24 HEURES DU MANS : UNE 80éme EDITION EN FANFARE !!!

 

Ce samedi, à 15 heures sera donné le départ de la 80éme édition des 24 Heures du Mans.

La plus grande course d’endurance au Mans, troisième manche du Championnat du Monde d’Endurance de la FIA (WEC), se présente au mieux de sa forme.

Petit tour d’horizon avant que la meute, ne soit lâchée dans le sillage de l’Audi N°1, détentrice de la pole position.

En février dernier la prestigieuse société américaine National Geographic, classait une nouvelle fois les 24 Heures du Mans comme  » l’événement sportif mondial »  N°1, auquel tout amateur de sport, se doit d’assister au moins une fois dans sa vie !

Et ceux devant des incontournables, tels que les Jeux Olympiques, la Coupe du Monde de Football ou  même encore le sacro-saint…  Super Bowl.

Tous ceux qui feront le déplacement dans la Sarthe ce week-end pourront ainsi de nouveau vivre un moment unique.

Sportivement, la course est riche de promesses.

 

Audi, a peut-être placé jeudi soir, deux de ses quatre voitures en première ligne, la pole position revenant pour la première fois de l’histoire de l’épreuve à une machine hybride, la R18 e-tron quattro N°1, mais la concurrence est assurément visiblement en forme.

Troisième et cinquième sur la grille de départ, les deux nouvelles Toyota TS 030 Hybrid, affichent un potentiel que bien peu leur prêtait, battant au passage jeudi soir, elles aussi, le chrono de la pole 2011 !

C’est dire si la firme Nippone revient par la grande porte en Sarthe !!!

 

Dans le sillage des six prototypes officiels, les HPD ARX Honda N°21 et 22 ainsi que les Lola-Toyota N°12 et 13 de l’équipe Rebellion, sont en embuscade, au cas ou la lutte en tête ….

Les favoris avec leurs machines hautement technologiques et leurs pilotes ‘pur-sang’ n’auront pas le droit à l’erreur.

Dans la catégorie Reine des LM P1, seule l’écurie Pescarolo, fait grise mine suite aux sorties de route successives de la Pescarolo 03-Judd mercredi soir puis de la Dome S 102.5-Judd jeudi.

Incidents qui non seulement contraignent l’équipe à un surcroit de travail important mais aussi au trio prévu de se transformer par la force des choses en…duo, Collard et Hall, étant contraint de se lancer dans la course à deux pilotes sur la 16, Boullion touché aux côtes, n’étant pas au mieux pour piloter dans une compétition aussi exigeante que les 24 Heures.

Une aventure de plus pour cette écurie, aventure humaine qui est bien dans la droite ligne des exploits du Mans. Et de son inoxydable et légendaire patron, Henri Pescarolo

 

A noter qu’en tête de course, la lutte entre l’armada Audi et le challenger Toyota est aussi celle entre deux des trois premiers constructeurs automobiles mondiaux puisque le géant japonais a repris récemment sa place de N°1 et que le groupe VAG, auquel appartient Audi, est désormais, lui, N°3.

Entre ses deux mastodontes de l’économie, est classé General Motors.

Le 2éme constructeur au monde est aussi engagé officiellement au Mans avec ses Corvette de catégorie LM GTE Pro où elles tenteront de défendre leur titre 2011, face à la crème de la catégorie :

Ferrari, Porsche et Aston Martin.

 

C’est  d’ailleurs, l’une des belles Italiennes, la 458 N°50, de l’équipe Luxury Racing et pilotée par le Français Frédéric Makowiecki qui a réalisé le meilleur temps des qualifications en GTE Pro (3’55’’953), cinq dixièmes seulement devant une Aston Martin et une Corvette.

Ce qui prouve qu’une fois de plus, la course dans cette catégorie, sera d’une intensité, hors du commun.

Il en sera de même en LM P2, catégorie la plus fournie avec vingt voitures au départ.

Si la pole de cette classe, a été décrochée par John Martin au volant de l’Oreca-Nissan N°25, en 3’38’’181, il est sous la menace d’un plateau de…. morts de faim !

 

A commencer par la Morgan-Judd de l’équipe OAK Racing, de l’équipage Nicolet, Lahaye et Pla, la N°24, sans oublier les Honda Performance Devlopment, N°33 et 44 et autres Zytek-Judd, constructeur qui l’emporta en 2011, avec le Team Greaves.

 

Enfin, en LM GTE Am, deuxième catégorie de GTE mais où doivent être engagées des voitures de la saison précédente avec au moins un gentleman driver au volant, les Porsche 911 RSR 997,  ont pris un léger avantage aux essais, la plus rapide étant la N°79 de Neiman, Pilet et Pumpelly.

Mais gare là encore aux Aston Martin, Corvette et autres Ferrari.

 

Grande attraction de ces 24 Heures du Mans, la surprenante Nissan DELTAWING-NISSAN-MICHELIN, ne fait pas que de la figuration.

Ses excellents chronos la placent au milieu des meilleures… LM P2 et sa vitesse de pointe supérieure à 303 km/h est supérieure à celle de certaines… LM P1 !

Même si elle court hors classement, elle bénéficie d’une invitation de l’ACO, baptisée 56éme Stand, en tant que machine totalement innovante, elle partira depuis la 15éme ligne, grâce à un surprenant chrono de 3’42’’612, réalisé par Michael Krumm.

Troisième manche du Championnat du Monde d’Endurance de la FIA, les 24 Heures du Mans représentent le point d’orgue de la saison, au terme desquels les points attribués pour le Championnat du monde, sont doublés par rapport aux autres épreuves.

Mais les 24 heures du Mans, vont au-delà de l’affrontement sportif.

Cette épreuve populaire (249 500 spectateurs en 2011) qui réunit toutes les classes sociales et toutes les tranches d’âge, offre des animations à foison en plus d’une course palpitante :

 

Une procédure de départ à donner la chair de poule, une exhibition de la Patrouille de France, juste avant l’envol des bolides, des concerts – samedi à 21 heures, la scène en plein air sera occupée par le groupe Shaka Ponk – la commémoration du quarantième anniversaire de la victoire de Matra avec des roulages de quatre des bolides de la marque pilotés par Henri Pescarolo (photo aux essais hier), Gérard Larrousse, Jean-Pierre Jabouille ou encore Josh Hill… le fils de Damon et petit fils de Graham, le co-vainqueur de l’édition 1972 au volant d’une Matra

Samedi 16 juin à 15 heures, le départ sera donné par Monsieur Takeshi Uchiyamada, Vice-Président et Directeur de Toyota Motor Corporation, l’homme qui, alors ingénieur, pilota le développement de la première génération de Prius à partir de 1994.

Un hommage qui place résolument ses 24 Heures sous le signe de l’innovation technologique.

Maintenant, place à la course.

Le spectacle vu les luttes aux essais, nous promet de belles et chaudes bagarres. Et des premiéres heures de course endiablées !

Sur qu’il va y avoir avec ces nouveaux bolides Hybrides, de…. l’électricité dans l’air ….

 

Gilles GAIGNAULT

Photos : Patrick MARTINOLI – Thierry COULIBALY

 

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