PREPARATEUR : EDMOND CICLET, LE SORCIER AUX DOIGTS D’OR DE LAMBORGHINI

EDMOND CICLET : L’HOMME QUI MURMURE AU FAMEUX V12 LAMBORGHINI

 

Pour tous les inconditionnels et amoureux de Lamborghini, mais aussi maintenant, de Caterham, Edmond Ciclet, est l’homme providentiel.

Le magicien à qui des heureux et fortunés propriétaires confient depuis des décennies, leurs joyaux.

Edmond Ciclet n’est pourtant plus tout jeune, car il affiche aujourd’hui, 74 printemps étant né le 10octobre 1938 à Paris.

 

Il commence sa carrière comme mécanicien à la Compagnie de Taxis COTAX, installé à, Montrouge sur la Nationale 306, où il est affecté comme mécanicien, à la réparation des embrayages, des Simca Aronde qui se succèdent à la chaîne.
Nous sommes alors en 1955 et le jeune Ciclet va, quatre durant, poursuivre sa formation.

Edmond se souvient même du numéro d’appel téléphonique : « PEL (Pelletan) 7777.

Survient la guerre d’Algérie et en octobre 1958, Edmond Ciclet est affecté à Taniet dans le sud Algérien, à la frontière tchadienne à 180 km d’Alger. Il y restera 34 mois.

A son retour, en février 1962, il réintègre la compagnie de taxis COTAX, qui avait désormais déménagé Avenue Jean Jaurès, à Paris. Il n’y reste pas longtemps, car il est embauché par le garage Wilson à Levallois, par Fernand Lacour, le concessionnaire Delahaye, Delage et Jaguar. Il y restera deux ans.

Ayant rencontré Roger Loyer, le seul garage de Levallois, qui entretenait toutes les sportives. Il y croise Jean-Pierre Jabouille, qui à l’époque, bosse comme lui, en qualité de mécanicien.

Nous sommes alors en 1964 et il intègre la FRANCO BRITANIC, où il va rester deux ans jusqu’à fin 1965.

Ensuite il rejoint le garage MIRABEAU, à l’époque importateur ASTON MARTIN , qui est dirigé par Annie Soisbaut, l’épouse de Lord Montaigu. Il s’occupe notamment de la FERRARI GTO de la patronne.

 

Puis il rencontre Daniel Urcun en 1966, qui roule avec une Miura, lequel l’engage pour travailler chez VPM, rue Cardinet.

Daniel Urcun est vendeur chez VPM, dont le patron est Bernard Lamy. Il restera de 1966 à 1973 comme chef d’atelier et travaille sur les Lamborghini.

Edmond nous confie :

« Il n’y avait en ce temps-là que trois Miura en circulation en France, trois 400 GT et deux 350.

Auparavant, avant VPM (Voitures Paris Monceau), il y eut Bensoussan, Jacques Charrier qui fut le mari de Brigitte Bardot et Philippe Ernest, comme importateur Lambo.

Survient alors en 1973, la première crise pétrolière. VPM m’a alors licencié. Mais Bernard Lamy a demandé à l’usine Lamborghini de me réembaucher chez le nouvel importateur les Etablissements Thépenier, qui se trouvaient, à la fois à Saint-Cloud, Quai Carnot et 17 rue Gros à Paris, dans le 16ème arrondissement.

Outre Lambo, ils importaient la JENSEN -HEALEY et ISO.

J’ai alors fait la connaissance de Pierre Bardinon qui venait d’acquérir une Ferrari 250 WB  – châssis court – et ai loué une maison à Pont de Sagne, à côté de Saint- Puids de Tardes. Pas loin de son circuit du Mas du Clos. Car nous avons sympathisé et sommes devenus de vrais bons amis

Il poursuit :

Philippe Cornet me propose ensuite de reprendre l’affaire Thépenier pour rien, mais j’ai refusé, ne me sentant pas à la hauteur de la tâche.

L’affaire est donc revendue à Daniel Urcun et je me retrouve de ce fait, de nouveau au chômage.

 

Et Edmond, enchaine

Mais comme j’avais un petit local à Montrouge que je louais à un certain Patrice Dumas, qui deviendra le futur importateur Caterham, j’ai recommencé à bricoler pour les copains et… il y avait tous ceux qui étaient propriétaires de Lamborghini. Cela a duré six mois de février à septembre 1976, période où j’ai enfin « fait des sous ».

 

Et, il nous précise :

Cinq clients copains, me disent alors, Edmond, il faut faire autre chose que du bricolage. Ils vont me donner 50.000 francs de l’époque, somme qui va me permettre de reprendre un garage à Clamart, rue Jean-Jaurès.

Ce sera CICLET AUTO. Il y avait un grand atelier avec 100 places de parking. Je ne m’occupais que de Lamborghini et de Ferrari.

 

 

Edmond se souvient de cette époque et nous lâche :

En 1981, je déménage 7 avenue de Garland à Bagneux. Je disposais d’un stock énorme de Lambo, suite à l’accord de la fermeture des Etablissement Thépenier. Jean-lou, le fils Thépenier m’avait en effet proposé le stock avec 20 % de remise pour une valeur réelle de 300 millions de Lires. J’ai bien mis quinze ans à consommer ce stock, en tout cas, il m’a permis de bien démarrer mon affaire.

 

 

 

En 1997, Edmond déménage de nouveau et installe sa nouvelle affaire dénommée, SV AUTO, à Brou dans l’Eure et Loir, au sud de Chartres où il s’installe chez Bertrand Augereau, le carrossier. Ils sont 4 associés.

SV comme Super Veloce, l’appellation du dernier modèle de la célèbre Miura de  Lamborghini

 

 

Immédiatement les clients Lamborghini accourent et Dumas, l’importateur Caterham lui propose les montages, puisque les voitures arrivent en Kit.

« Chez SV, on en a bien monté 450 en 11 ans. Mais, Maintenant c’est fini, car elles arrivent toutes montées de l’usine de Dartford, en Grande Bretagne. »

 

 

Et, Edmond CCLET, ajoute :

« Nous sommes aujourd’hui quatre distributeurs en France : BONNAL, MARCASSUS, VERBAERE et nous, SV. »

Il s’en est vendus 13O exemplaires en France en 2011, dont 45 chez nous. Pour 400 à travers le monde

 

 

Edmond, reprend :

« Concernant Lamborghini, on continue l’entretien avec les amis fidèles. On bosse sur les Countach, Miura, 400 et ESPADA. »

 

 

Comme on le voit, à 74 ans, Edmond dénommé « l’homme aux doigts d’or » continue d’entretenir les belles italiennes qui firent sa réputation il y a bien longtemps.

Et on continue de venir régulièrement à Brou pour donner en entretien, les belles au ‘’ Sorcier ’’

C’est désormais Francine, sa fidèle épouse depuis… 50 ans qui s’occupe de l’accueil et du bon suivi des voitures.

 

Gilles GAIGNAULT
Photos : Gilles VITRY  et Collection CICLET

 

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