F1: LES FAITS MARQUANTS DU GRAND PRIX D’ALLEMAGNE A HOCKENHEIM

Les faits marquants du Grand Prix d’Allemagne à HOCKENHEIM

 

 

Le Championnat du Monde de Formule 1, achève sa première moitié de la saison 2012, avec la dixième des vingt épreuves, le Grand Prix d’Allemagne. Cette année, la course en raison de la règle de l’alternance avec le Nurburgring, se déroule sur le circuit d’Hockenheim.

Heureusement, car on a bien eu confirmation ces derniers jours, de la faillite de la société en charge de l’exploitation, du circuit de l’Eiffel !!

 

 

Le circuit d’Hockenheim, a, lui, aussi une longue histoire. Par le passé, il présentait un autre visage. Une longue boucle de 6,8 km à travers la forêt, avec seulement trois chicanes pour ralentir les monoplaces. La piste, a ensuite été réduite en 2002, pour que le circuit atteigne aujourd’hui, une distance de 4,574 km.

Il représente toujours un défi pour les ingénieurs en charge du châssis et du moteur car les deux-tiers du circuit, sont réalisés à pleine charge, alors que la dernière partie se déroule à des vitesses plus basses, exigeant davantage de souplesse.

Les moteurs Renault ont mené six pilotes différents à la victoire sur le tracé de Baden-Wurtemberg, dans les deux configurations du circuit. Nigel Mansell, y a triomphé en 1991 et 1992, Alain Prost a poursuivi cette série victorieuse en 1993.

Michael Schumacher a ajouté un quatrième succès en 1995, puis Damon Hill et Gerhard Berger ont poursuivi sur la lancée les deux années suivantes.

Sur le nouveau tracé, Fernando Alonso s’y est imposé en 2005.

 

 

Le Hockenheimring, sollicite davantage le moteur que la plupart des circuits. La vitesse moyenne est de 225 km/h, avec environ 65 % des 4,574 km passés à pleine charge. Les pilotes dépassent les 290 km/h par trois fois, en bas de la ligne droite de départ, entre les virages 1 et 2 puis dans la célèbre Parabolika. Ligne droite légèrement courbée, la Parabolika est longue d’un kilomètre et figure parmi les plus longs passages à pleine charge de la saison.

Dans cette portion, l’Allemagne se rapproche d’autres tracés comme la Chine, Abu Dhabi et la Corée. A cet endroit, le moteur V8 Renault RS27 va passer quatorze secondes à toute puissance, l’un des plus grosses sollicitations de la saison. La dernière partie de la piste, qui inclut une épingle à 60 km/h, un virage à droite et le fameux stadium, est bien moins rapide. La nature sinueuse de cette section demande une grande stabilité lors des freinages ainsi qu’une bonne réactivité du moteur lors des phases de reprise, surtout dans le stadium, où la vitesse moyenne plafonne à 200 km/h.

Normalement, les températures sont très élevées à Hockenheim et conduisent à un phénomène appelé la compensation acoustique du moteur. Ce dernier se met alors à atteindre une vitesse plus élevée. Pour compenser le phénomène, il est possible de changer la longueur des trompettes d’admission afin de revenir dans une fenêtre normale d’utilisation. Cette année, il semblerait que le temps soit plus frais, autour de 20°C pour la course.

Il ne devrait donc pas y avoir besoin de jouer avec les trompettes d’admission. Toutefois, la densité de l’air sera plus élevée et augmentera les pressions de combustion du carburant dans les cylindres dans les trois longues lignes droites.

Avec Melbourne et Valencia, la consommation d’essence au kilomètre est la plus élevée de la saison à Hockenheim. Les grandes décélérations au niveau de l’épingle et les parties sinueuses augmentent sensiblement la consommation. Le niveau d’essence au départ de la course est donc l’un des plus élevés de la saison.

 

 

Pour nous Français, Hockenheim alterne les bons et les mauvais souvenirs !

Les bons, outre les victoires du moteur Renault, avec les victoires en F1 de Jacques Laffite avec sa Ligier en 1980.

Et d’Alain Prost, au volant de sa Williams-Renault, en 1993

Et les heures plus sombres…

Tout d’abord, l’accident mortel survenu le 1er août 1980 au Clermontois Patrick Depailler, qui trouve la mort au volant de son ALFA ROMEO.

 

 

Puis, le drame dont fut victime Didier Pironi, avec la Ferrari, le samedi 7 aout 1982 aux essais.

Lequel allait mettre un terme sa courte mais brillante carrière en F1.

Les fans tricolores espèrent tous cette année, une victoire de Romain Grosjean.

Pourquoi pas ce dimanche, à Hockenheim !!!

 

Gilles GAIGNAULT

Photos : Bernard BAKALIAN – Teams

 

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