F1 : LE DUEL, LAUDA-HUNT DE 1976… VA ETRE PORTE A L’ECRAN !!!

 

 

Le film « Rush », qui raconte la saison 1976 de Formule 1, marquée essentiellement par le fameux et inoubliable duel, opposant le Britannique James Hunt, à l’Autrichien Niki Lauda, sortira dans les salles de cinéma le 20 septembre 2013.

Si Niki est toujours en vie, par contre le Champion du monde 1976, nous a quittés, étant décédé le 15 juin 1993.

Ce film « Rush » est réalisé par Ron Howard, l’un des cinéastes piliers à Hollywood, lequel est connu pour avoir notamment entre autres, tourné ‘’The Queen’’. Film, mondialement réputé

C’est l’acteur Allemand, Daniel Brühl qui a été retenu et choisi pour incarner le personnage de Niki Lauda, cependant que le rôle du regretté James Hunt, sera, quant à lui, joué par le comédien Anglais, Chris Hensworth

Pour mémoire et pour les plus jeunes, revenons brièvement la saison 1976.

Pour l’attribution du titre, elle opposa, Niki Lauda, le Champion du monde en titre et pilote d’une monoplace de la Scuderia Ferrari, à James Hunt, qui roulait lui pour le Team McLaren, alors propriété de Teddy Mayer.

 

Laissé sur le carreau et sans volant à la suite de la disparition de son équipe, l’écurie Hesketh, qui appartenait au très chic Lord du même nom, James Hunt, avait été in extremis, récupéré par la toute puissante écurie McLaren qui lui avait confié le second baquet de ses deux monoplaces aux côtés du premier pilote, l’Allemand Jochen Mass.

Et ce pour pourvoir au remplacement du Brésilien Emerson Fittipaldi, déjà sacré, lui, et à deux reprises, Champion du monde en 1972 avec Le Team Lotus et en 1974, avec McLaren.

Lequel avait brutalement et soudainement décidé de rejoindre et par patriotisme, car n’ayant plus rien à prouver avec ses deux couronnes mondiales, l’écurie Brésilienne Copersucar.

Après un début de saison difficile, James Hunt, qui avait toutefois triomphé, gagnant  tout d’abord, la très prisée – à l’époque – Race of Champions et aussi ensuite le non moins fameux et réputé BRDC International Trophy, deux courses organisées hors-championnat, va finalement au fil des Grands Prix, s’affirmer comme le principal rival du Champion du monde en titre,

Niki Lauda dans la conquête du titre mondial 1976.

Le pilote McLaren, triomphe le  2 mai à Jarama où il gagne le GP d’Espagne puis il l’emporte en France au Paul Ricard, le 4 juillet.

Toutefois, la Ferrari de l’Autrichien occupe toujours la tête du classement provisoire au Championnat.

 

Le terrible accident de Niki Lauda, lors du Grand Prix d’Allemagne, le 1er aout, au Nürburgring, va alors redistribuer les cartes.

Permettant à James Hunt de glaner de précieux points pendant que le leader se morfond sur son lit d’hôpital, après avoir été dans un premier temps annoncé comme ‘’ cliniquement ‘’ mort par le corps médical !!!

On lui avait même administré ‘ l’extrême onction ‘ C’est dire…

Avant la dixième épreuve en Allemagne, Niki comptait 31 points d’avance sur la Tyrrell du Sud-Africain Jody Scheckter et 35 sur la McLaren du Britannique James Hunt

Donc, parti en pneus pluie, Niki s’arrête au stand dès la fin du premier tour pour chausser des pneus slicks.

Revenu en piste, au cours du tour suivant, dans le gauche rapide précédant le virage de Bergwerk, pour une raison inconnue, l’Autrichien perd subitement le contrôle de sa Ferrari qui tape l’extérieur de la piste avant de rebondir et de revenir en pleine piste dans la trajectoire où elle est alors percutée par les pilotes qui le suivaient et qui ne purent l’éviter, lancés à pleine vitesse.

Au cours du choc initial, le casque de l’infortuné Lauda s’était arraché et sa monoplace avait pris feu. À moitié inconscient et alors qu’il est retenu prisonnier des flammes dans l’habitacle, Lauda est  miraculeusement évacué de son bolide par ses rivaux qui se sont immédiatement arrêtés :

Arturo Merzario, Brett Lunger, Guy Edwards et Harald Ertl.

Rapidement transporté vers l’hôpital d’Adenau, Niki est grièvement brûlé au visage mais les médecins sont surtout inquiets de l’état de ses poumons car Lauda a inhalé des vapeurs d’essence hautement toxiques et souffre de graves difficultés respiratoires.

Son état est, on la dit, si critique, qu’un prêtre est appelé à son chevet pour lui administrer les derniers sacrements.

Incroyablement, six semaines plus tard, les brûlures de son visage encore vives, Niki Lauda se présente pourtant, le 10 septembre aux essais du Grand Prix d’Italie à Monza, prévu le 12 !!!

Épreuve où il mène sa Ferrari à une inespérée quatrième place, synonyme de précieux points…

Mais, l’absence temporaire du pilote de la Scuderia, a permis à son grand rival et néanmoins ami, James Hunt de combler son retard au classement provisoire du championnat.

Pendant que Lauda pansait ses plaies, le pilote McLaren en trois GP, en a profité pour grappiller la bagatelle de 21 points !

En l’absence de l’Autrichien blessé et indisponible, déjà déclaré vainqueur du GP d’Allemagne, James brille et l’emporte successivement le 29 aout aux Pays-Bas, puis malgré le retour inattendu de Lauda, revenu lors de ce GP d’Italie à Monza et ce, incroyablement à peine quatre semaines après le drame du Nurburg, Lauda, il est vrai très affaibli physiquement, Hunt gagne encore au Canada à Mosport le 3 octobre puis une semaine plus tard, au GP des Etats-Unis Est, disputé sur le Circuit de Watkins Glen dans l’État de New-York.

 

Du coup, le champion de l’équipe McLaren, arrive au GP du Japon, l’ultime manche du Championnat au Japon qui doit se courir sur le célèbre circuit du Mont Fuji, avec 65 points contre 68 à Lauda.

Seuls trois petits points séparent les deux hommes.

Et le destin va une nouvelle fois lui sourire !

En effet, sous les hallebardes et le déluge qui s’abat en ce dimanche 24 octobre 1976, sur la piste Japonaise du Fuji, Niki Lauda, encore marqué physiquement mais aussi et surtout mentalement, moralement et psychologiquement par son horrible accident survenu trois mois auparavant, va volontairement s’arrêter et ce dès la fin du premier tour.

Imité par les Brésiliens Emerson Fittipaldi et Carlos Pace  et aussi par le Britannique Larry Perkins !

Abandonnant ainsi toutes ses chances de conserver son titre et laissant le champ libre à James Hunt, qui domine facilement la course.

Mais une crevaison sur sa McLaren, en fin de course remet tout en cause, l’obligeant à une folle et dangereuse remontée au cœur du peloton.

Revenu à son stand après l’arrivée, Hunt, furieux, croit qu’il a perdu le titre et il apostrophe violemment son directeur sportif, Teddy Mayer, lequel à toutes les peines du monde à lui expliquer qu’il est bien LE Champion du monde, ayant réussi à remonter jusqu’à la troisième, synonyme de Couronne mondiale, derrière la Lotus-Ford de l’Italo-américain Mario Andretti et la Tyrrell-Ford du Français Patrick Depailler et donc à marquer les points indispensables et nécessaires pour décrocher la couronne mondiale.

Hunt triomphant bien au Championnat, totalisant finalement 69 points contre… 68 au pilote Ferrari !

Podium 1976, complété par le Sud-africain Jody Scheckter, avec 49  points.

Lequel retrouvera sa couronne un an plus tard, redevenant LE Champion du monde 1977, toujours avec Ferrari, Niki l’emportant avec 72 points en devançant dans l’ordre, Jody Scheckter avec 55 pts et Mario Andretti 47. Hunt, malgré trois victoires au British GP, aux USA à Watkins Glen et au Japon au Fuji, se classant seulement 5éme avec 40 points.

 

NIKI AVEC DIDIER PIRONI EN 1982

 

Lauda empochera un troisième titre mondial, à l’issue du dernier GP, couru à Estoril au Portugal, le 21 octobre 1984, ou il devancera …d’un demi-point son partenaire de l’équipe McLaren, le Français Alain Prost, pourtant sept fois vainqueur contre cinq à l’Autrichien, Niki totalisant  72 points contre 71,5 au tricolore !!!

Mais revenons à James Hunt, lequel a sûrement été l’un des pilotes les plus atypiques que la F1, ait jamais consacré Champion du monde.

 

Personnage hors norme, Hunt était insaisissable  et il déambulait dans les paddocks, pieds nus, cheveux longs, avec des jeans et t-shirt… usés et troués.

Grand fêtard, à l’origine de soirées bien arrosées et grand buveur de bière, y compris ….les veilles de course, James était également réputé pour ses nombreuses conquêtes féminines, étant fréquemment accompagné de ravissants mannequins.

Garçon attachant, il est décédé d’une crise cardiaque, le 15 juin 1993, à Wimbledon dans la très chic banlieue Londonienne.

Pour mémoire sa devise qu’il proclamait a qui voulait bien l’entendre était :

‘’Sex is breakfast of champions’’.

Traduction :

‘’ Le sexe, est le petit dej des champions ‘’

 

Gilles GAIGNAULT
Photos: Bernard ASSET – Bernard BAKALIAN  et Teams

 

JAMES, UN AMOUREUX DE LA LIBERTÉ…

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