ENDURANCE WEC: VICTOIRE ET DOUBLE AUDI AUX SIX HEURES DE BAHREIN

 

 

 

Doublé Audi et podium pour Strakka au Moyen-Orient

Les concurrents du Championnat du Monde d’Endurance de la FIA se sont élancés ce samedi à 16 heures pour les 6 Heures de Bahreïn, sixième manche de la saison, sous un soleil resplendissant et une chaleur relativement étouffante contrairement aux jours précédents, ce qui n’a pas empêché les doubles vainqueurs des 24 Heures du Mans, Marcel Fässler, André Lotterer et Benoît Tréluyer, de s’imposer avec l’Audi R18 e-tron quattro N°1.

 

 

La première ligne était 100% Audi après la pole décrochée vendredi par Allan McNish et l’Audi R18 e-tron quattro N°2. L’Ecossais a pris un bon départ, ce qui n’a pas été le cas de Marcel Fässler dans la voiture sœur, qui a été passé dès le premier virage par un Alex Wurz très en forme au volant de sa TS030 Hybrid n°7 de Toyota Racing.

Le pilote Autrichien n’en avait pas fini avec les pilotes du constructeur allemand puisque des le 7ème tour, il parvenait à doubler Allan McNish pour s’emparer de la tête de la course.

Malheureusement, par la suite le prototype Japonais a dû rejoindre son stand alors qu’il menait fermement la course car la lampe qui éclaire le numéro sur le côté de la voiture ne fonctionnait plus. Et le règlement qui gére les épreuves d’endurance est catégorique et formel dans ce cas…

Reparti loin au cœur du peloton, Nicolas Lapierre cravachait pour tenter de rattraper le temps perdu et cet handicap afin de revenir sur les Audi, sachant que la Direction de Course avait également exigé et demandé à l’Audi N°2 de s’arrêter celle aussi à, son tour, car le phare avant gauche était éteint.

 

 

La voiture d’Allan McNish et Tom Kristensen allait donc aussi concéder du terrain sur la voiture sœur, la N°1 des vainqueurs 2012 et 2011, des 24 Heures du Mans.

Hélas et malheureusement, le combat germano-japonais s’est achevé assez vite avec l’abandon du bolide  nippon après que Nicolas Lapierre ait effectué un tout droit, à la suite  d’un contact avec une voiture plus lente, l’HPD ARX03a du Team Strakka.

Le trio victorieux déjà des 6 Heures de Silverstone et du Mans, n’avait plus qu’à dérouler jusqu’à l’arrivée, avec le changement de capot avant comme seule alerte, tandis que la seconde Audi, la N°2 devait elle, se contenter de la deuxième place après avoir perdu trop de temps dans son box.

 

 

 

Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, le Team Strakka Racing grimpait sur la troisième marche du podium au classement général après le retrait de la TS030 du Toyota Racing.

L’HPD-Honda N°21, aux mains de Jonny Kane, Nick Leventis et Danny Watts, était solidement installée à la quatrième place grâce à la performance impeccable de Danny Watts, mais aussi aux ennuis de la Lola-Toyota N°12 de Rebellion Racing.

Longtemps quatrième jusqu’à ce que la Toyota  sorte de la piste…. lui laissant ainsi le champ libre !

L’écurie 100% Britannique récupérait la troisième place au classement général et la première des écuries privées LMP1, mais n’a pu ravir la première place du classement pour le Trophée des écuries privées LMP1 à Rebellion Racing.

 

En LMP2, le trio Pierre Kaffer, Nicolas Minassian et Luis Perez-Companc, avec l’Oreca 03-Nissan N°49 de PeCom Racing, a signé sa première victoire dans le Championnat du Monde, une victoire nette et sans bavure acquise avec deux tours d’avance sur l’Oreca 03-Nissan n°23 de Signatech-Nissan, aux mains de Jordan Tresson, Olivier Lombard et Franck Mailleux et la HPD-Honda n°44 de Starworks Motorsports, toujours leader au Championnat en LMP2.

Le trio Stéphane Sarrazin, Tom Kimber-Smith et Enzo Potolichio était en tête à l’issue de la cinquième heure, mais a perdu quatre minutes dans les stands suite à un problème mécanique, laissant le champ libre à l’écurie Argentine PeCom Racing et à l’écurie Française Signatech-Nissan, pas épargnée jusqu’alors par la malchance depuis le début de la saison.

 

Ferrari remporte la Coupe du Monde Constructeurs LMGTE et AF Corse décroche le titre Teams LMGTE Pro

 

En LMGTE Pro, la Ferrari 458 Italia N°51 de la Scuderia AF Corse, toujours au mieux de sa forme, a remporté sa cinquième course cette année, la quatrième d’affilée depuis les 24 Heures du Mans.

Le résultat des 6 heures de Bahreïn, sixième manche du Championnat du Monde d’Endurance de la FIA, permet à la marque italienne de s’assurer de la Coupe du Monde Constructeurs LMGTE et à AF Corse de décrocher le titre Teams LMGTE Pro alors qu’il reste encore deux courses (Fuji et Shanghai).

Les deux Ferrari, l’Aston Martin et la Porsche de cette catégorie très disputée malgré le petit nombre de compétiteurs ont mené la course chacune leur tour, mais c’est Giancarlo Fisichella et Toni Vilander qui ont dominé les deux tiers de la course.

Le brillant Finlandais a parfaitement remplacé le coéquipier habituel de Giancarlo Fisichella, Gianmaria Bruni, retenu en Italie ce week-end pour jouer le titre dans un autre Championnat GT.

Ils ont franchi la ligne d’arrivée avec un tour d’avance sur la Vantage V8 N°97 d’Aston Martin Racing, aux mains de Darren Turner et Stefan Mücke, qui décrochent leur deuxième place d’affilée dans la catégorie.

Bien que l’Aston Martin ait pu faire plus de tours entre deux ravitaillements, le constructeur britannique n’a jamais pu rattraper le leader de la catégorie après avoir rencontré un problème technique mineur.

La Porsche N°77 de Team Felbermayr-Proton, termine troisième grâce à Richard Lietz et Marc Lieb, qui ont pris le dessus dans la bataille qui les a opposés pendant toute la course à la Ferrari N°71 d’AF Corse, dont l’un des pilotes, Olivier Beretta, a été exclu des résultats pour conduite dangereuse, suite au contact avec la Zytek-Nissan n°41 de Greaves Motorsport, concurrent de la catégorie LMP2.

L’écurie allemande Felbermayr-Proton a, elle,  remporté la victoire en LMGTE Am sur tapis vert à Interlagos après une décision des commissaires, mais cette fois, lors des 6 Heures de Bahreïn, elle ne doit sa victoire qu’à ses seuls mérites.

Si la Ferrari N°61 d’AF Corse-Waltrip a dominé au cours de la première heure, la Porsche N°88 de Christian Ried, Gianluca Roda et Paolo Ruberti a pris la tête pendant la deuxième heure et ne l’a plus quittée pendant toute la course.

Le trio a franchi la ligne d’arrivée avec un tour d’avance sur la Ferrari N°61 de Robert Kauffman, Brian Vickers et Rui Aguas et trois tours sur la Ferrari 458 Italia N°57 de Krohn Racing, pilotée par Tracy Krohn, Nic Jönsson et Michele Rugolo, une consolation après l’abandon prématuré lors des 6 Heures de São Paulo.

Les deux Corvette de Larbre Compétition sont toutes deux passées sous le drapeau à damier, mais ont rencontré une série de problèmes techniques et d’incidents qui les ont considérablement retardées. C’est la première fois de la saison que l’écurie Française ne monte pas sur le podium.
En l’absence du cher Docteur Wolfgang Ullrich, de nouveau retenu avec le DTM, cette fois a Valencia, l’équipe était placée sous l’autorité de Ralf Jüttner, le Directeur Technique d’Audi Sport Team Joest.

A l’arrivée, il lâchait:

« La course ne m’a pas semblé à moi comme une course de 6 heures, mais bien comme une épreuve de 24 heures parce que il y avait tellement de dépassements pour les pilotes. C’était extrêmement rude. Nous avons essayé des doubles relais avec André (Lotterer) mais réalisé que c’était vraiment repousser les limites. C’est pourquoi nous avons opté pour de courtes périodes de roulage, avec le respect pour les pilotes ainsi que les pneus. C’était exactement la bonne décision. A la fin, nos positions, un et deux sont sensationnels .»

 

Benoît Tréluyer, le pilote Français de l’Audi R18 e-tron quattro N° 1, poursuivait :

« Ce fut une course assez difficile et même un peu plus dur que ce que nous avions prévu dans la première phase, André a conduit deux  relais consécutifs mais c’était trop difficile et il avait de la peine à être capable de vraiment se concentrer jusqu’à la fin. C’est pourquoi après nous avons décidé de seulement conduire des relais simples. Notre rythme était bon. nous avons perdu une petite partie sur l’extrémité avant qui a causé du sous-virage. C’est pourquoi nous avons changé la carrosserie. Notre voiture était fantastique et les mécaniciens ont fait un travail parfait.»

Marcel Fässler, poursuivant :

« Nous n’avons pas fait d’erreur et nos arrêts aux stands se sont bien déroulés. La course a définitivement tourné en notre faveur après les ennuis rencontrés par l’équipage Toyota et aussi, malheureusement, par nos équipiers. »

Cependant qu’André Lotterer, ajoutait  :

« Ce doublé est un très bon résultat pour Audi. Le début de course n’a pas été facile pour moi. J’ai accompli un double relais et réussi à revenir à douze secondes de la Toyota. Mais cet effort a été éprouvant physiquement. Nous avons cependant mis la pression sur nos adversaires. Cela les a peut-être poussé à prendre plus de risques et à commettre une erreur. »

Leurs dauphins, le duo de l’Audi R18 e-tron quattro N°2, concluant. Tom Kristensen :

« Ce circuit en plein désert nous a posé un challenge. Je félicite nos équipiers pour leur succès. Nous avons malheureusement dû changer le capot trois fois et nous avons aussi subi une crevaison. Nous avions déjà un tour de retard avant que je monte dans la voiture. Les mécaniciens ont accompli un travail fantastique pour transformer durant la semaine notre ultra en e-tron quattro. »

Le mot de la fin, allant à Allan McNish :

« Cette course a été chaude et pas uniquement au niveau de la température ambiante. Nous avons eu au début un problème avec la température des freins arrière. Nous avons par ailleurs perdu beaucoup de temps pour remplacer les éléments de carrosserie avant. Notre rythme était bon sur la fin mais notre retard sur nos équipiers était trop important. Je suis bien sûr un peu déçu puisque nous nous étions qualifiés en pole position. Nous sommes désormais concentrés sur la prochaine manche. »


Christian COLINET

Photos : WEC – Teams et DPPI

 

 

LE CLASSEMENT LMP1

 

1. Audi Sport Team Joest  : Tréluyer / Fässler / Lotterer (Audi R18 e-tron quattro) : 6h00’56.244   soit 191 tours

2. Audi Sport Team Joest : McNish / Kristensen (Audi R18 e-tron quattro) :  6h02’28.182 à 2 tours

3 . Strakka Racing  : Kane / Watts / Leventis (HPD ARX 03a – Honda)  : 6h02’11.887  à 6 tours

 

 

LE CLASSEMENT LMP2

 

1. Pecom Racing Kaffer / Minassian / Perez Companc (Oreca 03 – Nissan)  : 6h02’11.919  soit 179 tours

2. Signatech Nissan Tresson / Lombard / Mailleux  (Oreca 03 – Nissan) : 6h01’30.867 à 2 tours

3. Starworks Motorsports Sarrazin / Kimber-Smith / Potolicchio (HPD ARX 03b – Honda) à 2 tours

 

LE CLASSEMENT GÉNÉRAL 

1 – Lotterer–Treluyer–Fassler (Audi R18 e-tron quattro) Les 151 tours, en 6h00’56”244
2 – Kristensen–McNish (Audi R18 e-tron quattro)  à 2 tours
3 – Watts–Kane–Leventis (HPS ARX03–Honda Strakka) à 6 tours
4 – Prost–Jani (Lola B12/60 Rebellion) à 7 tours
5 – Belicchi–Primat (Lola B12/60-Toyota Rebellion) à 10 tours
6 – Perez Companc–Minassian–Kaffer (Oreca03–Nissan Pecom) à 12 tours
7 – Tresson–Mailleux–Lombard (Oreca 03–Nissan Signatech) à 14 tours
8 – Potolicchio– Kimber Smith–Sarrazin (HPD ARX03b–Honda Starworks) à 14 tours
9 – Weeda–Rossiter–Liuzzi (Lola B12/80-Lotus)  à 14 tours
10 – Ragues–Panciatici–Rusinov (Oreca 03–Nissan Signatech à 15 tours

11 – Nicolet–Lahaye–Pla (Morgan–Nissan Oak Racing) à 19 tours
12 – Zugel–Gonzalez–Julian (Zytek Z11SN–Nissan Greaves) à 21 tours
13 – Fisichella–Vilander (Ferrari F458 Italia AF Corse) à 21 tours
14 – Mucke–Turner (Aston Martin Vantage V8) à 22 tours
15 – Lieb–Lietz (Porsche 997 Felbermayr Proton) à 22 tours
16 – Bertolini–Beretta (Ferrari F458 Italia AF Corse) à 22 tours
17 – Ried–Roda–Ruberti (Porsche 997 Felbermayr Proton) à 26 tours
18 – Kauffman–Vickers–Aguas (Ferrari F458 Italia  AF Corse Waltrip) à 27 tours
19 – Krohn–Jonsson–Rugolo (Ferrari F548 Italia Krohn) à 29 tours
20 – Graves–Martin (Oreca 03–Nissan ADR Delta) à 30 tours
21 – Bornhauser–Canal–Rees (Chevrolet Corvette C6 Larbre) à 34 tours
22 – Belloc–Bournet–Gibon (Chevrolet Corvette C6 Larbre) à 38 tours
23 – Camathias–Simonsen–Daniels (Porsche 997 JWA Avila) à 41 tours

MEILLEUR TOUR : Nicolas Lapierre, en 1’47”128

ABANDONS
4° tour: Brundle–Kraihmer–Baguette
57°tour: Dumbreck–Chandhock–Brabham
65°tour: Deletraz–Ihara–Giroix
68°tour: Moro–Holzer
86°tour : Wurz-Lapierre

FIA WEC Sport

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