F1 : FEU ROUGE ! L’ETAT FRANCAIS BLOQUE LES DOSSIERS DU GRAND PRIX DE FRANCE

F1. ORGANISATION D’UN GRAND PRIX DE FORMULE 1 EN FRANCE

 

 

 

Ce mardi soir 25 septembre, la Ministre des Sports dresse un FEU ROUGE pour le retour du Grand Prix de France de Formule 1 au calendrier des GP

 

Entretien entre Valérie FOURNEYRON et Nicolas DESCHAUX, Président de la Fédération Française du Sport Automobile

La ministre des sports, de la jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative, Valérie FOURNEYRON a reçu aujourd’hui Nicolas DESCHAUX, Président de la Fédération Française du Sport Automobile (FFSA), venu lui présenter son rapport sur la faisabilité de l’organisation d’un Grand Prix de Formule 1, en France.

Ce rapport fait suite aux rencontres organisées dès l’entrée en fonction de la ministre avec les acteurs des deux sites candidats homologués par la Fédération Internationale Automobile (FIA) pour l’accueil d’un Grand Prix :

Les membres du groupement d’intérêt public « Grand Prix de France », visant à organiser la manifestation sur le circuit Paul-Ricard du Castellet dans le Var d’une part et les représentants du circuit de Nevers-Magny-Cours, dans la Nièvre d’autre part.

Ce travail de consultation préliminaire avait confirmé que les deux sites possèdent les qualités requises pour accueillir un Grand Prix.

Il était cependant apparu nécessaire d’approfondir les deux projets en lice, principalement au regard des incertitudes liées à des points essentiels du montage juridique et financier.

La ministre avait notamment rappelé à ses différents interlocuteurs qu’il n’entre pas dans la mission de l’Etat d’organiser un Grand Prix de Formule 1.

Cette décision relève des prérogatives exclusives de la FFSA, dépositaire de la marque « Grand Prix de France de Formule 1 » et institution en relation directe avec Formula One Management, organisateur de Grands Prix.

Elle avait également indiqué que le budget du ministère chargé des sports, n’avait en aucun cas vocation à contribuer au financement direct d’un tel événement, géré par une entreprise commerciale, ni à en couvrir les éventuels risques financiers.

A l’issue de ces rencontres, Valérie Fourneyron avait donc rappelé à M. Deschaux qu’il lui appartenait d’examiner plus en profondeur, avec les porteurs de projets, les conditions dans lesquelles un Grand Prix pourrait être organisé en France, en tenant compte de ces contraintes.

La synthèse présentée aujourd’hui à la ministre confirme la faisabilité technique des deux projets.

Elle relève néanmoins des insuffisances dans les deux scenarii envisagés, qui poussent à s’interroger sur le réalisme des montages juridiques et financiers proposés.

Des hypothèses de recettes restent à confirmer.

De même, le coût d’achat de la compétition et son évolution au regard de la parité euro-dollar ne sont pas stabilisés.

Les deux projets présentés reposent, par ailleurs, sur des recours potentiels à une aide de l’Etat :

–          Le projet de Magny-Cours fait appel directement à l’Etat à hauteur de 2 millions d’euros chaque année, en plus d’une contribution au risque financier.

–          Le projet du Castellet associe l’Etat au sein de la structure juridique porteuse de l’organisation (Groupement d’Intérêt Public – GIP) ce qui le rendrait solidaire en cas de déficit de la manifestation et le lierait par une garantie de risques.
L’hypothèse de déficit apparaît d’autant plus probable que, selon le rapport de la FFSA, les hypothèses de recettes sont « non complètement assurées ».

Dans le souci de préserver les finances publiques d’un risque inconsidéré, la ministre indique donc que les montages juridiques et financiers des deux projets ne sont pas acceptables en l’état.

Tout en réitérant sa volonté de préserver l’autonomie de la FFSA sur la question du dépôt ou non d’une ou deux candidatures devant la FIA pour l’inscription au calendrier 2013, Valérie Fourneyron recommande que se poursuivent les travaux de la fédération propres à garantir un retour pérenne d’un Grand Prix de Formule 1 en France.

Comme on pouvait l’imaginer, les dossiers ne sont donc pas jugés suffisamment solides par Madame le Ministre pour que celle-ci donne son feu vert, à l’un ou l’autre des deux projets.

Visiblement, il manque l’Essentiel : LE FINANCEMENT

Ce mardi 25 Septembre 2012, retour à la case départ !

Et, on voit franchement mal, comment d’ici le 28 septembre date ou la FIA doit réunir son Conseil Mondial, lequel devra confirmer le projet de calendrier que lui a présenté ‘ L’homme fort ‘ le grand argentier Bernie Ecclestone pour la saison 2013, les deux circuits pourraient obtenir une date.

Et ce d’autant plus que Bernie a en main les vingt dossiers des GP avec qui il est contrat et qui eux figurent dans sa liste qu’il a fait connaitre le week(-end dernier au GP de Singapour et que ses services ont transmis à la FIA

Entretien à suivre avec Stéphane Clair patron du Paul Ricard  qui lui malgré tout ne désespère pas !!!

 

Gilles GAIGNAULT

Photos : Bernard BAKALIAN – Gilles VITRY – autonewsinfo

(A suivre ce soir)

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