TOUR DE CORSE HISTORIQUE : COMAS EN PANNE, GACHE FILE VERS LA VICTOIRE !

 

Pratiquement co-leaders jeudi soir à l’arrivée à Porto et ce après deux étapes de luttes acharnées, Philippe Gache 1er avec une demi-seconde d’avance sur Eric Comas, son dauphin, nous avait prévenus ‘’ Celui de nous deux qui aura le moindre pépin mécanique ou commettra une petite erreur, laissera alors la voie libre à l’autre ‘’

Propos sages confirmé par Comas.

Ils ne croyaient pas si bien dire les deux copains car ce vendredi matin, au sortir de l’ES11, avant d’entamer  la seconde des quatre spéciales au menu du jour, l’ES10  – LETIA – VICO, ayant été annulé, à la demande des autorités à la suite de l’affaissement de la route, la Lancia Stratos, stoppait !

 

 

Éric nous expliquera plus tard ce vendredi :

« C’est un problème d’injection »

Quel dommage… la lutte avec Gache promettait sur ces routes de l’Ile de Beauté.

Malheureusement comme souvent, la mécanique ben a décidé autrement et le match à hélas tourné court.

On ne peut que le regretter tant l’intensité de la bataille nous tenait jusqu’alors en haleine, au fil des épreuves spéciales.

Avant que ne survienne ce souci, l’ES 11, celle de LA LISCIA – COL DE SARZOGHIU  et ses 19,32km, avait vu la domination du pilote de la Porsche. Gache couvrant cette ES en 14’28’’6. Il l’emportait en précédant dans l’ordre, l’incroyable Berlinette Alpine de Jean Charles Rédélé de nouveau à l’honneur et qui ne lâchait que 3’’8, la Porsche 911 SC de Bonardel, 3éme à 23’’3 et la Stratos de Comas qui concédait 27’’7 !!!

Pour le Dromois, la journée commençait mal !

Suivaient ensuite, Manzagol à 27’’2, l’ancien pilote de F1 – comme Comas – au volant d’une Porsche, le Belge Éric Van de Poele, à 32’’5 et Jean Claude Andruet, seulement 7éme à, 36’’.

 

 

Plus tard a l’heure du déjeuner sur le sublime petit port de Porto Polo, Biche Espinos, sa fidèle navigatrice, celle avec qui il a remporté ses plus belles victoires autrefois, nous confiait :

« La journée a très mal débuté. A cause de travaux  que nous n’avons pas répertorié lors de nos courtes recos dimanche dernier, Jean Claude a du soudainement effectuer une marche arrière. Et ce en pleine spéciale. T’imagines. On a perdu au moins 10 bonnes secondes si ce n’est plus. Ensuite, les pneus étaient plein de terre… »

Ceci expliquait donc, le chrono modeste du père Andruet

Avant d’attaquer l’ES12, le classement provisoire était alors le suivant :

En tête Gache, Comas suivait à 26’’2, Andruet à 2’18’’, et Rèdèlè à 5’12’’7

C’est alors qu’on apprenait les pépins mécaniques de la Stratos, voiture diabolique parfois mais tellement fragile aussi, parfois !!!

 

Le spectacle attendu entre les deux leaders s’arrêtait la, sur le bord d’une route, Comas étant contraint d’attendre son assistance du Team Transalpin University Motors.

Mais la course elle continuait.

‘ The show must go on ‘ a-t-on coutume de dire…

 

Dans l’ES12 celle de ACQUA DORIA – STILICCIONE, longue de 14,53km, c’est et une agréable surprise, la très performante Ford Escort Mk1, de l’équipage Philippon-Musch qui se montrait la plus rapide.

En 9’43’’2, il précédait la Porsche de Gache de 4’’6, celle d’Andruet de 22’’4,  la Renault 5 Turbo de Jean Pierre Manzagol de 28’’9, la Lancia Rally 037 Groupe B de Canavese de 34’’6 et la Ford Escort Mk2 de Jenot de 38’’7

Au général, Comas hors course, Gache devançait désormais Andruet, son nouveau dauphin de 2’35’’8

 

 

Au regroupement halte déjeuner sur le magnifique petit port de Porto Polo au nord de Propriano, Philippe Gache, s’il semblait enfin satisfait du comportement de sa monture, n’en regrettait pas moins l’absence de la Stratos sans oublier une petite faute personnelle :

« Ce ne fut pas une super matinée. J’ai fait un tout droit dans l‘ES11. Maintenant le retrait de Comas me facilite certes la tache car je n’ai plus qu’à gérer l’avance confortable sur Jean Claude.  Mais il reste encore bien des spéciales et comme pour Éric tout peut arriver… Alors, ne crions pas victoire ! »

En début d’après-midi, l’ES 13, celle de MARTINI – FOZZANO, avec ses 14,68km, était de nouveau remportée par Gache en 10‘07’’7. Il prenait 2’’7 supplémentaires à Andruet vraiment motivé et bien navigué par Biche.

Puis, on trouvait Manzagol et sa R5 Turbo du concessionnaire Bastiais Dora à 19’’3, les Porsche de Bonardel et Servais respectivement à 29’’8 et 36’’7. Jenot et sa très belle Escort concédait 36’’8.

Seulement 12éme la Berlinette de Rèdèlè lâchait 39’’9

Il ne restait plus que l’ES14, TIROLO – ORONE – COL DE BACINU, avec ses 20,66km. Avant de filer et mettre Cap plein sud vers Porto Vecchio.

 

 

Nouveau scratch pour la Porsche de Gache en 12’43’’9 devant Andruet, à 16’’1 et qui continue d’attaquer pour finir sur le podium et ce malgré cet horrible douleur dans le bras droit que nous avons évoqué hier et qui continue de le faire souffrir terriblement !

Il n’empêche, le Jean Claude, il a la hargne et toujours ce ‘’ fighting Spirit ‘’ cette extraordinaire rage de vaincre à bientôt… 73 ans !!!

Chapeau et respect à lui. Andruet est toujours cet immense Champion, cet artiste du volant, ce négociant en virages, qui nous faisait déjà rêver il y a…

Ou là la… Trente ans !

Que dis-je, quarante…

 

 

Derrière les deux Porschistes, on retrouvait Manzagol, à 41’’1. Bonardel à 42’’4. Puren à 44’’1. Puis la Ferrari 308 GTB de John of B à 48’’5. Toedtli avec sa Ford Escort RS à 51’’6. Rèdèlé perdant lui, 52’’4

Tant et si bien que ce vendredi soir, à l’arrivée à Porto Vecchio, la situation est dorénavant la suivante :

Au commandement, naturellement la Porsche SMG de Philippe Gache. Lequel avec un temps cumulé de 2heures 35’40’’3 mène ce 12éme Tour de Corse Historique avec 2’54’’6 sur la Porsche aux couleurs FERRALU-TCM du duo Andruet-Biche.

Le podium provisoire étant complété par la Berlinette Alpine du tandem Jean-Charles Rèdèlè- Éric Desseix, toujours formidables troisièmes à 7’42’’8.

 

 

Ensuite, les places d’honneur sont occupées et dans l’ordre par la Porsche de Bonardel à 8’11’’9, la Renault 5 Turbo de Puren-Mizael à 8’41’’, la Ford Escort Mk2 de Jenot à 8’51’’7 et la R5 Turbo de Jean Pierre Manzagol 7éme à 8’59’’5

Parmi le TOP 10, on pointe ensuite, la Ford Escort Mk1 de Philippon,  la Lancia 037 de Canavese et  enfin la Porsche de Servais

Ce samedi, les concurrents remontent tout au nord depuis l’extrême sud et Porto Vecchio, pour revenir sur Ile Rousse.

Au programme quatre spéciales :

L’ES15, PONT DACORAVO – ZERUBIA. L’ES16, GHISONI- ABBAZIA. L’ES17, ANTISANTI- MURACCIOLE.

Et enfin, l’ES18, FRANCARDO – AITI

De quoi, commettre quelques petites infimes erreurs qui peuvent encore couter cher…

Et d’abord la victoire qui semble pourtant se dessiner pour Philippe Gache et son navigateur, Nicolas Riviére.

Deux garçons d’expérience qui vu leur avance conséquente, ne devraient surement pas jouer avec le feu sur ces itinéraires, où tout peut survenir pour qui tente le diable !!!

 

 

A Porto Vecchio outre Gache et Andruet, Jean-Charles Rèdèlè, affichait un sourire qui en disait long sur ses sentiments :

« Il est évident que je ne m’attendais vraiment pas à figurer aussi bien placé. J’étais venu en souhaitant faire un TOP 10. Alors cette 3éme place est inouïe. Une agréable surprise eu égard à l’objectif initial qui était le nôtre. Maintenant, l’objectif est de rentrer et de terminer dans le TOP 5 »

 

 

Pas très loin de lui, Guy Mizael, l’ancien navigateur de Jean Claude  Andruet  ici sur cette épreuve avant que Biche ne reprenne, il y a deux ans du service et qui co-pilote Fred Puren dans le baquet de l’ancienne R5 Turbo de Jean Luc Thérier  – lequel l’a récemment authentifié – espère encore faire mieux que leur actuelle cinquième place.

La R5 Turbo n’est qu’à 1’18’’2 de la Berlinette…

Avec entre les deux, la Porsche de Bonardel, en point de mire, 29’’1 seulement devant !

Cela nous promet une sacrée étape ce samedi

Mais gare. Point d’imprudences messieurs.

Il faut rentrer au parc fermé d’Ile Rousse…

 

Gilles GAIGNAULT
Photos : François HAASE et autonewsinfo

 

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