CHAMPIONNAT DU MONDE D’ENDURANCE MOTO : 8 HEURES DE SUZUKA : VEILLÉE D’ARMES HISTORIQUE .

 

Le troisième round du Endurance World Championship qui aura lieu ce Dimanche sur le circuit mythique de Suzuka restera dans l’histoire car les organisateurs commémorent un double anniversaire : Les 50 ans de la construction de ce  » temple  » de la vitesse et la 35 ième édition de la célèbre épreuve d’endurance moto que chaque constructeur et pilote rêvent d’accrocher à son palmarès.

Nous retrouverons d’ailleurs quelques unes de ces anciennes gloires de la vitesse , tel l’Australien Mike Doohan qui affichent 5 titres consécutifs de champion du Monde en 500cc entre 1994 et  1998 avec 54 victoires acquises dans cette catégorie reine, grâce à la marque Honda, propriétaire et initiatrice du concept de Suzuka, élaboré dans un parc d’attraction pour enfants .
C’est l’architecte Japonais Sadao Shiozaki  et le Hollandais  Hughenholz, créateur de Zandvoort,  qui dessinèrent le circuit de Suzuka long de 6.004 Kms à l’origine et qui a été ramené à 5.824 kms depuis 2003.

 

LE PARC D’ATTRACTION

 

Cerise sur le gâteau de cet anniversaire :

L’inoubliable pilote Australien Mike Doohan qui a gravit la plus haute marche des 8 Heures de Suzuka en 1991, reprendra la piste au guidon de la Honda RVF 750 d’usine restaurée. Son équipier, et non moins célèbre compatriote, s’appelait alors Wayne Gardner, rien que cela, titré également en 500cc, en 1987 et qui comptabilisa trois autres succès ici à Suzuka : 1985, 1986 et 1992.

Il est à noter que Gardner eu pour équipier un certain Dominique Sarron en 1986. Le  » petit frère  » de Christian Sarron qui est à ce jour le seul Français à avoir triompher,  dans cette course et à deux reprises!

En effet, il gagne encore pour Honda en 1989 avec Alex Vieira, licencié en France mais né au Portugal. Pour mémoire, la Marseillaise, a retenti pour la première fois en 1983 en terre Japonaise grâce à Hervé Moineau qui remporta la course pour le SERT avec le Belge Richard Hubin et qui inaugurent la liste des titres mondiaux du SERT la même saison.

En trente quatre éditions, Honda, fort de 24 succès, n’a été battu que cinq fois par Suzuki, quatre par Yamaha et une seule par Kawasaki .

Côté pilotes, le recordman avec cinq victoires, n’est autre que le pilote usine Honda: Tohru Ukawa (1997, 1998,  2000, 2004 et 2005) qui devance d’une unité, Kiyonari à qui il a montré le chemin en 2005 et qui pourrait bien dépasser son professeur.

Le mythe de Suzuka, tient pour une bonne part dans les succès de ces maîtres de la vitesse qui n’ont pas hésité  – au moins une fois –  à répondre aux sollicitations de leurs employeurs.

Tels encore les Américains Mike Baldwin (1978, 1981 et 1984), Eddie Lawson en 1990, Aaron Slight (1993, 1994 et 1995) ou Colin Edwards (1996, 2001 et 2002).

Le  » Docteur  » Valentino Rossi, est monté aussi en Star  ici sur la plus haute marche en 2001 et le dernier succès d’un Européen, est à mettre à l’actif de Carlos Checa, l’ actuel Champion du Monde en titre Superbike, en 2008.

Rappelons enfin que la toute première édition de 1978, a vu le succès de Wes Cooley et de Graëme Grosby qui récidiveront en 1980 toujours au guidon d’une Suzuki préparé par  Pop Yoshimura pour qui Suzuka compte pour une bonne partie dans  la légende du célèbre  » sorcier « disparu en 1995.

Son fils Fujio lui succédant, fit prospérer le label déposé sur les échappements et arbres à cames mais en égalant aussi le père avec deux autres victoires à Suzuka. Aujourd’hui, la société est forte de 70 collaborateurs dont 7 spécialisés dans la compétition avec, notamment  la préparation des blocs moteurs Suzuki du Championnat du Monde Superbike.

Fujio prépare sa relève en veillant sur son orphelin de neveu? Yohei Kato qui dirige depuis plusieurs saisons les opérations du service course et bichonne tout particulièrement la GSX-R écarlate N°12 qui défendra ce dimanche les honneurs de la lignée avec le trio Camier, Waters, Aoki.

 

Fujio Yoshimura et son neveu

 

Pour avoir connu Yohei sautant sur les genoux de papy  » Pop’s  » , la légende est entre de bonnes mains. Quel ne fut d’ailleurs ma surprise de retrouver mes photos de la scène datant de 1986, dans l’antre de l’atelier chargé de ce pan de l’histoire moto Japonaise qui a vu le jour à Fukuoka, voilà plus d’un demi siècle.

 

Cadre photo dans atelier Yoshimura

 

Équipe pilotes Yoshimura

 

 

Pour comprendre le succès de cette course mythique gagnée par les plus grands pilotes au cours de ces trente quatre éditions, il faut donc remonter au sein même de l’histoire de ces familles, comme celle de Yoshimura, qui font partie des légendes mais il faut aussi enquêter et poser la question autour de soi :

Que représente pour vous la course de Suzuka ?

Atsumi est l’interprète de l’usine Suzuki et a découvert la moto en 1993, en suivant la saison des Grands Prix des trois frères Aoki.

Elle hésite puis me sourit :
 
 » C’est spécial… avant c’était comme une grande fête de la moto et j’espère qu’avec cette édition anniversaire le public reviendra. La nouvelle génération achète moins de motos chez nous. Cela reste la plus grande fête de la moto au Japon « .

C’est vrai, la course a perdu beaucoup de spectateurs ces dernières années et le chiffre de 65.000 billets n’a plus rien de comparable avec le pic de 1990 et ses 160.000 sièges pris d’assaut dès l’ouverture des barrières. Certains dormaient même devant les portes du circuit, à même le sol et les pilotes comme Kenny Roberts ou Kevin Schwantz, étaient poursuivis jusqu’à leurs hôtels par des nuées de fans en quête d’un autographe et d’une photo prise aux côtés de leurs idoles.

Le culte de la vedette semble avoir disparu mais la participation d’un Rossi ou d’un Stoner, aurait  peut-être pu relancer le phénomène. Chez nous, la participation d’un pilote de Formule 1, est devenue aussi inexistante lors des 24 Heures du Mans Auto mais le succès populaire de cette autre course de légende perdure.

Voici bien longtemps que des As de la vitesse tel les Read,  Spencer, Pons ou Sarron dans les années 70-80, ne prennent plus part au Bol d’Or ou aux 24 Heures du Mans Moto sans pour cela que le public boude nos courses du patrimoine de l’endurance.

Écoutons l’avis du « Pape » de la spécialité : Dominique Méliand, le préparateur Manceau du célèbre SERT, onze fois Champion du Monde et victorieux ici en 1983:

 

Dominique Meliand et Fujio Yoshimura

 

 » Nous sommes venus ici pour la première fois en 1980 avec Jean-Bernard Peyré et Pierre-Etienne Samin qui prirent la quatrième place et la tête du championnat avant que ne se tue  » Nono  » le mois suivant sur la route. Les japonais l’avait d’ailleurs choisi pour développer leur programme en endurance. Donc c’est important car nous participons aux 8 heures de Suzuka depuis trente deux ans. Nous avons ici toutes les motos représentées par les usines, y compris les Européennes. De plus la volonté de la FIM fait qu’elle désire que l’endurance grandisse au niveau des épreuves et il est possible d’avoir une course de plus au calendrier. C’est très bien.Cette année nous devons ramener un maximum de points afin de revenir en France avec un quota de points bien rempli. Suzuka est d’une part un monument dans l’endurance avec la possibilité de garder la tête du championnat du Monde.

Le SERT a particulièrement bien préparé cette épreuve de Suzuka, pouvons-nous en avoir les détails ?

 » Il y a bien longtemps que nous n’avions pas fait une telle préparation pour Suzuka . Notre spécialiste moteur, Grand-Paul, qui se trouve au Japon depuis le 3 Juillet pour préparer à la fois les motos et les essais qui ont eu lieu à Suzuka les 10 et 11 Juillet a retrouvé une autre partie de l’équipe venue aussi pour ces journées tests. C’est une grosse préparation de la part du SERT avec l’envie de jouer la course et les points au Championnat qui vont avec « .

 

Petit Polo changement de fourche

 

Ces 8 heures sont quoi, une bataille de machines, d’hommes ou de pneus ?

 » Ces trois éléments seront de grande importance mais je ne sais pas dans quel ordre. Les hommes, j’allais dire, c’est le plus facile à préparer car nous avons une équipe de bonhommes qui sont bien aguerris, entraînés et sportivement au top. Par contre la mécanique reste toujours un ensemble de points d’interrogations puisque nous savons ce que nous avons mais nous ne connaissons pas ce que nous ont réservé nos adversaires. C’est un peu la problématique de Suzuka.
Les pneumatiques c’est à la fois le grand flou, c’est vrai, car chaque manufacturier à ses soucis particuliers pour le Japon. Nous sommes venus avant la course pour justement trouver les bons produits car j’ai appris que la concurrence (Bridgestone) avait des petits soucis. Alors, nous allons faire que tout cela roule sur de oeufs, des oeufs bien cuits ! « 

 

Briefing pneus


 
L’objectif du SERT ?

 » Je vise le podium mais la place de premier est possible. Sauf que, au risque de me répéter, vouloir gagner c’est prendre beaucoup de risques et je ne voudrais pas revenir avec zéro point . Donc, je voudrais limiter les risques , du moins au maximum, mais faire un podium est l’objectif du SERT. Oui. Le premier point positif sera de passer le Top Ten . Et de là , d’envisager le podium car Suzuka c’est une course avec en général plein de problèmes . Les rebondissements, j’espère que ce sera pour les autres . Si nous sommes bien constants, je pense qu’il est bien envisageable d’accrocher cette place dans les trois premiers. « 

Ayant effectué le voyage en avion entre Tokyo et Nagoya, proche de Suzuka, aux côtés de Vincent Philippe , septuple vainqueur du Bol d’Or et depuis dix ans premier pilote du SERT, il était facile de revenir sur ces deux jours de tests.

 » Tous les Teams étaient présents, à part BMW et le GMT, mais j’attend de voir ce que ces adversaires vont faire aux essais pour juger des écarts. Dunlop Japon a fait de très bonnes enveloppes et un pneu pluie exceptionnel qui nous a permit de rouler une heure et demie avec le même train sur une piste alternant de l’ humide et du  sec . Le premier jour Léon Camier a chuté violemment sur la Yoshimura et leurs pneus  semblent leur donner des soucis depuis qu’il de dit que  Bridgestone a  dû se passer de certains composants dangereux et aujourd’hui interdits. De notre côté notre moteur avait perdu 10 km/h en vitesse de pointe mais notre motoriste est resté sur place pour y remédier. Mais même ainsi, si j’avais ce moteur Superbike chez nous ( Vincent lutte pour le podium avec la BMW de  Guillaume Dietrich) ils rigoleraient moins. Avec Anthony Delhalle, nous nous battons en Championnat de France comme des diables pour des résultats nuls. J’en suis vert ! La piste de Suzuka a été, en partie, re – surfacée et nous avons plus de grip et surtout moins de bosses. J’espère obtenir un résultat digne car nous essuyons  des plâtres depuis des années au Japon sans jamais être récompensés. Si ça pouvait sourire un peu… »

 

Portrait de Vincent Philippe

 

Ces grands absents des journées d’essais se sont confiés aussi à AutoMotoNews info. Ainsi nous étions curieux de connaître le remplaçant de Matthieu Lagrive sur la Yamaha Motor France Michelin et nous avons poser la question au patron du Team GMT , Christophe Guyot, qui nous a répondu sans ambiguïté :

 » En fait David Checa et Kenny Foray ont envie de faire la course à deux. Habituellement, kenny roule très peu et donc là il veux rouler plus . Voilà je n’ai pas cherché car ils veulent faire un truc, leur truc à deux. C’est ça l’histoire. »

 

David checa et Kenny Foray

 

Vos ambitions sur cette course de Suzuka, un podium ?

« Un place sur le podium, nous n’y pensons même pas. A la régulière il n’y a aucun team permanent capable de le faire. C’est inaccessible sauf incidents. Aujourd’hui, je ne regarde pas cela comme ça. Nous sommes complètement à côté en terme de consommation d’essence et en terme de performances.  Pour ces deux raisons là, cela reste inaccessible. Par contre ces trois motos qui dominent montrent la voie et ce que nous devrions être capable de faire. Bien sûr ce ne sont pas les mêmes moyens mais lorsqu’un team Japonais vient au Mans, c’est très difficile pour eux. Je me dit que nous sommes en mesure de progresser car l’an dernier ce fut une énorme satisfaction d’être dans le Top Ten, 6e temps. Petit à petit nous pouvons nous rapprocher de la tête pour se dire que peut-être qu’un jour gagner Suzuka doit être à la portée d’un team Européen. Suzuka, c’est Le Mans , le Bol version asiatique, la plus grande course moto à laquelle on puisse rêver. C’est une immense course pleine de magie avec  60 motos au départ. Tout le monde rêve en fait. C’est une super course. Je me suis inspiré d’ailleurs de Suzuka lorsque j’avais organisé l’épreuve d’Albi en championnat de France : Journée tests, visites des stands répétitives sans gardien ni barrière. Le fait de partir déjeuner en laissant son ordinateur sans risque. C’est une course où nous avons une grosse pression car nous voulons tous faire un bon résultat mais c’est également une course très détendue . Cela donne beaucoup d’espoir par rapport à ce que l’on peut vivre en Europe sur la violence, la délinquance . Il y a aussi la crise économique au Japon avec des gens qui galèrent en vivant dans des espaces réduits mais ils vivent en bonne intelligence. Donc c’est possible et cela donne de l’espoir. »

 

Portrait de Christophe Guyot

 

Vos espoirs de victoire vous les reportez vers les 8 heures d’ Oschersleben où aura lieu dans trois semaines la quatrième manche ?

 » Nous avons remporté trois fois cette course qui était de 24 heures et ce fut mon premier succès en tant que pilote dans une épreuve de championnat du Monde . Si le Bol réussit à Dominique Méliand, on peut dire qu’Oschersleben réussit au GMT en gagnant trois fois sur six participations. »

Pendant que l’équipe Yoshimura s’entraîne déjà aux traditionnels changements de roues et ravitaillements sous le chronomètre de Fujio, Nicolas Dussauge, le directeur sportif de BMW Motorrad France Michelin se tient en retrait avec l’œil attentif aux faits et gestes des Japonais mais nous donne aussi sa vision de son approche sur  Suzuka en tant que manager mais aussi comme pilote car Nico a remporté les 24 Heures du Mans et le Bol d’Or.

 » Nous sommes évidemment un peu plus serein qu’après notre abandon suite à la chute de Damian Cudlin car nous venons de gagner les 8 heures de Doha au Qatar. Suzuka est une épreuve un peu à part dans le championnat du Monde car il va falloir faire attention de ne pas se tromper d’adversaire. Nous jouons un championnat et eux jouent leur championnat sur leur course. Il y a donc deux courses dans la course. L’année dernière BMW avait fait une superbe course en finissant quatrième, donc réitérer cette place serait un exploit. Nous sommes assez sereins mais c’est une course difficile avec un niveau élevé sans trop savoir situer la concurrence. « 

 

Portrait de Nicolas Dussauge

 

Pensez-vous que l’absence de BMW aux journées d’essais de Suzuka sera un handicap pour la course ?

 » C’est un choix fait en fonction du rythme et de la course de 2011 mais c’est sûr qu’aux vues des difficultés rencontrées par le SERT l’année dernière, ils essayent de combler leur retard et c’est tout à leur honneur. Cela ne nous empêchera de nous battre. Je n’ai jamais eu la chance de courir à Suzuka , donc je vais tout découvrir ce week-end du mythe. C’est un championnat de spécialistes de Suzuka car nous savons bien qu’ils sont moins rapides ailleurs. D’autre part, le championnat du monde d’endurance est un championnat de manufacturiers et c’est tout son attrait car il reste le seul championnat où l’on voit des batailles de pneus. Tout le monde essaye de tirer vers le bas en faisant de championnats mono-marque mais la compétition technique est importante dans le sport mécanique. Michelin nous a toujours servit comme il le fallait même si l’équipe est encore nouvelle et fait encore des erreurs comme au Bol. Nous sommes entrain de nous trouver et la victoire au Qatar nous a fait du bien et j’espère que nous allons poursuivre sur cette lancée. »

 L’objectif pour Suzuka ?

 » Reprendre des points au SERT  – riresmais si le SERT a bien travaillé durant les essais pré-Suzuka et qu’ils se retrouvent du niveau, cela va aussi nous tirer vers le haut . La cerise sur le gâteau est évidemment une place sur le podium. Une BMW sur le podium au Japon ce serait rêver mais au jour d’aujourd’hui, je n’en sais rien. Vendredi soir, après les essais je pourrai me prononcer. J’ai confiance en mes pilotes, ma moto et les pneus et ça c’est du concret. »

Terminons notre enquête sur cette magie de Suzuka, en demandant aux fidèles mécanos de Dominique Méliand, leurs regards sur cette course hors du commun.

Tel, Jean-Paul Voisin alias  » Petit Polo  » qui vient ici depuis …1982 et qui était là lors du triomphe du SERT en 1983 avec Hervé Moineau et Richard Hubin. Il a vu les Japonais pleurer et cela lui restera graver pour toujours…

C’est avec l’œil plein d’émotion, 29 ans plus tard, qu’il nous donne sa recette:

« Ne pas s’enflammer.Un peu de chance, de bons pneus, des pilotes expérimentés. Il faut essayer de lutter contre les Honda qui sont le référence . Sur le plan sportif, c’est la course la plus dure. Un Grand Prix de huit heures « 

Pour l’homme des moteurs, Jean-Paul Boisgontier dit   » Grand-Polo « , qui vient de passer un mois au Japon :

 » C’est la course la plus difficile, c’est la plus cruciale et la course de tous les superlatifs « 

Pour Pascal Cadiou qui connaît les châssis sur le bout des ongles et vient ici depuis 1988 :

 » C’est la plus belle course en endurance. J’avais dit au journaliste Michel Turco lors de ma première venue que mon rêve serait celui de gagner Suzuka. J’ai toujours le même rêve 25 ans après ! Lorsque je me retrouvais au petit – déjeuner aux côtés de Kenny Roberts et Mike Doohan, c’était magique et on ne voit plus la compétition de la même façon. »

Pour Serge Vivien dit  » Sergio « , le spécialiste des pneus depuis 1985:

 » C’est le Top du Top !  Finir quatre comme nous l’avons déjà fait c’est déjà un exploit … »

Pour Joël Labranche dit  » YoYo » , l’homme préposé au remplissage en essence :

 » C’est le rêve à l’étranger, la vie à la Japonaise, les valeurs retrouvées et le respect des gens…puis le retour en enfance en traversant à pieds le parc d’attraction tous les matins en quittant l’hôtel du circuit pour se rendre aux stands… »

Nous pourrions continuer ainsi avec les treize membres de cette équipe du SERT qui ne demande qu’à gravir cet Everest de l’Endurance moto et ce afin de remporter 29 ans plus tard, un second succès.

Une simple ligne de plus au glorieux palmarès ? Bien plus que cela.

  » Chérie, tu as vu le podium ? » demande un jeune pilote, à son amie qui découvrait le circuit ce matin.

 » Ben quoi c’est un podium comme tous les autres ! «  répond la belle blonde.

Que répondre à cette inconnue, sinon de lire Automotonewsinfo pour comprendre la guerre des essais et l’intensité de la lutte pour cette trente cinquième édition des Huit heures de Suzuka 2012.

DERNIÈRE MINUTE: ESSAIS LIBRES: HONDA DEVANT, LE SERT TROISIÈME

 

Écran chronos

 

Les célèbres pilotes Japonais Okada et Akiyoshi, Champion du Japon en Superbike ces deux dernières années au guidon de la Honda FCC N°11, victorieuse des Huit heures en 2006, ont pris le pouvoir lors des deux séances libres de ce Jeudi, avec un bitume chauffé à …60°C !

Malgré une chute, ils signent un chrono de 2’09 »523 devant la Suzuki Yoshimura N°12, seconde en 2’09 »635  et l’autre Suzuki, la N°1 du SERT, qui compléte le podium en 2’09 »684.

 

Honda FCC après la chute

 

Ce vendredi, suite des essais libres de 9h00 à 10h00 (+ 7 h GMT) qui précèdent les deux séances chronos officielles qui auront lieu entre 11h00 et 17h15. Grosse journée de mise au point avec la séance de nuit (18h15 – 19h30) qui déterminera les dix premiers autorisés à disputer le TOP TEN et la fameuse pôle position définitive qui en découle.

 

Texte et photos : Michel PICARD

 

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