FFM, JACQUES BOLLE REELU ROI DES TARMOS…

 

Je ne me suis jamais entendu avec un quelconque Président de fédé, et j’en ai connu un paquet,  parce qu’il n’y a pas que la moto dans la vie (quoique…) et celui-là ne fait que des choses qui vont dans le bon sens.

Jacques Bole vient donc ce vendredi d’être réelu Président de la FFM (Fédération Française de Motocyclisme)

Sa réélection – franchement sans véritable surprise, le contraire le fut – ce vendredi est donc une bonne chose.

Pas d’inquiétude lecteur, à autonewsinfo, nous ne sommes pas devenus des journalistes couchés, ni non plus des courtisans s’il fait un truc de travers on ne le ratera pas… (je l’aurai un jour, comme  dit la pub…).

En tous cas, pour l’instant, zéro faute en quatre ans, dans ce pays, c’est un record absolu!

 

JACQUES BOLLE ?

 

D’abord c’est un motard, et un qui a fait, de façon brillante, de la compétition, un des rares Français à avoir gagné un GP de vitesse moto, en Angleterre de surcroît, en juillet 1983. Au guidon d’une moto…100 % Française !

Eh oui !!!

Elle s’appelait la … PERNOD 250cc, du nom de son financier.

Auparavant, Jacques guidé par un excellent coach, le regretté Gérald Garnier, avait débuté en courses Inter. Et le fondateur du site autonewsinfo, Gilles Gaignault, lui avait même une saison prêté une Yamaha 250 TZ de GP. Lorsque le pilote  qu’il finançait, Éric Saul, avait suite à sa brillante saison 1978, été recruté par l’usine Italienne Bimota !!!

Eh, oui…

Aujourd’hui, Jacques, sa Fédé, la FFM, dont il était déjà Président depuis quatre ans, possède 70 000 licenciés, elle est donc dans la moyenne des 80 fédés existant en France, et regroupe 1250 clubs.

Son budget, en revanche, la met dans les 25 fédés les plus riches de France. Ce qui est une bonne chose car, on le verra, l’argent est dépensé de façon très pertinente.

La majorité des licenciés le sont en motocross, puis vient l’enduro, et la vitesse.

 

 

C’est une élection dite  » Olympique « , le Ministère des Sports demande à ses fédés de procéder à ses élections dans un délai de six mois après chaque olympiade.

A propos de JO, Jacques Bolle me rappelle qu’une seule fois, un sport à moteur a figuré aux JO, à Londres en 1908, des courses de bateaux à moteur. La moto de trial a été admise comme sport de démonstration en 2000 mais il n’y a pas eu de suite.

Pas de sports mécaniques aux JO, telle est la règle pour l’instant…

A propos de trial, mon sport de « naissance » à la moto, j’y a ai suivi toute sa superbe histoire dans les années 80, celle des Coutard, Desnoyers, Burgat, Michaud, Couturier, Prato, etc… triste constatation, c’est la seule discipline qui n’a pas progressé depuis 20 ans, en nombre de licences.

Trop élitiste…

Et c’est dommage. Ce qui marche très fort en revanche est le trial classic.

 

 

On demande à Jacques, en quoi il n’est pas content de son précédent mandat…

« J’ai été un président sur la défensive en permanence, mon objectif numéro un a été de préserver plutôt que de créer, protéger les terrains, se protéger de la motophobie, essayer de trouver des assureurs pour nos pilotes. Cette histoire est un vrai danger pour le sport moto. Non seulement les primes risquent de se multiplier par cinq, voire dix, mais on se demande même si on trouvera encore des assureurs pour  prendre le risque. Il ya dix ans, un mec se cassait la figure en compétition, l’organisateur était inattaquable s’il n’y avait pas de faute. Aujourd’hui, l’évolution sociétale pour abolir le risque est telle qu’un mec qui tombe, quelle qu’en soit la raison, obtiendra un dédommagement… Bon, si les primes doublent, c’est jouable, aujourd’hui, un pilote de motocross régional paie 250 euros. Si cela va au delà, c’est mortel… pour le sport! « 

 

DEMANDEZ LE PROGRAMME!

 

Bon, de quoi est-il content, et quels seront les grands axes des quatre années à venir?

« On a pris un virage important, celui des clubs. C’est l’axe majeur de notre action. On aura plus de pilotes si les clubs ont une offre de qualité plutôt que de donner directement 10 euros ici et là à tel ou tel pilote.

Comment soutenir les clubs qui montent des courses? Par exemple, aujourd’hui, un club qui organise une épreuve régionale ou nationale, au lieu de payer des droits comme c’était le cas il ya 4 ans, non seulement il ne paie rien mais en plus il est subventionné. »

Et où la FFM, a-telle trouvé l’argent?

« J’ai fait des coupes sombres. Rien que sur le courrier, on a économisé 200 000 euros! « 

Dans les années à venir, Jacques Bolle voudrait améliorer la gouvernance de la FFM.

« Aujourd’hui, l’élection est pyramidale. Le pilote élit son président qui élit son délégué de ligue qui élit le comité directeur qui élit le président…. je suis élu par 50 personnes! On doit pouvoir faire mieux! Je pense qu’il faut aussi limiter les mandats, pas plus de trois peut-être. Il faut structurer les ligues, pour que certaines soient plus performantes, il y en a de plus actives que d’autres ». Et puis on va continuer d’acheter des terrains de motocross en danger. Pour l’enduro en revanche, qui est aussi très en danger, c’est plus compliqué, au lieu des 10 hectares d’un cross, il faudra acheter des milliers d’hectares et je n’en ai pas les moyens! En revanche, on attaque souvent les préfets et on gagne! Même chose pour la vitesse. La FFM gère le Circuit Carole, le nouveau, il est refait, j’ai réussi à convaincre l’Etat et les collectivités locales d’effectuer les travaux de conformité  mais nous n’avons pas les moyens d’acheter des circuits de vitesse!

On lui pose alors la question finale…

Un Président, ça a des rêves, même irréalisables?

« J’aimerais m’occuper vraiment du déménagement à venir du circuit Carole, m’impliquer dans la gestion mais aussi dans le tracé, l’organisation sportive ».

Bon, Carole relooké sera inauguré sous peu, tout va bien…

 

Jean Louis BERNARDELLI

Photos :  FFM ET TEAMS

 

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