ENDURANCE WEC : ENORME DECEPTION CHEZ OAK OU JACQUES NICOLET EVOQUE LE FUTUR

ENDURANCE WEC : LA DÉCEPTION DES HOMMES DE LA MORGAN OAK, PRIVES DE VICTOIRE !!!  

 

Alors que son beau début de course, pouvait laisser envisager une éventuelle victoire, un malencontreux safety car, a très probablement privé, l’équipage de la Morgan OAK Racing, la N° 24, du succès dans les Six Heures de Silverstone, quatrième manche du Championnat du Monde d’endurance WEC

Assurément, ces 6 Heures de Silverstone, laisseront un sérieux goût amer aux hommes d’OAK Racing. L’une de ses deux Morgan-Nissan, la N°24, voyant bêtement tous ses espoirs de victoire s’effondrer et ce à cause d’une malencontreuse période de safety car.

Du coup, bloqué 1 tour et demi par le feu rouge, pendant l’intervention de la voiture de sécurité – safety car – la Morgan 2012, LMP2 N°24, ne termine que quatrième des LMP2, engagées en WEC.  Quelques LMP2, non inscrites à l’année au Championnat du monde, ayant été alignées dans la course, comme la Stratus par exemple

 

La Morgan-Nissan, N°24, avait réalisé un magnifique début de course, entre les mains de Matthieu Lahaye qui au bout de ses deux relais, avait réussi à remonter de la douzième à la quatrième place.

Olivier Pla, toujours aussi rapide, avait, lui, continué dans cette même voie et était d’ailleurs en tête après deux heures et demie de course.

Au cours de son excellent double relais, Jacques Nicolet avait maintenu le cap et Olivier venait de s’installer au volant pour les 90 minutes restantes, lorsqu’une période de safety car, a été décidée.

Conformément au règlement, la voiture a alors été bloquée à la sortie de la pit-lane, jusqu’à ce que les deux safety cars, soient passés, ce qui a rétrogradé la N°24 en… huitième position.

Malgré un pilotage des plus inspirés, avec notamment le meilleur temps au tour et ce à trois différentes reprises, Olivier Pla, n’a jamais pu combler le retard provoqué par son attente à la sortie des stands et a finalement terminé quatrième de la catégorie en WEC et sixième tout engagements confondus.

 

La voiture sœur, la N°35, a également maintenu un excellent rythme durant les six heures de course, mais n’a jamais pu se battre pour le podium, après avoir perdu sept tours, à la suite d’une panne de démarreur dans la première partie de la course.

Bertrand Baguette, Dominik Kraihamer et David Heinemeier Hansson, étaient cependant tous les trois au mieux de leur forme et n’ont pas épargné leur peine pour remonter dans le classement.  Ils ont été récompensés de leurs efforts par une dixième place en LMP2.

 

 

Sébastien Philippe, Team Principal (photo avec Olivier Quesnel) , déçu nous confiait :

« Le timing du safety a été désastreux pour nous. Nous nous sommes arrêtés au stand juste avant qu’il ne sorte. Aussi, il y a eu un feu rouge à la fin de la pit-lane qui nous a retenus très longtemps. Nous avons perdu près de deux tours, ce qui a ruiné tout le travail accompli car à ce moment-là, nous avions à peine 20 secondes d’écart avec le premier de la catégorie. Mais qu’y faire ? Le rythme des pilotes était très élevé et tous les trois ont été excellents. Olivier a été très rapide, Jacques n’a pas fait une seule erreur tout en étant très régulier et a su rester dans le peloton de tête, juste derrière le leader, tandis que Matthieu a fait un travail fantastique en remontant de la douzième à la quatrième place. On peut dire la même chose pour la 35 et son équipage qui malheureusement n’a pas eu une chance de revenir après son problème de démarreur. Le niveau en LMP2 est juste très élevé ! »

 

OLIVIER PLA ET MATHIEU LAHAYE

 

Olivier Pla, Morgan-Nissan 2012 LMP2 n°24, qui lâchait, lui :

« Tout se passait parfaitement bien jusqu’au safety-car. Nous nous battions pour la victoire et c’est vraiment dommage. Il faut l’accepter, mais je n’arrive pas à comprendre pourquoi, j’ai été retenu si longtemps à la sortie de la ligne des stands. Je crois que les deux safety cars sont passés pendant que j’attendais, coincé là. C’est très frustrant mais il ne faut pas oublier que la voiture était excellente et que le nouveau package, châssis Onroak, pneus Dunlop et moteur Nissan fonctionne bien. »

 

 

De son côté, Dominik Kraihamer, Morgan-Nissan 2012 LMP2 n°35, poursuivait :

« Tout le temps que nous avons perdu aujourd’hui à changer le démarreur nous a privés de toute chance de podium. Pourtant l’équipage a toujours été très rapide, en particulier David (Heinemeier Hansson) qui a réalisé quelques chronos impressionnants. Comme nous ne pouvons pas changer le résultat, j’ai simplement hâte d’être à la prochaine épreuve! L’équipe a pu essayer certains réglages avec succès et j’ai encore acquis de l’expérience, ce qui est capital pour moi. »

 

Quant à Jacques Nicolet, venu nous rejoindre, en fin de soirée, dimanche, dépité, il nous précisait :

 « Vu les efforts énormes qu’exige ce Championnat, c’est rageant de perdre une course de cette importance à cause des SC.»

Et il nous rappelait ce qu’il nous avait  déjà indiqué samedi :

«  Concernant l’avenir de l’équipe OAK Racing, je me pose encore des questions. Eu égard à la conjoncture économique, j’attends un partenariat avec un grand constructeur. Et je te répète que si nous n’y parvenons pas, il n’est pas certain que nous continuions en 2014. »

Et, Jacques de nous préciser :

«  Je prendrais  ma décision définitive au plus tard au printemps 2013 !!! »

 

JACQUES AVEC JOHN JUDD

 

Pareilles paroles d’un grand chef d’entreprise Français démontrent que le sport automobile, est lui aussi victime de la crise

Et qu’il s’agit, toutes disciplines confondues d’un ‘ Colosse aux pieds d’argile ‘

Car la compétition coute de plus en plus cher

 

JACQUES NICOLET

 

L’absence à Silverstone de deux grande équipes, Pescarolo et Luxury, était un premier avertissement…

Néanmoins la première saison du Championnat du Monde d’Endurance FIA, avec sa cinquième manche se poursuivra au Brésil, avec les 6 Heures de Sao Paulo, le 15 septembre prochain.

La suite ?

Les épreuves se dérouleront à Bahreïn, au Japon au Fuji et en Chine à Shanghai

Tous les Teams devraient s’y rendre.

N’oublions pas que l’engagement pour la saison et par voiture, leur a tout de même couté …125.000 €

 

Gilles GAIGNAULT
Photos : Patrick MARTINOLI – Eric REGOUBY – DPPI

 

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