ENDURANCE WEC : A SAO PAULO, PREMIERS PAS DE SAMBA POUR BENOIT TRELUYER !!!

 

 

A la fin de la semaine, le Championnat du monde d’endurance WEC, se déplace en Amérique du sud et ce pour la 1ére des quatre dernières manches  » Exotiques  » du calendrier 2012, les 6 Heures de Sao Paulo, cinquième épreuve de cette 1ére saison   d’endurance à label mondial

C’est en leaders du championnat du monde que le trio, Benoît Tréluyer, André Lotterer et Marcel Fässler, s’apprêtent à affronter la piste mythique d’Interlagos qui se trouve sur les collines dominant la grande métropole Brésilienne de Sao Paulo

Une découverte qu’ils souhaitent festive et rythmée.

Comme l’est la  célèbre Samba !

Benoît Tréluyer et ses équipiers ont d’ailleurs des fourmis dans les jambes !

 

Après Silverstone, où ils se sont imposés fin août, après avoir triomphé en Sarthe le 17 juin, s’offrant une seconde victoire mancelle, la perspective de se frotter à un autre monument du sport automobile mondial à la mi-septembre les met en joie.

Impatients mais d’une grande humilité face au tracé pauliste, le trio, bien que leader du Championnat du monde, ne joue pas les « Conquistadors ». Pour triompher des longues courbes rapides de « Interlagos », ils savent qu’il leur faudra du souffle, du cœur et du rythme…

 

Benoit confie  avec un brin de gravité:

« Personnellement, je n’ai jamais mis les pieds au Brésil qui, pour moi, est le pays du foot, de la samba et de Senna. Quand je sortirai des stands pour la première fois, j’aurai sans doute une pensée pour ce grand champion tellement son nom reste associé à celui du circuit. Peut-être pas une émotion particulière, mais cela ne me laissera certainement pas insensible ».

Le tracé de Sao Paulo sur lequel se sont écrites quelques très belles pages du sport automobile mondial, le pilote Audi l’a récemment appréhendé sur un simulateur comme ce fut le cas pour le circuit Silverstone.

Il explique :

« J’arrive bien préparé, même si j’ai passé moins de temps dans le simulateur que pour Silverstone. Le circuit qui tourne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre semble magnifique. Il faudra bien exploiter les quatre heures d’essais libres pour trouver les bons réglages qui permettront à la voiture de bien enrouler les courbes parfois relevées de ce tracé vallonné. »

Un tracé que l’écurie Audi découvrira également alors que son adversaire Toyota, l’a déjà éprouvé maintes fois en Championnat du monde F1. Une expérience qui sera sans doute utile aux hommes de Pascal Vasselon, directeur technique de la firme nippone.

Et, Benoit de souligner :

« Ils pourront aussi compter sur la connaissance des lieux d’Alex Wurz  Il y a couru en F1, comme Allan McNish chez nous aussi d’ailleurs. »

 

 

Si, de tous les pilotes Audi, l’Écossais – également adversaire principal du trio au championnat du monde – est seul à s’être déjà produit devant les aficionados brésiliens, il pourrait être battu à l’applaudimètre par le Français et son camarade Lotterer, tant la colonie japonaise est importante à Sao Paulo.

Le Français et l’Allemand qui ont construit leur solide réputation au pays du soleil levant seront sans doute surpris de l’accueil que leur réservera ceux qu’ils ont souvent fait rêver – et font encore rêver dans le cas d’André – en Super GT.

Même arbitrée par la Toyota, la lutte entre la R18 e-tron quattro et la R18 Ultra – pour l’occasion le
pilote brésilien Lucas Di Grassi viendra renforcer McNish et Tom Kristensen sur cette dernière – s’annonce haute en couleur.

Pour se rapprocher un peu de leur « eldorado » le trio vainqueur des dernières 24 Heures du Mans espère signer sa 3éme victoire d’affilée.

Mais Benoit tempère :

« Pour le moment,  nous prenons les courses comme elles viennent. Le championnat, nous y pensons mais nous ferons les comptes en heure et en temps. Actuellement, seule la victoire est importante ! »

Il est vrai, qu’outre l’épreuve Paulista, il restera ensuite encore trois manches à disputer :

Celles de Bahreïn, du Fuji et de Shanghai !!!

Ce qui signifie encore un paquet de points à aller chercher…

Une victoire en terre Sud-américaine, qui, le cas échéant, sera célébrée à grandes gorgées de caipirinha locale. Ce cocktail brésilien indispensable à toute célébration et qui s’accorde si bien aux rythmes syncopés de la samba…

Comme le Champagne chez nous !!!

 

Gilles GAIGNAULT

Photos : Patrick MARTINOLI – Thierry COULIBALY – Gilles MOLINIER

 

FIA WEC Sport

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