BMW GRAN COUPE : BIEN DANS LA LIGNEE BAVAROISE, ELLE EST SANS DEFAUT !!!

Il y a neuf ans déjà, Mercedes sortait la CLS et ouvrait la porte à un segment inédit, celui des berlines coupés.

Les deux concurrents de BMW, Audi et Volkswagen ne se sont pas posés de question et se sont engouffrés dans la brèche. Il en résulta l’A7 Sportsback pour Audi tout et la CC pour Volkswagen qui, toutes deux, en sont aujourd’hui  à leur seconde génération.

Il était donc temps pour le constructeur munichois de réagir et d’investir ce marché avec la GRAN COUPE 620, une série 6 habillée d’une carrosserie 4 portes et qui a été présentée lors du dernier Salon de Genève.

Le Gran Coupé que nous avons pu essayer dans la région de Saint-Tropez, est le troisième modèle de la gamme Série 6, après le Coupé et le Cabriolet.

Mesurant 5 mètres de long, soit 10 cm de plus qu’une Série 5 – mais 7 de moins qu’une Série 7; elle est aussi large que cette dernière (1,89 m), mais 9 cm plus basse (1,39 m contre 1,48), on retrouve les lignes caractéristiques des voitures du segment, avec un profil mettant en lumières des parois vitrées sans montants contribuant à la fluidité de l’ensemble.

Elle dispose d’ailleurs du même empattement qu’une Série 5 mais n’atteint pas celui de la Série 7 ou de la Série 5 GT.  La silhouette très basse de l’auto (1m39) donne une allure féline et donc de la sportivité à une voiture qui aurait pu facilement glisser dans le secteur des grosses berlines bourgeoises.

Si l’avant et l’arrière ressemblent très largement au Coupé, c’est  l’apparition des portes arrière et l’empattement rallongé, qui frôle maintenant les 3m, qui attirent le regard. Disposant du même empattement (2,97 m) qu’une Série 5, c’est-à-dire qu’il est plus long de 12 cm que celui d’un coupé, il n’atteint pas encore les 3,07 m de celui d’une Série 7 ou d’une Série 5 GT.

Positionnée entre une Série 7 et une Série 5 GT, la Gran Coupé appartient au segment GKL+ où on retrouve notamment les Porsche Panamera, Jaguar XJ ou encore l’Audi Quattroporte.

En voulant insuffler de la sportivité dans son Gran Coupé, BMW a dû faire des concessions.

Cela commence par la garde au toit plus réduite que ses concurrentes et un espace réservé aux genoux  réduit. Les personnes de plus d’1m80 se sentiront à l’étroit derrière…

En effet bien que la Gran Coupé soit homologuée en 5 portes, les passagers arrière ne sont pas choyés puisqu’en raison du tunnel de transmission qui court tout le long de la voiture, les dégagements pour les jambes sont inexistants. Le coffre affiche un volume moyen de 465 litres, identique à celui du Coupe, mais peut se targuer d’atteindre les 1 265 litres grâce à une banquette rabattable 60/40.

A noter que le coffre est difficile d’accès, la faute à un seuil de chargement élevé.

 

Le confort :

Au niveau de la planche de bord, rien de changé par rapport à la Série 6 Coupé et du Cabriolet. On retrouve la grande planche de bord de bord avec au milieu l’imposant écran multimédia.

On dispose dès la finition d’accès Excellis du GPS Professionnal avec écran 10,2 pouces, avec lecteur DVD et disque dur de 12Go, de la boîte de vitesses Sport à 8 rapports, des sièges avant électriques à mémoire, du volant électrique, des projecteurs bi-xénon, des rétroviseurs électrochromes, de 4 vitres électriques, de 6 airbags, des traditionnelles aides électroniques (ABS, DSC + de l’antipatinage, etc.…) ainsi que des jantes 17 pouces.

Cette version d’accès n’a cependant pas droit en série à l’avertisseur d’angle mort (650 €), à la connexion USB ou à l’accès mains libres. Il faudra naturellement payer un supplément pour s’offrir le régulateur de vitesse adaptatif (1.990 €), le toit panoramique (1.350 €) ou encore le système audio Bang & Olufsen (4.990 €).

Au niveau de la position de conduite, on retiendra les sièges sport (en option) qui assurent maintien et confort. La banquette arrière, bien qu’accueillante ne suffira pas à rendre les longs voyages confortables pour les passagers arrière.  La suspension active (optionnelle) permet d’absorber tous les types de route et les « typages » proposés  peuvent être différenciés par tous.

Les différents réglages de suspension permettent de paramétrer selon le bon vouloir du conducteur. Le compromis confort- efficacité, est par conséquent excellent.

La direction active intégrale, elle aussi en option et exclusif sur ce segment et facturée 2 000 euros…, permet de rendre la Gran Coupe particulièrement agile malgré son poids. Cependant, bien que ses prestations soient supérieures à celles d’une Mercedes CLS, elles restent néanmoins inférieures à celles de la Porsche Panamera, référence du segment.

 

La mécanique :  
Lors de son lancement, la BMW Série 6 Gran Coupé était commercialisée avec deux moteurs : un essence de 320 ch, le 640i  et un diesel de 313 ch, le 640d.

Le moteur diesel conçu par les ingénieurs BMW est dotée d’une technologie remarquable. Avec ses 313 ch et son couple de 630 Nm accessible dès 1 500 tr/min, ce moteur convient parfaitement à la vocation de cette Série 6 Gran Coupé. Les accélérations sont franches et rapides.

Ainsi, le 0 à 100 km est abattu en seulement 5 »4, soit le même temps qu’avec le 640i. Il permet ainsi de rouler à vitesse stabilisée sur un filet de gaz en toute tranquillité et pour ceux qui souhaitent mettre un peu de rythme à leur ballade, il suffit d’enclencher le mode sport ou d’utiliser les palettes pour découvrir une nouvelle facette de ce 40d.

Le son est véritablement bluffant. Les ingénieurs acousticiens ont réussi là un vrai coup de maître. Plus on fait grimper le moteur dans les tours, le son du moteur se rapproche de celui d’un V8 essence atmosphérique.

Il n’y a que le compte-tours qui nous rappelle qu’on a affaire à un diesel, bien que celui-ci soit capable d’atteindre les 5 000 trs/min sans difficulté. La boîte automatique à 8 rapports forme le parfait binôme avec le moteur.

Réactive, la boîte se montre aussi douce et discrète dans ses changements de rapports. Côté consommation, celle-ci s’avère raisonnable puisqu’en conduite mixte, la consommation moyenne s’élève à 8,8 l/100 km ce qui n’est pas si important si on se souvient du gabarit et du poids du véhicule …

A se poser la question si cela vaut la peine de dépenser son argent dans la version essence, en sachant qu’il sera moins coupleux, aussi performant et surtout plus gourmand en essence !

A cela il faut ajouter un malus de 750 euros contre 200 euros pour la version diesel. Mais vu la clientèle aisée et fortune, finalement peu importe…

La sécurité :  
La Gran Coupé est bardée d’aides électroniques à la conduite, outils indispensables pour les voitures de ce standing. On retrouve également toute une panoplie d’airbags (seuls les latéraux arrière et de genoux sont absents). Il est possible d’acquérir en option d’autres aides à la conduite : surveillant d’angle mort, avertisseur de franchissement de ligne, régulateur de vitesse actif, système de vision nocturne …

Tarifs – conclusion :
BMW fait payer au prix fort son exclusivité.

En effet, avec des tarifs compris entre 81 000 euros et 117 500 euros, la Gran Coupé est plus chère que ses concurrentes, BMW expliquant en partie cet écart par des motorisations plus puissantes que celles des concurrents bien que l’A7 Sportback soit de puissance équivalente et nettement moins chère !

La différence de prix entre ces autos du même segment étant difficilement à expliquer, l’acheteur d’une Gran Coupé, sera avant tout séduit par son esthétisme et son élégance.

Et aussi par sa classe car cette belle Allemande a tout d’une voiture d’exception sans défaut

 

Gilles GAIGNAULT

Photos : Michel GUEGAN et autonewsinfo

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