LE TOUR DU MONDE DE DEUX JEUNES FRANCAIS EN ….CITROEN ELECTRIQUE !!!

 

 A SAN FRANSISCO DEVANT LE CÉLÈBRE GOLDEN GATE

 

Assurément une formidable aventure mais aussi un réel et bel exploit que viennent d’accomplir deux jeunes Français. Autonewsinfo (voir lien) vous avait annoncé cette belle histoire

Elle se termine ce samedi à Strasbourg.

Passez la souris sur les photos pour connaitre le lieu

 

 

26 000 km parcourus… L’Odyssée Électrique est de retour

Plus de 26 000 kms parcourus en 256 jours, sur la seule force de propulsion de la fée électrique, dans un véhicule de série.

Tel est le réel exploit d’Antonin Guy et de Xavier Degon et de leur Citroën C0. Ils prouvent ainsi que le tout électrique est une voie tout à fait pertinente et que les critiques, qui fusent sur cette technologie – qui n’a qu’un faible recul industriel par rapport aux technologies à base de pétrole – sont donc un combat d’arrière garde !

Ils étaient partis de Strasbourg, le 11 février dernier dans un froid quasi polaire, sous l’œil et l’objectif attentif d’autonewsinfo.

Ils sont de retour ce 23 septembre, dans la même ville de Strasbourg. Ils seront ensuite à Paris le 25, où ils seront reçus par le Ministre du Redressement Productif, Arnaud Montebourg, avant de participer à différentes manifestations et conférences de presse, lors du Mondial de l’Automobile, qui ouvre ses portes à la Presse le 27 et au grand public le 29 septembre.

 

 

Mais comment s’est passé ce tour du Monde ?

Ils sont partis vers l’ouest, en traversant la Belgique puis les Pays-Bas pour arriver à Rotterdam. C’était l’occasion, dans des territoires connus de rôder le process des journées. En effet, Antonin et Xavier avait planifiés des étapes d’une centaine de km, une le matin et une le soir, avec une recharge de six à sept heures au milieu, soit de 160 à 170  km parcourus par jour.

Le plus gros problème durant des premières étapes ?

Le froid persistant. Et pour ne pas pénaliser l’autonomie, l’utilisation du chauffage a été sévèrement restreinte. Blousons et capuches de rigueur !

Une première traversée maritime a permis à la petite C0 d’arriver sur les highways américains, fréquentées par de monstrueux pick-up et autres trucks. La traversée d’est en ouest n’a pas été de tout repos.

 

 

Il fallait trouver des ‘pluggers’, des personnes qui acceptent de brancher la voiture pour la recharger. Et le courant américain étant en 110 V, les recharges duraient tout simplement… deux fois plus longtemps, jusqu’à 14 h pour 100 km.

Si dans l’ensemble la trans-américaine s’est bien passée, ils ont connu malgré tout quelques frayeurs, comme lors de leur passage chez les Amishes, en Pennsylvanie, communauté qui continue à refuser l’usage de l’électricité.

La traversée des Rocheuses, elle aussi a apportée son lot de stress et ce raison de la consommation électrique lors des montées. Il a fallu également réparer une fuite au radiateur de refroidissement due à la projection d’un caillou sur un chemin de terre alors qu’un plugger essayait la voiture.

« Mais ce que je retiens le plus reste la traversée du pays des cow-boys » explique Xavier Degon.

Et de nous préciser :

« C’était un de mes rêves d’enfant… La traversée du désert de sel a été un autre moment fort. Il fallait trouver la seule usine sur la route à 150 km à la ronde pour recharger la voiture. Enfin, j’ai constaté qu’en Californie, la voiture électrique n’a plus rien d’exceptionnel. On en voit partout ».

Arrivée à San Francisco, la C0 s’est offert une deuxième croisière à destination du Japon.

 

 

Extrêmement bien accueillie dans ce pays où la culture véhicule électrique, est déjà bien ancrée, la C0 a eu l’insigne honneur de retrouver son lieu de naissance, l’usine Mitsubishi de Mizushima, puisque la C0 est le fruit d’une collaboration entre le constructeur japonais et PSA Peugeot Citroën.

 

 

Ses conducteurs, une fois passé le choc des cultures, ont eux plutôt été sous le charme du printemps nippon et de ses cerisiers en fleurs.

« Coté humain, le choc des cultures est impressionnant. C’était le premier pays ou les membres de l’odyssée n’avaient jamais mis les pieds. Le passage en douane ou trouver une adresse à Tokyo restent des challenges. Il n’y a pas de noms de rue mais seulement de quartier et les numéros ne se suivent pas… De plus les GPS européens ne fonctionnent pas là bas. Le salut passe donc par les renseignements de la police… Mais coté technologique, le plus frappant, c’est le déploiement de bornes électriques à recharge rapide  tant en ville que sur les autoroutes. Tous les 50/60 km entre Tokyo et Osaka on pouvait trouver des bornes capables de recharger notre C0 en 30 minutes ».

 

 

Nouvelle (et dernière) traversée maritime pour arriver à Singapour, où la C0 a été rechargée dans une des boites de nuit les plus hupées de la ville, le Zouk !

Ensuite, l’Odyssée s’est lancée dans la remontée de la péninsule du sud-est asiatique, vers le nord.

« C’est en Malaise que nous avons eu le plus chaud. A Kuala Lumpur, nous avons fait la recharge la plus haute du voyage. Un ‘Plugger’  s’était proposé sur internet, mais il habitait le douzième étage d’une tour moderne. Il a fallu dérouler plus de 30 m de câble électrique pour brancher la voiture garée dans le parking à une prise de son appartement ».

 

 

La remontée s’est poursuivie en Thaïlande, où ils ont enfin pu profiter une soirée de la plage en rechargeant chez un éleveur de crevettes, au milieu de plantations de cocotiers.

 

 

Puis c’est à Bangkok, redoutable sur ce plan, qu’ils ont connu leur plus gros embouteillage : trois heures pour parcourir huit kilomètres.

« Mais plus tard, alors que nous étions  attendu chez le Maire de Bangkok, nous avons eu aussi l’occasion de traverser la ville escortés par des motards… ».

En franchissant le Mékong, sur le pont de l’Amitié, entre la Thaïlande et le Laos, Xavier et Antonin ont eu la surprise de trouver…  un feu rouge alors qu’il n’y avait aucun croisement!

La raison ?

Le changement de coté de circulation, qui se faisait à gauche depuis leur arrivée au Japon, et qui passait à droite pour le reste de leur voyage.

 

 

Et c’est au Laos, que nos deux aventuriers ont connu la route la plus difficile :

« Il y a tout au long de la route, tous les 2 ou 300 mètres, en plein milieu de la chaussée, de véritables cratères qui impliquent de prendre des précautions pour les franchir. On descendait souvent de voiture pour voir où passer. En plus il pleuvait et il y avait de la boue partout… On s’est vraiment senti des aventuriers ! »

 

 

Et, ils poursuivent de concert :

« Le Vietnam a ensuite été bien plus facile. La route Hô Chi Minh est toute neuve. Mais surprise en arrivant à Hanoï : c’est réellement le temple du scooter. Il y en a partout ! »

 

 

Après avoir traversé les montagnes escarpées du nord du Vietnam, voilà Antonin et Xavier aux portes de la Chine, en proie aux tracas administratifs :

« Entre les droits de douane, les assurances spéciales, le permis de conduire local à passer, assorti d’une visite médicale, nous avons perdu une journée entière et laissé pas moins de 6000 € sur le comptoir ! Mais cela comprenait aussi le coût du guide-chauffeur qui nous a accompagnés durant le mois de traversée du pays. Nous avons été particulièrement impressionnés par le gigantisme des mégalopoles chinoises. Nous y avons connu tous types de paysage : de la plaine, des déserts comme celui de Gobi, des montagnes comme l’Himalaya où nous sommes montés jusqu’à 3000 m, et des plateaux comme le plateau Tibétain, le tout durant la saison des pluies, avec son lot d’inondations et de glissements de terrain. Nous avons traversé le Fleuve Jaune, vu le plus grand Bouddha du monde, avec ses 70 m de haut, longé l’extrémité ouest de la muraille de Chine… ».

 

 

Arrivé à la frontière du Kazakhstan, le paysage se transforme

Ils poursuivent :

« La steppe y est omniprésente et on s’y sent parfois un peu seul ».

 

 

Mais le passage par ce pays, né en 1991 sur les ruines de l’ex-URSS, qui ne compte que 17 millions d’habitants pour un territoire grand comme cinq fois la France, marque un retour aux civilisations occidentales :

« Par exemple, on est repassé des baguettes aux couverts que nous connaissons habituellement. La ville d’Astana est immense, sortie des terres au milieu de la steppe, hyper moderne et toute en couleur. On nous avait dit de nous méfier des problèmes de sécurité, mais nous n’en avons pas rencontré. Il est surprenant malgré tout de faire le plein… d’électricité dans des stations essences en forme du de petit fortin blindé ou le caissier dispose à coté de lui d’un fusil à pompe.».

 

 

A partir de la Russie, Xavier et Antonin n’ont plus connu aucun problème lors des recharges.

« Jusque là, durant notre traversée de l’Asie, il nous était arrivé bien des fois de faire sauter les fusibles lors de nos recharges. Les ‘Pluggers’, dans l’ensemble ont été adorables. On proposait de payer à chaque fois, mais la plus part du temps ils ne voulaient pas accepter les 1 à 2 euros que coûtaient la recharge.  Une ou deux fois seulement, certains ont voulu profiter de la situation en demandant entre 5 et 10 euros… »

La Russie symbolise aussi le retour sur le continent européen une fois passé l’Oural avec ses routes comportant plus de 1000 m de dénivelés.

« Moscou symbolisait pour nous la porte de l’Europe… une fois arrivés on a mis la voiture devant le Kremlin pour faire quelques photos. Aussitôt la police est arrivée car c’est interdit. Mais heureusement ils ont été compréhensifs ».

 

 

Enfin, l’entrée réelle dans la CEE s’est faite par la frontière polonaise.

« Nous avons mis 5 heures pour rentrer véritablement en Europe. Les procédures douanières restent compliquées. Nous en avons profité pour recharger… à la douane ! ».

Tout va maintenant de plus en plus vite…

Sur les derniers kilomètres routes, au milieu de la circulation, ils retrouvent les automatismes européens alors qu’il leur reste à franchir encore la république Tchèque et l’Allemagne.

 

 

Que leur restera-t-il de ces longs mois de voyage ?

Xavier Degon, nous explique :

« Pour ma part, je conserve en mémoire les rencontres avec les gens lors des 300 recharges que nous avons pu faire. Ainsi je garde en mémoire la visite d’un vrai ranch qui élève des bisons aux US ou encore un élevage de cerf  au Kazakhstan. On a aussi gouté à des trucs assez étranges, comme les durians, sorte de fruits extrêmement forts et des insectes en Thaïlande, du sexe de bœuf en Chine ou encore un cocktail de vodka et de sang de cerf au Kazakhstan … » 

 

 

A ses côtés, Antonin enchaine :

« Je garde pour ma part une image plus au long cours. L’utilisation et les différentes pratiques de la route dans tous les pays du monde et sa diversité. La route qui est parfois défoncée comme au Laos, parfois excellente comme les freeways aux US, les petites routes de montagne, celles au milieu des steppes ou des forêts… »

Finalement Antonin et Xavier ont fait leur, la fameuse citation :

« Ce qui est important, ce n’est pas la destination, mais la façon d’y parvenir… »

L’odyssée Electrique a pu avoir lieu grâce a des partenaires :

La ville de Strasbourg et la région Alsace, où ont eu lieu le départ et l’arrivée. L’Avere pour la promotion des véhicules électriques. Citroën qui a fourni la vaillante C0.  Axa Assurances qui a assuré les aventuriers sur leur périple. Cap Gemini Consulting et EDF qui ont permis à leurs deux employés de partir en congé sabbatique. Gefco pour la logistique et les transports maritimes et enfin Orange, grâce à qui les internautes ont pu suivre la progression de la voiture en temps réel.

Et finalement, même Google a réalisé une publicité, avec des images de l’odyssée, visible en ce moment en prime time sur deux grandes chaînes généralistes Françaises.

Quoiqu’il en soit, cela reste véritablement un EXPLOIT d’avoir pu réaliser ce Tour du monde au volant de cette Citroen à propulsion…ÉLECTRIQUE !!!

 

Patrick MARTINOLI

Photos : ODYSSÉE pour autonewsinfo

LA PRÉSENTATION DE CETTE EXTRAORDINAIRE AVENTURE

 http://www.autonewsinfo.com/?s=odyssee

Evenements Véhicules électriques

About Author

gilles