiture pour reprendre le commandement le lendemain.

Et puis l’abandon de Comas à la voiture fragile, lui a ouvert plus encore la voie d’un second succès compétitif en terre Corse.

Immédiatement derrière Philippe qui retrouve-t-on ? jean-Claude Andruet !

Jean-Claude n’était pas en grande forme physique à l’abord de cette épreuve. Un moment il envisagea même le forfait. Mais une fois encore, la magie de la compétition a opéré et cette légende du Tour de Corse a retrouvé toute sa fougue et sa vélocité.

Pour preuve son chrono époustouflant dans l’épreuve de Ghisoni, signant le record du tracé.

À 72 ans passés, cela suscita l’admiration de tous, de Gache en premier qui lui lança :

«  Eh Jean- Claude, plus t’avance en âge et plus tu vas vite. Qu’est-ce que ça va être dans dix ans… »

Chapeau bas Monsieur Andruet !!!

AU CŒUR DE LA DERNIÈRE JOURNÉE

 

Finalement après le retrait sur ennuis mécaniques de la redoutable et surpuissante Lancia Stratos d’Éric Comas vendredi, Philippe Gache au volant de sa Porsche préparée dans les ateliers de SMG  à Fréjus, a vécu une ultime étape tranquille ce samedi entre Porto Vecchio et l’Ile Rousse, ou se concluait cette 12éme édition du Tour Historique

Et après avoir assur, remportant malgré tout, l’une des quatre dernières spéciales au menu, l’ES ES 15, entre PONT DACORAVO et ZERUBIA et longue de 20,73km, Philippe après avoir tranquillement assuré, sans jouer avec le feu, regagnait en grand vainqueur en fin d’après-midi, l’Ile Rousse, renouvelant ainsi sa victoire de 2011.

 

 

Sur le podium d’arrivée, où il était acclamé par une foule dense et salué par les organisateurs, Yves Loubet et José Andréani, le pilote de la Porsche victorieuse, nous confiait :

« Franchement, on s’est régalé. Pratiquement assuré de l’emporter vu la solide avance (3’01’’1) que je possédais sur Jean Claude – Andruet – ce matin en quittant Porto Vecchio, je voulais m’amuser dans ces trop belles spéciales de fin de course. Et pas question de dérouler malgré le retrait d’Eric. J’ai donc continué sur mon rythme mais sans chercher à commettre l’irréparable au risque de tout perdre. Le but était de revenir en tête à L’Ile Rousse. Mission accomplie. »

 

 

Effectivement si la Porsche du leader, dominait la première des quatre spéciales, lors des trois suivantes, il assurait, ne prenant plus aucun risque inutile.

Dans l’ES16,  GHISONI- ABBAZIA et ses 28,72km  il s’élançait, on l’a dit, avec 3’01’’1 sur Andruet.

Un Andruet diabolique, un Jean Claude des grandes heures du passé qui allait faire incroyablement comme on dit ‘’ péter ‘’ un temps !

Réalisant non seulement le chrono de référence en 20’12’’7, signant du même coup le meilleur temps jamais réalisé sur ce parcours, qui fit autrefois les grandes heures des Tours de Corse d’antan…

 

 

Il laissait tout de même le leader, jusqu’alors intouchable tout comme Comas avant son abandon, à … 23’’2, un remarquable Frédéric Puren avec sa R5 Turbo, à 23’’9. Jean Pierre Maanzagol, cédant lui, 30’’8.

Au regroupement d’Aleria, Jean Claude avec qui nous déjeunions, s’il nous contait avec gestes à l’appui sa perf matinale, il s’inquiétait pourtant pour la suite.

« J’ai fait un temps. Mais j’espère qu’il y aura une suite car j’ai cassé un câble d’embrayage. »

 

 

Biche sa navigatrice, sa nounou aussi qui le … bichonne, nous racontait leur mésaventure :

« On a roulé depuis la sortie de la spéciale en seconde lors de la liaison sur les 25 derniers km pour parvenir ici à Aleria. »

Survient alors, le Bon Samaritain, en la personne d’Yves Loubet, venu rassurer et réconforter Jean Claude et lui annoncer la bonne nouvelle :

« T’inquiètes pas, on a déniché un câble. Ton assistance arrive et va vite te dépanner. Tu as largement le temps ici à la coupure déjeuner  »

Immédiatement, Andruet toujours inquiet en course, même lorsque tout va bien, retrouvait son sourire et l’appétit.

Se pointe, l’étonnant Jean-Charles Rèdèlè, surprenant 3éme au classement avec sa Berlinette Alpine A 110.

 

 

Ravi d’occuper une inattendue position dans le haut du classement et qui nous expliquait :

« J’ai ouvert le train avant dans un trou au cours de la 1ére ES ce matin. On a bricolé et je termine 7éme dans la suivante confortant notre rang. Maintenant l’assistance fait le boulot

Le podium, sauf catastrophe toujours possible en sports mécaniques, semblait scellé avec Gache, Andruet et Rèdèlè, qui remontaient dans leurs baquets, pour disputer les deux ES, encore à parcourir avant d’en finir et de filer vers le parc fermé puis le podium ensuite installé au cœur de l’Ile Rousse.

 

 

L’ES17, ANTISANTI- MURACCIOLE  et ses 20,44km, revenait à la Porsche TCM-FERRALU d’Andruet-Biche.

Oublié le câble récalcitrant de la fin de matinée.

Jean Claude reprenait 14’’8 à Gache qui assurait sa place de leader, 24’’6 à Manzagol, 29’’ à Andruet, 29’’2 à Puren et 31’’6 à Bonnardel.

Il ne restait plus que l’ES18, FRANCARDO – AITI. Les 14,02 derniers km de ce Tour, millésime 2012

Si c’est bien une Porsche qui signait le meilleur chrono, il ne s’agissait ni de celle de Gache, ni non plus de celle d’Andruet !

 

 

C’est la voiture de Pierre Bonnardel, bien secondé par Bruno Ceccarelli qui se montrait la plus rapide en 12’11’’4. Suivaient, la 5 Turbo du tandem Puren-Mizael à 6’’1 et la Porsche d’Andruet à 10’’8. Ensuite, on retrouvait, une autre 5 Turbo de Manzagol à 12’’4.  Rèdèlè pointait à 25’’.

Le leader, seulement onzième, concédait 31’’5.

Finalement, Philippe Gache et Nicolas Riviére, rejoignaient le podium en vainqueur, un an après avoir déjà triomphé à l’Ile Rousse, avec 2’02’’4 d’avance sur Andruet-Biche et 8’10’’1 sur Rèdèlè-Desseix.

 

 

Les places d’honneur revenant à Puren-Mizael, 4émes à 8’42’’2 et Bonnardel-Ceccarelli, 5émes à 8’42’’8

Le TOP 10 était complété par Manzagol- Guglielmi à 9’10’’2, Jenot-Slo, à 10’02’’6, Servais-Decré à 13’14’’5, Abbati-Nanni à  14’01’’2 et par Torre-Cullieret, dixièmes eux à 14’36’’8

 

 

Sur le podium, salué par le public et par les organisateurs  Yves Loubet et José Andreani, Gache avec son équipier Riviére et entourés de ses dauphins, lâchait :

«  Ce fut une semaine magique. J’étais venu pour gagner. Et je regagne comme l’an passé. La voiture a été exceptionnelle. On s’est bien bagarré au début avec Eric et ensuite avec Jean Claude. »

Et en aparté, il nous indiquait que des lundi, il se penchait à fond sur son équipe du Dakar et la préparation de ses buggies dont l’un, autonewsinfo, la annoncé vendredi, sera piloté par Guerlain Chicherit.

Pilote que Gache qualifie de TOP driver :

« Ce sera vraiment la toute 1ére fois qu’un pilote de son calibre roulera dans un buggy Gache. Je le vois bien capable de remporter des spéciales et d’aller taquiner les Mini »

 

 

Andruet très ému, accompagné de Biche, nous déclarait lui :

« Je ressens beaucoup d’émotions. Plus de quarante après, c’est toujours un grand moment de rouler sur ces routes du passé. Et d’aller au bout et de grimper encore sur un podium»

Et, s’adressant au public qui l’acclame, Jean Claude, poursuivait :

«  J’ai 72 ans et j’espère bien être encore la dans dix ans »

 

Pendant qu’il papotait car Andruet ne change pas. S’il brille au volant, il est encore un grand bavard, Biche tout en faisant le pitre nous précisait :

« Rouler avec lui reste très fort. Il ne change pas. Il a les mêmes mimiques. Consuit toujours aussi vitte aussi bien aussi propre. C’est le bonheur d’être la avec Jean Claude »

 

Quant au troisième, le fils de Jean Rèdèlè, lui, il nous rejoignait tout souriant :

« Pour moi c’est un vrai rêve. Finir sur le podium et y côtoyer une légende comme Jean Claude, c’est magique. Je l’ai connu lorsque j’accompagnais mon père – Jean Rèdèlè créateur d’Alpine –  quand j’étais gamin et qu’il gagnait déjà en Corse. Alors me trouver la, a côté de ce monument et de surcroit en Corse, c’est trop fort. »

Ce dimanche se déroulera la cérémonie de remise des prix

Sur que les trois équipages qui monteront sur les trois marches du podium recevront chacun une standing ovation.

Gache pour sa seconde victoire consécutive.Andruet pour ses incroyables performances

Et Rèdèlè pour cet inattendu podium, lui qui aurait signé avant le départ pour être classé dans le TOP 10 !!!

 

Gilles GAIGNAULT

Photos : François HAASE – David GIARD  et autonewsinfo

 

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