V8 SUPERCARS : ALEX PREMAT ‘’ DUR, MAIS TERRIBLEMENT MOTIVANT ! ‘’

 V8 SUPERCARS : ALEX PREMAT ‘’ DUR, MAIS TERRIBLEMENT MOTIVANT !


Alors que nous en sommes  à mi-saison, il nous a paru intéressant de faire le point sur le lointain Championnat Australien Supercars, avec le ‘’ Frenchie ‘’ émigré, notre ami Alexandre Premat

Immédiatement, ce dernier, lâche :

« Dur, mais terriblement motivant ! »

 

 

Ce week-end à Ipswich, le V8 Supercars Australien, bascule  en effet dans sa seconde demi-saison. Une course charnière pour notre pilote Français qui jette un coup d’œil dans le rétro.

Entretien bilan et perspectives.

Non, la première demi-saison du V8 Supercars n’aura pas répondu aux attentes d’Alex Prémat !

Le pilote de l’écurie GRM (Garry Rogers Motorsport) qui dispute sa première saison dans la discipline Reine du sport automobile Australien, s’en explique avec honnêteté, objectivité et confiance.

Après une entrée en matière sans concession, il sait que les difficultés sont toujours présentes mais que le plus dur est derrière lui.

Avant de se rendre à Ipswich pour disputer la 9éme manche du Championnat, il nous explique pourquoi les problèmes d’aujourd’hui sont porteurs de gros espoirs pour demain…

 

 

Quel est le bilan de votre première demi-saison ?

« Il n’est pas des plus réjouissants, mais il s’explique par le fait que nous disposons d’une voiture très difficile à piloter, très difficile à régler et que nous évoluons dans un championnat très serré où les 28 voitures de la grille se tiennent en 7-8/10e. Dès lors, la moindre petite imperfection se paye au prix fort. Avec mon équipier Michael Caruso, c’est surtout lors des qualifs que nous souffrons, avec des places dans la seconde partie de la grille qui nous laissent peu d’espoir pour la course. »

Votre manque d’expérience, se fait-il aussi durement sentir ?

« C’est une discipline de spécialistes, pleine de subtilités. Il ne faut pas s’énerver. Être agressif tout en étant doux avec la voiture. Mon plus gros problème, c’est que l’on passe le premier set de pneus neufs directement en qualif. Dès lors, il est difficile pour moi de trouver les limites de la voiture et les miennes propres. L’autre gros problème, c’est la difficulté à comprendre les pneus. Il y a une grosse dégradation des pneus avant, et la moindre petite erreur peut avoir des répercutions dramatiques. A Townsville où j’étais bien parti pour finir dans le top dix, je freine trois mètres plus tard dans un virage et j’explose les pneus avant ! C’est dur, mais ça me motive encore plus. »

Comment voyez-vous la suite du Championnat ?

« En tout début de saison, j’avais tendance à penser que nous allions être capables d’atteindre assez rapidement le Top 5, malheureusement ça ne sera pas le cas! L’écurie en a bien conscience et préfère se tourner vers l’an prochain. Dès lors, l’objectif de fin de saison va être d’apprendre le plus possible, d’emmagasiner un maximum d’expérience sur tous les types de tracés et, surtout, de tenter de faire un truc sympa à Bathurst qui est le grand événement de la saison. Aussi, nous allons travailler sur la nouvelle voiture qui est en construction depuis deux mois. On teste déjà des solutions… L’expérience acquise chez Audi avec la R10 et la R15 va être très utile. En 2013, tout le monde repart de zéro avec une nouvelle voiture, et c’est maintenant que ça se joue. »

Vous arrive-t-il de vous dire que vous auriez du rester en Europe ?

« Ca non, certainement pas ! Cela se passe super bien ici avec l’écurie et Garry (Rogers), mon boss, qui est un type assez extraordinaire avec un solide sens de l’humour. L’ambiance dans le championnat est géniale. Aussi, et c’est très important, toute ma petite famille est très heureuse. Mon épouse Chloé, mes deux filles Sasha et Zoé et moi-même sommes tous tombés amoureux de Melbourne et du pays dans sa globalité. C’est une motivation de plus pour que ça marche ! »

 

 

Connaissant Alex, on peut être certain qu’après une toute 1ére année d’apprentissage , laquelle lui aura permis de prendre ses marques et de découvrir les circuits et avec la toute nouvelle Holden conforme au nouveau règlement, ses chance seront bien supérieures l’an prochain.

Autrefois, chez ELF dans l’équipe de François Guiter, le grand ‘ manitou ‘ du sponsoring en France, ne disait-t ’on pas :
‘ Une année pour apprendre, une année pour gagner ‘

C’est tout ce que l’on peut souhaiter à Alex, un garçon attachant  et qui mérite de rebondir après un brillant début de carrière en monoplace (F3-GP2) puis en endurance  ou il remporta d’ailleurs, lors de l’ultime manche courue à Silverstone, le titre de Champion LMS (Le Mans Séries) avec Audi en 2008, associé à son pote, l’Allemand Mike Rockenfeller

 

Gilles GAIGNAULT

Photos : Patrick MARTINOLI – GRM

 

SOURIRES ENSOLEILLÉES AUSTRALIENS…

 

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